odile

 

Continuant mon périple dans les 68 premières fois, j’ai découvert mon nirvana dans ce roman d’Odile d’Oultremont.

 

Je n’arrive pas souvent à être en symbiose avec la littérature de mon pays mais là bingo, j’ai plus qu’adoré.  Traiter le sujet du cancer et la perte d’un emploi avec autant d’humour, j’applaudis. 

 

Adrien travaille pour une compagnie des eaux à Bruxelles. Il est chargé d’aller avertir les clients lors de travaux, pour leur signifier une coupure.

 

Un jour ses pas s’arrête devant la porte de Louise qui va transformer sa vie. C’est une femme complètement déjantée   qui veut colorer chaque chose, poétiser chaque minute.  Le chien elle le nomme tout simple le chat. Pourquoi pas après tout.

 

Adrien tombe amoureux. 

 

Très vite, il décide d’aller vivre avec l’élue de son coeur. Louise et ses surprises : les jours sont en voyelles. Le dentifrice blanc se mélange avec une couleur : vert, rouge qui rendent le sourire de Louise si surprenant.

 

Et puis elle danse Louise, elle dans la vie. Elle chante la vie.  Fantasque, elle a décidé de l’être le jour où sa mère avait décidé de se laisser mourir. 

 

Mais voilà les gens heureux n’ont pas d’histoire alors le destin décide que Louise sera atteinte d’un cancer et Adrien sera reléguer dans un cul de bas de fosse à son travail et ce le même jour.

 

Qu’à cela ne tienne, Louise décide que le cancer est une nouvelle aventure. Ses métastases elle les nomme des honey pops. 

 

Adrien qui s’ennuie derrière son bureau, dans le fond du couloir , au bout des archives décide que seule Louise compte et décide de rester journellement avec elle. Il ment à Louise en lui déclarant qu’il a pris un congé sabbatique.

 

Mais voilà, une invitation pour fêter les dix ans de présence d’Adrien dans la boite à eaux va tout changer. 

 

Louise étant décédée, Adrien est prié de se rendre au tribunal car son employeur porte plainte pour désertion de travail et perception d’un salaire indus durant des mois.

 

 

C’est un coup de coeur, un coup d’amour pour ce premier roman.

C’est une ode à la joie, au non sens, à la poésie. Une envie d’embrasser le monde. 

 

« Louise ne voulait pas entendre parler d’une perruque, elle ne porterait ni bonnet ni chapeau. Elle dessinait sur la peau  dénudée de son crâne avec des crayons à tatouage  temporaire achetés au magasin de déguisements.  La plupart du temps; elle esquissait des motifs champêtres , des roses essentiellement , faisant de sa tête une oeuvre d’art; »