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Enfin un vrai coup de coeur dans cette édition d’automne des 68 premières fois.  On me dira que mes coups de coeur ne sont pas très gais mais tout me plait dans ce roman, l’écriture, les personnages, le thème.   Lu sans m’arrêter dès la première ligne. 

 

 

Imago nous ramène dans notre société contemporaine à travers les enjeux palestiniens et israéliens, les calculs de probabilité du FMI, le terrorisme, l’amour que l’on recherche à tout prix, l’enfant qui manque.  Rien de très réjouissant et pourtant c’est notre réalité en ce XXIme siècle qu’on le veuille non . A nous d’effectuer notre Imago comme les personnages du roman.

 

 

Nadr et Khalil son frère vivent en Palestine. Ils ont poussé au milieu de la haine et les enfants qui naissent après eux ne connaissent également qu’un pays tenu dans une pauvreté absolue. Ce qui fait le bonheur du Hamas. Khalil en fait d’ailleurs partie car en lui il n’y a pas d’amour mais de la Haine envers l’Occident, envers les juifs etc. Nadr lui ne participe pas à tout cela, il fume ses joints, lit de la poésie, se laisse porter par les nuages. 

 

 

De l’autre côté de la planète, Amandine s’est exilée dans la forêt. Elle ne veut plus vivre au milieu de cette Société. Maman de trois enfants, elle garde les leurs d’enfants quand ils le désirent.  Bonne mère, elle ne l’a jamais été comme si ces bébés devenus grands l’emprisonnaient dans un carcan non voulu.

La blessure qu’elle porte en elle, c’est cet enfant qui lui a été enlevé à la naissance par le père et emmené en Palestine. Elle a tout fait pour le retrouver jusque, à faire le voyage là  bas où on la rejetée lui signifiant qu’elle n’était aucunement la bienvenue. 

 

Fernando travaille pour le FMI. Il aime les colonnes établies de chiffres qui déterminent  comment on peut aider tel ou tel pays avec les efforts à réaliser pour répondre à cette aide. Il ne comprend pas comment les autres qu’il croise dans le métro peuvent vivre comme des mollusques dans une petite vie minable. Son evasion, la lecture de Fernando Pesoa. L’homme qui a tout compris.

Il déteste son nouveau chef et ne veut pas entendre parler de la Palestine. Pourtant le dossier lui est dévolu. 

 

 

Khalil ne porte que la haine en lui. Il crache même à Nadr qu’il n’est qu’un renégat puisque sa vrai mère était française. L’Occident coupable de tous les maux de la Palestine  Khalil décide d’agir. Il s’en va sur cet autre continent qui tue leurs frères. 

Nadr décide de partir lui aussi pour empêcher khalil de se tuer au nom pas d’un Dieu mais des désidératas de ceux qui ont le pouvoir.

 

 

Nadr c’est la liberté, l’espoir, l’envie de changer ne fut ce qu’un moment infime la route du destin. Pour lui également j’ai eu un gros coup de coeur. Il est tour à tour enfant, naïf et pourtant aucunement dupe de l’hypocrisie sociétale qu’on nous martèle à longueur de temps. Et puis, il lit des poèmes au milieu de rien. Comment ne pas l’aimer ?

 

 

 

 

 

Cyril Dion a réalisé et écrit le film « Demain ».