L-ile-ou-revent-les-nuages

 

«  Je dis à la jeune femme qu’elle est la première personne que je vois lire depuis mon départ? C’est long à expliquer le Jura, l’est de la France, la frontière Suisse, Genève, Lausanne, les montagnes enneigées, les capitales Strasbourg, Paris, Bruxelles, Edinburgh. Les Hebrides en hiver, les voyage responsable. Je m’exprime sans élégance, je baragouine, je suis ému. Elle ne comprend pas tout. Elle s’étonne. Je me permets de lui demander le titre de son livre. Elle me montre la couverture. 

Elle lit 1984 de Georges Orwell »

 

 

Partir du Jura de son enfance jusqu’à l’île de Jura où Georges Orwell se réfugiait.

Redécouvrir les montagnes que l’on a parcourues du temps de sa jeunesse pour se diriger vers un lieu hérissé de vagues.

 

Carnet de notes, jamais seul car les écrivains le suivent par delà les mots. Flaubert, Tesson, Orwell…ils sont là et décrivent également. 

 

Partir mais pas en avion, partir en train, en ferry, en car, en bateau. Partir et déjà imaginer le prochain roman.

 

Retrouver cette femme navigatrice qui fera partie du roman tout en se demandant si elle est réalité ou inventivité.

 

Partir sur les traces d’Orwell, sur cette ile où les nuages revent, où les cerfs abondent. 

 

Observer les humains qui vous entoure, constater que peu de livres sont blottis dans les mains mais que les doigts ne cessent de tapoter des mots qui n’ont pas de sens. 

 

Partir pour se fondre dans la nature.

 

 

Comment définir  ce magnifique livre ? Il oscille entre le cynisme lors des descriptions de cette société où nous vivons et la poésie offerte par l’horizon. 

Il est rempli de mots d’autres auteurs et de photos si belles.

Un beau voyage qui donne envie de manger les nuages et de relire Orwell.

 

 

« Deja, je comprends, ce ne sont pas les nuages qui fuient, c’est l’île elle-même qui cherche à l’horizon un port où accoster. »