23 juin 2016

Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

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Ne supportant pas la liaison de son mari avec une femme plus jeune, Mia a d'abord sombré dans la dépression. A sa sortie de l'hopital, elle par se restructurer à Bonden la ville où sa mère, veuve, vit dans une seniorie.

 

Elle a loué une maison durant les vacances des propriétaires et va donner des cours de poésie car elle est poétesse, à un groupe d'adolescentes. 

Quant au groupe que forme sa mère avec ses trois amies, on l'appelle Les Cygnes.

 

Mia va passer l'été à s'observer elle-même en repensant à son passé, redécouvrir l'adolescence avec son groupe d'élèves et être confrontée à la vieillesse. 

 

Sans oublier, la voisine, une jeune mère Lola dont elle devient l'amie. 

 

Magnifique roman très féministe qui nous entraine dans la poésie qui vit en Mia, de son regard sur les autres pour tenter de se comprendre elle-même. Une analyse des femmes de l'enfance à la vieillesse. 

Une écrivaine qui mérite vraiment le détour. 

 

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20 juin 2016

Le pas du renard de Claude Izner

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Paris, les années folles. Même si la guerre est terminée, la vie dans la capitale n’est pas facile. Crise du logement, nourriture hors de prix, le peuple se débrouille comme il peut.

 

Jeremy Nelson, pianiste de métier, n’est pas mieux loti. Il vit dans une gargote, ses vêtements commencent à s’user et il a perdu sa place. Mais il ne veut pas rentrer aux USA où il a grandi car il est bien décidé à comprendre qui était son père et peut-être le retrouver.

 

De ses parents, il ne lui reste que quelques objets, une montre, une facture d’hôtel, une photo et une lettre. Il décide de se rendre à l’hôtel de ladite facture. Quelqu’un doit bien avoir connu Paul K.

 

Sur son père, il ne trouve aucun renseignement après avoir interrogé le gérant mais il fait la connaissance de Rince Mirettes qui apprenant qu’il cherche du travail lui dit d’aller trouver Marie la caissière au cinéma le Rodéo. 

 

Jeremy ne sait pas et heureusement que le directeur du Rodéo a été assassiné et puis enterrer par une drôle de bande. Bande qui n’est pas responsable de l’assassinat. 

 

Après avoir assisté à la séance de cinéma, durant laquelle il est en admiration pour le pianiste qui se nomme Camille, Marie accepte d’aller boire un café et lui donne rendez vous le soir au 

MI Ka Do cabaret où elle travaille également. Il aura peut être une chance. 

 

Jeremy ne se doute pas qu’il va être confronté à de singulières aventures ponctuées de meurtres qui concernent les artistes du Mi Ka Do. L’essentiel pour lui est d’avoir pu remplacer le pianiste du cabaret, poivrot notoire et de continuer ses recherches sur le passé familial.

 

 

Très déçue de l’arrêt des enquêtes du libraire Victor Legris, j’ai mis un certain temps à vouloir découvrir les aventures de Jeremy Nelson le féru de jazz.

 

Et oh quel bonheur, en fait on retrouve beaucoup de similitudes entre l’ancienne série et la nouvelle. La patronne du cabaret n’est autre qu’Eudoxie avec vingt ans de plus bien évidemment. On y parle de Victor et de Tasha ainsi que d’autres protagonistes. 

Et si vous vous êtes fan de cette série, vous comprendrez qui est Camille.

Les enquêtes de Victor Legrix et la première d’une longue série, je l’espère, de Jeremy Nelson forment un cercle mais dont on ne connait pas encore le centre. 

 

Ne pas oubliez, les descriptions de Paris et de ses habitants. Je me régale.

 

Jeremy Nelson quitte Paris pour Londres à la fin du roman. Je suis prête à l’y suivre.

 

 

 

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19 juin 2016

Le garçon qui ne parlait pas de Donna Léon.

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Quel délice de retrouver une nouvelle aventure de Brunetti. 

Fin de l'automne sur Venise, Patta charge Brunetti de découvrir si il y a magouille concernant une terrasse d'un magasin. Cela pour protéger le fils du maire. 

Pourtant ce n'est pas cette affaire qui va tracasser Brunetti mais la mort d'un homme sourd muet que lui et Paola ont vu pendant quinze ans dans le pressing où ils déposent leurs vêtements. 

L'homme d'une quarantaine d'années est mort après avoir avalé des somnifères, étouffé même. 

En faisant des recherches, Brunetti constate avec effarrement que l'homme n'existe pas, pas d'état civil, comme s'il n'était jamais né. 

Sa mère prétend qu'elle a perdu tous les papiers. Etrange, d'autant qu'elle même a un comportement bizarre. 

Petit à petit, l'enquête converge vers une famille d'aristocrates dont le père était le Roi du cuivre.

Qui a tué Davide, car c'est bien un meurtre et non un suicide, Brunetti en est persuadé. 

 

"Le lendemain matin, la pluie que Foa avait pressentie était arrivée. Brunetti mit sont imperméable et prit un parapluie en sortant de la maison. Il décida d'aller de San Silvestro à San Zaccaria en vaporetto et s'arrêta pour acheter le Gazzettino pour le trajet. A bor, il remarqua que juste une poignée de gens lisaient le journal, et que les autres ne lisaient rien du tout.Bien sûr le fait de passer devant le plus beau décor du monde pouvait les avoir distraits de la présentation superficielle et des analyses erronées des événements de la planète que leur présentait le Gazzettino, mais il était toutefois surpris que si peu de personnes s'adonnent à la lecture. Il lisait, Paola lisait, ses enfants lisaient, mais ilil se rendit compte  qu'il avait rarement l'occasion de discuter des livres  ou de trouver quelqu'un qui y prenne un véritable intérêt"

 

Brunetti, ses voyages sur le canal, ses questionnements, son esprit italien. Je ne m'en lasse pas.

 

 

 

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13 juin 2016

La traversée de la ville de Michel Tremblay.

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Maria à nouveau enceinte, décide de quitter Providence et de se rendre à Montréal. Son frère Ernest ne lui a t-il pas dit au téléphone que si elle avait besoin d’aide…

 

Maria donc entreprend le voyage et découvre un Ernest qui a fort grossi et dont la femme apparemment est alcoolique. Et quelle surprise de retrouver ses deux soeurs qu’elle n’avait plus vues ainsi que son frère depuis 12 ans. 

 

A la naissance du bébé, Maria qui a trouvé un travail de nuit fait venir l’une de ses filles près d’elle afin qu’elle s’occupe du bébé.( C’est dans la traversée du Continent, tome précédent, que l’on découvre le périple de la petite à travers le Canada)

 

Nana s’occupe donc de son frère avec amour, mais ses deux soeurs restées là bas près des grands parents lui manquent. Mais surtout quand elle écoute en cachette sa mère et ses deux tantes, elle entend le mot guerre.

 

Alors grande décision, casser sa tirelire pour aller acheter trois billets direction le Saskatchewan. Sa mère est en danger et pas heureuse. C’est à elle de chasser les nuages.

 

 

Le roman est à deux voix : celle de Maria qui raconte sont départ Vers Montréal, les retrouvailles avec ses soeurs ainsi que la vision qu’elle a de la ville en arrivant.

 

Nana durant son périple pour arriver à la gare va découvrir des quartiers de Montréal qu’elle ne connaissait pas. Elle nous décrit cette ville en 1914 et c’est un régal.

 

Ayant lu le troisième tome avant le deuxième, il ne me reste plus qu'à dénicher le quatrième de cette saga des Desrosiers qui oscille entre humour et tendresse. Dénicher après relecture de la Traversée des sentiments...

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Petits instants entre bicyclettes

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12 juin 2016

Mankell (par Mankell) de Kirsten Jacobsen.

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Kirsten Jacobsen a suivi Mankell à divers endroits de la planète. Aussi bien à New Delhi durant un festival de littérature, qu'à Antibes dans l'une de ses maisons afin de tenter de comprendre qui se cache derrière l'écrivain à succès. Mais est-on arrivé à jamais cerné Hennig Mankel ?

Avare de paroles, il n'aime pas évoquer sa vie privée, il ne dira que ce qu'il veut bien en dévoiler. Son père, son enfance dans le petit village d''où il voulait déjà partir, lîle qu'il s'est achetée car il aime la solitude, ses femmes, le théâtre qu'il a formé en Afrique. 

En parlant de Wallander, il le décrit comme un personnage qui ne lui ressemble pas et qu'il n'aimerait pas avoir comme ami. Etonnant non ?

Quand on lui parle de la mort et qu'il est heureux d'être en bonne santé, on ne peut s'empêcher d'avoir un pincement au coeur car lors de ses paroles, il ne savait pas encore que le cancer l'attendait sur le chemin. 

Son dernier livre, sables mouvants, est évoqué également, il en parle deux trois secondes. 

Un grand auteur, qui a vécu comme il le voulait, qui a réalisé une partie de ce qu'il désirait, qui devait paraitre pour un ours pour certains mais de cela il s'en fichait. Un homme engagé car il ne supportait pas l'injustice...

Il nous a laissé Wallander, son amour de l'Afrique et tant d'autres livres car un auteur ne meurt jamais. 

Merci Monsieur Mankell.

 

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25 mai 2016

Via Appia, voyage sur la plus ancienne route d'Italie de Jacques de Saint Victor

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C'est lors d'un séjour dans les Pouilles, que l'auteur découvre dans une plaine un vestige de la Via Appia Antica, non pas celle empruntée par les touristes mais l'historique Via Appia Antica qui mène jusque Brindisi, l'Adriatique, la porte de l'Orient.

 

Dix ans après, sa décision est prise, il part pour ce long voyage de Rome à Brindisi. Comme il n'a rien d'autre à  faire selon sa femme Michela pourquoi pas ? 

Durant un an, il va se faire coacher enfin question de point de vue car il veut faire le voyage pédestrement. 

Il fait des recherches car pas de plan de la Via Appia qui n'est pas le chemin de Compostelle. Petit à petit il arrive à en faire son tracé. car  l'Appia Nuova suit le trace de l'ancienne route, celle dont tous les chemins mènent à Rome. Pour les italiens c'est une nationale comme les autres. 

Et un beau jour de décembre, c'est le départ de la porte Appia avec confrontation avec les automobiles pour aboutir à un endroit si reposant que devient la Via Appia loin des touristes, une allée bordée de cyprès, des mausolées et de riches villas, ensuite pour notre marcheur l'ennui s'installe car pas un passant en vue, enfin presque ! La via Appia devient un chemin boueux, d'étranges silhouettes se profilent. Ils doit se passer de drôles de trafic durant la nuit. Son premier  but c'était d'atteindre San Gandolfo mais basta la marche non pas pour lui. Retour en arrière pour repartir quelques mois plus tard au volant de sa Fiat. Michela siégeant au Parlement, ils se retrouveraient à Brindisi

 

Le voyage peut commencer et quel voyage ! Il nous emmène sur les traces de la civilisation romaine tout en nous décrivant la réalité italienne et cette partie  du sud aussi pauvre que la Grêce. On imagine Pasolini suivre la même route, les déchets toxiques déversés non loin des paturages des bufflettes  et dont le lait est transformé en Mozzarella, produit que je n'aime pas et que n'aimerai plus du tout après lecture de ce livre, de vieux villages, les légions romaines, les Empereurs, le fascisme, la cuisine italienne qui est meilleure que la française selon les italiens. Un magnifique voyage entre le passé, les légendes et l'Italie qui se débat avec ses démons. Sans oublier l'humour, très important l'humour. 

 

Si après ce voyage sur la Via Appia Antica, nous n'avez pas le désir de prendre le volant d'une Fiat, c'est à n'y rien comprendre. 

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Parco degli acquedotti

 

PHOTOS PRISES SUR LE NET.

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17 mai 2016

Portrait bucolique

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16 mai 2016

Etrange

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09 mai 2016

Un peu de voltige

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