20 juin 2017

Bien des ciels au-dessus du septième de Griet op de Beeck

ciel

 

« J’ai trente six ans. Je me demande si les gens tirent de leur vie des enseignements. Il m’arrive de penser que je fonce chaque fois vers le même mur et que ma tête s’y heurte de plein fouet. Parfois, j’ai un autre avis. C’est ce qui s’appelle vivre d’espoir ».

 

 

 

C’est un roman qui se déroule en Belgique mais cela pourrait être à tout autre endroit.  En Flandre plus précisément mais cela pourrait être dans une autre région. Les personnages ressemblent à nous à vous dans la recherche de ce bonheur qui nous démange, parfois difficile à agripper.

 

 

Trois générations qui vivent le quotidien et qui se cognent à la joie et aussi la tristesse.

 

Eva travaille dans une prison comme aide sociale. Trentenaire, célibataire. Elle se demande pourquoi personne ne veut d’elle. Elle croit en la bonté des gens : c’est cela qui la maintient debout.

 Elle adore sa petite nièce Lou qui se confie à elle. Petite Lou en butte à la méchanceté des autres adolescents car une certaine Vanessa la snobe. 

 

Sa maman Elsie est mariée avec un médecin qui est le plus souvent absent.  En plus de Lou, elle est maman d’un garçon. Elsie grande soeur d’Eva tourne en rond dans son couple. Alors quand elle rencontre Casper un peintre qui lui est présenté par Eva, elle pense que tout peut changer. 

 

Le père JOs est un alcoolique et sa femme Jeanne ne cesse de le tancer sur cette propension à la diVe bouteille. Personne ne connait le terrible secret de JOs et cela le ronge vis à vis de son frère. 

 

 

Trois générations qui vivent leur quotidien  et il ressemble tellement au nôtre. 

 

« Je regarde dehors, j’aime les couleurs du crépuscule. Casper sait admirablement les décrire, il dissèque toutes les nuances et le formes comme seul un peintre peut en voir l’utilité. » 

 

 

Un très beau roman qui parle des petits moments qui se succèdent dans la vie et la tentation d’en extirper la poésie qui les compose. Un roman tendresse entre le rose et le gris. 

Très belle découverte.

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19 juin 2017

La femme au serpent de Claude Izner

izner

 

Deuxième roman de la nouvelle série policière de Claude Izner. 

 

On retrouve Jeremy le jeune américain pianiste de jazz à la recherche de sa famille à Londres.

 

Il sait que Victor Legris doit connaitre la vérité alors il attend patiemment que la librairie de Londres réouvre après un congé. C’est Kenji Mori qui le reçoit. 

 

Très méfiant envers le jeune homme, il lui promet que Victor Legris lui donnera rendez vous.

 

Victor Legris tout aussi méfiant, lors de ce rendez vous, comprend très vite que la photo que le jeune homme détient est celle qu’il avait réalisée de sa femme dans leur jeunesse. 

 

Il renvoie le jeune homme à Paris, lui donne des recommandations  pour un emploi et un logement.

 

 

Le jeune homme a Paris retrouve ses connaissances. Un de ses amis musiciens qui lui doit de l’argent, lui certifie qu’il doit se rendre au caf con « La tour de Babel » où il a un emploi. Sur ce un jeune rouquin remet à Jeremy une enveloppe dans lequel est glissé le portrait d’une femme avec un serpent : Simonetta Vespucci.

 

 

 

Il ne reverra Jamais son ami Denver, celui ci est mort d’une crise cardiaque.  A la demande d’un autre sbire, Jeremy se rend dans la soupente car il y a une drôle de chose et l’ami à peur. Jeremy s’y rend et réalise que c’est un serpent mort qui se cache derrière un meuble. Bon sang, il pense instantanément à la carte. 

 

 

Notre jeune impétueux décide de découvrir la vérité. D’autant plus qu’un second meurtre est commis sur le décorateur de la « La tour de Babel »Diantre. 

 

Il va se faire aider de Sammy, un jeune adorateur de cinema, aussi bien sur l’enquête que dans la recherche de son passé.

 

Encore un autre meutre, décidément !

 

 

J’ai lu et relu les aventures de Victor Legris. Lorsque que Claude Izner a décidé de les arrêter, j’ai été bien déçue.

Mais Victor Legris n’est jamais loin heureusement. Ce qui fait le charme de ces nouvelles enquêtes, c’est le personnage Jeremy qui évolue dans la musique et surtout de retrouver tous les autres, des années après.

 

Les aventures de Victor legris se terminaient à la veille de la première guerre. Celles de Jeremy dans les années vingt. 

 

Je me suis régalée.

 

 

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12 juin 2017

Pour le meilleur et pour le pire - vacances tous risques de M.C. Beaton

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Enfin Agatha va épouser son cher voisin  James. Que son  ex mari soit encore vivant ou non, elle préfère ne pas y penser.

 

Pourtant d’autres s’en inquiètent , dont son ancien assistant Roy. Ce dernier engage une détective privée pour retrouver ledit Monsieur Raisin et bingo, il est bien vivant mais niche sous les ponts de Londres.

 

Roy veut rencontrer le personnage et se retrouve face à un clodo alcoolique. Il a juste le temps de parler de l’ex femme du clochard et s’enfuit, espérant que ses paroles maladroites ont disparu dans les vapeurs d’alcool.

 

Peine perdue, Monsieur Raisin fait son apparition lors de la cérémonie du mariage dans le petit village où vivent les tourtereaux.  Il brandit son ancien extrait de mariage.

 

Patratras James tombe de haut et bien entendu plus de mariage ni cérémonie. Agathe furieuse donne des billets à son ex mari. 

 

Que va t’elle faire à présent ? Sa maison est vendue puisqu’elle emménageait chez James.  Ce dernier accepte encore de l’héberger en attendant une autre opportunité de logement mais  elle dormira dans la chambre d’amis. Adieu longues nuits d’amour entre les bras du bien aimé.

 

Agatha en dessous de tout va se promener le soir dans les chemins et qui voit-elle arriver ? Cet horrible Raisin. Furieuse, elle lui donne une gifle et s’enfuit.

 

Monsieur Raisin va disparaitre de sa vie, il a été assassiné. Qui est la première suspecte ? Agatha bien entendu. Pour corser le tout, l’horrible Madame Hardy ne veut pas revendre à Agatha son ancienne maison. 

 

Il ne reste plus qu’à Agatha et James à reformer leur duo d’enquêteurs. 

 

agatha-raisin-enquete-vacances-tous-risques

 

 

 

 

L’enquête sur son ex mari étant terminée, Agatha est prête à re harponner James Lacey mais voilà l’homme est parti sous d’autres cieux. Plus précisément à Chypre où était prévu leur voyage de Noces. 

 

 

Bagages vite faits, Agatha est bien décidée à retrouver celui qu’elle aime. 

 

Mais voilà pas facile sous le soleil de retrouver l’homme qui écrit un livre qu’il ne terminera sous doute jamais. 

 

Elle fait la connaissance de deux trios. L’un constitué de gens populaires et l’autre de gens aisés. Apparement au début, ils ne s’entendent pas et puis l’excursion en bateau aidant, ils deviennent amis.  Agatha ne tente même pas de comprendre ce rapprochement incongru.

 

Enfin, elle retrouve son James pas très heureux du retour d’Agatha dans sa vie et elle s’installe dans sa villa de vacances en plutôt piteux état.

 

Ses vacances à Chypre vont être mouvementées. Rose, la femme de l’un des trios est assassinée. On tente également de tuer Agatha. Charles ayant participé à une ancienne enquête est présent à Chypre. 

 

Bon bref, un tas de quiproquos, de jalousie et de détective va pimenter les jours au soleil de notre héroïne. 

 

 

Excellentes nouvelles enquêtes de notre râleuse préférée. J'espère que les deux suivants seront vite en vente. 

 

Posté par winniethepooh à 09:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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01 juin 2017

Une enfance américaine de Annie Dillard

« Vous aussi vous vous le demandez parfois, comme moi, mais cela n’a pas d’importance. Car l’essentiel n’est ni vous ni moi, ni ce que nous aurions pu être, ni ce que nous aurions pu devenir.  Ce qui compte, c’est que nous prenions conscience de ce qui nous entoure, que nous découvrions un lieu, que nous trouvions un globe en orbite, sur lequel nous pencher, réfléchir et sauter. Ce qui importe, c’est le moment où une vie s’ouvre, où nous sentons qu’elle touche - avec un sifflement électrique et un cri- notre monde actuel, cette sphère minérale, ocellée »

 

annie

 

 

 

J’ai longtemps tourné autour des livres d’Annie Dillard dans la librairie, hésitation. Ils chuchotaient : on est là oui on est là. Pour me décider à choisir une enfance américaine. Flute, j’aurais du m’emparer de tous car quelle rencontre ! 

 

 

Annie Dillard a vécu à Pittsburgh durant son enfance et adolescence dans les années cinquante. Née dans une famille très aisée, son père étant fils d’industriel, mais élevée d’une façon très moderne pour l’époque. 

 

Son père adorait le jazz et un jour il décide de descendre en bateau vers la Nouvelle Orléans. Il n’y est jamais arrivé, s’arrêtant trop souvent en chemin et sa femme lui signifiant qu’elle en avait un peu assez d’être seule. Cela vous situe la figure paternelle. 

 

Sa mère, elle, femme au foyer, adore les beaux objets tel un mobile de Calder. Dans les années cinquante cela devait être peu courant. De plus, cette dernière aimait les calembours et jeux de mots et aménager les pièces de sa maison continuellement.

 

Elle sera l'ainée d'un trio de filles. 

 

De ses vacances d’enfant, elle nous raconte, le lac où son oma faisait la planche avec délice, ses grands-parents y possédant une maison. 

 

Sa mère lui laissant une grande liberté, ce qui est incroyable pour l’époque, elle explorait la ville juchée sur son vélo. Chaque grain de poussière pour elle, lui permet d’essayer de comprendre la vie. 

 

Ses premières lectures furent des livres naturalistes doublées de ceux traitant la société américaine. Née après la guerre, étonnement les enfants lisaient énormément de récits sur le nazisme et les combats. De plus, ils étaient soumis à des fausses alertes comme exercice. 

Ce n’est qu’à l’adolescence qu’elle s’intéresse  à la poésie et les romans venus d’Europe. 

 

Gamine de curiosité insatiable, elle collectionne les minéraux, joue au baseball. Toute petite, elle découvre qu’en tirant la peau du bras de ses parents, cela forme un cône. Elle dessine les détails que son regard à croisé. Et n’échappant pas à la société où elle est née, elle suit des cours de danse et participe à des rallyes à l’adolescence. 

 

 Elle aurait pu accepter de vivre comme ses compagnes une vie bien établie mais dès le départ, ses parents ont considéré que c’était elle qui devait la composer bien qu’à l’adolescence, ils se demandaient ce qu’ils allaient faire d’elle. 

 

Lire Annie Dillard c’est comme une ouverture. Un souffle de liberté. C'est inexplicable. 

 

Le livre qui a changé ma vie ? Maintenant je possède la réponse. 

 

Posté par winniethepooh à 11:07 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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