30 mars 2018

Les rêveurs d'Isabelle Carre

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27 mars 2018

Tout autre nom de Craigh Johnson

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C’est son ancien chef, Lucian Connally, qui entraine Longmire dans une enquête qui va naturellement mener ce dernier aux portes de la mort, comme d’habitude.

 

Dans le Comté d’â côté, un inspecteur s’est suicidé dans une chambre de Motel. Il était chargé des affaires non résolues. 

 

Longmire n’écoutant que son bon coeur accompagne Lucian.  Le chien fait également partie du voyage.

Ils rencontrent la veuve du mort Phillys qui désire que LOngmire comprenne pourquoi son mari s’est suicidé.

 

Longmire apprend que Lucian est responsable de la paralysie qui touche Phillys. Résultat d’un accident de voiture. Il a donc une dette envers elle et demande à son ancien équipier  de l’aider pour en être quitte. 

 

Longmire va découvrir qu’en fait Gerald, menait une enquête sur des femmes disparues récemment. 

 

Vic et Henry vont venir s’en mêler et sa fille l’invectiver au téléphone pour qu’il soit là lors de la naissance de son premier descendant.

 

 

Comment peut-on ne pas aimer LOngmire ? Sentimental en diable sous son chapeau mais têtu plus que têtu lorsqu’il s’agit de régler une enquête. 

 

La neige envahit tout le paysage, les bisons sont de la partie. Il va parler aux fantômes. S'imaginer mourir sous une tonne de charbon. Va exhiber de nouvelles blessures et  pour notre plus grand plaisir continuera son petit chemin de vie. 

 

 

« J’étais dans le blizzard, au milieu de la nuit, entouré de bisons, une voiture de patrouille enfoncée dans la neige et pour ce que j’en savais, aucun abri à des kilomètres à la ronde.

Pas mal shérif. »

 

 

 

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20 mars 2018

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Panique au manoir de M.C. Beaton

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James ne voulant vraiment plus croiser le chemin d’Agatha. Rebelle, elle décide de vendre sa maison et  de partir à Fryfam dans le Norfolk. Une diseuse de bonne aventure lui a  proclamé qu’elle trouverait l’amour dans cette région.

 

Vendre la maison oui mais la tronche des acheteurs ne lui plaisant pas, elle la garde et la voilà partie à la rencontre de l’amour.

 

Elle découvre sa location meublée pas vraiment design mais genre plutôt vieille Angleterre.  Et stupéfaction des lumières qui clignotent au fond du jardin. Des lucioles ? Impossible.

 

Sur ce, elle se rend au pub du coin et autre stupéfaction : la propriétaire dudit pub est une beauté sans nom. Elle offre même gratuitement le repas à Agatha.

 

Comme de bien entendu, elle fait connaissance du groupe de femmes du village. Elles l’invitent à leur soirée patchwork. Pauvre Agatha. 

 

Ce qui est surprenant, c’est le silence qui plane quand elle évoque les lumières clignotantes. Il parait que cela pourrait être des fées.

 

Se tenant au courant avec la femme du pasteur via le téléphone, elle sait que James n’est toujours pas revenu dans sa maison et qu’une sylphide y habite durant l’absence de l’homme. 

 

Bon que faire dans ce trou perdu. Ecrire un roman policier ben voyons.

 

Et aller visiter les gros propriétaires du coin : des parvenus surtout.

 

D’ailleurs, le châtelain feint de dormir dans le fauteuil durant la visite d’Agatha et la châtelaine ne la raccompagne même pas.  Elle trouvera bien le chemin.

 

Et Charles pointe son nez à nouveau avant que le châtelain ne se fasse assassiner.

 

 

Toujours aussi ruminante et déjantée la chère Agatha.  Les deux prochains paraissent en juin. On attendra.

 

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Avant de quitter la rame de Gaelle Pingault

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C’est le morceau de sucre dans le café. Le quartier de lune qu’on croque. La plume qui voyage. La poésie que l’on vole. Il est tout petit le livre de Gaelle Pingault, tout petit mais renfermant tant de bonheur.  Encore un qui fera partie de mes trésors.

 

 

Alice n’aime pas Paris, elle supporte le métro mais la poésie dans les rames, pff. Nadya c’est une cabossée qui chaque jour tente de trouver un équilibre, la poésie elle la guette comme une bouée.

Un jour, il y a un sourire, un papier échangé. Un geste et le monde peut devenir  un peu mieux.

 

Entre les voyages d’Alice et Nadya, on quitte la rame pour découvrir un homme qui s’enfuit vers la mer, une bébé né sous x, un souvenir d’enfance, un dépistage… Des petits instants de cherche vie.  

 

Entre les mots, on aperçoit les couleurs arc-en-ciel d'un matin si gris.

 

« Pour la première fois de ma vie, j’ai lu dans le métro un peu de poésie que j’ai trouvée belle ».

 

 

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19 mars 2018

Le collectionneur d'herbe de Francisco Jose Viegas

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Pour débuter le challenge Portugal que Cristie nous propose, j’ai choisi un roman policier.

 

Il y avait Wallander et Gamache. Le trio sera complet avec Jaime Ramos.

 

 

Jaime Ramos est chef de la brigade criminelle. Assez taiseux, il est bienveillant avec ses collaborateurs. Peu d’entre eux connaissent sa vie, sauf Isaltino qui note tout, Isaltino son bras droit qui râle sur son chef de temps en temps.

 

Même nous lecteur, percevons peu de choses. Il a été communiste via l’amour qu’il porte à une femme Rosa mais qui ne vit pas avec lui. Plus très jeune, il a emmené dans chaque bureau qu’il investissait, le poster d’un joueur de football. Il aime déambuler dans les rues de Porto et une fois l’an se rend au marché pour réaliser sa fameuse recette aux sardines.  Il aime lire surtout l’hiver et n’est pas insensible aux peintures de Turner.  

 

Des corps sont découverts dans une pinède. Enfin d’abord un corps dont la grande partie du corps a été carbonisée car le deuxième corps est découvert peu après dans la voiture où le premier corps est assis. 

 

 

Deux hommes vite identifiés : des russes  qui travaillaient pour l’armée dont l’un était ingénieur.

A la chute du communisme, ils sont venus s’installer au Portugal. 

 

Le troisième corps découvert  peu après est celui d’une femme noire. Tuée par balles comme les deux hommes. 

 

En parallèle à cette enquête, Jaime Ramos est chargé non officiellement de retrouver la fille d’une riche famille. Elle est partie, envolée, de son plein gré et personne ne sait où elle vit.

 

 

Je vous préviens, cela virevolte d’une chapitre à l’autre. On part du Portugal vers l’Angola, le Brésil, le Cap vert,  c’est un certain Gomez qui en est la cause. Engagé par le frère de la jeune fille disparue, pour découvrir dans le monde, les meilleurs plantes hallucinogènes.

 

 Un quatrième corps sera découvert. 

 

 

 

Excellent roman. L’intrigue est excellente. Mais il faut bien s’accrocher car l’auteur passe d’un personnage à l’autre, tout s’imbrique mais il faut être attentif.

 

La scène où Jaimes Ramos cuit son plat annuel, est d’une épreuve gustative. On se retrouve au soleil d’un claquement de ligne. 

 

« Alors Ramos, se mettait à penser à son âge, le regard tourné vers le calendrier figée posé sur son bureau, ou vers l’affiche de Teofilo Cubillas qui le suivait depuis toujours, de cabinet en cabinet. Lorsque nous étions plus jeunes, les après-midi s’étiraient doucement : le soleil se décomposait lentement, on retournait à la maison, on accrochait nos vestes et on s’asseyait devant la télévision. Depuis, quelque chose s’était brisé, quelque chose qui n’apparaissait plus dans les colonnes crédit-débit de l’innocente comptabilité nos vies. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2018

Paysage à l'infini gare du midi

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Sale temps pour les sorcières de M.C. Beaton

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Agatha ayant subi la colère d’une coiffeuse, elle se retrouve avec une chevelure ravagée par un shampoing dépilatoire. La seule solution fuir sur la côte, n’importe où.

 

Son lieu de chute « Garden hotel » à Wyckhadden. Un lieu où les clients sont à l’âge du lifting.  Pour combler l’ennui, elle pratique de longues marches sur la digue.  Ses cheveux étant cachés par un foulard. 

 

 

Dans un pub, elle fait la connaissance de Jimmy Jessop, le flic du coin.   Tout fonctionne bien entre eux jusqu’au moment où elle commence à raconter ses aventures de détective.

 

 

Pauvre Agatha, ses cheveux ne repoussent pas et on la rejette encore une fois. 

 

Voyant la détresse d’Agatha, une des clientes lui conseille d’aller voir Francie, la sorcière du coin. Il parait qu’elle fait des miracles.

 

Ni une ni deux,  Agatha se laisse tenter. Bon la sorcière est un peu revêche. Elle lui prédit un avenir sans sexe. Agatha fulmine.  Elle repart avec une lotion pour ses cheveux et un philtre d’amour.

 

Qui sait ? Cela fonctionnerait peut-être sur Jimmy.

 

Le lendemain patatras, la sorcière a été assassinée.  Heureusement elle jouait au scrablle avec les vieux de l’hôtel au moment du crime.

 

Non James ne viendra pas à la rescousse. Par ses apartés téléphoniques avec la femme du pasteur, elle prend des nouvelles de son ex.   Mais sa vision est celle de devenir la femme de Jimmy. Au diable James.

 

Cette fois ci, elle va mener l’enquête avec Charles, le noble qui ne paie jamais ses notes de restaurant.

 

 

Toujours aussi loufoque ce nouvel épisode de cette Agatha qui mérité une bonne paire de gifles.

Elle est agaçante mais on en redemande à chaque fois.

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13 mars 2018

Sentinelle de pluie de Tatiana de Rosnay

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Je me décide enfin de faire la chronique du merveilleux roman de Tatiana de Rosnay. Est-ce la pluie qui tombe qui m’y a incitée ? 

 

 

Linden  qui est photographe fashion se rend à Paris où il pleut depuis déjà 15 jours. Il vit à New York avec son compagnon Sacha. A la demande de sa mère il se rend dans la capitale afin d’y fêter avec ses parent et sa soeur Tilia, l’anniversaire de leur père Paul Malegarde, le sauveur des arbres mondialement connu,ainsi que l’anniversaire de mariage des parents.

 

Linden ayant quitté la maison familiale à l’âge de 16 ans pour vivre à Paris avec sa tante Candice, est heureux chaque fois qu’il revient aux bords de Seine. Mais comment va être leur père ? Ils ne se parlent plus depuis si longtemps. Il n’a jamais osé lui parler de son homosexualité.

 

Sa soeur Tilia est la rescapée d’un accident de voiture dans lequel toutes ses amies sont mortes. Elle ne s’en est jamais remise moralement. Son second mari est un alcoolique notoire. Comment Tilia acceptte cela ?

 

Aux infos, on ne parle que de la crue de la Seine qui apparemment va atteindre une ampleur catastrophique. Les berges se cachent sous l’eau petit à petit.

 

Linden accueille ses parents à leur arrivée à l’hôtel. Paul, le roc, semble si fragile aux yeux de de son fils.

 

Paul amoureux des arbres, qui passe sa vie à parcourir le monde pour les défendre. Linden et Tlia portent d’ailleurs le nom des arbres que Paul préfère : les tilleuls.

 

La réunion familiale va virer au cauchemar car Paul est victime d’un AVC.

 

Transporté à l’hopital, il sombre dans le coma. 

 

Imperturbable, la Seine continue à s’insinuer dans les rues de Paris. Des quartiers sont évacués. 

Lors de la grande crue du siècle Paris ne comptait que 1 million d’habitants. A présent dix : une véritable tragédie. Le fleuve n’en a cure : il poursuit son voyage envahissant les stations de métro, charriant les tout immondice. 

 

Et Paul est toujours dans le coma tandis que la Seine envahit le sous-sol de l’établissement hospitalier.

 

 

Je l’attendais depuis si longtemps  ce nouveau roman.  Et quel bonheur ! 

En le lisant, vous avez l’impression de sentir l’humidité entre les lignes, d’être submergée par les gouttes de pluie.  L’arc-en-ciel se dessine par instants quand les arbres prennent la vedette.  Tout vaScille entre pluie et soleil, ville et nature. 

Un roman très émouvant qui raconte sous fond de crue, la souffrance qui se cache derrière les secrets familiaux.  Le silence sur ce que l’on cache qui peut gâcher la vie familiale. Ne pas parler surtout.

 

Les tilleuls sont les détenteurs du secret.  Mais chuUUt, pour le moment ils font danser leurs feuilles. 

 

 

 

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08 mars 2018

L'homme de Grand Soleil de Jacques Gaubil

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Grâce aux 68 premières fois, j’ai découvert ce premier roman de Jacques Gaubil et c’est…super méga génial. 

 

 

Le personnage principal est médecin, venu de France là bas au Canada, son diplôme n’étant pas reconnu, il a du suivre à nouveau quelques années d’études et comme tout expat, on accepte  certaines besognes telle celle de se rendre chaque mois dans le village de Grand Soleil, dans le nord du Quebec. 

 

« J’avais oublier de préciser : le village s’appelle « Grand Soleil. En  langue cree, les autochtones qui ont construit la première masure, ça donnait Kisikawi. Ca me parait bien plus raisonnable que Grand Soleil « 

 

 

Village où les maisons, au lieu d’êtres regroupées, sont disséminées. La moyenne d’âge avoisine plutôt les soixante. Leur principale occupation : distiller de l’alcool.  Le médecin aime se rendre là bas, enfin il s’en persuade. Il y soigne les bobos, les cirrhoses et écoute les palabres de chaque patient.

 

Etrangement Grand Soleil a été oublié dans les coupes budgétaires et possède toujours sa station météo.  

 

Un village de vieux dirait on sauf une  femme qui a trente cinq ans mais seul défaut : elle est laide. Enfin, d’après le médecin. 

 

 

Le reste du temps il vit à Montreal, dans le quartier d’Outremont. Il y tient un son cabinet privé.

 

« Chaque fois que je reviens, pendant quelques heures, mon existence ne m’apparait pas si terne, si mécanique, tellement anesthésiée. Le cabinet, mes patients, les séries télés, les livres, les rues de Montréal, je les considère avec un oeil nouveau. Ensuite l’habitude revient et je pense au village. J’appelle cela le choc thermique. »

 

 

Le propriétaire Monsieur Zymali, vit au rez de chaussée. Cet homme respecte le Shabbat à la perfection. Il a même collé du scotch sur les interrupteurs.. Un vrai casse tête pour cet homme qui a fini par rédiger un traité du shabbat afin que toute personne qui le visite comprenne ce qui est admis ou interdit. 

 

 

 

Julien son copain est également un être à part. Il vit de l’écriture de romans à l’eau de rose où toutes les héroïnes portent un nom en a. On pourrait s’imaginer qu’il est romantique de part ses romans et pas du tout. Julien adore aller regarder les filles dans les bars. Vous savez ceux où les partenaires de ces femmes sont une tige d’acier.

 

 

Et chaque mois, il  repart à Grand Soleil. 

 

Lors d’une de ses visites, il est appelé par la femme laide car un homme qui vit chez elle est très malade. 

 

Le médecin est étonné, de découvrir une maison parée d’une bibliothèque impressionnante. Il y a découvre les mémoires de Saint Simon ainsi qu’un livre enluminé, extraordinaire. 

 

Le nom du patient Cleophas, un homme imposant.  A partir de cette rencontre, sa vie va être bouleversée.

 

Imaginez, imaginez bien que Cleophas est un homme de Neandertal, celui qui nous a précédé dans l’histoire nous les homos sapiens. Cela fait rêver.

J’oubliais, le personnage principal c’est le Docteur Leboucher car il a un nom tout de même.

 

 

« Et puis la vie est passée, comme je l’aime, monotone. Une narcose des sentiments, un engourdissement de la pensée. Pas de guerre des alambics, pas de livres inattendus, pas de surhomme qui souffre, pas d’elle. Mais plutôt des pôlars au climat tropical, des Shabbat avec des minuteries, des patients croyants et vulnérables, des gens qui courent dans des parcs et du Trump, beaucoup de Trump ! Du trump à gogo ! Une vie telle qu’elle devrait se dérouler. Le temps qui passe sans faire mal, une grisaille qui anesthésie, la vie, la vrai. »

 

 

 

J’ai dévoré l’homme de Grand Soleil avec avidité. Avec humour Jacques Gaubil nous démontre ce qu’est devenu notre société mais quel humour ! Il décape avec le sourire qui grince.

 

Et pourtant il y a tellement d’humanité dans ce roman. Grand Soleil, le village, c’est le contraire de cette société consommatrice, on se retrouve face à l’homme qui protège la bonté dans ses mains. 

 

 

« Nous sommes aujourd’hui près de sept milliards, c’est une période de grande disette. Certains ne recevront pas leur part de vérité, d’autres seront privés de beauté et il n’y aura pas assez de bonté pour tous »

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