27 mars 2017

Les parapluies d'Erik Satie de Stéphanie Kalfon

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Dans cette série de premiers romans, c’était celui que j’attendais avec le plus d’impatience.

Satie  me laisse un gout d’enfance lorsque les gymnopédies voletait dans le bureau paternel. 

Sa musique c’est une note suivie d’un envol du silence et la note qui reprend sa place. Pour nous du XXIième siècle sa musique nous est acquise mais pour lui, à l’aube du XXième siècle ce fut une révolution très mal comprise.

 

« Quand les gens vous oublient sans raison , c’est indescriptible. Cela devrait être interdit par la démocratie. ils vous laissent une fuite dans le coeur, comme un sifflement. On appelle ça les acouphènes. Pour les musiciens pas de chance. »

 

 

Erik Satie est heureux jusqu’au jour où sa mère, écossaise, meurt après le décès de son dernier enfant, de tristesse.  Est ce elle qui lui a transmis cette excentricité ? Ou était-il né pour être différent des autres ?

 

Il aime la musique. A 21 ans, il entre au conservatoire mais la musique telle qu’elle est conçue avec ses règles ne lui convient pas. Il  veut créer un autre style car la musique ne doit pas être figée. Rebelle, on le renvoie. Il y sera réintégré grâce à son père et cette fois c’est lui qui quitte ce lieu imprégné de notes poussiéreuses. 

 

 

Son père s’étant remarié avec une femme qui ne l’aime pas. Adieu famille, je suis un créateur qui montrera au monde le génie que je suis. 

 

Mais avant que le génie ne soit acclamé, il faut vivre et pour vivre il faut manger. Grâce à un ami Contamine, il va découvrir le  Chat Noir, là où enfin son être ne sera plus regardé comme folie, enfin par certains. 

 

« Erik Satie : gymnopédiste  !

En un instant, il a un nom, il est engagé. 

La vie, la vrai, commence. »

 

 

Malheureusement pour Satie, il y a les nuits saoules et ce sale caractère qui l’oblige à se refermer sur la solitude. Quand on ne le comprend pas et qu’il n’est pas reconnu comme un avant-gardiste, il se fâche. Colérique dans sa création, colérique dans ses amitiés. 

 

Pourtant, il va se prendre d’une tendresse amicale pour un autre musicien Claude Debussy qui très finaud lui piquera une de ses idées musicales. Debussy aura le succès et lui Satie, n’en parlons pas. 

 

A trente quatre ans, au début du nouveau siècle, il décide de s’isoler dans la banlieue à Arcueil. Il y vivra de nombreuses années sans y inviter aucun ami. 

 

« Il y a une couleur Satie. Le gris. Et un mystère Satie : sa chambre finale, à Arcueil, rue Cauchy. Un lieu apocalyptique, comme l’envers de sa vie. »

 

Le jour de sa mort, ses amis ont découvert un lieu à la mesure de cette solitude qu’ils n’avaient pas perçue. Une couche de poussière, deux pianos, des petits papiers, des partitions et sans énumérer le  tout, quatorze parapluies.

 

 

Très très beau premier roman de Stéphanie Kalfon qui à travers son récit  poétique nous donne rendez-vous avec un homme qui malheureusement n’aurait pas du naître à l’époque où il a vécu. 

Stéphanie Kalfon nous en trace un portrait qui est de toute beauté. Chaque page est un enchantement.  

 Ce n'est pas un coup de coeur mais un coup de tendresse. Tendresse que Stéphanie Kalfon transmet comme une partition. 

 

 

 

 

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23 mars 2017

Coeur-Naufrage de Delphine Bertholon

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Comment vous décrire l’émotion ressentie en lisant ce plus que merveilleux roman ? Mission impossible car je devrais vous raconter ma vie et tous les pleurs qui se sont déversés dans le coeur à sa lecture. Ce roman que l’on espère à chaque fois, ce roman qui va vous faire comprendre. Il a fait cling. Mais là n’est pas le propos. Tout commence par un jour d’été. 

 

« Si notre relation me protège, me masque, m’évite de prendre le risque d’aimer réellement, je tiens pourtant à lui de diverses manières. J’ai pleuré pour lui, plusieurs fois. A une époque, j’ai même pensé qu’il plaquerait tout pour moi, qu’ensemble nous bâtirions un monde rien qu’à nous, sur les vestiges fumants de son couple disparu. Mais depuis l’origine, je suis amoureuse de N que par intermittence et, au fil du temps, les phases de désamour deviennent plus longues. »

 

Si la chaine de son vélo n’avait pas déraillé, si elle n’avait pas pris le chemin de la plage, Lyla n’aurait peut être jamais rencontré Joris le surfeur.

 

Deux êtres perdus qui se croisent. La mère de LYLA, est photographe, genre mère toxique. Elle ne pense qu’à plaire et prend sa fille en otage pour réaliser ses clichés, une véritable intrusion dans la vie privée de sa fille de 16 ans qu'elle expose dans les galeries.

Joris n’a plus de mère, renversée par une voiture lui a t-on expliqué. Son père l’a élevé à coup de cris et de baston mais il a appris à se taire et à vivre seul dans la maison quand l’alcoolique disparait pour quelque temps. 

 

« J’ai une vie, d’accord; mais cette vie m’a toujours semblé hors-sol, comme un jardin artificiel. D’abord j’ai grandi sans mère, ce qui constitue en soi une aberration. Depuis la nuit des temps, grandir sans père est une chose commune. A l’école, j’avais beaucoup de copains qui n’avaient pas de père. Les pères sont pareils aux oiseaux : ils migrent. Mais comment simplement exister quand on n’a pas de mère ?

J’ai été élevé par le plus grand de tous les migrateurs ». 

 

L’amour prend Lyla sous son aile, Joris peut être un peu moins mais le résultat est que  Lyla est enceinte. Elle va écrire une lettre à Joris dont elle recevra  une réponse qu’elle voulait toute autre. Elle va supporter les cris de sa mère qui ne veut pas devenir grand-mère  because fuite de la jeunesse. Elle portera ce bébé et accouchera d’un garçon qui sera né sous X. Elle lui laissera une lettre pour lui expliquer quand il sera en âge de comprendre. Juste une petite trace d’elle sa maman biologique. 

 

« Je ne l’ai pas vu, l’enfant. Pas vraiment. Je l’ai seulement entendu crier. Je me suis évanouie après » 

 

Dix sept ans plus tard, Lyla est traductrice dans l’édition, maitresse d’un homme marié. Elle flotte dans sa vie. Elle promet à son père qui a une nouvelle compagne  de venir mais elle ne se décide à rien. Sa meilleure amie se nomme ZOé, énergique en diable. 

 

« Je réalise aujourd’hui que j’ai quitté des gens qui m’aimaient trop pour des gens qui ne m’aimaient pas assez, sans jamais rencontrer celui qui m’aimerait comme il faut. Sans doute est ce ma faute, mais je ne sais pas pourquoi"

 

Joris est devenu Kiné. Amoureux fou de sa femme Camille et de leur petite Violette. Son père vient de mourir, il doit se rendre près de la plage pour mettre de l’ordre dans son ancienne maison. Il va retrouver la lettre de LYla. Lui envoyer  un texto  et…..

 

 

Le roman est un duo entre Lyla et Joris arrivés à l’âge adulte et les souvenirs de leur jeunesse, de leur rencontre, de leur vie. Le présent peut il transformer le passé ? Vaste question...

 

Je n’ai qu’un souhait, que vous le lisiez. Ce n’est pas une pépite, c’est une perle.

 

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21 mars 2017

Nous les passeurs de Marie Barraud

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Quatrième premier roman découvert dans le cadre des 68 premières fois et second abandon.

 

A un moment, je me suis décidée à le refermer suite à l’ennui que je ressentais.

 

En résumé, Marie Barraud décide de comprendre le silence qui pèse dans sa famille sur la personnalité de son grand-père Albert Barraud, arrêté durant la guerre et jamais revenu.

 

Même son père qui a vécu cette arrestation n’en parle jamais comme si cela n’en valait pas la peine. Il avait 8 ans ce jour là.

 

Même face aux questions de sa fille, il se tait mais il donne un carton rempli de papiers que sa mère avait laissé comme souvenirs après sa mort. Il ne sait pas ce que contient ce carton. Il n’a jamais eu le courage de comprendre.

 

Marie va rencontrer l’ami compagnon d'infortune  lors du transfert  de son grand-père vers un camp : Serge Joly. Il va raconter. Marie comprend que son grand-père fut un résistant au coeur noble, soignant du mieux qu’il pouvait les blessés du camp et en sauvant d’autres. 

 

La quête d’une femme sur le passé qui alourdi la vie d’une famille, et tente d’en délivrer son père. 

 

 La raison pour laquelle je n’ai pas aimé ce roman qui en fait pourrait être un récit, c’est un manque d’étincelle. Cette étincelle qui vous fait penser « mince alors, quel roman ! ».

 

Bien écrit, lecture facile mais pour que l’émotion prenne, il faut plus que cela. 

 

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20 mars 2017

Les carnets de Montréal de Catherine Pont-Humbert

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« C’est le portrait d’une ville qui est ici proposé; portrait dessiné par le prisme de la vie culturelle et c’est un carnet de voyage, au sens où le voyage est un déplacement  de l’esprit et une initiation. »

 

 

Catherine Pont-Humbert n’est pas canadienne mais française. Etudiante à la Sorbonne, elle prend un vol pour Montréal rejoindre son amoureux et découvre le Quebec à l’arrière d’une Harley Davidson.  Elle se prend d’amour pour  la littérature québéquoise. 

 

Quelques années plus tard, munie d’une bourse, elle y repart pour un séjour de deux ans. 

 

Elle a voulu partager son amour pour cette ville à travers ce livre non pas en racontant sa vie à Montreal   mais celle de personnalités Montréalaises qui font toutes parties du monde des arts et de la culture qu’elles soient canadiennes ou non, Montréalaises ou non, francophones ou non. 

 

Découvrir Montréal à travers leur vécu et leur regard. Ils l’emmènent dans un lieu de Montréal qui leur est propre. A travers ce lieu, ils s’identifient à Montréal.

 

Etonnement, elle choisi l’hiver pour les rencontrer et les écouter.

 

Le carnet est composé des pensées de l’auteur, de ses rencontres avec les personnalités telles Dany Laferrière, Michel Dallaire, Michel Goulet, Louise Forestier, Ariane Moffat, Denise Desautels, Carole Laure etc vingt témoignages de cet amour qu’ils portent à Montréal. Les lieux sont photographiés par Richard Marx-Tremblay et Alex Tran. Le livre contient en prime les cartes de ces lieux au milieu de Montréal. 

 

« Désormais, lorsque je refais ce chemin- je ne m’en lasse pas, sans doute parce que cette marche est l’une des premières que j’aie faites à Montréal lors de mon lointain premier séjour- je n’oublie jamais d’agrandir le regard encore un peu plus afin d’intégrer dans mon champ de vision la croix qui brille au loin comme un joyau au sommet du Mont Royal ». 

 

Il est beaucoup question du clivage qui a existé entre francophones et anglophones chacun vivant séparés, ce qui a l’heure actuelle n’est plus le cas sauf un quartier d’irréductibles anglophones qui ont décidé de ne jamais parler français car Montréal est une ville composée de quartiers, de villages pourrait-on dire. 

 

La chappe de plomb imposée par l’Eglise durant des années est également évoquée. Ce temps est révolu heureusement où les femmes n’avaient comme mission que de mettre de nouveaux canadiens au monde. Cette pression sur les femmes a entrainé un très grand mouvement féministe. Les Montréalaises sont perçues comme très indépendantes.

 

« Quand ils ne sont pas à l’étranger, Denis Marleau et Stéphanie Jasmin quittent Montréal à la fin de la semaine, traversent le fleuve par le pont Champlain et partent à la campagne. Depuis plusieurs années, faire cette traversée, est devenu une nécessité. Ils ont la chance d’avoir une vraie campagne, un autre champ vide aussi important que la ville et qui les plonge dans un tout autre paysage. Il y a, d’un côté une campagne très champêtre (une des qualités de Montréal, est d’être proche de la campagne) et, de l’autre une urbanité assumée et forte ». 

 

Montréal est une ville considérée européenne et nord-américaine. Elle vit dans sa mixité visuelle tout autant qu’humaine car Montréal est ville de migrants. On y parle soixante langues différentes. 

Le français devra-t-il résister ? Impossible à dire. 

 

« Emile Nelligan, le poète, en avait fait « une ville d’argent au collier de neige ». Mais quand Montréal plonge dans la neige, prise dans le froid et la glace, elle retourne à la sauvagerie des grands espaces et oublie les hommes. »

 

Lors de la conclusion de ces carnets, l’auteur se fait la réflexion que personne n’a évoque les Amérindiens. 

« L’existence des Améridiens était une plaie dans l’imaginaire collectif. Et pourtant avant que Montréal, n’existe, le village d’Hochelaga-découvert par Jacques Cartier  en 1535-était bien occupé par des autochtones. »

 

Mais les temps change et après avoir durant des décénnies tenté de gommer la culture indienne au profit de la canadienne, on réactive la mémoire collective.

 

Autre sujet très peu abordé : l’indépendance du Québec.

 

« J’ignore s’il faut intérpréter le silence  sur le sujet de l’indépendance  comme le signe d’un renoncement, mais je sais qu’il y a peu encore, il était impossible de séjourner une semaine à Montréal sans qu’une conversation l’aborde »

 

 

Si vous aimez la culture sous toutes ses formes, que Montréal vous fait rêver, les carnets vous emporteront sur des chemins de toutes formes. Au contraire de nos villes européennes l’art n’est pas cloisonné. Un artiste peut être tout aussi bien être peintre qu’acteur de cinéma. Il n’y a pas la rigidité européenne qui tend à placer chacun dans une case bien établie. 

 

 

 

Montréal mélange de passé et de futur avec ses contradictions. Montréal traversée par le Saint Laurent et dominée par le Mont Royal. Montréal qui longtemps fut léthargique mais qui bouge en ce XXième siècle. 

 

Montréal. 

 

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16 mars 2017

Marx et la poupée de Maryam Madjidi

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Depuis que je l’ai refermé, il faut que je me pousse pour me décider à en parler. Comme une envie de le garder contre mon coeur et d’y coller des rêves.

 

On pourrait parler d’un coup de coeur mais c’est plus que cela. 

 

 

Je me lance…

 

Maryam n’est encore qu’une petite chose dans le ventre de sa mère, qu’elle perçoit déjà le son de la révolution en Iran. Sa mère enceinte, pour échapper à la mort, se jette par une fenêtre. Elle en réchappe et Maryam également bien agrippée et décidée à naitre.

 

Ses parents sont communistes et combattent ce nouveau régime créé sur la peur mais peu à peu ils réalisent que la seule solution est de partir. Le père rejoint la France en premier. Maryam n’oublie pas ce jour où elle a vu ses parents enterrer leurs livres tout comme elle va enterrer ses jouets pour les retrouver le jour où elle reviendra. 

 

Il est temps de rejoindre le père. Le voyage semble compromis quand un garde de l’aéroport confisque le passeport de la maman car une mèche de cheveux dépasse de son voile. Maryam va se mettre à hurler et chance, le garde s’émeut. Elles peuvent rejoindre la France.

 

L’exil et la découverte de leur nouvelle maison : une seule pièce au sixième étage d’un immeuble. Les toilettes sur le palier.

 

Nouvelle langue, nouvelle école. Maryam ne parlera pas tant qu’elle ne pourra pas leur démontrer qu’elle parle aussi bien qu’eux, les français.

 

Nouvelle nourriture, nouvelles habitudes, nouvelle vie. Comment grandir loin de l’Iran, de ses senteurs, de sa grand-mère, de ses origines….?

 

Conflit avec le père qui veut qu’elle n’oublie pas le persan, sa langue maternelle. La jeune fille refuse, elle est si loin de ce pays. Elle finira par céder.

 

Premier voyage en Iran. Bonheur de retrouver sa famille et surtout de revoir sa grand-mère. Elle ne veut pas repartir. On lui explique qu’elle est folle, que l’avenir n’est pas ici pour elle. Elle de la chance de vivre dans un pays libre et elle veut s’enfermer sous un tchador. Il n’en est pas question. Elle retourne en France. 

 

 

Le roman de Maryam Madjidi est une pure merveille. Elle y a glissé ses rêves mais également ceux de ses parents. On vole au-dessus de ses mots, planant  entre  des contes et de la poésie. On croit en la bonté des fantômes qui lui parlent. Elle nous crie ses vérités pour effacer sa double identité. Elle nous cisaille le coeur à travers le regard d’un enfant exilé par la bêtise des adultes. Rouge, noir,rose, blanc, gris, bleu; une palette de couleurs innombrables dansent sur chaque lettre. 

 

Un livre d’exil, un livre de non oubli. Vous n’en sortirez pas indemne de cette lecture.

 

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03 mars 2017

La libraire de la place aux Herbes de Eric de Kermel

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Nathalie quand elle découvre que la librairie de la place aux Herbes est en vente n’a plus qu’une idée : l’acheter. Son mari Nathan architecte est d’accord. Elle quitte donc son métier d’enseignante et change tout à fait de vie.

 

Elle va devenir Passeuse de livres et former des liens entre elle et ses différents clients.

 

Que dire de ce livre ? Qu’il est gentil tout simplement. Un monde de bisounours où la libraire raccommode des personnes qui ne se voient plus, elle aide une cliente à accepter sa grossesse, elle tombe même amoureuse mais en rêve bien sur….

 

 

Le roman est basé sur l’affectif que les lecteurs ont par rapport aux livres ainsi que le relationnel entre une libraire et ses clients. Et l’on tombe dans un roman style Jeannine Boissard. Auteur que j’apprécie mais dans ce cas ci c’est un échelon en dessous.

 

Il n’y a qu’une ombre au tableau : Nathalie est en conflit avec sa fille qui ne veut plus la voir mais rassurez vous, tout finira bien.

 

Si vous avez envie de découvrir Uzes, vous serez charmé par la description de cette petite ville du sud. 

 

J’ai abandonné en cours de lecture. 

 

Par contre, chaque chapitre est précédé par une illustration de Camille Penchinat et là c’est un point positif. 

 

 

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