J’entends déjà les voix s’élever à la lecture de ce roman. Certains vous diront que c’est du Olivier Adam, qu’il se répète. Mais Balzac a écrit du Balzac toute sa vie que je sache. D’autres et j’en fait partie vous diront que ce livre est à lire absolument.

 

adam

 

 

414 pages qui dressent un kaléidoscope de personnages qui sont liés les uns aux autres soit par un fil très fin, soit par un fil très dur

 

Le personnage principal, le centre du cercle, est Antoine. Pas très fiable dans la vie qu’il n’arrive pas à aimer. Quand sa mère est morte, c’est Louise sa soeur qui a pris soin de lui. Le père il a fait ce qu’il pouvait avec ses deux enfants. 

Antoine picole beaucoup et additionné avec les joints, cela le rend peu crédible aux yeux des autres. Il aurait pu devenir une étoile en football, il est doué mais vu son instabilité, personne ne l’a choisi pour une grande équipe. Son père lui avait trouvé une place dans un garage mais toujours cette instabilité. Alors il vit dans une caravane pour l’instant car il est chargé de repeindre les mobil homes. 

Son gosse Nino, il l’adore mais Marion

 l’a quittée et c’est un autre homme qui vit près de son fils. 

Il a lui a promis d’aller à Marineland au petit. 

Pour le moment il peint tandis que le ciel s’assombrit, une tempête s’annonce sur la cote d’azur. 

Il entend du bruit, il se retourne et deux hommes commencent à le tabasser. 

 

On va le retrouver étendu sur un banc près de l’hôpital…

 

Les vies peuvent commencer à défiler.

 

« Il le regarde et cela le mord à l’intérieur. Et il s’en veut. Même s’il n’y est pour rien. Mais tous les parents sont comme ça, il suppose. Même quand ils n’en disent rien. Ne montrent rien. Toujours à s’imaginer, responsables des souffrances qu’éprouvent leurs gosses. Même quand ils ont fait du mieux qu’ils ont pu avec les moyens du bord »

 

 

Portrait de 22 personnages qui s’interrogent sur leur vie, ce qu’elle aurait pu être, de ces rêves qu’on laisse au bord du chemin on ne sait pourquoi,, des choix, des déceptions. 

 

22 personnages, femmes et hommes confondus : paumés, parents, écrivain, voyou à la petite semaine, fou, jeune fille, vieux couple, malhonnête, policier…

 

Le monde change si vite, la vie il faut la saisir et tant pis si vous ratez l’arrêt, personne ne se retournera sur vous ou si peu…Peine perdue…

 

Ne vous cachez pas les yeux, nous évoluons dans ce monde. Olivier Adam en fait un excellent travelling que j’ai adoré.