17 septembre 2018

K.O d'Hector Mathis

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Deuxième premier roman que je découvre grâce aux 68 premières fois et c’est le premier coup de coeur sans jeux de mots.

 

Lu d’une traite car Sitam ne vous en laisse pas le temps. Il court vers la vie, la mort aux trousses. Il court vers l’enfance, berceau de tous les rêves.

 

Il était si bien avec la même Capu à rêver sur les toits de Paris mais les balles tueuses ont eu raison de leur toi de vivre. Alors pour ne pas finir dans cet état de guerre, ils fuient jusqu’en Hollande.  Mais avant, cette rencontre avec Benji, son ami, a failli tout foutre en l’air.

 

Pour le pognon, juste pour le pognon, que Benji voulait voler à celle qui se moquait de lui, le résultat c’est que Benji s’est retrouvé par terre, baignant dans le sang.

 

Alors avec la môme Capu, bien sûr qu’ils ont foncé vers les Pays Bas.

 

Si calme ce pays, par rapport aux autres troués par les attentats. Il appris les couleurs à travers l’imprimerie Sitam. Une belle rencontre, Lariol, qui voyant qu’il lisait, lui a suggéré de continuer. 

Et Max le boulanger, qui lui a donné son carnet sur les châteaux. D’ailleurs c’est grâce à Max qu,il est là à raconter à Archibald, dans sa sa cabane. Archibald qui vitupère contre la société qui ne veut pas de croque poussière comme lui.

 

Il fuit Sitam, il fuit car la maladie le cerne, l’épie. Il a écrit son livre, il rêve de l’éditer. Mais aurat-il le temps ?

 

 

Beaucoup vont être rebutés par la manière d’écrire d’Hector Mathis, rapide, mélange de langages, trépidante, jazzy et puis Zoup la poésie prend son envol au milieu d’une page pour replonger et resurgir quelques pages plus loin. Un polaroid de notre XXIième siècle. 

 

Un véritable coup de coeur. 

 

« Je ne voulais plus la sentir autour de moi, la capitale. Avec Capui, nous l’avions quittée pour ne plus jamais la revoir. Les attentats, le feu, les cris et la bêtise. Elle était déjà morte, la capitale, mais je naviguais par nécessité, comme toujours. Il n’y avait qu’un seul moyen d’avoir de quoi vivre dans mon état, de quoi boucler le manuscrit. Je n’avais rien d’autre à tenter. Ca avait peu d’importance, désormais. La maladie avait tout bouleversé., les choses ne suivraient plus la même logique. Je m’en foutais pas mal des attentats et du reste, tout allait bientôt foutre le camp. »

 

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06 septembre 2018

La dérobée de Sophie De Baere

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Et voilà les 68 premières fois débutent cette nouvelle session par ce premier roman.

 

 

Oublie t-on un premier amour de jeunesse ? Telle est la question que se pose à Claire lorsqu’elle réalise que leur nouveau voisin à Nice n’est autre qu’Antoine le grand amour de son adolescence.

 

Claire mariée jeune à François est grand-mère. La petite est l’enfant de sa fille. Victor le fils est toujours à la maison. Elle est vit dans une hebitude heureuse.

 

Que veut Antoine ? 

 

 

Lors de leur première rencontre sur un chemin, il faut avouer que la vie de Claire n’est pas super gaie. Ses parents ont plongé dans le désespoir lors la mort par noyade de leur fils. Depuis, la maison est gorgée de chagrin et Claire n’en peut plus.

 

Ce jeune homme qui la hèle en l’appelant mademoiselle va être son ouverture vers des moments de bonheur. 

 

Antoine, n’est autre que le fils d’un avocat Claude qui élève seul son fils. La mère a quitté le foyer conjugal pour refaire sa vie.

 

Lors des vacances, car la maison d’Antoine au contraire de celle de Claire est une maison de vacances, ils se retrouvent. Premiers baisers. Premières expériences sexuelles. Mais à chaque fois Antoine doit repartir.

 

Un jour que Claire est seule dans la maison d’Antoine, Claude rentre et tente d’abuser d’elle.

 

Alors quand la jeune Hélène disparait du village et est retrouvée assassinée, Claire est certaine que le Simplet du village n’est pas le coupable. Ce ne peut être que Claude d’autant plus qu’elle l’a vu un jour dans la foret.

 

Claude est disculpé mais Antoine ne veut plus voir Claire. D’ailleurs son père lui a toujours dit qu’elle n’en voulait qu’à leur argent.

 

Claire ne reverra plus jamais Antoine avant  ce jour à Nice. Et l’enfant qu’elle attendait est déjà parti dans les limbes de l’avortement depuis trente ans.

 

 

Un bon premier roman d’ailleurs je l’ai lu d’une traite. Une écriture rapide, fluide. Aucun ennui durant cette lecture.  

 

Le roman outre l’amour passion, traite également d’un sujet douloureux la pédophilie. 

 

 

Par contre, je ne comprends pas que le fils de Claire, Victor, soit totalement en retrait. Comme inexistant. Un personnage en trop qui n’apporte rien à l’histoire. 

 

 

 

 

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17 avril 2018

Celui qui disait non de Adeline Baldacchino

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Le 13 juin 1936 sur les quais de Hambourg, aux chantiers de Blohm et Voss, des hommes sont groupés faisant le salut nazi. Ils saluent Hitler qui est venu assister à la mise à eau  du navire école  le Horst Wessel. Un photographe prend un cliché en surplomb de  la masse et au milieu un homme croise les bras. 

Cet homme sera reconnu comme étant August Landmesser par l’une de ses filles Irène.

Mais une autre famille le reconnaitra également comme étant Gustav, ce qui est plus plausible si l’on se référe au visage. De toute façon August ou Gustav, peu importe, c’est  l’homme qui a osé défier ce qu’on lui imposait qui est admirable.

D’autant plus qu’il n’est pas le seul sur la photo. Si l’on regarde bien, ils étaient deux ce jour là à ne pas obéir aveuglement. 

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Adeline Baldacchino a choisi de nous raconter la vie d’August à travers ce premier roman. 

 

L’image du couple d’August et d’Irma c’est toute l’horreur nazie et son absurdité haineuse qui en font les victimes. 

 

Irma d’origine juive mais dont le beau père est protestant, elle même étant baptisée, rencontre Gustav en octobre 1934.

Ils décident de se marier l’année suivant mais un fonctionnaire très zélé refuse laissant passer de quelques mois à l’avance les lois de Nuremberg incluant que Aryens et non Aryens ne peuvent s’unir. 

 

Une petite fille nait de cet union Ingrid qui aura la chance d’être née avant le 31 juillet 1936 considérant qu’un enfant née d’une relation sexuelle avec un juif ou une juive, serait automatiquement considéré comme juif. Sa soeur Irène n’aura pas cette chance là si l’on peut appeler cela la chance. 

 

Avant de connaitre Irma, August avait adhéré au parti nazi non pas par conviction mais pour la facilité qu’il en aurait à trouver du travail.

 

Comme de bien entendu, le parti l’exclu suite à sa vie amoureuse et au fait qu’il ne s’y rend plus. 

 

Se rendant compte, que tout devient dangereux pour eux, August décide de s’enfuir vers le Danemark afin que la famille puisse vivre libre. Il est arrêté. Emprisonné et libre sous condition de ne pas revoir Irma. Il n’obéit pas aux injonctions et veut absolument la revoir.

 

Il est à nouveau arrêté et envoyé dans un camp de travaux forcés pour trois ans et demi. La raison : souillure raciale. Il va y travailler dans les marais et c’est dans ce camp qu’est né le chant des partisans repris plus tard dans d’autres pays. 

 

Irma elle est arrêtée en juillet 1938. Elle va passer de prisons en prisons pour terminer à Ravensbruk où elle sera assassinée comme tant d’autres par les tortionnaires en 1942.

 

August lui sera relâché. Il va aimer une autre femme et ensuite envoyé dans une bataillon en 1944 pour mourir en Croatie. 

 

En 1951, leur union sera légalisée.

 

Ingrid leur première fille sera élevée par ses grands parents. Irène née en prison n’aura pas cette chance, elle sera expédiée dans un orphelinat où elle va subir des sévices corporels jusqu’à être défenestrée. Elle passera d’une famille à une autre qui lui sauveront la vie. Echappera à la déportation.

 

 

 

 

C’est en 1990 qu’elles renoueront vraiment des liens. 

 

 

 

Très beau roman dans cette série des 68 premières fois.  Il n’y aura jamais assez d’écrits pour rappeler ce que fut l’horreur nazie jamais atteinte aussi fort aussi bien contre les juifs, les témoins de Jéhovah, les lesbiennes, les handicapés etc etc  mais ce furent les juifs qui furent exterminés en plus grand nombre, juste pour une question raciale.  L’autre, le mauvais. Pourquoi l’autre ? telle est la question.

 

Et à l’heure, où l’antisimétisme renait de ses cendres jamais éteintes en réalité, il est bon de rappeler que la Palestine fut un Etat crée par les Romains afin d’humilier les juifs après un pogrom. Que si les juifs sont devenus banquiers, ce sont les Romains qui ont crée cet état de fait car le seul métier que ce peuple pouvait exercer sous leur joug, était celui de percepteur d’impôts. 

Mais bon, l’autre sera toujours le mauvais, l’homme ne change pas.

 

C’était une petite parenthèse.

 

Un premier roman qui nous démontre qu’à sa façon on peut toujours dire non et ne pas obéir aveuglement, au risque de sa vie, il est vrai mais dire NON tout simplement.

 

Un roman très dur mais qui  donne envie de croire encore et encore à la bonté humaine.

 

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 "Huit mille Juifs d'origine polonaire se retrouvent pris au piege d'un no man's land entre l'Allemagne qui les pousse dehors et la Pologne qui se refuse à les recevoir. La Suisse exige que l'Allemagne distribue des cartes d'identité afin de pouvoir répérer  celles marqués d'un J...pour les refouler. L'Australies argue du fait qu'elle ne veut pas d'antésimitisme sur son territoire : pour cela, le mieux est encore de ne pas avoir de Juifs. Logique implacable.  Le Canada rechigne. Les services de Roosevelt ne sont pas plus allants. La souricière se referme."

 

 

 

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30 mars 2018

Les rêveurs d'Isabelle Carre

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08 mars 2018

L'homme de Grand Soleil de Jacques Gaubil

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Grâce aux 68 premières fois, j’ai découvert ce premier roman de Jacques Gaubil et c’est…super méga génial. 

 

 

Le personnage principal est médecin, venu de France là bas au Canada, son diplôme n’étant pas reconnu, il a du suivre à nouveau quelques années d’études et comme tout expat, on accepte  certaines besognes telle celle de se rendre chaque mois dans le village de Grand Soleil, dans le nord du Quebec. 

 

« J’avais oublier de préciser : le village s’appelle « Grand Soleil. En  langue cree, les autochtones qui ont construit la première masure, ça donnait Kisikawi. Ca me parait bien plus raisonnable que Grand Soleil « 

 

 

Village où les maisons, au lieu d’êtres regroupées, sont disséminées. La moyenne d’âge avoisine plutôt les soixante. Leur principale occupation : distiller de l’alcool.  Le médecin aime se rendre là bas, enfin il s’en persuade. Il y soigne les bobos, les cirrhoses et écoute les palabres de chaque patient.

 

Etrangement Grand Soleil a été oublié dans les coupes budgétaires et possède toujours sa station météo.  

 

Un village de vieux dirait on sauf une  femme qui a trente cinq ans mais seul défaut : elle est laide. Enfin, d’après le médecin. 

 

 

Le reste du temps il vit à Montreal, dans le quartier d’Outremont. Il y tient un son cabinet privé.

 

« Chaque fois que je reviens, pendant quelques heures, mon existence ne m’apparait pas si terne, si mécanique, tellement anesthésiée. Le cabinet, mes patients, les séries télés, les livres, les rues de Montréal, je les considère avec un oeil nouveau. Ensuite l’habitude revient et je pense au village. J’appelle cela le choc thermique. »

 

 

Le propriétaire Monsieur Zymali, vit au rez de chaussée. Cet homme respecte le Shabbat à la perfection. Il a même collé du scotch sur les interrupteurs.. Un vrai casse tête pour cet homme qui a fini par rédiger un traité du shabbat afin que toute personne qui le visite comprenne ce qui est admis ou interdit. 

 

 

 

Julien son copain est également un être à part. Il vit de l’écriture de romans à l’eau de rose où toutes les héroïnes portent un nom en a. On pourrait s’imaginer qu’il est romantique de part ses romans et pas du tout. Julien adore aller regarder les filles dans les bars. Vous savez ceux où les partenaires de ces femmes sont une tige d’acier.

 

 

Et chaque mois, il  repart à Grand Soleil. 

 

Lors d’une de ses visites, il est appelé par la femme laide car un homme qui vit chez elle est très malade. 

 

Le médecin est étonné, de découvrir une maison parée d’une bibliothèque impressionnante. Il y a découvre les mémoires de Saint Simon ainsi qu’un livre enluminé, extraordinaire. 

 

Le nom du patient Cleophas, un homme imposant.  A partir de cette rencontre, sa vie va être bouleversée.

 

Imaginez, imaginez bien que Cleophas est un homme de Neandertal, celui qui nous a précédé dans l’histoire nous les homos sapiens. Cela fait rêver.

J’oubliais, le personnage principal c’est le Docteur Leboucher car il a un nom tout de même.

 

 

« Et puis la vie est passée, comme je l’aime, monotone. Une narcose des sentiments, un engourdissement de la pensée. Pas de guerre des alambics, pas de livres inattendus, pas de surhomme qui souffre, pas d’elle. Mais plutôt des pôlars au climat tropical, des Shabbat avec des minuteries, des patients croyants et vulnérables, des gens qui courent dans des parcs et du Trump, beaucoup de Trump ! Du trump à gogo ! Une vie telle qu’elle devrait se dérouler. Le temps qui passe sans faire mal, une grisaille qui anesthésie, la vie, la vrai. »

 

 

 

J’ai dévoré l’homme de Grand Soleil avec avidité. Avec humour Jacques Gaubil nous démontre ce qu’est devenu notre société mais quel humour ! Il décape avec le sourire qui grince.

 

Et pourtant il y a tellement d’humanité dans ce roman. Grand Soleil, le village, c’est le contraire de cette société consommatrice, on se retrouve face à l’homme qui protège la bonté dans ses mains. 

 

 

« Nous sommes aujourd’hui près de sept milliards, c’est une période de grande disette. Certains ne recevront pas leur part de vérité, d’autres seront privés de beauté et il n’y aura pas assez de bonté pour tous »

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06 mars 2018

Seuls les enfants savent aimer de Cali

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Avant tout, sachez que je ne suis aucunement fan de Cali donc je ne savais à quoi m’attendre en ouvrant ce roman autobiographique et ce fut une belle surprise.

 

Dans ce roman, Cali à travers les mots du petit Bruno qu’il était à six ans, nous dévoile sa plus grande blessure : le décès de sa maman Mireille alors qu’il n’avait que six ans.

 

 

Du jour de l’enterrement, il n’a qu’un souvenir, le volet mal fermé, le soleil, les pleurs de la famille. Il assiste au chagrin des siens sans pouvoir y participer.  Il est trop petit pour cela. 

 

Il faut retourner à l’école avec les regards des autres. 

 

Il faut assister à tout le reste de la famille qui fait un grand feu de tout ce qui rappelle maman. 

Mireille ne cesse de mourir dans le coeur de Bruno.

 

« Tu brûles. Je te vois derrière les volets te défaire en flammes et en cendres, et je n’y comprends rien.

J’ai six ans. Et une famille a décidé de creuser  plus encore ce trou béant laissé depuis ton départ. »

 

 Il y a papa qui pleure en cachette dans sa chambre. Aldo, Gina, Sandra les plus grands. Comment font-ils pour survivre ? Bruno n’y arrive pas.

 

 

Et un jour Alec, un nouveau à l’école. Il sera son meilleur ami. La maison est si triste qu’il préfère passer son temps chez ce dernier d’autant que papa s’est mis à boire.

 

Sans oublier Carole dont il est fou. Elle est si belle. A la fête de l’école, il attend le moment où dans la danse, il va lui donner un baiser. Le paradis. Le lendemain, dans la cour, elle fait semblant de ne pas le connaitre.

 

Je ferai toujours partie des perdants maman. 

 

Un soir avec Frank, un copain, ils sont allés regarder leurs deux pères attablés au comptoir. Bruno a ramené papa à la maison.

 

Maman ne cesse de mourir. Bruno pousse des crises d’agressivité et on lui pardonne. 

 

Cet été là, papa, l’emmène avec une de ses soeurs à la colonie. Pourquoi l’abandonne t-on ainsi ? Il décide qu’il ne parlera pas. Il s’en fout des autres. Il veut être avec Alec, se blottir contre lui. Il ne participe à rien. Comment les autres peuvent -ils s’amuser ?  La vie sans toi maman c’est impossible.

 

« Tu n’es juste pas là quand je voudrais que tu sois là. Tu te tiens dans l’ombre du jour, et je ne peux être avec toi. La mort n’existe pas? C’est ça maman ? La mort n’existe pas. Maman ? »

 

Bruno ne demande qu’à aimer aimer aimer…

 

 

Un très beau roman mais quelle tristesse ressentie quand on le referme.  Une année de la vie d’un petit garçon qui veut survivre à la disparition de sa maman. A six ans on pense que les mamans ne meurent jamais.

 

Premier roman lu dans le cadre des 68 premières fois. Une magnifique découverte.

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27 février 2017

Presque ensemble de Marjorie Philibert

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Dans cette chronique, je vais déroger à ma synchro sainte règle de ne pas parler d’un livre que j’ai abandonné.  Mais parce qu’il fait partie des 68 premières fois, je me lance.

 

 

12 juillet 1998, finale de la coupe du monde où la France affronte le Brésil. Nicolas qui aime la foule unie dans l’amour du foot, se rend dans un bar où il va rencontrer le destin amoureux : Victoire. 

 

Première nuit et ces deux là s’embarquent dans une vie amoureuse qui ressemble à celle de deux êtres qui se sentaient seuls et puisque l’autre est là, pourquoi pas ?

 

Ils terminent leurs études. Victoire a une amie et Nicolas un ami qui vont également se mettre en couple. 

 

Etudes terminées, il faut chercher un travail mais sans grande passion.

Nicolas est sociologue et va trouver du trouver dans une société qui traite de faits de société. Victoire, quant à elle, est prise comme voyageuse dans des grands hôtels et doit en faire une critique élogieuse pour une revue de voyages. 

 Leur vie de couple est très calme.  Un petit appartement.  Une vie de couple sans grand désir et parfois cette peur en voyant la misère que cela ne leur arrive.

 

Un temps, ils adoptent un chat qui disparait vite de leur vie apparemment. Ils ne sortent presque plus, en totale symbiose. 

 

Ils commencent à s’ennuyer ferme dans leur train train. 

 

Nicolas va tromper Victoire avec une collègue et Victoire va tromper Nicolas durant l’un de ses voyages. 

 

C’est là que j’abandonne car l’ennui du couple m’a totalement envahie. 

 

 

C’est un roman très bien écrit, que j’ai apprécié au début mais ce manque de bonheur, ce manque d’émotion et ce manque de poésie qui n’illuminent pas les pages m’ont laissée sur ma faim.  Aurais- je du persister et continuer ma lecture ? C’est possible que j’y aurais trouvé ce que je cherchais. 

 

Un portrait d’une génération qui a un moment m’a fait penser aux Choses de Perec. Même genre d’analyse mais d’une autre génération. 

 

Ce roman plaira certainement à d’autres lecteurs et lectrices et tant mieux car un livre touche de façon différente chacun et chacune. 

 

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23 février 2017

La téméraire de Marine Westphal

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Dès les premiers mots, je savais que ce roman percutant avait gagné son pari.

 

Dans un pavillon qui ressemble à un cube, une pièce apparemment en désordre. Une femme avachie dans un fauteuil et le lit qui trône au milieu de la pièce de séjour. Dans le lit, le corps d’un homme victime d’un AVC. 

 

« avant c’était la pièce à vivre » 

 

Lo Meo et Sali sont mariés depuis plus de trente ans. Le couple qu’ils forment a donné naissance à une fille et un garçon. 

 

Lo Meo aime la nature. Son métier est de préserver cette nature intacte. Il maintient les sentiers en état et surveille les randonneurs. C’est en octobre que s’est arrivé. Il discutait sur les hauteurs du lac l’Oredon . Il discute avec un collègue de leur travail et en une fraction de seconde c’est la chute dans un autre monde.

 

Il va rester quelques mois à l’hopital mais il vit sans les machines donc il peut retourner  à la maison. 

 

Aidée de deux infirmières, Sali veille sur lui. Espérant jour après jour, nuit après nuit, un signe, un geste infime d’un doigt, un clignement de paupière qui lui ramène son Bartoloméo tel qu’il était avant.

 

Leurs enfants sont complètement perdus face à ce père. Maia se noie dans l’alcool et danse avec des corps inconnus. Gabin est figé dans sa peine.

 

Sali contemple son mari et peu à peu une idée germe en elle. S’il doit mourir, ce sera dans un endroit qu’il aurait aimé. Elle reprend des forces pour accomplir son magnifique geste d’amour.

 

 

Marine Westphal est infirmière et nous raconte non pas de manière chirurgicale mais poétique ce bouleversement du corps lors d’un AVC. 

 

 

« C’est une poussière  qui se perd dans l’espace et vient percuter le destin, comme une aiguille  un ballon d’anniversaire. Poc »

 

Comment vit-on l’état végétatif de l’homme qu’on aime ? Sali ne peut le supporter mais son amour est si grand qu’elle va accomplir ce que certains se refuseraient. 

 

 

Ce premier roman, je l’ai lu dans le cadre des 68 premières fois mais je l’avais déjà choisi auparavant car le thème m’intriguait.   

 

Un premier roman écrit avec des mots dans toute leur simplicité et qui nous entraine dans une danse d’émotions. Marine Westphal nous met face à face avec la maladie, en tout humanisme.

Premier roman qu’il ne faut pas manquer de lire.  

 

On le referme avec un uppercut au coeur.

 

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