05 janvier 2017

Une bobine de fil bleu d'Anne Tyler

une-bobine-de-fil-bleu-865136-264-432

 

C’est Abby qui a décidé que Red serait l’homme de sa vie, Red quant à lui le savait depuis longtemps. 

Ils vivent depuis des années dans la maison qui fut celle des parents de Red. La maison que son père avait construite, qu’il considérait comme l’idéale. Il n'en avait pas été le premier propriétaire mais il était arrivé par ruse à l'obtenir. 

 

Deux filles, toutes deux mariées à un Hugues, Stem en fait Douglass qui a été recueilli par la famille à la mort de son père et Denny, l’inclassable Denny qui est doué pour changer sans arrêt de boulot, quitter la maison et ne plus donner signe de vie, le caractériel de la famille.

 

Red a repris l’entreprise de construction de son père Junior. L’une de ses filles et Stem y travaillent également.

 

Abby était assistante sociale et au grand désespoir et honte de ses enfants, elle ramenait les paumés de la terre chez eux. Abby c’est l’empathie incarnée, elle trouve toujours une excuse même à Denny. 

 

Les vacances ensemble au bord de la mer dans une vieille maison mais si pratique. Les enfants qui deviennent parents à leur tour.

 

Abby qui commence à perdre la tête. Au tour des enfants de prendre soin de leurs parents. 

 

La famille Whitshank se voudrait différente des autres mais elle ne l’est en aucune façon. 

 

«  Quant aux enfants d’Abby, ils l’aimaient, naturellement,. Même Denny, présumait-on…à sa manière. Mais elle leur faisait terriblement honte. Lorsque leurs amis venaient chez eux par exemple, il lui arrivait d’arriver en trombe  dans la pièce  où ils se trouvaient pour déclamer un poème  quelle venait d’écrire. Elle était capable de retenir le facteur pour expliquer pourquoi elle croyait en la réincarnation »

 

 

Au début vous vous demandez ce que ce roman a d’extraordinaire et petit à petit débobinant le fil de la vie de cette famille, vous vous surprenez à sourire. Une famille unie, aimante comme tant d’autres dont le centre se nomme Abby même si elle en exaspère plus d’un de ses enfants. 

 

On retrouve de l’amour, de la tendresse, de la colère également. Les rancoeurs d’enfance entre les enfants qui se dévoilent à l’âge adulte mais sans amertume. Une vie qui défile et on redemande. 

 

Une écriture fluide, très belle écriture de plus et quel apaisement quand on lit cet écrivain. Oui j’en redemande encore. 

 

Posté par winniethepooh à 12:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :


01 janvier 2017

Bonne année

Posté par winniethepooh à 11:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

25 décembre 2016

Il Est Né le Divin Enfant

Posté par winniethepooh à 00:01 - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 décembre 2016

Paris je t'aime de Colette

2013-07-11

Posté par winniethepooh à 05:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

13 décembre 2016

Quoiqu'il arrive de Laura Barnett

15380510_1354614564557766_6902404976349686691_n

 

1938. Miriam qui attend famille rencontre un homme dans une gare qui se nomme Jakob. Il va prendre soin d'elle et élver Eva comme sa fille.

Au même moment, Vivian dont le mari est un peintre célèbre met au monde un garçon qui se nommera Jim.

 

Quelques années plus tard, sur une route qui mène à Cambridge Eva à vélo, evite un chien mais le clou qui pourrait crever un pneu, lui va t-elle l'éviter ?

Trois versions différentes de ce que pourrait être la vie de Marian et de Jim car Jim se trouve sur cette route. 

Jim aide Marian après la crevaison. L'autre possibilité est que Marian évite le clou. 

Ce qui est indéniable c'est que Eva est amoureuse d'une jeune acteur David Kantz. Quittera t-elle cet homme qu'elle aime pour un autre suite à une simple rencontre ou fera t-elle sa vie avec lui ?

Jim aime l'art mais réussira-t-il ou pas dans sa passion d'autant que sa mère Vivian lui bousille la vie. 

Eva elle désire écrire mais qu'en sera-t-il dans chacune des versions ? 

Livre extraordinaire qui nous livre trois possibilités de vie selon les décisions que les protagonistes prennent. Trois couples différents mais dont le centre est cet amour qu'il y aura entre Jim et Eva même si leur direction n'est pas toujours la même. 

Qui ne s'est jamais demandé ce qu'aurait été sa vie si l'on avait fait tel geste, pris telle décision ? On peut imaginer plusieurs vies comme Laura Barnett. 

Le livre se déroule de 1958 aux années 2000. Le début est le même ainsi que la fin. C'est le film des années qui se déroulent  qui est différent selon ce que chacun fait ou ne fait pas. 

Un roman que j'ai lu tout doucement pour ne pas quitter Eva et Jim trop rapidement. 

Posté par winniethepooh à 05:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


12 décembre 2016

Chroniques Bob Dylan

gg

 

 

A tous les détracteurs du  prix Nobel que Bob Dylan a reçu, lisez ses chroniques et vous comprendrez à quel point ce titre est mérité. Dylan qu’en pense t-il ? s’en moque ou pas peu importe, il reste fidèle à lui-même. 

 

Je ne suis pas fan de Bob Dylan. Je ne possède aucun de ses disques. En fait, je ne le connaissais pas beaucoup à part quelques-unes de ses chansons.

 

Dans ces chroniques, il parle de lui à travers ses chansons , des autres, surtout de ceux qui gravitent dans le monde de la musique, un peu, très peu de ses parents. Vous n’aurez aucune révélation croustillante, ce n’est pas son style.

 

Il est né en 1941. Durant la guerre donc. Son père ayant des séquelles de polio a été réformé mais tous ses oncles y ont participé. Tous sont revenus. 

 

Une petite ville du Midwest où les étés sont très chauds et les hivers très durs. Les hommes travaillant essentiellement dans les mines. Et cette appréhension de la bombe atomique d’après guerre. Robert voulait autre chose, surtout pas la vie ennuyeuse alors il écoute des chansons à la radio et il tombe en admiration devant le style folk. S’il n’y avait pas eu Woody Gutthrie pour lequel il avait une vénération, aurait-il choisi la voie de la musique ? Sûrement car il rêvait d’être autre. 

 

Alors, il décide de tout quitter pour New York. C’est dans les bars et les cafés de Greenwich Village qu’il va faire ses premières écoles. Il va rencontrer des personnes étonnantes, lire, écouter, regarder car Bob Dylan est une éponge. 

 

Ces chroniques sont un mélange de cette époque au début des années soixante et de moments quand sa carrière était déjà bien lancée. Etonnement, quand tout flambait autour de lui dans le monde, du temps de Woodstok, qu’on lui reprochait de ne pas prendre parti lui le révolutionnaire, il ne rêvait que d’une chose : vivre tranquille avec sa femme et ses enfants. En réalité, c’est bien malgré lui qu’on a fait de sa personne, une proue de contestation. Il se considère comme chanteur folk et ceux qui ont cru déceler de la révolte à travers ses paroles, se trompent. 

 

Bob Dylan est une excellent écrivain : ses descriptions de la nature, de la rue sont sublimes de poésie. Il happe le détail qui va vous toucher. 

 

« J’ai refermé la porte derrière-moi, longé le couleur, descendu l’escalier en hélice, traversé le rez-de-chaussée en marbre. Les murs sentaient la Javel. J’ai poussé gentiment la porte de la petite cour, puis le portail à losanges avant de me retrouver sur le trottoir. Mon écharpe autour de la tête, j’ai pris la direction de Van Dam Street. Il y avait une calèche au coin de la rue, couverte de fleurs, toutes protégées par un film en plastique, mais pas de cocher en vue. New York était pleine de ce genre de trucs. »

 

« Allongé, j’ai écouté les criquets, et toute une faune derrière la Fenêtre, dans un noir effrayant. Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s’évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors, qu’on l’a à ses pieds. Ou dans son lit. »

 

 

Woody Guthrie

 

 

 

Posté par winniethepooh à 09:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

06 décembre 2016

Mortelle randonné de M.C. Beaton

cc

 

Après avoir passé six mois à Londres, Agatha se sent tellement heureuse de retrouver sa petite maison dans la campagne anglaise mais surtout son voisin James Lacey.

 

Comble de malheur, ce dernier semble tout à fait indifférent à son retour.

 

Par hasard, elle apprend qu’il fait partie d’une troupe de marcheurs. Durant ces marches, il apprend à ses concitoyens à admirer les fleurs et les plantes.Ni une, ni deux Agatha s’inscrit.

 

Un autre groupe de marcheurs mené par une Jessica hargneuse en puissance contre les riches du Royaume, a vu le jour également. Jessica recherche dans des archives les droits de passage sur chaque propriété aux mains d’un capitaliste.

 

Elle a jeté son dévolu sur le domaine de Sir Charles Fraith. Elle demande à une de ses condisciples marcheuse, Deborah, d’aller parler du problème à cet odieux capitaliste, qui est de devoir marcher dans une partie d’un champ de colza pour suivre le chemin de passage.

 

Deborah, petite femme frêle, s’y rend et tombe amoureuse de Sir Charles. Lui non plus n’est pas insensible aux charmes de la jeune femme mais pour d’autres raisons.

 

Lors de la réunion où Jessica expose encore ses griefs malgré la lettre conciliatrice de Sir Charles elle se met à dos tous les autres marcheurs. Son petit ami, l’expulse de chez lui et passant une nuit chez l’un et chez l’autre, elle se fait chasser par tous. Elle décide donc de braver ce Sir toute seule. Et elle se fait assassiner. 

 

Le corps est retrouvé par le groupe de marcheurs qui avait décidé de pouvoir enfin s’adonner à la marche sans entendre les récriminations de Jessica. 

 

Deborah ayant entendu parler d’Agatha, lui demande de mener l’enquête.Ils devront se faire accepter par le groupe de marcheurs en se faisant passer pour mari et femme, ce qui ne déplait pas à Agatha bien entendu. 

 

Tout se termine bien et oh surprise James demande Agatha en mariage mais il y a un hic, Monsieur Raisin dont elle n’a jamais divorcé vit-il encore ? 

 

La suite au prochain roman.

Posté par winniethepooh à 09:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

04 décembre 2016

Pas de pot pour la jardinière de M.C. Beaton

51IuMT9J3JL

 

Agatha Raisin après de longues vacances rejoint son village d'adoption Carsely. Ses vacances en solitaire n'ont pas été des meilleures mais elle fera semblant que c'était super.

A son grand désarroi, elle constate qu'une nouvelle femme  Mary Flore a su apparemment conquérir le coeur de James son voisin. 

Agatha la combattante, lorsqu'elle apprend que ladite Mary est une magicienne pour faire pousser les fleurs, décide de devenir membre de la Société d'Horticulture du village. 

La première manche est de remporter le concours de la plus belle fleur. Agatha achète une serre et s'y met. Etrangement quelques jours avant la date fatidique du concours des fleurs sont saccagées, des poissons rouge empoisonnés. Quel est l'être malfaisant qui attaque le village ?

Beaucoup pense à Mary Flore , étrange femme qui passe de la gentillesse au persiflage. 

Le soir du concours, Agatha et James sont surpis  de ne pas avoir aperçu Mary Flore. Ils se rendent chez elle et découvrent dans la serre chaude son cadavre, la tête plantée dans un pot de fleurs.

Même si l'inspecteur Bill Wilson lui a interdit d'enquêter, Agatha repart sur le sentier des enquêtes avec James bien entendu.

 

Si vous voulez un bon moment de lecture, joyeux, pas compliqué rien de tel qu'un Agatha Raisin. Et de ce pas, je vais entamer le suivant. 

Posté par winniethepooh à 19:09 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

29 novembre 2016

Le Zeppelin de Fanny Chiarello.

fanny

 

 

 

Maison une petite ville comm tant d’autres que l’on pourrait situer dans le nord ou dans le sud pourquoi pas ? mais j’opterais plutôt pour le nord . Une rue qui porte le nom de Canard Bouée, une autre les Neuf Lobules. Petite ville traversée par le canal Divan dans lequel on jette choses et humains. Canal qui faillit être racheté par une multinationale mais les habitants s’y sont opposés. 

 

En ce mois de juillet la ville est calme trop calme et chacun vaque à l’ennui de sa vie. Certains écrivent, d’autres déambulent comme Simone qui claque les pieds du déambulateur sur le sol.  Sergio aimerait retrouver son amour tout en préparant un grand seau de Sangria. Douze personnages en tout dont une Sylvette Dix-Sept qui connait l’avenir de Maison le 26 juillet.

 

Petit à petit une ombre commence à planer aux dessus des toits. Un énorme zeppelin glisse tout en silence et s’étend comme pour englober la ville. Certains se jettent pour adorer ce monstre volant jusqu’au moment ou comble de malheur un poulet plumé  jeté du haut de cet engin vient percuter Sue Hug qui venait de se faire voler son sac.

 

Ni une ni deux, la populace se rue sur l’ennemi. On les attaque, ils ripostent et c’est une guerre civile qui se déclenche. 

 

Et si on allait boire un verre au bar de l' Observatoire ? 

 

 

"Leurs hurlements ont quelque chose de primitif : si les hommes préhistoriques avaient pu graver des sons dans les parois des cavernes, sans doute auraient-ils ressemblé à ceci. Il n’y a ni Dieu ni science dans ceci mais seulement la terreur barbare de ce qui n’est pas soi, une terreur viscérale pour mettre une ville à feu et à sang. Une petite main dans la mienne me rappelle que partir est de toute façon la seule chose qu’il y ait jamais eu à faire dans cette ville »

 

« Je prends un café au bar des Lobes et j’écoute mugir les cerveaux sous les nappes de la musique et des conversations. Dans ce bistrot, il y a toujours deux ou trois artistes qui gribouillent; ils écrivent ou dessinent, dans des carnets de tous formats, avec des stylos de toute nature et qualité qui me permettent de deviner à distance s’il s’agit d’adeptes de l’épure ou du graffiti, du sonnet classique ou de l’écriture automatique »

 

« Je suis en train de me promener dans le jardin des plantes quand l’ombre du zeppelin caresse ma nuque. Gaspard patine dans les graviers jusque sur les moirures brûlantes du bitume et je le lance dans l’axe du dirigeable. je traverse la passerelle de l’observatoire, déboulant dans la rue Canard-Bouée, slalome entre les grappes des résidents prosternés, hagards puis je dérape jusque dans la rue de Neuf Lobes »

 

« Je n’ai jamais compris, moi non plus, réveil bleu, mon compagnon d’infortune, et mon coeur aussi s’essouffle doucement sur le balcon du passé »

 

 

J’ai eu le coup de foudre pour l’écriture de Fanny Chiarrello dès les premières lignes de son roman « Une Faiblesse de Carlotta Delmont ».

 

C’est une écrivain atypique. Son style c’est le style Fanny Chiarello et j’adore.

 

Elle mêle la dérision au malheur, elle mélange intellectualisme et légèreté ainsi que le non sens dans ce nouveau roman.

Au détour d'un mot, d'une ligne, on ressent une bribe de notre propre petite vie et on se surprend à sourire. 

 

Fanny Chiarrello a fermé sa page Facebook mais à ouvert un blog 

 

 

 

Posté par winniethepooh à 09:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

15 novembre 2016

Une autre femme d'Anne Tyler

ff

 

Delia Grinstead épouse du docteur qui a pris la succession de son père, maman de deux garçons et une fille, ne sait pas qu'en rencontrant un jeune homme dans un supermarché, sa vie va changer de direction.

Elle commence à réaliser qu'en fin de compte, mari et enfants ne se préoccuppent aucunement d'elle. Un meuble qui fait partie de cette maison où elle a grandi.

Comme chaque année, ils partent en vacances au bord de mer en compagnie des deux soeurs de Delia et de ses nièces jumelles.

En partant marcher sur la plage, elle décide de ne pas rebrousser chemin et s'en va s'installer dans une petite ville non loin de Baltimore. Elle se recompose une nouvelle identité en achetant des vêtements qu'elle n'aurait jamais portés. Elle sera Miss Grinstead, résidant dans une chambre chez Belle et secrétaire pour l'avocat de la ville.

Quand elle découvre l'avis de sa disparition dans le journal, elle est furieuse de découvrir la manière dont sa famille la décrit. 

Elle s'installe dans sa nouvelle vie....

 

J'avais débuté la lecture de ce roman il y a quelques années et abandonné. Serais-je plus réceptive à présent ? Un roman très agréable, un portrait de femme qu'on aimerait secouer par moments. Pas un roman bonbon mais un roman cellophane que l'on déplie avec douceur. 

Une auteur dont je vais lire d'autres romans c'est certain. 

 

 

 

Posté par winniethepooh à 14:10 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :