27 février 2017

Presque ensemble de Marjorie Philibert

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Dans cette chronique, je vais déroger à ma synchro sainte règle de ne pas parler d’un livre que j’ai abandonné.  Mais parce qu’il fait partie des 68 premières fois, je me lance.

 

 

12 juillet 1998, finale de la coupe du monde où la France affronte le Brésil. Nicolas qui aime la foule unie dans l’amour du foot, se rend dans un bar où il va rencontrer le destin amoureux : Victoire. 

 

Première nuit et ces deux là s’embarquent dans une vie amoureuse qui ressemble à celle de deux êtres qui se sentaient seuls et puisque l’autre est là, pourquoi pas ?

 

Ils terminent leurs études. Victoire a une amie et Nicolas un ami qui vont également se mettre en couple. 

 

Etudes terminées, il faut chercher un travail mais sans grande passion.

Nicolas est sociologue et va trouver du trouver dans une société qui traite de faits de société. Victoire, quant à elle, est prise comme voyageuse dans des grands hôtels et doit en faire une critique élogieuse pour une revue de voyages. 

 Leur vie de couple est très calme.  Un petit appartement.  Une vie de couple sans grand désir et parfois cette peur en voyant la misère que cela ne leur arrive.

 

Un temps, ils adoptent un chat qui disparait vite de leur vie apparemment. Ils ne sortent presque plus, en totale symbiose. 

 

Ils commencent à s’ennuyer ferme dans leur train train. 

 

Nicolas va tromper Victoire avec une collègue et Victoire va tromper Nicolas durant l’un de ses voyages. 

 

C’est là que j’abandonne car l’ennui du couple m’a totalement envahie. 

 

 

C’est un roman très bien écrit, que j’ai apprécié au début mais ce manque de bonheur, ce manque d’émotion et ce manque de poésie qui n’illuminent pas les pages m’ont laissée sur ma faim.  Aurais- je du persister et continuer ma lecture ? C’est possible que j’y aurais trouvé ce que je cherchais. 

 

Un portrait d’une génération qui a un moment m’a fait penser aux Choses de Perec. Même genre d’analyse mais d’une autre génération. 

 

Ce roman plaira certainement à d’autres lecteurs et lectrices et tant mieux car un livre touche de façon différente chacun et chacune. 

 

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23 février 2017

La téméraire de Marine Westphal

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Dès les premiers mots, je savais que ce roman percutant avait gagné son pari.

 

Dans un pavillon qui ressemble à un cube, une pièce apparemment en désordre. Une femme avachie dans un fauteuil et le lit qui trône au milieu de la pièce de séjour. Dans le lit, le corps d’un homme victime d’un AVC. 

 

« avant c’était la pièce à vivre » 

 

Lo Meo et Sali sont mariés depuis plus de trente ans. Le couple qu’ils forment a donné naissance à une fille et un garçon. 

 

Lo Meo aime la nature. Son métier est de préserver cette nature intacte. Il maintient les sentiers en état et surveille les randonneurs. C’est en octobre que s’est arrivé. Il discutait sur les hauteurs du lac l’Oredon . Il discute avec un collègue de leur travail et en une fraction de seconde c’est la chute dans un autre monde.

 

Il va rester quelques mois à l’hopital mais il vit sans les machines donc il peut retourner  à la maison. 

 

Aidée de deux infirmières, Sali veille sur lui. Espérant jour après jour, nuit après nuit, un signe, un geste infime d’un doigt, un clignement de paupière qui lui ramène son Bartoloméo tel qu’il était avant.

 

Leurs enfants sont complètement perdus face à ce père. Maia se noie dans l’alcool et danse avec des corps inconnus. Gabin est figé dans sa peine.

 

Sali contemple son mari et peu à peu une idée germe en elle. S’il doit mourir, ce sera dans un endroit qu’il aurait aimé. Elle reprend des forces pour accomplir son magnifique geste d’amour.

 

 

Marine Westphal est infirmière et nous raconte non pas de manière chirurgicale mais poétique ce bouleversement du corps lors d’un AVC. 

 

 

« C’est une poussière  qui se perd dans l’espace et vient percuter le destin, comme une aiguille  un ballon d’anniversaire. Poc »

 

Comment vit-on l’état végétatif de l’homme qu’on aime ? Sali ne peut le supporter mais son amour est si grand qu’elle va accomplir ce que certains se refuseraient. 

 

 

Ce premier roman, je l’ai lu dans le cadre des 68 premières fois mais je l’avais déjà choisi auparavant car le thème m’intriguait.   

 

Un premier roman écrit avec des mots dans toute leur simplicité et qui nous entraine dans une danse d’émotions. Marine Westphal nous met face à face avec la maladie, en tout humanisme.

Premier roman qu’il ne faut pas manquer de lire.  

 

On le referme avec un uppercut au coeur.

 

Posté par winniethepooh à 09:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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