26 février 2018

Les maisons ont aussi leur jardin secret de Veronique Pingault

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Les maisons, nos demeures auraient tant et tant à raconter de notre vie. Nos murs abritent nos émotions, couvent nos tristesses, écoutent nos rires. On s’y sent bien où on les exècre ces lieux de vie que l’on recherche parfois toute une vie.

 

A travers onze nouvelles l’écriture de Véronique Pingault vogue entre cynisme, humour, poésie et tendresse. 

Onze nouvelles  on l’on retrouve la nostalgie d’une ancienne maison familiale, d’une envieuse d’un appartement avec terrasse, d’un peintre fou, d’une victime de la vengeance d’une femme ..etc.

 

On rêve au bord de l’écume, on hisse la voile, on s’abrite sous l’érable, on traverse un pont à Paris. Les lieux de vie poussent leur nez derrière l’horizon. Ils nous murmurent nos souvenirs ou crient nos espoirs. Il y a ces lieux qui nous oublient et d'autres qui nous lient à jamais.

 

 

« Aux yeux d’Emmanuelle,  ceux de toute une société, il n’était et ne serait jamais que ce qu’il possédait, voilà ce qu’il a compris ce jour-là. Avoir Avoir un appartement ou une villa, une voiture, une télé, un ordinateur, le portable dernier cri et le reste. Mais ce que l’on est, vraiment, importe peu aux yeux du monde.

On est ce que l’on a. »

 

« Il a dessiné des fou, fou, fougères partout au plafond de la chambre. Dans tous les tons de vert, des clairs printaniers vers la fenêtre en allant vers les sombres bouteille dans le fond de la pièce, se déroule un enchevêtrement de fougères d’une incroyable richesse. Les  feuilles s’étalent, contournent ou manges les moulures Empire, prennent leurs aises. »

 

 

J’ai parcouru ces nouvelles assise dans la cuisine, dans le salon, dans le tram, dans le train. Bref elles  ne m’ont pas laissé de répit. Un véritable plaisir de lecture.

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21 février 2018

Maria d'Angélique Villeneuve

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C’est à travers ce très beau roman, que je découvre l’écriture si poétique d’Angelique Villeneuve.

Conquise je suis.

 

C’est donc par un roman bien étrange que j’aborde cette écrivain. 

 

Maria  a perdu son mari assez jeune, elle a élevé sa fille seule et ensuite avec son nouveau compagnon William.

 

Tout va bien, elle est la grand-mère d’un petit Marcus. Elle lui a appris à aimer les oiseaux. Le petit est aussi passionné qu’elle.  Son travail : schampouiner et coloriser des têtes dans le salon de coiffure de Bernadette.

 

Tout va bien.  Oui mais.  

 

Sa fille et son gendre ont décidé que Marcus devait avoir le choix  de ce qu’il voulait être. Il veut porter des robes, pas de souci. Il veut poser du vernis à ongle, pas de problème. Il se nomme Pomme, la vie est belle. 

 

Maria encaisse car c’est son petit fils, donc Pomme ou Marcus elle l’aime de toutes les manières.

 

Quand le deuxième enfant vient au monde, les parents ont toujours l’idée de ce choix dans le futur pour l’enfant, donc ce sera le bébé. Fille ou garçon personne ne doit savoir.

 

William la quitte car lui ne supporte pas.

 

 

 

Un roman qui nous entraine dans le questionnement. Nous sommes dans une période où certains aimeraientt gommer la masculinité autant que la féminité. Pas d’inégalité. Et je m’interroge. Maria réagit selon son coeur de grand-mère.  Tant pis si elle n’est pas d’accord avec sa fille, ses petits enfants sont son trésor. 

 

Etre différent dans notre société complètement formatée n’est pas aisée. J’avoue que petite je rêvais d’être un garçon donc je grimpais aux arbres, je jouais aux autos mais j’étais une fille donc j’adorais les poupées. J’avais libre choix mais jamais je n’imaginerais que je puisse être un homme. A 55 ans, je ne me sens vraiment pas amoindrie par le masculin. Je suis leur égale un point c’est tout. 

 

Oui un livre qui questionne mais l’écriture est si belle ….et les oiseaux volent si haut, qu’on peut imaginer….

 

 

 

 

 

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06 février 2018

Le ministère du bonheur suprême de Arundhati Roy

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Dès les premières lignes , vous plongez dans la foule, vous percevez les couleurs, entendez les cris. La poussière vole, le soleil brûle et là haut à travers le regard de Aftab vous descendez en apnée dans les rues de Delhi. 

 

 

Aftab est né garçon avec un embryon de sexe féminin. Ses parents sont musulmans.  Sa mère tente de le cacher et puis après quelques temps doit l’apprendre au père. Ils vont chez le médecin qui n’apporte aucune solution à l’angoisse des parents. Alors on tente de masquer sa féminité en masculinité jusqu’au jour où Aftab voit apparaitre un être étrange, du haut du balcon familial 

 

« Aftab aperçut une femme grande, aux hanches étroites, les lèvres peintes en rouge vif, juchée sur de hauts talons dorés et vêtue d’un salwar - kameez vert en satin chatoyant »

 

Aftab désire être cette femme. Il la suit et va découvrir un lieu où vivent les fitra. Les transgenres comme lui. Aftab décide d’aller vivre dans cette maison. Ses parents doivent l’accepter.

 

Aftab devient donc Anjum. Elle va se transformer, subir une opération « ratée », devenir célèbre, adopter une petite fille trouvée dans la rue. Jusqu’au jour ou faisant un voyage avec un ami, elle est emprisonnée car musulmane. Anjum va complètement changer, déprimée, n’arrêtant pas de lire tout bout de papier jusqu’au jour où elle décide de vivre dans un cimetière. 

 

S Tilottama est par contre fille à part entière, sa peau est noire ébène, étudiante en art. Enfant adoptées. Elle va découvrir malgré elle, l’horreur qui se perpétue au Cachemire avec ses conflits incessants entre hindouistes et musulmans et son lot de terreur et de massacre.

 

La vie d’Anjum et S Tilottama ne peuvent que se croiser et il en sera ainsi après de nombreuses souffrances. 

 

 

 

 

Que dire de ce roman ? qu’il est parsemé de personnages extraordinaires, qu’il contient du rêve, des légendes, de la poésie. Qu’il vous emmène loin de la vision de l’Inde de carte postale. Qu’il nous emporte dans la vie de miséreux que ne vous pouvez qu’aimer. Et toujours et encore ces guerres de religion bien loin dans la région du Cachemire et on en parle si peu dans nos pays. Mais surtout cet amour qui plane de page en page pour ce pays et ceux qui le peuplent. 

 

L’Inde est formée d’un entremêlement de lianes . Arundhait Roy nous permet d’entrevoir par de petites ouvertures, une partie de l’Inde actuelle ainsi que son passé. 

 

Mais surtout de garder espoir avec un grand E envers le monde, envers les autres, envers l'avenir. 

 

 

 

 

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26 janvier 2018

Mrs Creasy a disparu de Joanna Cannon.

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Mrs Creasy a disparu durant l’été caniculaire de 1976. Son mari est complètement déboussolé. Il s’est réveillé, elle était partie. 

 

Grâce, dix ans, fait partie de cette petite communauté d’une petite avenue dans une ville d’Angleterre. Elle décide avec son amie Littie de découvrir ce qu’est devenu Mrs Creasy. 

 

Toutes deux vont s’introduire chez les voisins sous diverses raisons.  Qui se doutent que de petites filles écoutent, analysent et déduisent.

 

Les adultes eux sont assez inquiets car par le passé, apparemment ils ont manigancé contre leur voisin du 11 que tout le monde craint. 

 

Il est question de maison brûlée, de bébé volé. Mrs Craesy parlait avec tout le monde. Aurait-elle tout compris ?

 

Pendant que les adultes vivent dans la peur, les deux petites filles outre mener l’enquête, veulent rencontrer Dieu. Le Pasteur a bien déclaré qu’il y avait des boucs et des moutons. Mais qui sont les boucs et les moutons dans leur voisinage ?

 

 

 

Un bon roman dans lequel, on retrouve cet humour anglais si cynique. 

 

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22 janvier 2018

Les adeptes de Ingar Johnsrud

J’avais abandonné la lecture des policiers scandinaves depuis un certain temps. Pour m’y réplonger un peu, j’ai choisi ce roman d’un nouvel écrivain norvégien et j’ai savouré.

 

 

Tout débute par l’assasinat d’un chef afghan par un mystérieux tireur suivi plus tard par un massacre dans une communauté religieuse, plutôt une secte, du nom de Solro. Tous les adeptes n’ont pas été tués car des femmes et des enfants ont disparu. 

 

Dans les femmes disparues,  figure la fille ainsi que son petit fils d’une femme politique de droite dont l’étoile est montante. 

 

Tous les indices découverts par l’inspecteur BeieR renvoient à une piste islamiste. Il va donc devoir, lui et ses adjoints, travailler avec des policiers qui s’y connaissent. 

 

Beier fait donc la connaissance de Kafa la pakistanaise. 

 

Ils vont mener l’enquête ensemble et être confrontés au géant qui porte un masque et qui tue sans état d’âme. 

 

Ils vont découvrir que l’enquête les ramène à la seconde guerre mondiale et cette horreur qui fut la recherche de la race pure. 

 

 

Excellent roman mené tambour battant. Pas de répit dans la course contre le ou les meurtriers. 

Beaucoup de questions restent sans réponse à la fin de ce volume dont la clé se trouvent sûrement dans le second roman « les survivants ».

 

 

 

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16 janvier 2018

Couleurs de l'incendie de Pierre Lemaitre

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Si Monte Cristo avait du s’allier à une femme, cela aurait été de toute évidence avec Madeleine Péricourt. 

 

Le spectre de la guerre s’éloigne petit à petit. 

 

Madeleine, dont le mari est toujours en prison, vit heureuse avec Paul son fils dans l’hôtel de Marcel Péricourt.  Elle rejoint la nuit, le percepteur de l’enfant.  La vie suit son court. 

 

Mais la vie ayant toujours une fin, Marcel Péricourt décède. Le jour de son enterrement, son petit fils Paul se jette d’une fenêtre sur le cercueil. Madeleine est désespérée d’autant que suite à cet accident, Paul ne saura plus marcher. Elle va s’occuper de lui sans cesse, ne sachant comment lui redonner le sourire. Et c’est la musique ainsi qu’une divine bonne polonaise qui vont ramener un semblant de bonheur à l’enfant. 

 

Je n’en dirai pas plus concernant l’enfant car je dévoilerais une grande partie du roman.

 

 

Madeleine donc, hérite de la totalité de l’héritage sauf quelques broutilles pour l’un et l’autre.

Son oncle Charles enrage de ramasser les miettes. 

 

Madeleine ne comprenant rien aux affaires fait totalement confiance au fondé de pouvoir qui travaillait avec son père. Elle signe les papiers sans poser de question.

 

Ce dernier rêve d’épouser la fille du banquier. D’autant que cela avait été a deux doigts de se réaliser auparavant. Mais peine perdue, elle ne voudra jamais de lui. Seul son fils lui importe.

 

Madeleine ne réalise pas que l’on complote. Elle va tout perdre et devoir quitter l’hôtel familial appartenant à présent au fondé de pouvoir et dont la future femme n’est autre que son amie Léonce.

 

La vengeance de Madeleine sera sans limites. C’est avec l’aide d’un ancien complice de son mari Dupré qu’elle va tricoter maille par maille la déchéance de certains. 

 

 

Excellent roman de cette rentrée littéraire d’hiver. Totalement différent au vu des personnages et de l’époque de « Au revoir là haut ». Et l’on voit le spectre de la seconde guerre qui se silhouette d’autant qu’Hitler est arrivé au pouvoir. 

Oui excellent roman. 

 

 

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18 décembre 2017

La voix de Cabo de Catherine Baldisseri

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C’est à Cabo, village au bord de mer, où survivent quelques familles de pêcheurs, que Teresa emménage  suivant son mari Damaso, télégraphiste et gardien du phare où ils vont vivre.

 

 

 

Teresa aurait pu rester la Reine d’une brasserie de Montevideo, celle que son père Dario a créée mais l’amour change parfois le cours du destin.

 

Dès le premier jour, elle décide d’enseigner aux enfants de ce coin reculé.  

 

Quand Machado, inculte, analphabète décide de tenter sa chance. Il n’est qu’un chasseur de loup de mer mais il veut autre chose et il sait que Teresa le lui offrira. Apprendre à lire pour comprendre mais surtout pour que les enfants puisse avoir encore un gardien de phare. 

 

Dans le reste du pays, la révolte des Tupumaros commence à grandir.

 

Malheureusement, un soir, l’enfant de Teresa et Damaso, décède. Damaso habile de ses doigts pour les messages a perdu pied. Il devient fou et se tue.

 

Teresa pour ne pas complètement sombrer également dans la folie quitte Cabo. Elle désire que Machado la suive à Montevideo. Faire des études. Il en est capable.

 

Machado lui offrira un cadeau encore plus beau mais elle ne le saura que quelques années plus tard. 

 

 

Un très beau premier roman qui nous entraine aux extrêmes de la nature tout autant que de la vie.

 

Roman qui se lit très vite tant l’écriture est fluide mais petit bémol, aucun des antagonistes ne se détache plus que l'autre.. Ils font partie d’un tout. 

 

Roman de révolte, d’espoir et surtout d’amour pour les livres. Portrait d'une femme libre.

 

Une belle lecture

 

 

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12 décembre 2017

La trace du héron de Pascal Dessaint

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C’est grâce à Cathulu la grande lectrice que j’ai découvert l’univers de Pascal Dessaint. 

 

Depuis, j’attends avec impatience toute trace écrite de cet auteur.

 

Fait étrange, c’est un héron qui s’est mis sur le bord d’un champ qui m’a rappelé qu’il était peut être temps que je découvre enfin ce petit livre. Pascal Dessaint imagine le fantôme d’Edward Abbey sous la forme d’un ragondin, de mon côté je n’ose imaginer que l’écrivain a pris la forme d’un héron samedi dernier.

 

Le livre contient deux petits écrits qui nous entrainent au bord de la nature et dans les souvenirs qui effleurent quand nous la contemplons. 

 

Il y a l’eau, le vent, les écrivains, les oiseaux. Le minéral et le végétal ne forment plus qu’une seule entité.

 

Nous lisons les mots de Pascal Dessaint et nous nous fondons dans le paysage en suivant sa silhouette tout en savourant les illustrations de Sophie Fougy. 

 

C’est vrai les oiseaux ne font pas vieillir. Merci pour ce si beau cadeau Monsieur Pascal Dessaint. 

 

 

 

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23 novembre 2017

Sauver les Meubles de Céline Zufferey

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Que dire de ce premier roman « Sauver les meubles » de Celine Zufferey ?  Qu’on peut le lire en une heure et qu’on le termine sans état d’âme. Plaisant sans plus. 

 

Roman d’une solitude vite oubliée. 

 

Il rêvait d’être un photographe reconnu mais il n’en est rien.

Il dialogue imaginaire avec son père qui est placé en maison de retraite.

Il passe ses soirées à chatter sur des sites à caractère sexuel. 

 

 

En entrant dans l’entreprise, il imagine combler un vide. Il devient le photographe qui donne envie aux consommateurs d’acheter les meubles figés sur papier glacé. Frustration.

 

Il repère Nathalie qui pose comme mannequin sur les photos. 

 

Il rencontre durant une super soirée entreprise Christophe

 

Il va monter un site porno avec ledit Christophe 

 

Qui n’a jamais rêvé de changer sa vie ?

 

 

Fin du résumé. Rien à dire de plus.

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21 novembre 2017

L'empreinte du passé de Patricia Wentworth

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James Hardwick a le coup de foudre pour la jeune Carmona Leigh en l’apercevant dans une loge de théâtre.  

Le colonel Trevor , ex tuteur de la jeune fille, apprend à James que Carmona est amoureuse d’un homme pas vraiment fréquentable : Alan Field.

 

James part un an à l’étranger sans avoir revu la jeune fille et par un hasard extraordinaire, lors de son retrour, il l’aperçoit dans un wagon dans le train parallèle au sien. La jeune fille pétillante dont il était tombé amoureux, ne porte plus que la tristesse sur son visage. Il sait qu’il doit l’épouser mais c’est Alan Field qui va lui passer bientôt la bague au doigt.

 

Et l’on retrouve Carmona à Cliff Hedge au coeur de l’été. Elle est devenue la femme de James après avoir été abandonnée par Alan le jour de leur mariage puisqu’il n’est jamais venu.

 

Dans la demeure de l’oncle de son mari, elle reçoit des amis. Tout se déroule bien jusqu’à l’arrivée d’Alan Field qui joue de son charme. Comme à son habitude, il a besoin d’argent et va jouer au chantage avec quelques membres.

 

Et ce qui devait arriver, arrive : il est assassiné.

 

 

Miss Silver n’est jamais loin, tricotant encore et toujours.

 

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