06 août 2016

En suivant la mer de Marie Magdeleine Lessana.

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Tel Pier Paolo Pasolini qui avait écrit La longue route de sable en 1959, arpentant les villages de bord de mer, Marie Magdeleine Lessana décide l'été 2015 de le passer non plus en famille mais seule à la rencontre de la mer, et désirant découvrir la manière dont les hommes et femmes se comportent durant leurs vacances. Elle débute son voyage en compagnie d'une amie photographe par le nord. Calais, Dunkerke, Malo les Bains .... La Baie de la Somme pour se rendre jusqu'à Dieppe.

"De ma fenêtre, je distingue une série de lignes horizontales, sable gris marron, virant rosé près de l'eau à son écume, ligne verte de plus en plus intense, puis bleue. Horizon net,. Et le ciel est immense. Je regarde la mer du Nord, le soleil va se coucher à ma gauche. Je ne m'y fais pas"

"Sur la route, on ne se lasse pas d'observer les champs à perte de vue, de blé, d'avoine, de lin, les patrurages des vaches, agriculture de plateau  en apesanteur jusqu'à l'horizon bleu sans transition. Aujourd'hui il y a beaucoup de vent. Je voudrais m'envoler en m'élançant dans les champs"

Elle décide de continuer le voyage seule vers la Normandie car être à deux ne donnent pas toujours l'unisson dans les émotions.

Direction Rouen en train et ensuite voiture de location Fécamp, Etretat, Le Havre chaque endroit amène son lot de sensations avec cette culpabilité d'être seule face à ces familles en vacances. 

Ensuite la Basse Normandie Trouville, Houlgate, Cabourg. Grand Camp Maisy 

"Au matin, j'entends le bruit des vagues sous la fenêtre avec l'impression étrange  que quelqu'un, pas loin m'accompagne.Je suis seule pourtant, avec une certaine joie dès le matin. J'ouvre le store, il pleut, l'air est gris et brumeux. La mer à mes pieds est haute, bien vivante. De rares preomeneurs de chiens encapuchonnés longent le rue lèchée par les vagues. La ligne d'horizon est estompée par la vapeur"

Arromanches, Le Mont Saint Michel pour rejoinde la Bretagne. Le long de ce voyage à certains endroits, elle repense au moment où elle y était, adolescente, maman, avec des amis. 

Granville

"De ma fenêtre, j'observe les gens sur le quai au réveil. Ce qui domine à mes yeux est la normalisation de la vie, une sorte de morale sociale partout.Les réjouissances des vacances ou du week end à la mer sont très conformes. . En profiter, c'est se promener, se baigner. , s'occuper de faire jouer les enfants, les gâter avec des jeux, des attractions, des sucreries et des objets,  le tout avec un un discours banal standardisé"

La Bretagne, Paimpol, Brest, les Côtes d'Armor, Douarnenez, Carnac, Quiberon et ensuite passer à Saint Nazaire. l'ïle de Bréhat

 

l'Ile de Ré où elle loge dans l'ancienne maison de Lacan

"Comme c'est agréable cette sensation d'être dans une grande maison où rien n'est neuf , avec juste des livres qui ont été choisis et lus.

Elle y retrouve Charlotte une amie atteinte du cancer. 

Royan, Arcachon. Sa route la mène jusqu'à la frontière espagnole. Apprécier la jovialité des espagnols et repasser la frontière Saint Jean de Luz, Biarritz, 

 

Et la Méditérranée, là d'où elle vient. Elle remonte jusqu'à la Camargue pour ensuite joindre Marseille . La pPresqu'île de Giens c'est chez elle.

Mais le voyage continue vers Saint Raphael Sainte Maxime pour rejoindre Menton

 

"Je resterais bien à Menton parmi les vieux, les lents, les enfants  en poussette, les gentils. J'écrirais, je regarderais  la mer longtemps, je déambulerais, j'achèteraisun savon au citron et de l'eau de Menton. Jusqu'à ne plus sentir le temps passer et m'y fondre.

Enfin, non, qu'est qui me prend ? Ca évoque une mort lente. Certainement pas !"

L'italie et ses réfugiés. Impuissance de pouvoir les aider. Retour à la presqu'île de Giens où les vacances se terminent avec sa petite fille.

Tout le long du voyage, une inquiètude ne l'a pas quittée. C'était la mort de Charlotte qu'elle apréhendait.

 

Ce livre fait partie des trésors que je lirai et relirai. Découvrir à travers l'écriture d'une autre personne des lieux que l'on a connus et d'autres qu'on aimerait voir. Et cette émotion palpable....

A l'arrière plan, la mer, encore et toujours la mer. On perçoit le bruit des vagues, le rire des enfants, les silhouettes le long des plages, l'ennui, la joie, des moments de vacances tout simplement.

Je n'ai évoqué bien entendu qu'une partie des lieux du voyage...

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05 août 2016

Les rues d'hier de Silvia Tennenbaum

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"Il les attendait.Il était désormais clair dans son esprit que l'Allemagne était sur le point d'être purgée de ses juifs".

 

La famille Wertheim habite Francfort et ce depuis quelques générations. Moritz, le père possède une entreprise de textile qui fonctionne très bien.

La famille réside dans un quartier bourgeois. Elle se considère comme assimilée par l'Allemagne et ne pratique aucunement le judaisme. De plus, un arbre de Noel se dresse chaque décembre dans le salon. Que peut-il leur arriver ?

Moritz est père de quatre fils dont lui et sa femme sont fiers . Nathan dirige un cabinet d'avocats, est l'époux de Caroline dont il a eu quatre enfants, deux filles et des jumeaux.Les trois autres  enfants de Moritz sont Gottfried qui sera envoyé en Amérique après une faute que l'on ne pardonnera jamais. Jacob tient une librairie et n'aspire à rien d'autre. Pour terminer, Eduard, le fils prodigue qui fera tourner la maison mère au décès de Moritz.

Tout ce petit monde vit selon des conventions bourgeoises. On doit tenir son rang. Les petits enfants ne manquent de rien, tout est réalisé pour leur bonheur. 

Surtout qu'on ne les compare pas avec ces exilés juifs venant de Pologne. Eux ils sont allemands !

Malheureusement la bataille de Sedan ayant été perdue par français, ces derniers désirent une revanche que les allemands ne dédaignent pas. Eduard va s'y engager dans cette première guerre mondiale car il est patriote. 

Après la défaite allemande de cette guerre, peu à peu tout va se modifier pour cette famille bourgeoise. Insidieusement le National Socialisme va s'infiltrer dans les foyers et l'inflation est terrible. Malgré tout une partie de la famille garde toujours ce rang exigé et que peut-il leur arriver ?

Après avoir éliminé les communistes, les vexations envers les juifs vont débuter.

Chacun dans la famille, réagit différement. Certains resteront là bas et d'autres vont s'exiler en France, en Suisse ou en Amérique, en Palestine.

Même lors des purges, parce qu'ils sont là depuis des générations, ceux qui  seront restés s'imaginent qu'eux seront épargnés...

Et un jour, le destin frappe à la porte. 

Les rues étaient jonchées de mendiants et d'enfants sales aux visages vieillis et décharnés. Des femmes étaient assises sur les perrons et tenaient des bébés apathiques dans de vieux chiffons. Des voitures à cheval se frayaient un chemin à travers la foule. Andreas avait l'impression d'avoir laissé le vingtième siècle derrière lui, d'avoir été abandonné de la civilisation"

 

A la fin du livre, nous comprenons que Silvia Tennebaum a écrit ce roman pour que l'on n'oublie et que ne recommence pas les mêmes erreurs. Combien de fois ne prononce t-on pas cette phrase et pourtant des horreurs ses perpétuent de par le monde.

Ce qu'on perçoit très bien à la lecture c'est l'infiltration qui a pris quand même quelques années, des nazis dans la vie civile et ce bourrage de crâne insinuant que les juifs étaient responsables de tous les maux des allemands. 

La fin du roman est bouleversante. C'est Claire, l'arrière-petite fille de Moritz qui va porter le poids de l'horreur tout en incarnant l'espoir du futur.

"Deux heures plus tard, le train démarra brusquement. Les valeureux citoyens francfortois s'étaient assis et ils dinaient en écoutant la radio ou en lisant le journal. Le bulletin météo annonçait une grande vague de froid, une masse d'air arctique arrivait tout droit du pôle. Le train cahotait vers l'est. Il mit plusieurs jours à atteindre sa destination"

 

"Vous êtes juive ? demande la femme. Eva la regarda médusée. Elle imaginait qu'on pouvait désormais l'admettre, n'est-ce pas ? Elle acquiesca timidement. "Et vous avez survécu ? continut-elle. C'est un miracle. Je les ai vus emmener les Juifs au Vélodrome d'Hiver il y a deux ans. C'était horrible"

Eva sècha ses larmes . "Et vous qu'avez vous fait ?  demanda t'elle dans dans son français haché teinté d'accent francfortois.

"Qu'est ce que j'ai fait ? demanda elle. Que pouvais je faire ? Que pouvions  nous faire ? " Elle s'écarta discrètement pour laisser un père et son fils  prendre sa place.  L'homme avait perdu un bras".

 

 

 

 

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02 août 2016

Retour à Oakpine de Ron Carlson

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Ils se sont quittés il y a plus de trente ans. Jimmy est parti à New York et devenu un écrivain célèbre.

Frank et Graig sont restés au pays tandis que Mason a lui aussi disparu d’Oakpine.

 

Jimmy revient dans sa ville car malade il a décidé d’y mourir. Sa mère demande à Graig de s’occuper de rénover le garage pour y loger son fils car le père de Jimmy ne veut pas de sa présence dans la maison depuis la mort de leur autre fils Matt. Il y trente ans. 

 

Mason est également de retour mais par pur hasard. Il divorce et décide de retaper la maison de ses parents afin de la vendre.

 

Trente ans après, les quatre hommes qui avaient fondé leur propre groupe de rock et connu un petit succès sont à nouveau dans la ville de l’enfance. 

 

Ils ont la cinquantaine, la vie les a cabossés. Leur amitié qui était juste endormie va reprendre vigueur. Leur amitié va leur permettre d’effacer tout ce dont ils avaient peur. 

 

Et les femmes les y aideront  

 

« Jimmy sentait l’odeur de la terre ici, le musc puissant qui montait de toutes les plantes. Avec les abeilles qui bourdonnaient partout dans le jardin, on avait l’impression de voir les choses pousser. La carotte était sucrée. Il se leva, heureux de s’extraire de la chaise rigide, et un instant il se sentit dangereusement grand, puis alla à pas prudents jusqu’aux tiges de courge entremêlées. Il se pencha sans ressentir d’étourdissement et souleva les grandes feuilles pour apercevoir les courges et les melons dans l’ombre verte vacillante. »

 

« De retour sur la route, toujours perdu, il pensa que, à l’image de ce qu’il avait vécu dans sa vie, cela durerait deux minutes. Mais une heure plus tard le paysage s’était transformé en collines ondoyantes couvertes d’armoise »

 

 

En refermant le livre, j’ai ressenti un véritable bonheur. Il n’y a pas de haine, ni de violence qui traversent les pages juste une part d’humanité mais tellement forte.

 

Et cette nature si bien décrite…

 

Magnifique roman…..

 

Lire l'avis d'Aifelle

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26 juillet 2016

Les ingénieurs du bout du monde de Jan Guillou

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Leur père marin pêcheur ayant sombré en mer, les trois frères doivent aider leur mère. 

Lauritz, Oscar et Sverre sont donc envoyés loin de leur île, dans la ville de Bergen, pour y travailler.

 

Logés par leur oncle et tante, ils travaillent à la cordonnerie du port jusqu’au jour où le fils du propriétaire constate qu’on a renvoyé les trois gamins dans leur île. C’est avec grand étonnement qu’il constate le motif du délit : les trois gamins ont construit la réplique à plus petite échelle d’un bateau viking. Le fait qu’ils aient employé des matériaux de rebut mais bel et bien des matériaux de l’entreprise explique leur renvoi.

 

Une idée germe : pourquoi ne pas les aider à réaliser des études vu leur intelligence. Comme la Norvège ne compte pas beaucoup d’ingénieur pour construire le futur chemin de fer, c’est à Dresde qu’ils pourront acquérir le diplôme.

 

 

Le jour de la remise de leur diplôme, ils reçoivent également une somme d’argent mais tout ne va pas de se dérouler comme prévu. Lauritz constate que ses deux frères sont partis le laissant seul. Lui qui rêvait enfin de pouvoir épouser la femme qu’il aime voit tous ses rêves anéantis. Oscar et Sverre sont partis. Il sera le seul à remplir la mission qui leur était confiée : construire cette future ligne de chemin de fer dans la montagne.

 

 

Ce premier tome commence au début du XXième siècle, siècle qui a vu un changement total dans l’’évolution du monde suite aux techniques tant industrielles et médicales que nous connaissons. 

 

Lauritz nous transporte dans l’épopée du chemin de fer en Norvège durant laquelle les ouvriers durent vivre dans de terribles conditions climatiques.

 

Oscar participe également à l’édification du chemin de fer mais en Afrique, dans la colonie allemande.  

 

Une saga  qui nous raconte le changement radical que connu le Monde durant le siècle dernier. 

 

 

On ne peut que constater à quel point les hommes ne comprendront jamais les erreurs du passé. 

 

 

 

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13 juillet 2016

Du sang sur la Baltique de Viveca Sten

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C’est une nouvelle période estivale qui s’ouvre sur l’île de Sandham.

 

Le soleil est au zénith. C’est le départ pour tous les bateaux alignés pour la coupe du Tour du Gotland. 

Oscar Juliaender, le vice-président du yacht club royal est prêt à bord de son Swan. Cette année il l’aura sa coupe. 

 

Prêt au départ mais malheureusement Oscar est tué par une balle qui s’avérera d’après l’enquête correspondre à  celle d’un fusil de chasse par surcroit.

 

Thomas Andreasson est bien entendu chargé de l’enquête avec son équipe. Cela fait un an qu’il vit une aventure avec Carina et ne sait comment lui annoncer qu’il n’a pas envie de continuer plus loin avec elle dans la vie. 

 

Nora est à nouveau sur l’île pendant les vacances. Elle a hérité de la maison voisine et ne veut absolument pas la vendre même si son mari Hendrik le désire. D’ailleurs ce dernier a bien changé… 

 

Beaucoup de secrets ont être dévoilés durant l’enquête sur le bel Oscar : infidèle, cocaïnomane et très riche ce qui titille les inspecteurs.

 

Thomas et Margit sa collègue sont très intrigués par le compte à l’étranger. C’est Nora avec ses capacités de juriste qui va lever un coin du voile.

 

Un deuxième assassinat est commis malheureusement, à nouveau avec un fusil de chasse.

 

 

Toujours aussi emballée par la série, je suis déjà plongée dans le troisième volume paru en poche. 

 

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11 juillet 2016

La reine de la Baltique de Viveca Sten

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Nora Lindle est heureuse d’être en vacances su l’île de sa jeunesse : Sandham. C’est sur cette île au large de Stockholm qu’elle a grandi et qu’elle a partagé tant de moments avec son ami Thomas Andreasson qui est devenu policier.

 

Nora a épousé un radiologue Henrik, maman de deux petits garçons Simon et Adam, est vraiment heureuse de ces moments en famille même si son mari passe trop de moments sur son bateau car c’est une période de régates. De plus, elle ne supporte pas ses beaux parents qui sont assurément très snobs, surtout sa belle mère. Juriste dans une grande banque, elle savoure ces heures de farniente malgré qu’elle doive  se lever tôt pour conduire ses fils à la piscine chaque matin.

 

Thomas quant à lui se noie dans le travail et ne pense qu’aux vacances qu’il va pouvoir enfin prendre sur l’île de Farjo, là il se sent enfin face à lui même dans sa petite maison.Thomas vit seul car son couple a été détruit face à la mort subite de sa petite Emilie à l’âge de 3 mois. Il s’en sent responsable. Pour survivre il préfère rester dans sa solitude.

 

Solitude que sa jeune collègue Carina aimerait rompre mais il ne voit même pas la jeune fille.

 

Ce sont les vacances et pourtant le cadavre d’un homme s’échoue sur une plage, enroulé dans un filet de pêche. Thomas pense d’abord à un suicide.

 

Le suicide est exclu lorsque la cousine du noyé est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel. Apparemment elle aurait subi des violences mais elles ne sont pas la cause de la mort. Elle aurait avalé de la mort aux rats…

 

L’été s’annonce pesant sur l’île de Sandham.  Quel sera le suivant ? 

 

 

J’ai longtemps hésité avant de lire ce premier roman de cette série. Vantée comme la nouvelle Camilla Lakberg d’où mon hésitation.

 

Les personnages sont très réussis, voire même  très sympas. Une  belle description des paysages. Le suspense est excellent même si j’avais vite compris le nom de l’assassin.

 

Une très très bonne lecture. Je me réjouis de commencer ce soir la seconde enquête « Du sang sur la Baltique »

 

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09 juillet 2016

Terreur sur les vignes de Peter

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Un critique provoquant aussi bien la haine que le bonheur chez les vignerons selon les notes qu'il attribue à chaque cuvée, a disparu il y a de cela une année. 

Un soir de vendange, il est retrouvé dans le vignoble de Gaillac, dressé sur une croix et revêtu de la robe de la confrèrie de la Dive bouteille. Gil Petty est apparemment mort dans une cuve vu son aspect rougeâtre causé par le vin rouge. 

Mac Loed, ancien médecin légiste, enseignant la biologie à la faculté de Toulouse décide qu'il va tenter de découvrir ce qui se cache derrière cet assassinat. Il rencontre en premier lieu, le policier qui a mené l'enquête sur la disparition de Gil Petty, David Roussel, qui prend Mac Loed un peu de haut mais consent à répondre à quelques questions.

Pourquoi il ne s'est pas inquiété de la disparition de Petty, il ressort les vieux dossiers de personnes disparues dont son ami Serge Coste, jamais retrouvé depuis quatre ans alors Petty disparition aussi.

Mac Loed va loger dans le gîte dans lequel le critique séjournait. Il fait la rencontre de Michelle Petty, fille de la victime qui ne veut pas entendre parler d'enquête au début.

On va tenter d'assassiner Mac Loed au milieu des vignes. Peu après, Serge Coste est découvert lui aussi imbibé de vin rouge. Deuxième cadavre. Cela se corse.

D'autant plus que Nicole, son étudiante qui l'aide dans ses enquêtes arrive, Charlotte l'insaisissable apparait et pour fermer le cercle sa fille Sophie s'invite avec son copain Bernard. Bien entouré Mac Loed.

L'enquête il la mènera que l'on veuille ou non.

Si vous avez adoré le trilogie écossaise de Peter May dont l'île aux oiseaux, vous serez un peu déçu. Roman policier oui mais d'un autre style, beaucoup moins mystérieux. On se balade entre les ceps, on apprend tout de la fermentation des raisins, du danger du gaz carbonique qui en découle ainsi que de la cueillette réalisée la nuit tout en découvrant les péripéties de l'enquête. 

Mac Loed est très sympathique, écossais naturellement, tenace très tenace. 

Un cru moyen.  May

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08 juillet 2016

Des cornflakes dans le porridge de Bill Bryson

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Bill Bryson et toute sa famille sont prêts à repartir aux USA en cette année 1994 mais avant le départ, Bill aimerait refaire le tour de la Grande Bretagne. Et surtout repartir de Douvres, son point d'arrivée lorsque jeune, non encore terminé ses études, il avait atterri en Angleterre. Sa première nuit, il l'avait passée sur un  banc face à la mer ayant coiffé sa tête d'un caleçon afin de lutter contre le froid. 

Je ne vous ferai pas la liste des villes où Bill Bryson va s'arrêter, ce serait lassant. Je notifierai celles qui furent importantes dans sa vie. Donc notre américain arrive à Douvres. J'avais oublié qu'il a décidé de faire le voyage en train plus particulièrement même s'il fera quelques entorses en voiture. Donc à Douvres, il retrouve le banc, un peu déglingué où il avait passé la nuit  début des années septantes. Et comme de bien entendu, beaucoup de choses ont changé mais bref, direction Londres où il avait travaillé au Times et son plus grand cauchemar se nommait Vince, mangeur de pizza et refusant de donner les derniers cours de la bourse. 

En retournant à Virginia Walter, il nous raconte son expérience d'infirmier dans un hopital de fous. Il était assez pépère car ceux dont il devait s'occuper n'étaient pas dangereux et avaient diverses occupations. Mais bon ils étaient quand même fous. Et c'est là, qu'il fit la connaissance de celle qui devint sa femme. Stupeur, là où se dressait l'hopital, des maisons ont été construites dont une maison témoin. 

De Virginia Walter à Egham, il n'y a qu'une enjambée et retrouver sa belle-mère qu'il adore ainsi que le lit qu'elle a préparé à son intention. 

L'étape suivante est Burnemouth, petit rappel de son premier vrai travail en Grande Bretagne à l'Echo car après le mariage, lui et sa femme étaient partis aux USA afin qu'il y termine ses deux années d'études. 

Stutland, Oxford, Weston-Super-Mare etc. Arrivé dans le Yorkshire, près de chez lui, ce serait idiot de ne pas dormir dans son lit près de sa famille. Il fera un petit tour de la région avec un ami. 

Retour via les trains pour la suite du périple vers le Pays de Galles, l'Ecosse et petit à petit le voyage se termine à son grand désarroi. Entre les deux, il fera une randonnée qui le mènera sur un mont avec des amis où suprise, il n'y a que les anglais pour monter dans la brume et piqueniquer tout là haut..

Ce qui est génial dans les livres de Bill Bryson c'est avant tout son humour bien entendu mais également son approche de chaque lieu, il vous narre l'histoire du village ou de la ville, les personnages les plus importants qui y sont nés et pour couronner le tout, il observe tellement bien les gens dans leurs travers que dans leur bonté qu'on en redemande. 

Bien sur que la Grande Bretagne a changé. Beaucoup de villes qui avaient été baties à l'ère victorienne selon la modernité changent radicalement : les belles batisses sont démolies au profit d'immeubles hideux bien souvent. On retrouve les mêmes enseignes de magasin dans chaque ville, vive la mondialisation mais tout n'est pas à jeter car Bill Bryson vous criera "allez à Durham" il en est tombé amoureux. 

Les voyages en train sont épiques avec des gares fermées quand il y arrive, un bus dont l'horaire ne correspond pas avec celui du train qu'il doit prendre, des admirateurs de locomotives. L'homme furieux car il se tient à sa place sur le bord du quai....Les voyages en train dans toute leur splendeur....

En conclusion, Bill Bryson adresse un grand discours amoureux à la Grande Bretagne car il aime par dessus tout ce pays même si certains prétendent que ce sont eux les anglais qui ont inventé le cornflakes. 

Petit détail, ne lui parlez pas de Béatrix Potter !

Une belle vision de ce que fut la Grande Bretagne et ce qu'elle est devenue dont les habitants ne sont comparables à aucune autre nation. 

Si vous avez le moral plus bas que le zénith, lisez Bill Bryson antidote à toute tristesse.

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07 juillet 2016

Le châpiteau vert de Ludmila Oulitskaîa

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Le début d'une amitié débute parfois par un événement tellement anodin. En l'occurence dans cette histoire, c'est un petit chat qui a permis la réunion des trois garçons : Ilya le pauvre, Sania qui aime la musique et fragile comme les notes ainsi que Micha, d'origine juive. 

A l'école ils sont les souffre douleur de leurs camarades mais leur amitié est indéfectible. Tous trois sont élevés par des fémmes, Micha est orphelin et vit chez sa tante, ilya est le fruit d'un amour de jeunesse mais son père lui donne le gout de la photographie et Sania aimé tendrement pas sa grand-mère et sa mère. Tellement différents.

 

Leur vie va changer à l'arrivée d'un professeur de littérature  qui entre en classe en récitant de la poésie et qui les emmène dans les rues de Moscou avec d'autres camarades, sur les traces d'écrivains célèbres.

Peu à peu leur vie va tourner vers la dissidence. Ils ne désirent pas vivre tel que les dirigeants le décident. Pourtant la Russie est leur terre et ils veulent que l'Occident sache que chez eux le rêve n'existe pas.

Ylia et Micha vont chacun se battre à leur manière. Ilya par la prise de photos et Micha par le samizdat, ces petites feuilles de papier où l'on retranscrivait les romans des auteurs maudits tel Solyenistine et qui passaient en Occident. Ils vont également créer une revue sous l'oeil malveillant des agents de l'Etat. Sania lui pense musique, musique. Ce qui ne l'empêche pas d'aider ses amis surtout quand la femme de Micha,emprisonné, mettra au monde une petite fille. Ils prendra soin d'elles jusqu'au retour de son ami.

Micha risquant d'être à nouveau incarcéré, ne le supportant pas, se suicidera.

Ylia mourra hors de Russie et Sania aux USA pourra enfin s'adonner à la musique comme il le désirait. 

Merveilleux roman tant par l'écriture que par l'histoire. Ludmila Oulitskaia nous retrace la période de l'Union Soviétique à partir de la mort de Staline jusqu'en 1996. Période que les jeunes de maintenant auraient difficile à imaginer. Pourtant le courage des trois garçons, la pauvreté, la dissidence, l'enfermement furent la loi durant des années. Il en fallut du cran pour s'opposer.

Des noms ont été changés, d'autres nous ramènent à ce passé tel Sakharov, Solyenistine....tellement loin et encore si proche dans nos mémoires.

Si vous aimez les auteurs russes, à lire absolument car la littérature vous entraine sur des chemins impétueux. 

 

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04 juillet 2016

Les oiseaux de Christophe Colomb d'Adrien Goetz

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Alina, 13 ans,  a été envoyée d'Espagne à Paris pour perfectionner son français dans sa famille. Elle réside dans le quartier de la tour Eifel sans savoir qu'à deux pas, se dresse un magnifique musée. 

A l'école on lui parle de Christophe Colomb. Christophe comme Cristobal en espagnol, prénom que porte son meilleur ami dans son pays. Son père lui a appris à connaitre la véritable histoire de Christophe Colomb. Une autre vision de l'histoire.

Alina aimerait faire découvrir cet autre facette de Christophe Colomb à ses camarades d'école. Conter l'histoire à l'envers en leur faisant découvrir les premiers insulaires  que Christophe Colomb a rencontrés : les Taînos. 

Sur les conseils de son oncle Juan, Alina se rend dans le jardin sauvage et découvre un musée. 

Elle va le parcourir avec émerveillement : L'Amérique, l'Afrique, tout se mélange dans ce bateau des civilisations.

Arrivée devant la vitrine des Tainos, elle constate que celle-ci est vide. 

 

Pour les dix ans du musée du Quai Branly, Adrien Goetz a écrit une très belle histoire. En compagnie d'Alina, nous nous émerveillons et parcourons les différentes salles. L'historique de ce dit musée nous est expliqué. De plus, Alina, réussit à nous emmenez sur les pas de Christophe Colomb mais d'une manière toute autre à celle enseignée dans les manuels scolaires. Le tout parsemé de quelques photos.

 

Je connais le rideau de verdure à l'entrée du quai Branly mais jamais je n'ai été plus loin. L'écriture d'Adrien Goetz ne nous donne qu'une envie : y pénétrer et surtout découvrir cette civilisation des Tainos dont je n'avais jamais entendu parler. 

Histoire, poésie, rêve, roman, enfance, tout est y est condensé  sous les ailes des oiseaux de Christophe Colomb. Embarquez! Vous ne serez pas déçu de l'exploration. 

 

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 photo prise sur le net.

 

 

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