mienne

68

 

Premier gros coup de coeur dans cette série de premier roman des 68 premières fois. 

Même plus un uppercut d’émotions.

 

 

La mère de Hamed est morte en lui donnant naissance. Il se retrouve dans cette cité de Sevran au milieu de la grisaille qui engendre trafic et violence en tout genre. Son frère d’ailleurs y perd la vie et son père alcoolique le bat. Orphelin à 13 ans, il est pris sous la tutelle de son oncle et sa tante. Eux vivent à Saint-Cloud entourés de leurs filles. Tarek est d’abord méfiant face à cette vie plus colorée. 

 

Sa passion c’est le foot. Il est le meilleur dans l’équipe du club de la ville et c’est là qu’il fait l’une des premières belles rencontres de sa vie : François. Hamed un jour le défend contre tous les autres qui veulent lui chercher des noises et le tabasser. A partir de ce moment, ils ne se quitteront plus.

 

Dans la famille de François, il découvre Pierre le père, ancien jouer de foot, qui va le mener très loin dans une carrière footbalistique.

 

Au bahut,  que les deux jeunes hommes fréquentent, François est tombé amoureux de Léa. Hamed a bien remarqué que la jeune fille le suit des yeux mais ne veut faire aucune peine à son ami. Mais l’amour étant l’amour, Hamed et Léa tombent éperdument amoureux et François l’accepte. 

 

La vie est belle. Elle peut avoir un gout de rose, de soleil. Les parents de Léa bien que faisant partie de la haute, acceptent la lubie amoureuse de leur fille. Le père moins, lui qui semble si solaire à Hamed. 

 

Il y a de quoi car Hamed aura les aveux de Léa un jour, quand il vivront à deux. 

 

 Ce père si merveilleux la viole. 

 

Tout va basculer.

 

Hamed accusé d’avoir voulu tuer le père de Léa va découvrir la moisissure carcérale.

 

 

En prison, Hamed coupe les ponts avec tous ceux qu’il aime. Même Léa qui porte leur enfant, doit l’oublier. 

 

C’est grâce à Jean-Louis, son compagnon de cellule, qui se passionne pour les fleurs, qu’il ne sombrera pas. Il se tiendra au bord du gouffre. 

 

 

J’aurais regardé la quatrième de couV en librairie, j’aurais pensé bof, encore les mêmes histoires, le gamin né dans la pauvreté, qui se colle à la bourgeoisie et puis qui sombre etc etc.

 

Comme quoi les apparences peuvent être trompeuses même en littérature. Quel roman ! Ils sont rares ceux qui me donnent cette envie de laisser couler les flots d’émotions.

 

L’univers carcéral raconté d’une manière si forte. La vérité de ce monde que beaucoup désirent ignorer. 

 

L’amour d’une fille entre deux garçons. L’un qui se sacrifie pour l’autre, facile me direz vous.

 

Ensuite, la main tendue, l’autre qui est à l’écoute tel ce personnage de Jean-Louis pour lequel j’ai une grosse affection. 

 

Un roman où la liberté est à portée des doigts , il suffit d’y croire.

 

Bonté, amour, sagesse, lumière des mots qui voltigent et qui illuminent.