06 septembre 2018

La dérobée de Sophie De Baere

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Et voilà les 68 premières fois débutent cette nouvelle session par ce premier roman.

 

 

Oublie t-on un premier amour de jeunesse ? Telle est la question que se pose à Claire lorsqu’elle réalise que leur nouveau voisin à Nice n’est autre qu’Antoine le grand amour de son adolescence.

 

Claire mariée jeune à François est grand-mère. La petite est l’enfant de sa fille. Victor le fils est toujours à la maison. Elle est vit dans une hebitude heureuse.

 

Que veut Antoine ? 

 

 

Lors de leur première rencontre sur un chemin, il faut avouer que la vie de Claire n’est pas super gaie. Ses parents ont plongé dans le désespoir lors la mort par noyade de leur fils. Depuis, la maison est gorgée de chagrin et Claire n’en peut plus.

 

Ce jeune homme qui la hèle en l’appelant mademoiselle va être son ouverture vers des moments de bonheur. 

 

Antoine, n’est autre que le fils d’un avocat Claude qui élève seul son fils. La mère a quitté le foyer conjugal pour refaire sa vie.

 

Lors des vacances, car la maison d’Antoine au contraire de celle de Claire est une maison de vacances, ils se retrouvent. Premiers baisers. Premières expériences sexuelles. Mais à chaque fois Antoine doit repartir.

 

Un jour que Claire est seule dans la maison d’Antoine, Claude rentre et tente d’abuser d’elle.

 

Alors quand la jeune Hélène disparait du village et est retrouvée assassinée, Claire est certaine que le Simplet du village n’est pas le coupable. Ce ne peut être que Claude d’autant plus qu’elle l’a vu un jour dans la foret.

 

Claude est disculpé mais Antoine ne veut plus voir Claire. D’ailleurs son père lui a toujours dit qu’elle n’en voulait qu’à leur argent.

 

Claire ne reverra plus jamais Antoine avant  ce jour à Nice. Et l’enfant qu’elle attendait est déjà parti dans les limbes de l’avortement depuis trente ans.

 

 

Un bon premier roman d’ailleurs je l’ai lu d’une traite. Une écriture rapide, fluide. Aucun ennui durant cette lecture.  

 

Le roman outre l’amour passion, traite également d’un sujet douloureux la pédophilie. 

 

 

Par contre, je ne comprends pas que le fils de Claire, Victor, soit totalement en retrait. Comme inexistant. Un personnage en trop qui n’apporte rien à l’histoire. 

 

 

 

 

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05 septembre 2018

Eden Springs de Laura Kasischke

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Benjamin Purnell, en compagnie de Cora son ancienne institutrice, va fonder une communauté religieuse à Benton Harbor. La colonie s’appellera la maison de David.

 

Enfant Benjamin a eu une révélation. Il a entendu un voix, celle de Dieu, qui lui commandait de construire un asile pour que ceux qui le suivent soit à l’abri lors de la fin du monde. Benjamin prédit même que les disciples auraient la vie éternelle et que la jeunesse ne disparaitrait jamais, donc qu’ils vieilliraient pas.

 

Les femmes sont folles de lui, de cet être charismatique qui a des cheveux longs ainsi qu’une belle barbe. 

 

Les jeunes filles de la communauté ainsi que David sont vêtus de blancs. Les hommes sont barbus et chevelus comme Benjamin. Ils sont ce qu’on appellerait à présent Vegan.

 

A côté de la propriété acquise au milieu de vergers, il va faire bâtir une parc d’attraction Eden Springs. Succès garanti.

 

Les nouveaux disciples affluent vers ce paradis, notamment d’Australie.

 

Il possède une équipe de Basket, un orchestre. Tout est dans le meilleur des mondes.

 

Et ces jeunes filles qui dansent devant lui, pourquoi s’en priver ? 

 

Mais voilà  que l’une d’entre elle décède. N’avait-il pas prévu la vie éternelle ?

 

Il sent un vent de révolte alors il décide de marier chacune d’elle à un autre membre de la communauté.

 

Benjamin Purnell va déchoir petit à petit lui qui se faisait appeler le Roi.

 

 

 

 

Ce qui m’a intéressé dans cette lecture, c’est surtout la découverte d’une secte dont je n’avais jamais entendu parler. Il faut dire qu’elle date de 1903.  Benjamin Purnell avait bâti un petit paradis il faut l’avouer mais c’était un gourou tel qu’ils le sont tous. Vivre dans la richesse et gouter aux jeunes filles, aux toutes jeunes filles. 

 

Le roman car c’est bien un roman baigne dans une poésie telle ces jeunes femmes qui vont cueillir les fruits dans le verger, au milieu des parfums et des pétales. 

 

Eden Springs porte bien son nom. 

 

Curieuse, j’ai été recherche sur internet. Benjamin Purnell a en fait fonde cette communauté en duo avec Mary. Ils avaient été chassés d’une autre communauté. Pour fonder cette nouvelle secte, ils s’allièrent à une autre.

 

 

Mary et lui vivaient dans l’opulence tandis que ses ouailles ne connaissait que la pauvreté. Et tous les vices sexuels étaient permis. L’image archiconnue du gourou des sectes.  

 

Sa déchéance commença quand on s’interrogea sur la provenue de cette richesse.,

Et le jour où on vint l’arrêter : il était au lit entouré d’un harem.

 

La communauté qui s’était déjà divisée lors de la mort de Benjamin continua  jusqu’à la mort de Mary dans les années cinquante. 

 

On peut encore découvrir les vestiges du parc d’attraction dont Walt Disney s’inspira pour son Royaume à lui.

 

L'avis de Cathulu http://www.cathulu.com/…/20…/09/05/eden-springs-6076847.html

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04 septembre 2018

Tarte aux pêches tibétaine de Tom Robbins

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Si vous tentez de chasser la morosité, lisez de toute urgence de livre. Tom Robbins c’est un véritable OVNI de bonne humeur et de joie de vivre.

 

Il est né en Caroline du nord à Blowing Roks, une ville sur un roc. A cinq ans, il déclaré à ses parents qu’il sera écrivain et ne sachant pas écrire encore, il dicte ses histoires à sa mère. 

 

Cette dernière, dont le père était prédicateur baptiste, avait donné le surnom de Tommy Rotten à son fils. L’écrivain n’a jamais su pourquoi ?

 

D’une famille puritaine est né ce trublion qui dès son jeune âge aime les filles, désire suivre un cirque. Raconte des histoires, avec à la main un bâton, pour ponctuer ses phrases en frappant le sol. Gourmand, il se fait ébouillanter avec du chocolat et son plat favori est indubitablement à jamais les tartines à la tomate.

 

Ne faisant que des bêtises à l’école, il rentre à l’armée et est engagé comme météorologue en Corée. 

 

Revenu à la vie civile, il veut absolument entrer dans un journal. Il est engagé comme critique d’art alors qu’il n’y connait rien. 

 

Il va changer de ville fréquemment comme il change de femme. Apparemment la dernière fut la bonne.  Mais ce qui est important pour situer le personnage c’est que sa jeunesse ce fut les années soixante donc les hippies, donc ce mangeur de champignon ne pouvait que gouter au LSD.  

 

Il a participé à des happenings qu’il a crée lui même, déclamé des poèmes avec le groupe de la roue du langage. Il désirait écrire un livre comparant Soutine et Pollock mais c’est un roman avec un tout autre sujet qui fut édité.

 

 

Ah j’oubliais, il est amoureux de Natalie Wood et c’est une balle de golf lancée dans le ciel qui lui a fait comprendre le sens de la vie.  Et il a volé la vedette à Neil Young.

 

« Les chanteurs dans le parc se turent, un à la fois au début, puis tous en même temps, et les instruments s’arrêtèrent dans un couinement. Il était vite devenu évident que l’interruption sonore venait d’en haut et, comme actionnées par des fils de marionnettes, toutes les têtes se levèrent d’un coup pour voir  le couteau de poche formé par un vol d’oies sauvages graver dans le ciel le nom secret de Dieu ».

 

 

Il nous fait voyager également et si l’envie de vous faire doucher par un éléphant vous vient, ne le faites jamais. Je vous préviens. 

 

Le Japon pour observer les grues mais pas n'importe lesquelles.  Cuba quand les Russes venaient encore, donc tout début de l’après révolution. Tombouctou la mystérieuse et les touaregs qui peuvent être très mauvais. 

 

J’oublie un autre détail « Même les cow girls ont du vague à l’âme » son second roman qui l’a rendu célèbre est un hommage aux femmes.

 

Bref Tom Robbins est un antidote contre la morosité.

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03 septembre 2018

Chien Loup de Serge Joncour

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Un petit village dans le Lot, le tocsin sonne, la guerre est déclarée. Les hommes doivent partir. Pourtant un ennemi, un allemand, désire rester. Dompteur, il veut sauver ses lions et ses tigres. 

Le maire est d’accord mais il devra vivre tout là haut. là ou on cultivait la vigne, isolé de tout. 

Une maison entourée de foret ce sera son gîte. 

 

Un siècle plus tard, Lise, ancienne actrice, choisit des vacances à la nature. Grâce à l’ère du numérique, elle a pu découvrir ce ilot de paix, coupé du monde car aucun réseau ne passe là haut. Frank son mari, producteur, l’accompagne mais en grommelant. 

Quand ils arrivent dans ce lieu totalement isolé, Lise est ravie, c’est que ce qu’elle voulait. Etre loin des autres.

Frank lui, quand il constate qu’il n’y a pas de réseau meme Wi Fi, devient opressé. D’autant qu’il a des problèmes avec ses jeunes associés donc il doit absolument les joindre. 

Le couple s’installe mais Frank au contraire de Lise ne peut dormir. La foret dans les ténébres cela l’angoisse. Les bruits de bêtes l’inquietent. 

 

Et dans la nuit, il rencontre le chien-loup, qui va tout changer. 

 

 

« Les fenêtres étaient toujours ouvertes, mais le dehors désormais ne produisait plus le moindre bruit. Dans cette paix revenue, il s’assoupit, c’était une révélation pour lui de sentir cette chambre communier avec les grands espaces dans le même éther, c’était aussi troublant et doux que de s’endormir à la belle étoile »

 

 

Dans ce roman, Serge Joncour, rend hommage à toutes les femmes qui ont du continuer à vivre sans les maris en temps de guerre.  Elles ont du prendre en main toute la destinée de la communauté. Effectuer le travail des hommes. Elles n’avaient pas le choix.  Quelle admiration ! Quel amour à travers les mots où il les fait revivre. 

 

« Rien ne les effrayait, travailler quinze heures de rang ou ne pas dormir, passer les sangles pour tracter, laver le linge, cuisiner et semer, ici au village rien ne leur paraissait insurmontable à ces femmes. Sinon d’entendre gronder les lions, avec la hantise de devoir un jour les affronter. »

 

Et puis, la nature, qui nous semble si hostile nous les humains. La peur de la vie sauvage.  La crainte des animaux . Serions nous prêt à redevenir sauvage nous même. C’est là tout le sujet du roman. Quelle est la frontière entre l’homme et l’animal ? A quel moment, cela peut il basculer ?

 

Serge Joncour, nous emmène là ou il veut. Il nous trace des chemins hostiles. On appréhende la fin et elle tout autre à ce que l’on imaginait. 

 

« Il comprit deux choses, premièrement qu’il était possible de mystifier ce chien, tout observateur qu’il soit, cet animal gardait une once de crédulité dont on pouvait abuser. Mais surtout, il comprit que ce chien attendait de lui quelque chose, et ce n’était absolument pas de jouer ensemble. »

 

 

Un excellent roman qu’il faut je le répète absolument lire.

 

 

 

 

 

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30 août 2018

Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal

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« Chêne, pin eucalyptus, palissandre, acajou moucheté, loupe de thuya, tulipier de Virginie ou catalpa, octobre passe et s’en tire, elle est confuse, suante, échevelée, rêve un nuit que sa peau est devenue ligneuse, mais produit des images, même si son panneau se distingue des autres, laborieux, toujours un peu faiblard. Jusqu’au jour où elle entend pour la première fois parler de la vitesse du frêne, de la mélancolie de l’orme ou de la paresse du saule blanc, elle est submergée par l’émotion : tout est vivant. »

 

 

Ce nouveau roman de Maylis de Kerangal, je l’attendais avec impatience. Impatience de redécouvrir son style rapide, impatience de redécouvrir ses descriptions dans lequel évolue son écriture. 

Maylis de Kerangal dans ce roman, vous entraine dans ce qu’on appelle le trompe l’oeil au point de vue artistique. Elle vous décortique les gestes, les émotions, et cogne ses mots contre le végétal et le minéral. 

Copier, rendre vivant ce que la nature nous transmet, ce que le monde nous renvoie au centre de notre iris, c’est que ce que Paula est venue apprendre dans cette école d’art Bruxelloise. Mais au début elle ne sait rien.

 

 

Paula en fait ne sait pas ce qu’elle veut de la vie. Pas celle de ses parents assurément. Alors, elle choisit l’art mais dans une école qui vous apprend à reproduire : le trompe l’oeil.

 

Elle loue un petit appartement dans une rue voisine de l’école avec un co-loc Jonas qu’elle aperçoit très rarement. De toute façon, au début, elle n’a pas besoin des autres, elle ne les voit pas. Sous l’immense verrière de la salle de cours, elle sue, elle s’enivre sous les vapeurs de thérébentine : comment arriver à copier à l’exacte tout en y introduisant son émotion ?

 

Un soir, alors qu’elle tente de reproduire un marbre, Jonas rentre et va lui expliquer cette matière minérale. Il faut connaitre son origine, les couches qui la forme. Il faut l’ingurgiter, la comprendre et alors tout coulera de source.

 

Avec une autre élève, Kate. Ils vont former un trio dans cette salle ne comptant que peu d’élèves. Lors de la création de leur travail de fin d'études, ils s'osmosent dans l'appartement de Kate. 

 

Diplome en poche , ils s’envolent tous trois sous d’autre lieux. Leur carrière débute. 

 

 

Paula découvrira l’Italie, Cineccita la capitale du cinéma, la Russie. Kate voyage beaucoup et Jonas est devenu un peintre célèbre allant même jusqu’à Dubai.

 

Quelques années plus tard, ils se retrouvent lors d’une soirée. Se reséparent. 

 

Et le plus beau cadeau de Jonas à Paule, est de lui proposer cette place qu’il a refusée concernant le projet VII de Lascaux. La reproduction de certaines peintures découvertes dans la grotte. 

 

Paula touche enfin le monde.

 

« Paula et Jonas étaient devant le temps. Le poisson au-dessus de leur tête révélait la mémoire accumulée au fond des océans, l’érosion des calcaires, le déplacement des rivières, la migration des hommes, des durées qui coexistaient avec l’état de choc du pays, la colère, la tristesse, les longueurs de journée pendant que les deux terroristes poursuivaient leur cavale mortifère ; il connectait l’histoire du monde et leur vie humaine. »

 

 

Inutile de vous dire que j’ai dévoré ce roman. 

 

Les trois moments les plus beaux selon mon avis de lectrice sont la visite de la carrière, l’éblouissement de Kate lors de sa rencontre avec la baleine et Lascaux. En découvrant un instant la grotte, Paula comprend que les peintures de la préhistoire et ces artistes qui les ont produites ne font qu’un avec notre monde présent. Ils sont nous, nous sommes eux, leurs émotions furent les mêmes, le monde du passé est notre présent et on l’oublie bien trop souvent. On n’y pense même pas. Fi du passé et pourtant tout ce que nous entreprenons dans notre présent nous a été légué par cet ancien monde. 

 

Une grande partie du roman se déroule dans un périmètre de quartier de Bruxelles.  La carrière visitée est a quelques kilomètres de ma ville. Donc vous pouvez en déduire que j’irai capter par le regard ces endroits. Bientôt pour Bruxelles en tout cas.

 

Je ne sais pas si je suis arrivée à vous faire percevoir que ce livre est tout simplement merveilleux. Qu’il faut le lire bien évidemment.

 

Je pense qu’après le succès de réparer les vivants, certains lecteurs et lectrices s’attendent à retrouver la même perception émotionnelle mais ici c’est un tout autre domaine que l’auteur explore, la vision de l’artiste, la difficulté de créer, de reproduire la sensualité, la vie. Les deux romans sont totalement différents. Il y aura de la déception pour certaines et certaines à la lecture d’un monde à portée de main et il y a aura de la jubilation pour d’autres. A vous de percevoir la beauté derrière tous ces mots.  Les deux romans sont différents  mais ils sont une continuité émotionnelle. 

 

De mon côté, j’attends avec impatience le 11 septembre pour écouter Maylis de Kerangal à Namur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 août 2018

Grandes Plaines de Ian Frazier

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 "La beauté des plaines tient dans leur ciel, dans ce à quoi elles vous font penser lorsque vous les contemplez, et dans ce qu’elles ne sont pas »

 

 

Les grandes plaines qui s’étendent sur quatre mille kilomètres de long et mille de largeurs, on peut les observer à travers les hublots des avions qui les survolent.  Un territoire sans limites sans âme qui vive ou si peu. Bref pas de quoi fouetter un chat sauf emporter Ian Frazier qui lui est amoureux de cet immense horizon qui se traine des Usa jusqu’à l’intérieur du Canada. 

 

 

Qui sait ? vous apercerrez peut être les silhouettes fantomatiques des bisons et des indiens les chassant, les colons pleurant sur cette terre, des villes fantômes, des fermes à l’abandon. Beaucoup sont venus mais sont repartis car les plaines ne vous offrent rien. Elles n’ont besoin de personne. 

 

Ian Frazier repart dans les passé en arpentant ces vastes territoires. Il raconte les migrants à qui la compagnie de chemin de fer qui s’installait, leur offrait ou vendait pour une bouchée de pain des parcelles. Parcelles qu’il était impossible de cultiver. Ils peinaient, ils suaient et pour finir ils s’en allaient pour ne pas mourir de faim.

 

 

Il raconte, les troupeaux de bisons, les indiens et l’arrivée de l’homme blanc qui fit le commerce de la fourrure de ces bisons. Les hommes riches qui s’y installèrent pour faire fortune et chasser sans gloire juste pour le plaisir. La chute du cours de cette fourrure remplacée par une autre sur le marché. Ils partirent tous. Ne plus faire d’argent, c’est impensable.

 

Il raconte, le grand Crazy Horse, les réserves indiennes et la mort du guerrier. Libre jusqu’au bout. 

 

Il raconte cette ville qui fut fondée. par des noirs, oui des noirs rendus libres par la fin de l’esclavage mais qu’on persuada d’abandonner leur vie dans cette ville et d’aller ailleurs. Pourtant chaque année, une fête rassemble les deux communautés pour l’anniversaire de la fondation de la ville. 

 

Il raconte, la plus grande catastrophe écologique.

 

« Une grande partie des plaines resta sèche à cause des précipitations irrégulières, dans les années 1920. 1931 fut humide, et fut une bonne année pour la production de blé, mais mauvaise côté prix.  Puis en 1932, la pluie cessa. Les gens cultivaient les plaines depuis assez longtemps pour savoir que la sécheresse était cyclique. Mais cette fois, une grande partie des mottes d’herbe et de racines naissantes qui avaient maintenu le sol en place depuis la dernière période glaciaire disparurent »

 

 

Il raconte la tempête de sable de 1934 dans le Colorado, dans le Kansas partant vers le sud. La poussière se déposait partout même dans les rues de Chicago. Les fermiers partirent par milliers et ne revinrent jamais. Leurs propriétés furent racheter par de plus gros fermiers  mais personne ne voulut leur racheter. Le seul acheteur fut l’Etat qui laissa l’herbe y reprendre forme. 

On découvrit après la seconde guerre qu’une partie était au dessus d’une nappe phréatique qui lorsqu’elle sera complètement vidée, laissera à nouveau un paysage de désert. 

 

Il raconte, tous les missiles qui y sont plantés, pointés vers la Russie alors que ce sont les migrants russes, emportant leur blé du pays, qui ont réussi à en faire pousser. A présent, les missiles  ennemis se font face et patientent de jour en jour. 

 

 

Ce livre est passionnant outre le fait que Ian Frazier raccroche le passé à l’instant mais également par son humour surtout quand il décrit les personnages qu’il croise durant son périple. 

 

Un très beau voyage. 

 

 

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27 août 2018

Rendez-vous avec le mal de Julia Chapman

 

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Deuxième volet de la série des enquêteurs Simon et Dalilah. Et je commence vraiment à apprécier le duo.

 

Madame Alice Shepherd craint pour sa vie. Elle le confie à Simon. Mais voilà Madame Shepherd vit dans cette résidence pour seniors en compagnie du père de Simon et de bien d’autres. Madame Shepherd perd un peu la mémoire alors de là à imaginer qu’on la suit, Simon est sceptique.

 

 

Dalilah elle apprend par mail que son ex mari veut lui reprendre la garde de Calimero leur chien et ce à partir de janvier. Elle n’en parle à personne pas même à Simon que le chien adore.

 

 

Après les aveux de persécution d’Alice, un fermier vient trouver Simon. Il faut absolument retrouver Ralph. Non Ralph n’est pas le père du fermier mais un belier reproducteur. 

 

 

Simon avec l’aide de son amie de jeunesse va mener les deux enquêtes. 

 

D’autant qu’à Fellside Court, Alice est décédée mais elle était cardiaque alors quoi de plus naturel à cet âge.

 

Peu après, c’est un autre homme qui manque de mourir privé de son oxygène.  Toujours pas étrange aux yeux de Simon.

 

Mais Arty, un des pensionnaires,  lui commence à se méfier. Il a peur surtout de l’ombre aux cheveux blonds.

 

 

 

 

Une bonne série qu’on lit avec un réel plaisir.  Troisième enquête pas avant novembre donc on patientera.

 

 

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23 août 2018

Hautes solitudes de Anne Vallaeys

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Partir sur les chemins de transhumance, découvrir, comprendre. 

 

D’abord scruter les cartes,  déchiffrer les traits, les hachures et se laisser emporter par cette envie grâce à l’aide des amis de la transhumance. 

 

Partir non pas seule mais en duo car Marie, la meilleure amie de sa fille, en a les yeux qui brillent. Elle sera le guide cartographique. 

 

Point de départ Arles , traversée de la Provence et aboutir à Le Laverq, longue route que beaucoup de troupeaux laineux a gravi durant des années. 

 

Les amis de la transhumance rêvent de défricher la totalité de cette « routo » mythique. Certains n’ont jamais parcouru les kilomètres que les deux femmes vont arpenter. 

 

Point de départ Arles et grande découverte de la Camargue avant de faire avancer ses pieds. 

 

Durant ces kilomètres, de grandes rencontres, point de ralliement, de personnes qui vivent ou ont vécu de cette transhumance. Une analyse de ce qu’est et était le métier de berger. A présent, ils sont formés dans une école.

 

Malheureusement ce chemin que l’auteur va découvrir, n’est plus parcouru à pied bien souvent. Les bêtes sont bien souvent montées en bétallaire. 

 

 

Outre, la description des paysages traversés, de l’écoute des oiseaux, de la poésie de l’instant, de la dureté de certains chemins, Anne Vallaeys nous invite à comprendre l’histoire liée à la transhumance de certaines villes traversées : du temps où la fontaine d’Aix en Provence abreuvait le troupeau qui n’avait pas encore terminé le voyage. 

 

Légendes, rêves, songeries, tout se mêle dans le ciel mais quel beau voyage. 

 

Le sac contient « Histoire naturelle de la Provence (1784) du naturaliste Michel Darluc.  Mélangé le passé et le présent pour décrypter les lieux que l’on traverse. 

 

« André demeure immobile, il a tout le temps, sont troupeau se gouverne seul. Il réapparait justement, paisible, il surgit des taillis, les brebis se répandent alors, elles se groupent, ruissellent dans la pente. La marche reprend dans le velours du soir, homme et bêtes mêlés, le rythme est si doux que les cloches de bêliers ne tintent plus. »

 

 

Sans oublier l’évocation du loup qui a refait surface et qui inquiète bon nombre de bergers. 

 

 

Adoratrice de tout ce qui bêle, je me suis régalée de cette lecture mais tout un chacun qui aime la nature ne peut qu’apprécier ce beau voyage. Vous sentirez le parfum des mélèzes, entendrez le les pierres qui roulent sous les pas, écouterez le chant du peuple du ciel, imaginerez l’ombre des brebis. 

 

Un nouveau trésor dans ma bibliothèque. 

 

«Une fourmilière grouillante à mes pieds. Un lièvre-on dit Lèbre- ici se carapate, des lichens translucides sont rougis de fraises des bois. Des grappes de cytises bleu tendre frissonnent sur notre passage, le chant d’un oiseau inconnu dans un fourré de pétales jaunes et bleus miniatures, lys nains, narcisses et primevères, touffes d’aspic rare, grandes digitales pourpres, spirées à barbe de chèvre, mélisses aux feuilles énormes. Tout percevoir, tout ressentir. »

 

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21 août 2018

Meurtres sur la Madison de Keith McCafferty

 

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Meurtres sur la Madison signe le départ d’une nouvelle série policière aux éditions Gallmeister.

 

 

 

Dans le Montana, la Madison River est le paradis des pêcheurs à la mouche de truites.  Mais quand y pêche un cadavre, la joie est moins grande. D’autant que plantée dans sa lèvre, on retrouve la mouche de la Royal Wulff. Il est évident qu’on assassiné le jeune homme . 

 

Martha est chargée de l’enquête. Une femme à caractère fort qui n’a jamais épousé que des mauvais garçons. Une sauvage dans une région sauvage. 

 

Son chemin va croiser Sean Stranahan qui s’est isolé dans les Rocheuses après son divorce.  Il fut détective privé avant d’être le peintre qu’il était sans le savoir. Sa rencontre avec l’énigmatique Velvet Lafayette va l’entrainer dans la même enquête. Cette dernière charge Sean de retrouver son frère disparu en prenant le prétexte qu’il doit retrouver les truites que pêchait leur père avant qu’il ne succombe à une crise cardiaque. 

 

Martha et Sean vont donc enquêter en parallèle et ensuite en duo sur une affaire qui mènera à une sordide affaire de gros sous. 

 

 

Inutile de vous préciser que j’attends déjà avec impatience la parution du prochain roman de cet auteur.

La nature, la rivière, la rudesse, les personnages attachants, les descriptions des paysages. Un vrai dépaysement. 

De plus, nous apprenons que la truite du Montana est victime d’une maladie le Tournis. Cela ne changera pas la face du monde de le savoir mais les explications sont intéressantes. 

 

 

En conclusion : un pur régal. 

 

 

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14 août 2018

Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman.

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Samson a quitté Bruncliffe il y a de cela 14ans. Ayant des ennuis avec la police dans laquelle il est engagé et dont il va surement être radié, il décide de se mettre au vert dans sa ville d’enfance.

Il revient sur la moto rouge de son père.

 

 

Samson ne revient pas avec joie. Il retourne à la ferme familiale qui est complètement à l’abandon. Son père alcoolique n’est plus là. Il loue un appartement dans une résidence de personnes âgees. 

 

Quand les villageois, l’aperçoivent et le reconnaissent c’est avec une certaine méfiance. 

 

D’autant que beaucoup sont en colère contre lui, de ne pas être venu à l’enterrement de son meilleur ami Ryan. 

 

Delilah Metcalfe, comprend que c’est à Samson qu’elle à loué l’étage au-dessus de son agence de rencontre, elle est plutôt furieuse mais elle n’a pas le choix, la banque la serre de près.

D’autant que cet abruti a fait poser les mêmes lettres que celles de sa devanture .A.R.V mais Samson lui veut s’occuper d’enquêtes et s’installer comme détective privé.

 

Delilah a un autre souci. L’un de ses clients d’agence qui avait participé à une speed dating est mort sous un train et un deuxième est parti également dans l’au delà.  Lorsque la mère le Richard demande à Samson de découvrir pourquoi son fils est mort et s’il s’est bien suicidé, elle se tait. 

 

Mais quand il y a une troisième victime, là elle commence sérieusement à se tracasser mais se tait toujours.

 

Samson fine mouche, va vite comprendre que ces morts sont liées à l’agence  de son amie de jeunesse.

 

 

Premier tome d’une série qui est hyperelaxante entre deux lectures plus sérieuses.

 

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