18 juillet 2017

Mr Bridge de Evan S. Connell

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Monsieur Bridge est heureux d’avoir épousé Mrs Bridge. Il travaille énormément pour le bonheur de sa famille. 

 

Tellement obsédé par son travail qu’il passe à côté de merveilleux instants qu’il ne conçoit même pas. 

 

Mr Bridge ne comprend pas le pourquoi des pleurs de sa femme pas plus qu’il ne comprend cette oisiveté qu’elle a à certains moments. On a l’impression qu’elle part dans des rêves qu’il n’imagine même pas.

 

Mr Bridge ramène toujours tout à l’argent même les cadeaux pour les enfants et son épouse.

 

Mr Bridge travaille très dur et ne conçoit pas que certains vivent aux crochets de l’Etat. A t-on idée d’être pauvre ?

 

Mr Bridge a des idées très soutenues sur les noirs et les juifs. Bref il est raciste.

 

 

Mr Bridge s’interroge le jour où l’une de ses filles le traite de puritain. Puritain lui ? Certainement Mr Bridge. Pensez vous que tous les pères jettent des regards de désir sur leurs filles qui sont devenues des femmes ? 

 

Mr Bridge a toujours raison même s’il a tort. 

 

Mr Bridge repense parfois à sa jeunesse dans la campagne et en ressent du bonheur. 

 

Mr Bridge emmène sa femme en Europe comme il lui y avait promis au début du mariage. Mieux vaux tard que jamais. 

 

Mr Bridge cela l’ennuie ces visites au Musée. Il laisse sa femme toute seule terminer la visite au Louvre. Malheureusement avec l’annexion de la Pologne par Hitler, le voyage est écourté.

 

Mr Bridge est anti Roosevelt donc anti socialiste. Mr Bridge est de droite bien évidemment.

 

Mr Bridge adore ne rien faire le week end, lire de policiers et des revues de tourisme au lit, c’est 

tellement bon. 

 

Mr Bridge est un être totalement ennuyeux en fait. Mrs Bridge aurait mérité mieux.

 

 

 

Mr Bridge est dans la même veine que Mrs Bridge. Des petits chapitres très courts où l’on retrouve bien souvent l’avis de Mr Bridge par rapport à celui de son épouse dans des moments racontés dans le premier roman.  

 

Mr Bridge est le portrait typique de l’américain qui travaille énormément pour le paraitre en fait car il faut tenir son rang par rapport aux amis.  Il vit dans un voisinage de personnes aisées.  

Il est puritain mais ne va pas à l’Eglise et cela ne l’empêche pas de lorgner ses filles en petite tenue. Monsieur Bridge est tout simplement coincé dans ses convictions. Incapable d’offrir réellement ce que sa famille attend de lui. 

 

 

« Mr Bridge ne posa plus de question. Il estima, d’après l’attitude de sa fille envers le Nègre, qu’ils n’avaient pas eu de rapports intimes. Du fait de leur goût commun pour les expositions d’art, le théâtre et manifestations du même genre, ils étaient sortis une ou deux fois ensemble. Mais cela n’avait pas été plus loin. Cependant, ils avaient fait le chemin ensemble, ils s’étaient montrés ensemble, et probablement avaient-ils déjeuné ou diné ensemble. Un tel brassage des races était sans doute inévitable. Peut-Être qu’au cours des siècles à venir cela serait considéré comme acceptable. Mais, aujourd’hui, ce n’était pas encore le cas. »

 

Tout aussi excellent que Mrs Bridge, meilleur je dirais même. 

 

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17 juillet 2017

L'abbaye du Thoronet, chanteur et musiciens en répétition (première partie)

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Mrs Bridge de Evan S.Connell

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Mrs Bridge a une vie de rêve. Un mari qui travaille, une magnifique maison, trois enfants, une cuisinière. Elle ne doit s’occuper de rien et de ce rien nait l’ennui. 

 

Elle regrette parfois le temps où jeune mariée, elle était débordée par le ménage et les enfants mais Mr Bridge, avocat d’affaires, ayant progressé financièrement, il a été décidé qu’elle resterait dorénavant à la maison et que plus aucune tache ménagère ne devrait être effectuée de sa part.

 

Oui Mrs Bridge a tout pour être heureuse mais le bonheur a un prix, son mari passant de longues journées au bureau. Il revient très tard le soir. 

 

Mrs Bridge n’est pas compliquée du moment que toute sa famille va bien. On vit selon des conventions apprises par ses parents et elle a très difficile de constater que ses enfants ne veulent pas les respecter. 

 

Sa fille Carolyn est plus ou moins dans la lignée mais Ruth impossible de la comprendre. Douglass n’en parlons pas, il est extravagant au possible. Mrs Bridge doit s’en accomoder. 

 

Mrs Bridge a des amies et ensemble elles font partie d’un cercle bien entendu : les cercle des auxiliaires. 

 

Mrs Bridge n’est pas une intellectuelle. Lors de conversations sur l’art ou la littérature, elle est vite un peu perdue. Elle tente de s’initier mais abandonne très vite. Mr Bridge ne l’encourageant en rien.

 

Mrs Bridge se demande parfois si son mari l’aime encore. Il ne lui dit jamais.

 

Mrs Bridge entend parler de temps en temps entre deux conversations, de la guerre qui se prépare en Europe. 

 

Mrs Bridge est parfois tellement désoeuvrée qu’elle reste une heure à regarder les moineaux.

 

Mrs Bridge vote comme son mari. Mme Bridge s’appuie toujours sur ses conseils.

 

Mrs Bridge mène la vie que la bonne société américaine a décidé de lui attribuer. Quand ses amies se révoltent, elle ne comprend pas le pourquoi. De temps en temps, elle réalisé que quelque chose ne va pas mais elle se réfugie vite dans la vie tracée.

 

Le jour où les enfants de Mrs Bridge découvrent qu’elle ne sait pas ce qu’est un un homosexuel, quelle stupeur !  

 

 

 

 

 

« Il ne vint pas à l’idée de Mrs Bridge d’abandonner son mari et de courir au sous-sol. Elle avait été élevée dans l’idée qu’une femme mariée l’est pour le restant de ses jours et doit rester avec son mari partout où il se trouve et en toutes circonstances, à moins bien entendu qu’il ne lui enjoigne de d’agir autrement. Sans doute aurait-elle aimé que son mari fût moins têtu, qu’il se comportât comme toute le monde, mais elle n’avait pas particulièrement peu. Depuis près d’un quart de siècle, elle faisait ce que son marie lui disait de faire, et elle savait que s’il disait qu’une chose arriverait elle arriverait et que s’il disait qu’elle n’arriverait pas elle n’arriverait pas. Pourquoi en serait il autrement ? »

 

 

 

Evan S. Connell a écrit ce premier roman suivi de Mr Bridge  après guerre. Etrangement, on a l’impression qu’il se déroule dans les  années cinquante alors que pas du tout, nous sommes dans les années trente. 

Portrait d’une femme dans la middle class américaine très réussi. La vie de Mrs Bridge se scinde entre 117 petits chapitres mais combien savoureux.

 

A découvrir absolument. 

 

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13 juillet 2017

La plume de Virginie Roels

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La Plume de Virginie Roels sera la  dernière lecture dans le cadre de cette session des 68 premières fois. 

 

Que dire de ce premier roman ? Je l’ai lu sans ennui mais sans être séduite. 

 

 

En résumé, une journaliste doit assister au débat entre l’ex président et son concurrent au deuxième tour de la présidentielle. Cet ex président devient bleme et perd toute contenance subitement. La journaliste comprend que c’est un jeune assis dans le public qui désarçonne l’ex président.

 

Donc elle va mener son enquête journalistique. Interrogeant les anciens collaborateurs de ce président déchu. 

 

 

Il est question d’une plume celle du jeune Julien Ledantec dont un énarque a piqué des devoirs de fac faisant croire que c’est un discours qu’il a composé. Discours lu publiquement. Le jeune va comprendre l'imposture et en tirer parti. 

 

Ce mêle Julien Ledantec va être aspiré par les idées jihadistes.

 

Le président ayant des accointances avec le Maroc, mais cela on le sait depuis longtemps, va être roulé dans la farine suite à une affaire de pédophilie dans lequel est impliqué un homme d’affaires français. Chantage, il décide de se taire et préfère banquer pour que cela ne s’ébruite.

 

Je ne vais pas tout vous résumé mais bref, le monde politique n’est que manipulation et mensonges envers la population si on s’en réfère au roman.

 

Le personnage  de la journaliste de plus n’est pas vraiment développé et c’est bien dommage.

 

 

 

Un bon premier roman vite lu, vite oublié.

 

 

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06 juillet 2017

Le coeur à l'aiguille de Claire Gondor

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A peine reçu, j’ai lu les premiers mots et je savais déjà qu’il avait gagné ce roman de la sélection des 68 premières fois. 

 

 

Leila, glisse l’aiguille entre les mots d’amour. Elle surfile, elle faufile. Rien ne peut l’arrêter même cette canicule qu’elle cache derrière ses volets fermés sur son amour. 

 

Dans la boite, le paquet de lettres diminue. Elle brode sa robe de mariée de souvenirs.

 

Chaque lettre correspondra à une partie du corps. Elle épinglera ses années de bonheur pour célébrer cet amour entre elle et Dan.

 

Elle ne sait pas pourquoi elle s’accroche à ce travail de couture. Guérir ou souffrir ? Elle ne sait pas mais elle le doit.

 

Petit à petit Leila dévoile son passé. La rencontre avec Dan dans une boite de nuit. Elle portait cette robe verte pour laquelle elle avait eu le coup de foudre.

 

Dan et son regard si perçant. Dans et la fête foraine. Dan et leurs jeux d’amour. Dan et cette blessure qu’elle pique au bout de l’aiguille. 

 

Dan là bas brûlant sous le soleil. 

 

 

« La vie n’attendait pas que Leila se relève. Il fallait construire à présent, et rassembler les morceaux de son existence en miettes. Les reprendre à l’aiguille, les ramasser en fil, en suivant les courbes d’un patron de robe. Suturer la douleur pour la faire taire enfin. »

 

 

 

Comment expliquer qu’un livre et pas un autre vous lance des émotions. Impossible.

 

J’ai aimé chaque mot de ce roman. J’ai imagine la silhouette de Leila perchée sur ses talons. L’ombre de Dan bien plus grande. J’ai suivi le travail de l’aiguille, imaginé la robe penchée, ecouté le bruit du papier transpercé. 

 

Oui un véritable coup de coeur. 

 

« Lorsqu’elle relevait la tête, Leila voyait par les fenêtres grandes ouvertes les arbres malingres du square de Oiseaux-quels oiseaux, bien malin qui aurait pu le dire, elle-même n’en avait jamais vu un seul dans ce parc- et les enfants qui se brûlaient les genoux sur le métal du toboggan. Elle avait traversé l’été les ciseaux à la main, recluse dans son salon. »

 

Posté par winniethepooh à 08:55 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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