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Aah le Groenland, la neige, les glaciers, les fjords, les aventuriers, le lichen, les bœufs musqués, les phoques, ses esquimaux vivant dans des igloos eh la ! cela date un peu, on ne dit plus esquimaux mais inuits et ils habitent dans des maisons, faut pas rêver. Bon bref, l’ours polaire que l’on va pouvoir affronter de face….surtout sous forme de carte postale.

 

Pour parvenir sur cette terre de rêve, il vous faudra attendre au milieu de nulle part sur l’aéroport de Kangerlussuaq (ancienne base militaire américaine à l’origine durant la seconde guerre mondiale, noeud stratégique pour le ravitaillement des bombardiers). Vous devrez patienter quelques heures tout en observant les humains déambulant et attendant patiemment comme vous. Trois groupes se distinguent : les locaux, les Scandinaves et les touristes.

 

Avant d’entamer le voyage : juste une petite note historique. Groenland vient de Gronland nom que donnèrent les Vikings à cette terre qu’ils découvrirent. Gron car ne vous y trompez pas, l’herbe pousse aussi là bas et quelle est sa couleur ? Verte donc Gron, Groen. 

 

Beaucoup de siècles ont passé et depuis le Groenland appartient encore en partie au Danemark, en partie car économiquement ils sont indépendants de leurs colonisateurs. Pas vraiment dirons nous car le Danemark consacre encore la moitié de son budget annuel à cette contrée. 

 

Mais comme tout convoiteur capitaliste repère toujours l’aubaine avec le changement climatique, le Groenland est convoité de toute part  : les groenlandais sont prêts à laisser tout ce que l’on désire extraire de leur sous-sol. Money is money. 

 

« Le Groenland est une île, c’est même la plus étendue du monde. J’ai plus de deux millions de kilomètres carrés sous les pieds. Ce pays qui n’en est pas vraiment un pourrait contenir quatre fois la surface de la France et il est moins peuplé que l’agglomération de Bourg-en-Bresse. Toute sa population pourrait tenir dans un stade. Elle se concentre sur cette étroite bande de terre escarpée se faufilant entre l’eau solide et l’eau liquide ». 

 

Première escale, Nuuk déclarée comme métropole arctique. Juste le temps de faire connaissance avec les autochtones dans un bar, visiter le musée National du Groenland désertifié par les visiteurs, une bonne nuit et direction le point de ralliement le Sermeq Kujalleq près d’Ilulissat capitale touristique du Groenland. 

 

« on se presse pour admirer la beauté d’un monde qui part en morceaux, avec le frisson qu’offre le spectacle des apocalypses en cours » 

 

et là, Jack London n’est pas qui veut, ce ne sera pas moi qui serai le capitaine du voilier, je n’y connais rien en navigation. J’embarque avec trois bretons : le capitaine, son second et un peintre. Camarades qui se révèleront supers sympas durant tout le voyage. 

 

Toute voile Atka, nom donné au voilier.

 

Durant le magnifique voyage, je vais découvrir les icebergs et devoir les apprivoiser afin qu’ils ne buttent pas contre le voilier, manger du foie de phoque peu après la pèche, admirer une aurore boréale, avoir un manque d’internet après un certain temps, faire un tour en zodiac, parler, penser, rêver, admirer …etc.

 

 

« Ici comme ailleurs, la tentation est grande d’opposer  le grandiose de la nature , même si elle est cruelle, à la bassesse dont les humains sont capables. Je ne cède pas à cette tentation, je préfère garde un peu de confiance  en l’humanité, égoistement , parce que j’en fais partie »

 

 

Si vous avez besoin de vous remonter le moral, si le rire manque à votre vie, dévorez avec gourmandise le récit de Julien Blanc-Gras. Outre la nature qu’il décrit avec poésie, vous comprendrez l’historique de cette terre très lointaine. Très beau récit d’un voyage au milieu des icebergs.