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Commencer la semaine sans vous parler de ce magnifique premier roman, je ne saurais pas.

 

 

« Voilà deux semaines, que j’habite cet endroit et je pourrais aussi bien n’y avoir jamais mis les pieds. Tout est si calme, si renfermé que j’ai parfois la sensation de m’être installé dans le plus grand secret, à l’insu du propriétaire, de mes voisins et de l’appartement lui même, auquel je prête des yeux et des oreilles »

 

 

On sait peu de choses de cet homme qui raconte une année à Berlin. On sait qu’il y a déjà passé un hiver où il photographiait des silhouettes fantômes. Il y revient, ayant quitté Paris. Il y revient après une rupture amoureuse. Lui-même ne sait pas pourquoi. D’ailleurs il ne sait plus qui il est.

 

De cette femme dont il était amoureux, il n’en écrit que la lettre M. Il donne des cours de français le matin et traduit tout ce qu’on lui demande. 

 

Il regarde passer le temps. Il fait pousser des plantes sur son balcon. Il discute, parfois, avec sa voisine de balcon, une dame âgée.

Il n’attend rien. Il observe Berlin. 

Les jours où il se souvient de M, il ne recroqueville sur son lit.

Il continue à regarder. Il tente de réexister. 

 

Berlin loin des clichés touristiques.  Il raconte les renards, les enfants, les fêtes sur le toit, sa voisine, les arbres, la forêt.  Il prend le temps jusqu’à son son retour vers Paris. 

 

 

Et nous nous prenons le temps d’absorber tant de beauté d’écriture dans ce premier roman. Un coup de coeur. Un coup au coeur.