16 avril 2016

Découpage

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12 avril 2016

Chronique de la dérive douce de Dany Laferrière

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Que peut bien ressentir une jeune homme de 23 ans arrivant de Haiti à Montréal ? Ses amis, sa famille, tous sont restés à Port au Prince. Seul dans cette grande ville en 1976, il doit apprendre. 

 

 

C’est sous forme de chroniques que Dany Laferrière nous décrit la nouvelle vie de ce jeune homme. Les chambres glauques, la solitude, la découverte d’une autre société, la faim, le manque d’argent, la pluie, la neige, le travail en usine, l’alcool mais surtout les livres, les filles et une petite souris. 

 

Que va t-il faire de sa vie après cette année qui s'est déroulée ? Il achète une Remingtom et décide de devenir écrivain.

 

J’ai mis du temps à ouvrir ces chroniques et c’est tout simplement génial. On y croise, le désespoir, l’humour, la poésie, la vie d’un homme exilé . On se régale.

 

« Je ne serai pas d’ici tant 

que je n’aurai pas connu

les quatre saisons. Ce 

passé, que j’ignore, est si récent qu’il talonne

encore le présent.

Et se mêle parfois à la 

conversation. Quand 

cela arrive, je retrouve

instantanément ma

condition d’étranger; »

 

« Ce n’est que vers la fin d’octobre

que j’ai appris cette vieille règle.

Ne jamais se plaindre du racisme

si tu ne veux pas être perçu comme

un être inférieur. »

 

« Je retourne à la fenêtre.

Ma première tempête de neige

à vingt-trois ans.

C’est plus impressionnant 

que la mer

mais moins émouvant. »

 

« Il est plus difficile de travailler

quand on sait que dehors, 

il fait un soleil éclatant, 

que les filles

sont pratiquement nues

et que la glace se vend 

à 90 centimes au coin des rues 

Saint-Laurent et Sainte-Catherine »

 

« Je ne peux pas dire

quand exactement

cette ville 

a cessé d’être pour moi, 

une ville étrangère

Peut-être quand

j’ai arrêté de la regarder. »

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11 avril 2016

silhouettes entre ville et nature

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08 avril 2016

Etre ici est une splendeur de Marie Darrieussecq

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Marie Darrieussecq fait partie de ces personnes que j’aime sans raison, je les aime tout simplement. Je ne possède même pas tous ses romans et je ne les ai pas tous lus. 

Si l’incroyable Cathulu n’avait pas posté sur son dernier livre, je serais peut-être passée sans le voir. 

Ensuite, j’ai écouté Marie Darrieussecq et comment  résister au destin de Paula M. Becker dont je connaissais les tableaux sans pouvoir les relier au nom du peintre. 

 

On retrouve l’écriture de Marie Darrieussecq qui vous emmène à chaque fois dans un marathon d’émotions. 

 

Paula M. Becker est née en Allemagne, à la fin du 19ième siècle en Allemagne. Morte à l’âge de 31 ans après un accouchement, elle n’a jamais su qu’elle ferait partie dans le futur pour les nazis de cette peinture décadente. Paula était tout simplement en avance, elle était moderne avant bien d’autres. 

 

 

Paula n’avait qu’une envie : peindre. Son oxygène, peindre. 

 

Ses parents ne s’y sont pas opposés et lui ont permis de partir à Paris avec son amie Clara pour apprendre cet art. La seule condition, apprendre un métier qui sera celui d’institutrice qu’elle ne sera jamais.

 

Elle fut amie avec Rainer Maria Rilke qui était amoureux d’elle tout en étant amoureux de son amie Clara, bon bref Rilke aimait toutes les femmes. 

 

Mais elle épousera le peintre Modersohn qui est bien plus classique dans son oeuvre picturale. Elle l’aime avant que sa première épouse Helene ne décède le laissant seul avec une petite fille Elsbeth. que Paula aime et qu'elle transpose dans ses peintures. 

 

Conditions de sa mère pour épouser Modersohn : apprendre à cuisiner

 

Rilke lui va épouser la meilleure amie Clara. 

 

Même mariée, Paula va se rendre à Paris avec l’accord de son mari. 

 

Son dernier voyage s’effectuera  dans le désir de ne plus revenir car elle veut rompre ce mariage. Malgré tout, elle va retourner près de lui, attendre famille mais en avait t-elle tellement envie ? , donner naissance très difficilement à une petite fille, obligée de rester au lit. 

 

Le jour où elle se lève pour la première fois, elle tombe. Morte d’une embolie. 

 

 

A travers ce récit, Marie Darrieussecq, nous fait découvrir une femme qui aimait la vie, gourmande,adorant la peinture de Cézanne, n’aimant pas cuisiner car cela l’empêchait de peindre, naturiste, Paris, son village, écrivant des lettres à son ami Rilke. Le portrait d’une femme qui a sûrement du se battre contre les préjugés de l’époque. 

 

Un coup de coeur, un coup de foudre, un coup de tonnerre pour ce récit….

 

Une exposition des oeuvres de Paula M. Becker se tient au Musée d'Art Moderne à Paris. Si je vais m'y rendre ? Quelle question !! 

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Paula et son mari

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Peinture du mari de Paula Otto Menderhson 

 

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07 avril 2016

Run and sing

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06 avril 2016

Un kilomètre à pied….

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Indépendance de Richard Ford

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Frank Bascombe est entré dans la quarantaine, divorcé depuis sept ans, sa femme Ann s'es remariée avec Charley. Frank a une nouvelle amie Sally.

Frank n'est plus chroniqueur sportif mais agent immobilier et en cette veille du 4 juillet, il est assez inquiet.. Il emmène son fils de quinze ans pour le week end. Ce dernier présente des comportements assez étranges malgré qu'il soit suivi par un psy.Frank est prêt à tenter de comprendre ce qui ne tourne pas rond chez son fils. 

Mais rien ne va se passer comme il l'imaginait et il va mettre la vie de son fils en danger.

 

. En fait le problème de Bascombe c'est qu'il n'arrive jamais a exprimer ses sentiments, il fuit mais l'accident qui va arriver à son fils risque de tout changer

 

Ce qui est génial dans les romans de Richard Ford c'est qu'on vogue calmement à travers ses pensées. On a parfois envie de le secouer mais je pense que cela ne servirait à rien. 

D'autres lectures et ensuite en route vers le troisième épisode de la vie de Frank Bascombe.

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01 avril 2016

Suivi du regard

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29 mars 2016

Les vrais durs de T.C. Boyle

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Tout débute par les vacances croisière de Sten et Caroleen. Durant une visité prévue dans un parc national, le groupe de personnes âgées qu'ils forment avec leurs compagnons de voyage, ils sont agressés par une bande de petits malfrats. Sten ayant fait la guerre du Vietnam, tout remonte dans son cerveau. Il en empoigne et malgré lui le tue. Légitime défense. Sten n'a plus qu'une envie, rentrer dans son cher pays bien à l'abri. 

Nous pouvons à présent faire connaissance avec les autres protagonistes du roman dès le retour de Sten et Carolee en Californie. 

Leur fils Adam a avouons une case en moins. Il a décidé de ne plus se nommer Adam mais il est Colter le trappeur (si vous voulez connaitre le vie de Colter, lisez le livre). Il vit donc dans les bois. Il a érigé un mur de 2,50 mètres sans aucune ouverture autour de la maison de sa grand-mère décédée. Il est en guerre contre les hostiles, c'est-à-dire les Aliens. Il faut avouer qu'il consomme des substances plutôt illicites, et boit énormément. 

La femme qui va tomber amoureuse d'Adam se nomme Sarah, Elle fait partie de ces américains qui ont décidé que le gouvernement des USA est illégitime selon le 14ième amendement. Donc elle ne porte pas de ceinture de sécurité et pas de bol pour elle, un flic l'a repérée.  Son chien porte des dreadlocks et c'est pour l'aidér à sauver ledit chien du chenil suite à son altercation avec une autre flic, ce que ces deux déjantés vont se croiser. 

Petit détail Sarah à 15 ans de plus qu'Adam mais ce n'est qu'un détail. 

Adam  va petit à petit perdre conscience de la réalité et sombrer dans une véritable paranoia qui va se terminer par la mort d'homme.

 

Je n'avais jamais lu un seul roman de T.C Boyle, en un claquement de doigt, je suis devenue addict.

T.C. Boyle nous entraine sur les chemins contemporains d'une certaine folie chez quelques  individus aux USA et soulève le problème du port d'armes et des tueries qui en découlent sans oublier ceux qui tiennent absolument à survivre tel leur pays, plier mais ne pas rompre,  et ce ne sont pas les mexicanos qui vont imposer leurs lois. 

Le tout est écrit dans un humour décapant. Géniaal

 

 

 

 

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27 mars 2016

Les portes du néant de Samar Yazbek

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C'est dans "La grande Librairie" que j'ai découvert le visage de cette femme. Emue par ses paroles, j'avais décidé de lire son livre. Depuis l'enfance, j'aime comprendre, découvrir. Cette guerre se déroule à des milliers de kilomètres  comme si elle ne nous concernait pas. Et pourtant...

Samara Yazbek fait partie du clan Alaouites de Bachar al-Assad. Lors du printemps arabe, comme beaucoup d'autres, elle rêve de changement. Elle prend part aux manifestations pacifisteset se retrouve en prison. C'est contre son gré, qu'elle décide de s'enfuir avec sa fille et de vivre en exil en France. 

La force qui la pousse à témoigner ne la quitte pas et elle décide de revenir en Syrie, pour revoir son pays, aider des femmes. Elle va franchir la première porte en 2012 et c'est un pays méconnaissable qu'elle retrouve. Bachar el-Assad après la révolte a décidé de punir son peuple et déverse sa colère.

Samara Yazbek est accueillie dans une famille où elle découvre le courage des femmes qui doivent à présent vivre dans des maisons éventrés, trouver de la nourriture. Elle écoute les hommes qui font partie des rebelles syriens et qui tentent de combattre avec le peu de moyens qu'ils possèdent.

La deuxième porte à peine franchie, en 2013, elle réalise que de nouvelles silhouettes se dessinent à l'horizon de la Syrie, les partisans de l'El, et d'autres tout aussi sectaires. La famille qui l'avait accueillie est partie en sécurite à Antioche, femme et enfant. 

La Syrie est encore plus dévastée qu'auparavant, l'armée syrienne continue de tuer les civils. Samara Yazbek croise des femmes et des enfants qui sont dans un dénuement total. 

Les rebelles sont à présent face à des soldats  qui veulent rétablir la charia dans toute la Syrie. Certains populations sont tombés dans leurs bras n'ayant plus que cette solution pour survivre. 

Des enfants sont laissés à l'abandon vendant de l'essence au bord de la route, d'autres ont perdu des membres. Ils vivent en bande, seuls dans cette guerre.

La troisième porte est celle de l'enfer, à six mois d'intervalle. Il faut se méfier de tout le monde surtout de l'Etat Islamique qui en fait n'est pas constitué de Syriens mais de musulmans d'autres pays. Le peuple syrien doit se protéger des barils lancés par les soldats syriens mais également obéir aux ordres d'hommes qui ne sont même pas leurs compatriotes. 

Durant ce séjour, un journaliste va être enlevé qui accompagnait Samara Yazbek lors des combats. 

Tout est détruit. La Syrie, quelle Syrie ? Celle qu'elle a connu n'existe plus. Les femmes n'ont plus aucun droit dans certaines régions. Les jeunes veulent combattre mais pas avec les rebelles, non ils rejoignent les djihadistes. 

Et ces enfants estropiés à vie...

Au milieu de cet enfer, certains continuent à combattre pour libérer la Syrie car c'est leur patrie et ils y croient. D'autres tentent de continuer une classe avec un bus. Une goutte d'eau mais une goutte d'eau parfois peut libérer la pensée.

Des filles à peine pubères sont vendues par leur famille à de vieux hommes car ils n'ont plus rien. La Syrie de Samar Yazbek s'envole petit à petit dans les fumées d'une guerre que l'Occident regarde d'un air apitoyé bien à l'abri.

Quand elle referme cette troisième porte Samar Yazbek comprend qu'elle n'aura peut être plus l'opportunité de revenir. Elle est en exil.

Ecrire pour qu'on n'oublie pas ces hommes et ces femmes qui rêvent de libérer leur pays, écrire pour témoigner. Tout de suite non, elle n'en a pas le courage. Ensuite les mots s'accrocheront au papier.

"L'impossibilité de rester m'arrachait avec violence à mon rêve d'un retour. il me fallait accepter une bonne fois pour toutes que je partais en exil, que je quittais une terre vouée à la dévastation, souillée par les secrets et les complots, saccagées par les tafkiris. Les terres que les Syriens avaient libérées au prix de leur sang, les villes et village du nord, se retrouvaient occupés de nouveau. Ils n'étaient plus même syriens.  Nos rêves de révolution avaient été détournés. Les grandes puissances livraient leurs propres batailles dans mon pays, déplaçant les bataillons comme des pions, finançant et approvisionnant des fronts inexistants. La frontière turque était une grande passoire par laquelle transitait armes et combattants de toutes origines"

 

Par ces mots, Samar Yazbek nous fait comprendre à quel point son pays était culturellement important, que l'hospitalité était une priorité, que le peuple aurait tant voulu enfin vivre dans une démocratie. Il ne reste rien à part dans le fief de Bachar. 

Et nous n'avons rien fait, aucune révolte de notre part dans nos pays tellement civilisés. C'est si loin et puis après tout ce sont leurs problèmes...

Où a disparu notre part d'humanité ?

Oui certains livres changent la vie....

 

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