03 avril 2018

Les déraisons d'Odile d'OUltremont

odile

 

Continuant mon périple dans les 68 premières fois, j’ai découvert mon nirvana dans ce roman d’Odile d’Oultremont.

 

Je n’arrive pas souvent à être en symbiose avec la littérature de mon pays mais là bingo, j’ai plus qu’adoré.  Traiter le sujet du cancer et la perte d’un emploi avec autant d’humour, j’applaudis. 

 

Adrien travaille pour une compagnie des eaux à Bruxelles. Il est chargé d’aller avertir les clients lors de travaux, pour leur signifier une coupure.

 

Un jour ses pas s’arrête devant la porte de Louise qui va transformer sa vie. C’est une femme complètement déjantée   qui veut colorer chaque chose, poétiser chaque minute.  Le chien elle le nomme tout simple le chat. Pourquoi pas après tout.

 

Adrien tombe amoureux. 

 

Très vite, il décide d’aller vivre avec l’élue de son coeur. Louise et ses surprises : les jours sont en voyelles. Le dentifrice blanc se mélange avec une couleur : vert, rouge qui rendent le sourire de Louise si surprenant.

 

Et puis elle danse Louise, elle dans la vie. Elle chante la vie.  Fantasque, elle a décidé de l’être le jour où sa mère avait décidé de se laisser mourir. 

 

Mais voilà les gens heureux n’ont pas d’histoire alors le destin décide que Louise sera atteinte d’un cancer et Adrien sera reléguer dans un cul de bas de fosse à son travail et ce le même jour.

 

Qu’à cela ne tienne, Louise décide que le cancer est une nouvelle aventure. Ses métastases elle les nomme des honey pops. 

 

Adrien qui s’ennuie derrière son bureau, dans le fond du couloir , au bout des archives décide que seule Louise compte et décide de rester journellement avec elle. Il ment à Louise en lui déclarant qu’il a pris un congé sabbatique.

 

Mais voilà, une invitation pour fêter les dix ans de présence d’Adrien dans la boite à eaux va tout changer. 

 

Louise étant décédée, Adrien est prié de se rendre au tribunal car son employeur porte plainte pour désertion de travail et perception d’un salaire indus durant des mois.

 

 

C’est un coup de coeur, un coup d’amour pour ce premier roman.

C’est une ode à la joie, au non sens, à la poésie. Une envie d’embrasser le monde. 

 

« Louise ne voulait pas entendre parler d’une perruque, elle ne porterait ni bonnet ni chapeau. Elle dessinait sur la peau  dénudée de son crâne avec des crayons à tatouage  temporaire achetés au magasin de déguisements.  La plupart du temps; elle esquissait des motifs champêtres , des roses essentiellement , faisant de sa tête une oeuvre d’art; »

 

 

Posté par winniethepooh à 10:38 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Le chien jaune de Simenon

Le-chien-jaune

anne

 

« La tempête n’avait pas cessé. Certaines bourrasques faisaient crever sur la ville de gros nuages qui tombaient en pluie glacée. Aucun bateau ne sortait du port et on parlait d’un vapeur en difficulté au large des Glénan ».

 

 

Dans ce mois belge d’Anne et Mina, j’ai choisi un Maigret comme classique. J’aime Maigret, j’aime l’atmosphère qui se dégage dans chacune des enquêtes. Bon bref je suis fan de Maigret.

 

 

Concarneau est sous la tempête. Quatre compères jouent aux cartes à l’Hotel de l’Amiral. 

L’un d’entre eux rentre chez lui et tente d’allumer une cigarette mais avec le vent peine perdue. Il se réfugie sous une porte cochère d’une maison inhabitée et se fait tirer dessus. 

 

 

Maigret est détaché sur l’enquête. Il s’installe à l’hôtel de l’Amiral et fait la connaissance des trois autres comparses : Le Pommeret vice consul du Danemark, coureur de jupons. le Docteur Michoux qui n’a jamais exercé et qui tente de vendre des lotissements à Concarneau. Servières un journaliste.

 

Maigret est accompagné d’un jeune inspecteur Leroy.

 

Dès le premier soir, notre bon Maigret, remarque un chien jaune couché au pied de la caisse ainsi que la serveuse Emma. Il décèle un secret chez cette femme.

 

Le chien jaune personne ne sait d’où il vient et à qui il appartient.

 

Durant la soirée, le Docteur Michoux s’exclame de ne rien boire. Il flotte des points blancs dans son verre. Après analyse, il s’avère que c’est de la strychnine. 

 

La suspicion flotte dans la pièce.

 

Le lendemain, la voiture de Servières est découverte abandonnée avec des traces de sang. 

 

Et ce géant qui chausse du 46 et qui est entré par effraction chez le Docteur Michoux, qui est t-il ? 

 

 

L’ambiance est lourde, la tempête fait rage. Maigret lui reste placide.

 

 

 

C’est toute l’ambiance Simenon que l’on retrouve dans le chien jaune.

On perçoit le mépris de Maigret envers ces bourgeois et tout ce qui en découle. 

Tout est pesant, lourd, Maigret est bourru en diable. 

Un excellent Simenon.

 

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Pen Duick de Marc Menu

marc

anne

 

Avril, le mois belge d’Anne et de Mina revient en force pour une cinquième année consécutive.

 

En ce début de mois, on commence par de la poésie.

 

J’ai décidé de vous présenter le petit opuscule poétique édité par les éditions la Taupine dont l’auteur est Marc Menu, un ancien comparse estudiantin lors des mes années de bibliothécaire, années que je n’ai pas terminées mais bien Marc.

 

Si j’ai choisi Penn Duick c’est qu’il évoque tout ce que j’aime, bien que au contraire de Marc, c’est le Manureva qui me faisait rêver. 

 

A travers ce beau poème on aborde la mer. On navigue sur le bord des vagues et dans le brouillard. 

 

« glisser 

sur un rayon de lune

naviguer

au plus près du vent

se découvrir 

pêcheur d’étoiles 

et de silence »

 

Un poème de liberté, une ode au bateau de Tabarly 

 

L’amour de la mer tel que je le perçois.

 

 

« rentrer au port

sur un courant d’air

défavorable

remier voiles 

et cordages et s’échouer doucement

le temps de reprendre goût au vent »

 

 

Marc Menu  a également écrit un autre recueil 

Les murmures du chardon, poèmes, Le Taillis Pré, 2016

ainsi que des nouvelles 

Petites méchancetés sans grandes conséquences, Éditions Quadrature, 2015

 

 

Posté par winniethepooh à 09:12 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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