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Nul ne sait dire, ce qui est arrivé. L’ancien monde n’est plus que loque. 

 

Ils vivent en groupe dans ce qu’ils nomment une grotte. Combien sont-ils ? Assez nombreux apparemment.

 

De cet ancien monde, le Vioque leur à laissé des refrains de Johnny Hollyways. Il leur a raconté les magasins bourrés d’articles, la foule mais eux ont difficile à imaginer. Le Vioque n’est plus là mais il leur quand même appris à lire et à compter.

 

Quel âge ont-ils ? De jeunes adolescents ? De jeunes adultes ? On ne sait pas. 

 

Il y a le conteur, grâce à qui on comprend leur vie. Ils cherchent à manger dans le vieilles ruines. Ils se cachent des autres. Et ils sont cannibales oui cannibales. Il faut survivre.

 

Il n’y a pas de Dieu dans ce monde. Ils enterrent les corps la tête vers le bas pour que le coeur dans la terre puisse à nouveau revivre. Et ils forniquent femmes hommes, ils forniquent. Surtout Marthe car elle prétend qu’il faut un bébé pour continuer. Un bébé c’est le renouveau.

 

Ils décident de fuir Paris car cela craint de plus en plus, voir la mer et naviguer vers une île. Car là bas, tout est peut être différent.

 

 

Ce roman est constitué de petits récits de vie, très courts mais très denses.

 

Tout ce qui compose notre monde actuel a été détruit et c’est avec humour que les mots sont déformés parce que les lettres se décomposent. 

 

On découvre des êtres qui évoquent les premiers hommes. Ne nous leurrons pas, nous descendons de gens qui ressemblaient à Marthe et les autres. 

 

Ce qui me frappe dans ce roman, c’est l’espoir, l’espoir qui reste même dans l’horreur. Car ce groupe veut vivre, désire un futur. Ils doivent continuer. 

 

Et puis cette poésie qu’Antoine Wauters distille sous la forme d’un papillon comme un conte. C’est si beau.