cali

 

Avant tout, sachez que je ne suis aucunement fan de Cali donc je ne savais à quoi m’attendre en ouvrant ce roman autobiographique et ce fut une belle surprise.

 

Dans ce roman, Cali à travers les mots du petit Bruno qu’il était à six ans, nous dévoile sa plus grande blessure : le décès de sa maman Mireille alors qu’il n’avait que six ans.

 

 

Du jour de l’enterrement, il n’a qu’un souvenir, le volet mal fermé, le soleil, les pleurs de la famille. Il assiste au chagrin des siens sans pouvoir y participer.  Il est trop petit pour cela. 

 

Il faut retourner à l’école avec les regards des autres. 

 

Il faut assister à tout le reste de la famille qui fait un grand feu de tout ce qui rappelle maman. 

Mireille ne cesse de mourir dans le coeur de Bruno.

 

« Tu brûles. Je te vois derrière les volets te défaire en flammes et en cendres, et je n’y comprends rien.

J’ai six ans. Et une famille a décidé de creuser  plus encore ce trou béant laissé depuis ton départ. »

 

 Il y a papa qui pleure en cachette dans sa chambre. Aldo, Gina, Sandra les plus grands. Comment font-ils pour survivre ? Bruno n’y arrive pas.

 

 

Et un jour Alec, un nouveau à l’école. Il sera son meilleur ami. La maison est si triste qu’il préfère passer son temps chez ce dernier d’autant que papa s’est mis à boire.

 

Sans oublier Carole dont il est fou. Elle est si belle. A la fête de l’école, il attend le moment où dans la danse, il va lui donner un baiser. Le paradis. Le lendemain, dans la cour, elle fait semblant de ne pas le connaitre.

 

Je ferai toujours partie des perdants maman. 

 

Un soir avec Frank, un copain, ils sont allés regarder leurs deux pères attablés au comptoir. Bruno a ramené papa à la maison.

 

Maman ne cesse de mourir. Bruno pousse des crises d’agressivité et on lui pardonne. 

 

Cet été là, papa, l’emmène avec une de ses soeurs à la colonie. Pourquoi l’abandonne t-on ainsi ? Il décide qu’il ne parlera pas. Il s’en fout des autres. Il veut être avec Alec, se blottir contre lui. Il ne participe à rien. Comment les autres peuvent -ils s’amuser ?  La vie sans toi maman c’est impossible.

 

« Tu n’es juste pas là quand je voudrais que tu sois là. Tu te tiens dans l’ombre du jour, et je ne peux être avec toi. La mort n’existe pas? C’est ça maman ? La mort n’existe pas. Maman ? »

 

Bruno ne demande qu’à aimer aimer aimer…

 

 

Un très beau roman mais quelle tristesse ressentie quand on le referme.  Une année de la vie d’un petit garçon qui veut survivre à la disparition de sa maman. A six ans on pense que les mamans ne meurent jamais.

 

Premier roman lu dans le cadre des 68 premières fois. Une magnifique découverte.

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