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Avant de vous chroniquer ce livre, sachez que chaque héron qui apparait à l’horizon est associé dans mon petit cerveau à Pascal Dessaint cet amoureux des oiseaux.

 

 

J’ai savouré ce nouveau roman c’est un fait acquis.

 

A travers le portrait de personnages principaux Pascal Dessaint nous schématise ce que notre monde est devenu.

 

Boris, naturaliste et donc aimant la nature, est pourtant employé par une société qui contre expertise l’avis de l’expert qui pourrait ne pas aller dans leur sens. Bon bref, Boris travaille pour obtenir l’aval de cette décharge dans les landes. Pourtant Boris n’est pas un mauvais bougre : il loge dans un gîte tenu par des écolos et il s’accorde du temps pour écouter Pepe qui va créer une Zad. 

 

Pepe à l’arme idéale contre la non implantation. Une petite chose qui vole. Une libellule. 

 

A l’opposé de Boris, Alexis. Il se dit forestier. En fait, il fait abattre  des forets tout en sachant la catastrophe écologique que cela peut provoquer. Il s’en fout. Il pense argent mais beaucoup moins que son ami Raphael qui lui a érigé et fait venir par hélicoptère une villa sur une dune qu’il a complètement arasée, rien que pour la vue. Villa bâtie avec l’accord de la municipalité : l’argent achète tout. 

 

Tout en survolant telle la libellule de son écriture, ce chaos mondial, Pascal Dessaint ne nous lance pas de grandes phrases : révoltez-vous, non plus calmement, il nous fait comprendre qu’il ne faut jamais perdre espoir et que chaque petit chose, meme si c’est un insecte, mérite que l’on se mobilise pour lui. Observez, regardez et résistez. 

 

Très très bon roman, je me répète.