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Rêvé, j'ai rêvé New York. En fait, quel est le rêve qu'offre New York ? 

John Freeman nous en donne un aperçu à travers les récits d'une trentaine d'auteurs dont Zaddie Smith, David Byrne, Colum Mccann etc

Triste, gai, nostalgique, réaliste, fiction, ces auteurs vous entrainent dans la vie trépidante de cette grande mégapole.

John Freeman, donne la note de qu'est la réalié de New York, elle vous prend dans ses bras ou elle vous broie. Pour exemple, il nous raconte la vie de son frère qui comme lui a vécu à New York mais qui n'était pas fait pour elle. Joh, Freeman vivait dans son appartement tandis que son frère lui errait de foyer en foyer....

New York est pareille à toutes les grandes villes de notre société actuelle, spéculative. Il n'est pas bon d'être pauvre, vous gênez les big boss money.

Les proprios qui tentent de vous chasser, le font sournoisement. Ils débutent des travaux qui ne sont jamais terminés. Ils vous coupent le chauffage en plein hiver quelques heures. A l'usure, certains résistent, d'autres succombent. Déjà en 1920, la ville spéculait sur la migration des communautes pour transformer les quartiers. 

Dans ces récits divers New York est décortiquée par celles et ceux qui y vivent ou qui y ont vécu tant dans la dèche que dans la richesse et c'est une explosion d'énergie. New York est tout simplement l'image que nous renvoie notre siècle.

 

"Ce qui n'es pas ouvertement dit, c'est qu'on est dans la semaine 7 et que en 2014 durant ces sept semaines là, dix elèves d'écoles publiques de la vie de New York se sont suicidé"

 

"Je me sens exceptionnelle quand je pense que mon père a grandi à Brooklyn, qu'il a vu tant de choses changer, qu'il a vécu les mêmes expériences que ma soeur et moi et qu'il y vit toujours. Vivre là, où presque toute ma famille a grandi, dans un quartier qui change tout le temps et qui n'est pas un mauvais quartier, ça me plait"

"je ne sais pas parler d'argent. Ca fait partie des trucs dont on n'arrive pas à se débarasser. Même si on prétend que ça n'a aucune espèce d'importance, l'argent est en toile de fond dans toutes nos relations avec les autres. Ce que moi je possède et toi, pas-et tout ça est imbriqué dans nos identités, nos carrières, notre ambition, notre amour-propre"

"De l'autre côté de Houston Street, on construisait des immeubles d'appartements de luxe, gardés par des congierges. Notre propriétaire avait finalement compris qu'il pouvait exiger des loyers cinq fois plus élevés que ce que chacun d'entre nous payait. Et ainsi, peu après, mon appartement a aussi été nettoyé et vidé, et mes années de jeune adulte mises en boite"

"Il est difficile d'imaginer que cette zone a été couverte un jour de terres cultivées, que Brodway a été un sentier utilisé par les Indiens, reliant ces collines et vallées à la pointe sud de Manhattan"

"Parfois on les voit par ici en train de spéculer, regardant vers le ciel sous l'ombre fraiche de vieux immeubles en brique, condamnés par des palissades. Ils ressemblent à des somnanbules, ces spéculateurs, ces hommes et et femmes du futur qui ignorent absolument tout ce qui se passe autour d'eux, des ces rues, les yreux rivés sur une sorte d'infini où offre et demande formeraient les deux membres d'une équation ne profitant qu'à quelques-uns"

"je n'ai pas emmenagé à New York pour devenir pauvre et vivre des aides sociales, ce qui a pourtant fini par se produire. Je ne comprenais pas vraiment la ville avant d'y vivre mais maintenant je crois la connaitre : New York incarne le conte de deux villes -l'une riche et l'autre pauvre-, mais le New York riche reste le plus visible, celui dont on entend parler le plus souvent"