23 septembre 2010

Un coin de table Claude Chevreuil

1870. Défaite de Sedan. Fantin Latour, peintre déjà célèbre, surtout en Angleterre, décide de ne pas participer aux combats. Son père a besoin de son attention. Il désire continuer à peindre.

Il ne fait pas partie des impressionnistes. Il n'aime pas peindre à l'extérieur. Il lui faut le calme de son atelier pour créer.

Il pense déjà au salon quand la paix sera revenue. Il aimerait réunir autour d'un portrait de Beaudelaire, les plus grands Victor Hugo, Comte Deslille...etc.

En attendant, il faut faire face à la famine. Les parisiens sont encerclés. Ils dévorent les chiens et les rats. L'hiver est rude et le bois manque qu'à cela ne tienne, la forêt de Vincennes fera l'affaire.

Les prussiens partis, c'est au tour des Communards de faire entendre leurs crix. Courbet en est l'un des meneurs. Celui qui fut l'un de ses maitres.

Fantin Latour apprend avec tristesse que son jeune ami le peintre Bazille, son voisin d'atelier est mort au combat. Un excellent peintre mort trop jeune.

La révolution étouffée dans l'oeuf, les Parisiens peuvent enfin respirer et Fantin Latour envoie ses invitations aux grands pour la réalisation de son projet. C'est un refus lorsqu'ils  apprennent que l'ami Verlaine figurera à leurs côtés. Verlaine qui a participé à la Commune, qui boit trop et qui devient méchant lorsque l'absinthe fait sa loi.

Fantin Latour ne renonce pas. Il réalisera le tableau mais ce sont ses amis poètes non encore célèbres qui poseront.

L'idée du tableau va peu à peu se transformer car un jeune poète apparait à l'horizon : Rimbaud. Ce jeunet voyage jusqu'à Paris et devient l'amant de Verlaine. Ils boivent en duo. Dans ses moments là Rimbaud devient ordurier.

Rimbaud fera partie du tableau. Beaudelaire n'a plus lieu d'en être le pivot. Le titre en sera : un coin de table.

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Seuls Verlaine et Rimbaud sont encore dans nos coeurs. Les autres amis poètes ont disparu des mémoires.

Un très beau livre pour tous ceux qui apprécient la peinture. Sous forme de journal romancé, on y découvre les inquiétudes de création de Fantin Latour mais surtout la technique selon laquelle il a créé cette oeuvre.

Au moment, où il parcourt pour la première fois les poèmes de Rimbaud, on les découvre à sa manière, comme si jamais lu de notre vie, comme un renouveau.

Verlaine et Rimbaud sont décrits tels qu'ils étaient : soulards, injurieux  dans leurs mauvais jours tout en étant des génies dans leur art.

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Nature morte de Fantin Latour

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Tableau de Bazille

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JOHN YARDLEY

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Folklore folklorique

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22 septembre 2010

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Paul AlbertBartholomé

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21 septembre 2010

Ouragan Laurent Gaudé Challenge 1% 2010

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L'année dernière, j'avais eu un véritable coup de coeur pour "la porte des enfers". Avec Ouragan, c'est plus mitigé...

Elle la sent, la vieille, elle sait qu'elle va arriver. Peine perdue, elle ne chassera pas une vieille centenaire. Elle a déjà perdu toute sa famille, elle ne lui fait pas peur.

C'est la débandade, tout le monde fuit. Les pauvres, les déphasés inutile ils resteront. Rose et son petit bâtard. Cet enfant qu'elle aime et qu'elle déteste en même temps. Cet enfant qui est né dans un acte de non amour.

Le pasteur va aider les ouailles à se cacher dans l'Eglise. Il doit obéir à la voix de Dieu.

Les prisonniers peu importe. On sauve les chiens mais eux sont encore moins que des bêtes, alors qu'ils se débrouillent.

Seul un fou, tel Keanu, à le désir de revenir là bas en Nouvelle Orléans. Six ans qu'il est parti, six ans qu'il a abandonné Rose, six ans qu'il pompe ce pétrole qui englue ses pensées. Peu importe le danger, il veut retrouver Rose.

Elle arrive, Josephine, en a déjà subit des ouragans mais celle-ci est encore plus terrible...

Tout est noir dans ce roman, noire comme la peau des vivants, noires comme les pensées de Rose,

noir comme la couleur du pétrole, noire comme l'âme du pasteur, noire comme la violence des prisonniers.

Les alligators envahissent la ville pour nettoyer toute cette noirceur.

L'ouragan se venge pour aspirer la noirceur des hommes.

Seul l'espoir tourne autour d'un petit garçon. Joséphine est le soleil qui brille, lucide, elle n'a peur de rien, elle est si attachante qu'on aimerait se reposer à ses côtés et l'entendre raconter la folie des hommes.

"Après tout. Les hommes ne sont rien mais l'ont oublié depuis si longtemps que chaque soubresaut de la terre leur semble être un vrai cataclysme. Ce n'est qu'un mouvement de vie plus sourd, plus lointain que le leur. Quelque chose au regard duquel leur vie d'homme n'est rien et ne compte pas"

56215836_q Note 3/5

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