25 janvier 2015

Sourire

2015-01-25

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24 janvier 2015

Berezina de Sylvain Tesson

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200 ans après la retraite de Russie, Sylvain tesson en compagnie d'amis part à la rencontre des fantômes de soldats qui accompagnèrent Napoléon dans ce qui fut une véritable défaite.

En 2012, novembre Moscou, salon du livre, Tesson et Gras tentent de faire comprendre à ceux qui les entourent de leur envie de suivre la grande armée. Thomas Goisque l'ami photographe les a rejoints.

Et début décembre, grand départ. Gras, Goisque et Tesson seront accompagnés par Vitaly et Vassili qui répresenteront les Russes. Voyage qui s'effectuera en side car typiquement de marque russe Oural.  Side- car assez déroutant, on ne sait jamais il va démarrer ni s'il va freiner. Ils vont suivre les hauts lieux de l'épopée napoléonienne. Le voyage va durer 13 jours. Ils seront d'abord trois durant des kilomètres car les Russes ont des déboires avec leurs machines, manque de bol ce sont ces derniers qui sont chargés des bagages.

Sylvain Tesson porte bicorne et au devant du side car flotte le drapeau Garde Impériale, Empereur des français Ier régiment des chevau-légers-lanciers.

Sylvain Tesson ne voyant pas à trente mètres au vu de sa myopie, imaginez quand il neige...

 

Ils emportent des livres témoins de ceux qui accompagèrent Napoléon.  

 

Napoléon est bien arrivé jusqu'à Moscou, ville qui fut dévastée par le feu allumé par Rostopchine. Malgré ces déboires, Napoléon va attendre on ne sait quoi et malheureusement cette année là l'hiver arrive plus tôt que prévu. Cernés de toute part, Napoléon et son armée doivent reprendrent le chemin qu'ils ont emprunté pour venir, chemin où tout a été dévasté lors de leur conquête. Ils vont devoir affronter le champ de bataille Borodino où tout est encore témoin de la guerre. Cadavres encore éparpillés sur le sol ou enterrés dont on ne voit que la tête. Survivants également car ils ont  mangé la chair des cadavres et se sont cachés dans les carcasses des chevaux. 

La grande armée va affronter un hiver terrible, pas de vêtements d'hiver, pas le confort relatif dans lequel s'effectue le voyage de nos joyeux compères qui logent dans des endroits rudimentaires mais bien chauffés avec l'alcool pour se réchauffer et faire la fête. 

Serions nous capables nous de réaliser cet exploit, serions nous aussi déterminés et courageux s'interroge Syvain Tesson ?

Les Russes et Koutouzov poursuivent, ils sont certains de vaincre ces maudits français. Ils pensent les anéantir grâce à la Bérézina, les Français vont encore échapper à la souricière avec d'énormes pertes mais les pertes russes sont plus nombreuses.

La Grande Armée continue inlassablement son chemin vers Paris. Napoléon apprenant que tout va mal dans la capitale décide de partir et abandonne son armée aux mains de Murat. 

"Ils n'avaient pas fini de descendre de descendre aux enfers. Et l'enfer pour eux était pavé de glace. Leur restait à subir les plus grands froids de la campagne.Pendant que sur le side-car, le vent et la neige nous martyrisaient, je pensais à ces soldats errants par -30° C. Les nuées de corbeaux courronnaient leur troupe. Des chiens à moitié sauvages se disputaient les cadavres, s'enhardissaient à mesure que les hommes s'exténuaient. Le mercure chutait toujours en ce début de décembre 1812"

Quand ils apprennent que leur Empereur, leur flamme est partie, la déroute est terrible. Affamés, les os gelès, de véritables zombies, lorsqu'ils arrivent à Vilnius, ils sont couverts de poux. 

Durant tout le voyage, nos contemporains vont les croiser ces fantômes. Même la terre se souvient d'eux. 

Le voyage des joyeux lurrons se termine dans la Cour des Invalides...

 

J'aime Sylvain Tesson, j'aime la Russie et j'aime Napoléon donc  je ne pouvais que le lire...

Magnifique d'humanisme envers cette armée qui mérite notre admiration, ces milliers d'hommes qui ont eu cette pugnacité de tenter de survivre....Très bel hommage à tous ces inconnus...mais surtout quel voyage pour nos cinq aventuriers.

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23 janvier 2015

Le tableau du vendredi

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Savourer

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19 janvier 2015

Regarder

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17 janvier 2015

Cheminer

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15 janvier 2015

Le météorologue d'Olivier Rolin.

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Alexei Feodosievitsch Vangengheim connaissait les nuages sur le bout des doigts. Avant-gardiste, il savait déjà que le vent, le soleil seraient de nouvelles énergies dans le futur. Il était un météorologiste renommé  et fut l’une des victimes des purges staliniennes.

 

 

Lors d’un de ses voyages en Russie, Olivier Rolin entend son nom pour la première fois. Conférencier dans la ville d’Arkhangelsk, il décide de se rendre  aux Iles Solovki. Il y découvre un majestueux monastère qui fut dès 1923 ce que l’on nomme un Goulag.  Il est émerveillé par le paysage qu’il découvre et décide de réaliser un film. 

En avril 2012, il y retourne et fait la connaissance d’une vieille dame mémoire de l’île. La rencontre avec Vangengheim se présente sous la forme d’un livre edité par la fille de ce dernier. Il y découvre des lettres de déportation d’un père à sa fille et des dessins de fleurs, d’animaux, des devinettes. Un tout éducatif  à sa petite fille devenue à l’âge paléontologue et qui s’est suicidée peu de temps avant la découverte du livre par l’auteur.

 

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Vangengheim est né en 1881 dans une famille bourgeoise. Ses soeurs et frères ont suivi des études scientifiques comme lui. Au contraire de son frère Nicolai, il reste en Russie après la révolution. Il devient communiste, membre du parti et est chargé sur toute la superficie d’établir la météo pour que les récoltes soit bonnes, que les bateaux puissent passer à travers les glaces….etc Sans lui, pas d’envoi de pionnier dans l’espace.

Grâce à lui, le premier bulletin météo passe à la radio en 1930. C’est donc un membre éminent du parti.

 

Pourtant comme durant toute l’ère stalinienne, Vangengheim va être déclaré comme contre révolutionnaire par jalousie, par envie ? par ses collègues.

 

Arrêté en 1934 comme saboteur, il ne reverra jamais sa femme ni sa fille. Il est emmené à la Loubianka,la forteresse de Moscou. Est-il torturé qu’il avoue tout ? pour ensuite plus tard se rétracter. Il est condamné à dix ans de déportation et emmené dans l’archipel de Solovki. Là bas, il va découvrir une bibliothèque de 30 000 volumes dont certains apportés ou abandonnés par les détenus. 

Durant sa captivité, il y fait des conférences sur des sujets météolorigiques. Il se charge d’instruire. Il écrit, il dessine pour sa fille. 

 

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Ses lettres de demande de liberté restent sans réponse. Il envoie des portraits de Staline qu’il a crée avec des cailloux à sa fille. Il continue à croire au parti. Il imagine quand il sortira.

 

Il sortira du monastère oui mais en 1937 il a rendez vous avec la mort…..tout simplement pour répondre aux statistiques que Staline établissait. Autant de morts par régions dans les Koulak autant d’assassinats.

 

Jusqu’en 1957, son épouse n’aura pas la confirmation qu’il est mort. Il sera réhabilité après avoir été assassiné comme un chien par un non humain, dans un trou, au milieu des corps de ses compagnons. 

 

Pas de sépulture, juste un livre d'amour de sa fille pour se souvenir...

 

La dernière partie du roman d'Olivier Rolin est constitué de nombreux dessins, très simples mais émouvants. On découvre même le portrait du petit chat qui lui tenait compagnie lors de son emprisonnement. 

 

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13 janvier 2015

Le camp des morts de Craig Johnson

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Vingt-trois ans qu’il est dans la police au fond de son Wyoming, cela use…C’est bientôt Noel. Caddy sa fille revient pour l’occasion. Sa maison n’est pas encore terminée. Bon bref, pas vraiment le bonheur mais on s’y fait.

 

De temps en temps, il va visiter l’ancien shérif Lucian Connally à la maison de retraite. Connally est amputé d’une jambe et adore jouer aux échecs. De plus, il en connait un bon bout sur toutes les affaires après toutes ces années.

 

Lors d’une de ces visites, Longmire voit une ambulance s’en aller  et chose incroyable assiste à une altercation entre Lucian et un employé. Lucian hurle et lui crie que la femme que l’ambulance emporte avait été sa femme.

 

Lucian va lui apprendre qu’il avait été fou amoureux de Mari Baroja, originaire d’une famille basque. Ils furent mariés durant trois heures car les frères et le père de sa femme vinrent lui casser la figure et il ne l’a plus jamais revue 

Lucian déclare que Mari a été assassinée.

 

Et voilà Longmire entrainé dans une aventure vieille de plus d’un demi siècle et qui n’est pas synonyme de bonheur. Il y entraine son amiHenry Standing Bear, l’indien si fier. Etre aidé c’est tellement si simple surtout par le géant.

 

La neige tombe, des tentatives d’assassinat et d’autres qui ne sont pas tentatives. Un véritable parcours du combattant cette enquête.

 

« Je regardai la sauge se cramponner à ses racines pour résister à la force du vent de nord-ouest, avançai sur la route qui suivait les collines et descendis dans la vallée des quatre frères et de l’unique fille perdue. Je boutonnai mon manteau, remontai mon col en peau de mouton et enfonçai mon chapeau sur ma tête. Le soleil déclinait peu à peu et la température chutait rapidement; je commençais tout juste à entendre les petites voix qui se mettent à parler quand vous êtes à un endroit où vous n’êtes pas censé être , où personne ne sait que vous vous trouvez et où le temps commence à se gâter »

 

 

Même si je suis adoratrice de Longmire et de son ami Henri, bizarrement ce n’est que le troisième roman que je lis. Little bird a déjà été relu et encore relu, Molosses  le dernier oui dévoré. Je prends le temps. Pas de boulimie. Je sais que Walter et Henri se promènent dans les hautes plaines, tout en buvant et se chamaillant. Alors pourquoi se presser ?

 

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12 janvier 2015

Wild de Cheryl Strayed

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« C’était difficile mais nécessaire. Dans ma vie d’avant le PTC, j’adorais déjà les livres; sur le chemin, ils avaient pris une signification encore plus importante. Ils représentaient un univers dans lequel je pouvais me perdre lorsque le mien devenait trop solitaire, dur ou pénible. Le soir, lorsque je m’arrêtais pour bivouaquer, je me dépêchais de planter ma tente, filtrer mon eau et préparer mon diner afin de pouvoir me réfugier dans mon antre, sur ma chaise pliante, avec ma casserole sur les genoux. La cuillère dans une main et le livre dans l’autre, je lisais à la lueur de ma frontale tandis que la nuit tombait « 

 

 

C’est un peu plus de quatre ans après la mort de sa mère que Cheryl Strayed, décide sur un coup de folie de parcourir le Pacific Crest Trail. 

 

On avait donné un an à sa mère, elle est décédée après 49 jours suite à son cancer généralisé. Cheryl n’arrive pas à s’en remettre.  Elle est arrivée trop tard pour entendre le dernier souffle se sa mère, ce qu’il reste de famille vole en éclat et son mariage est au bord du divorce. 

 

Un jour, le guide du Pacifif Crest Trail l’attire. Elle revient dans le magasin pour l’acheter et l’idée prend forme.

 

Cheryl Strayed n’a jamais randonné de sa vie. Elle ne s’imagine pas du tout ce qui l’attend. Elle va parcourir une partie de la Californie et passer en Orégon.

 

A certains endroit, lui parviendront des paquets qui contiendront des vêtements de rechange, de la nourriture et de l’argent mais elle devra se débrouiller seule entre chaque point de chute.

 

Outre, un sac beaucoup trop rempli, elle part avec sa rage contre la disparition de sa mère, la rage contre elle-même. Elle emporte trois livres : California (guide) Tandis que j’agonise de William Faulkner et The Dream of Common Language d’Adrienne Rich. A chaque point de chute, l’attendra dans son paquet, un nouveau livre tandis que les pages de celui qu’elle aura parcouru se sera envolé en fumée.

 

Trois mois qui commencent dans la solitude, dans l’envie d’arrêter car elle considère sa folie avec lucidité. Trois mois de souffrance physique. Trois mois durant lesquels, elle va croiser le chemin d’autres randonneurs. Trois mois pour se retrouver et se libérer. 

 

Une renaissance….

 

« J’ai repensé au renard. Je me suis demandé s’il était retourné près de l’arbre tombé et s’était interrogé à mon sujet. Je me souvenais du moment où il avait disparu dans les bois et où j’ai appelé ma mère. Le silence qui avait suivi ma crise était si intense, si puissant, qu’il semblait renfermer l’univers tout entier.  Les chants des oiseaux, les craquements des arbres. La neige mourante et l’eau invisible qui gargouillait. Le soleil miroitant. Le ciel dans toute sa certitude. Le flingue sans balles  dans le chargeur. Et la mère. Toujours la mère. Celle qui ne viendrait jamais à moi »

 

Certains livres choisissent le moment pour vous prendre dans leurs lignes. Lors de sa sortie, je m’en étais emparée et après lecture de quelques pages, c’était l’abandon. Je l’ai même jeté au fond d’une poubelle.

 

Mais les livres sont tenaces et paru en livre de poche, j’ai eu envie de lui redonner une chance. Ce fut l’envolée…. 

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Juste un moment

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