19 avril 2014

Urbanité

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16 avril 2014

Le tableau du mercredi

samuel melton fisher

 

Samuel Melton Fisher

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15 avril 2014

Galeristes Anne Martin-Fugier

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Anne Martin-Fugier historienne de formation, s’est intéressée aux galeries d’art contemporain au milieu des années septantes. Son doctorat de fin d’étude avait pour thème les bonnes à Paris, bien éloigné de l’art c’est certain mais au fil des années, l’histoire et l’art contemporain se sont entremêlés dans sa vie.

 

Ce livre comporte une série d’entretiens de ces découvreurs d’art dont les plus anciens sont Nicole et Lucien Durant parents de Guillaume Durant le journaliste ainsi que Rodolphe Stadler. 

J’ai eu un petit coup de coeur pour Catherine Thiek. Le livre se clôt par Emmanuel Perrotin dont j’avais pu admirer l’expo des artistes qu’il aime , au Tri postal de Lille.

 

Chacune et chacun raconte son parcours. Ils viennent de tous horizons, riches, pauvres. Enfants d’immigrés, Suisse. Certains ont baigné dans l’art depuis la naissance, d’autres pas du tout. Mais tous ont été attirés par cette envie d’ouvrir une galerie et de faire connaitre des artistes contemporains. Tous se sont lancés dans une aventure atypique et extraordinaire. Certains depuis ont fermé leur galerie, suite à la crise et d’autres continuent le combat pour l’amour de l’art. 

 

Je leur laisse la parole :

 

« Je vous tiens des propos pessimistes sur le marché de l’art mais, moi je suis très heureux. Je suis en accord avec moi-même. Même si le reste du monde n’approuve pas mon choix, j’aime vivre avec les tableaux de Guinan, j’aime en parler, j’aime rencontrer des gens qui adhèrent à son oeuvre »

Albert Loeb

 

Je n’aime pas l’expression « mes artistes », je ne voudrais pas non plus que les artistes disent « ma galerie ». J’aime l’indépendance, je n’ai jamais désiré constituer une écurie et je n’ai pas besoin de camaraderie avec les artistes. J’ai travaillé sur le long terme avec des personnes auxquelles j’étais attachée mais j’ai essayé de regarder davantage les oeuvres que les artistes. j’ai toujours eu cette passion pour l’oeuvre importante, magistrale… »

 

Catherine Tiek

 

« L’art est devenu aujourd’hui un produit social. Depuis les années 2000, nous sommes dans un star-système. Phénomène de mode et démence des prix. Est-ce qu’un Peter Doig vaut huit millions de dollars ? Mieux vaudrait acheter un Gauguin. Voilà ce que je combats mais c’est un combat d’arrière-garde »

Jean Brolly

 

« Je ne crois pas aux contrats écrits : pour moi, tout est fondé sur la parole et la confiance. Je n’aurais jamais signé un contrat avec un artiste : pourquoi ligoter et être ligoté ? De toute façon, je n’aime pas les problèmes. J’ai toujours arrondi les angles mais je dis aussi clairement les choses »

 

Nello Di Meo

 

« Mon père était employé de banque, mes parents avaient des intérêts culturels-d’ailleurs, ils m’ont infligé des vacances en camping-car à travers toute l’Europe en visitant la moindre église, le moindre musée. Mon frère et mes soeurs, beaucoup plus âgés, avaient eu des vacances plus classiques dans leur enfance : eux, on les emmenait à la plage! Mais pour mes parents , l’art s’arrêtait à l’impressionnisme, le contemporain n’existait pas : même Picasso c’était trop »

 

Emmanuel Perrotin.

 

« Ma vie maintenant est indissociable de celle de la galerie. Je n’imagine nullement m’arrêter un mou. S’occuper d’une galerie permet de rester jeune. Lorsque je vois des gens de mon âge qui ont d’autres types d’activités, je me sens loin d’eux, même dans des domaines qui n’ont rien à voir avec l’art. « 

Bruno Delavallade

 

 

 

 

Je continue le périple vers l’art en découvrant Artistes du même auteur.

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yoshima asako

 

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De là haut, je vois, je vois....

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14 avril 2014

Le printemps tout simplement

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12 avril 2014

Pour tous les gouts...

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10 avril 2014

Les Suprêmes Edward Kelsey Moore

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Chaque dimanche, elles se réunissent avec leurs maris après l'office, chez Big Earl, leur restaurant. Elles sont inséparables depuis leur jeunesse dans les années soixante. Leur table est réservée depuis toujours près de la baie vitrée. Trio de choc à qui on a donné le surnom des Suprêmes. 

Odette la plus ronde de toute et la plus futée également, est la femme oh combien heureuse de James. Elle est née dans un sycomore ce qui a fait la une des journaux à l'époque. Détail non des moindre dans la vie d'Odette : elle cotoie les les fantômes des morts. C'est ainsi que sa mère lui rend visite, elle qu'on prenait pour une folle car elle parlait au fantôme d'Eléonor Roosevelt. Manque de bol Odette a hérité du même don. Mais elle n'en parle à quiconque même pas à ses amies. Faudrait pas qu'on la prenne pour une folle elle aussi. De plus, elle devrait avouer qu'Eléonor Roosevelt picole à qui mieux mieux.

Clarice, elle a voulu épouser malgré les avis contraires Richmond,  qui court le jupon depuis toujours. Pour lui, elle a sacrifié sa carrière de pianiste qui s'annonçait prometteuse, alors pour se consoler, elle donne des cours de pianos à des gosses qui parfois arrivent au sommet ou alors sont des nullités en musique. Mais ne dit-on pas qu'il faut souffrir sur terre pour accéder au paradis, sa mère lui a inculqué cette sentence depuis sa naissance. 

Barbara Jean, la bombe du groupe,  a épousé Lester beaucoup plus âgé. Sa mère était une prostituée qui ne savait pas qui était le père des trois hommes qu'elle fréquentait à l'époque.  Barbara Jean est celle qui cache de profondes blessures que ses amies connaissent. Les bouteilles jonchent le sol de Barbara Jean. Pour oublier, elle ne se noie dans leur goulot.

Les enfants ont quitté depuis longtemps la maison d'Odette et de Clarice. Chance que n'a pas eue Barbara Jean ayant perdu son fils depuis des années. 

Les trois suprêmes s'adorent, elles ne sauraient pas se passer l'une de l'autre.. Chaque jour s'écoule comme hier, lentement, calmement jusqu'au jour où Big Earl décède. Cet homme qui avait pris les trois filles sous son aile et qui les protégeait dans leur jeunesse. 

Tout va changer dans la vie des amies mais elle ne le savent pas encore. Elles savourent ce dimanche ....Odette examine, ecoute. Clarisse surveille son mari de l'oeil et Barbara Jean devrait s'habiller avec des couleurs plus sobres à son âge.

Premier roman  mais quel roman. On passe du léger au gravissime avec un humour merveilleux tout en gardant le  contexte du problème racial en fond d'horizon. Et surtout cette tendresse que l'on perçoit à travers l'écriture. 

On passe du présent au passé de chapitre en chapitre et petit à petit on comprend ce qui unit si fort ces trois dames : parce que c'était elles et parce que c'était moi.

Il parait qu'il va y avoir une suite...

"Clarice ne ferait jamais la moindre réflexion à Barbara Jean sur ses habitudes vestimentaires, et nous le savions toutes deux. De la même manière, Clarice et Barbara jean ne me diraient jamais en face que j'étais grosse, et nous ne rappellerions jamais à Clarice  que son mari se tapait tout ce qui bougeait., Entre Suprêmes nous nous traitions avec beaucoup de délicatesse.Nous fermions sur les défauts des autres et faisions preuve de prévenance  même quand cela n'était pas mérité" 

 

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