11 juin 2018

La pension de la Via Saffi de Valerio Varesi

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Si je devais définir Soneri, je dirais que c’est un mélange entre Brunetti et Maigret. Tout en psychologie et patience. 

 

Peu de jours avant Noel, une dame âgée demande à voir Soneri à la questure de Parme. Il s’en contrefiche et c’est son adjoint qui la reçoit. Elle vient déclarer que Ghitta Tagliavini ne répond plus quand on sonne chez elle. Qu’il est surement arrivé un malheur.

 

Curieux Soneri, lorsqu’il entend le mot Via Saffi, se précipite chez son adjoint et reconnait la vieille dame, celle qui louait des chambres quand , dans la pension qu’il occupait, rien n’était libre.

 

La vieille dame le reconnait mais ne dit rien et s’en va.  Soneri veut la suivre mais elle a disparait. 

 

Ses pas le mène vers cette pension où jeune étudiant, il avait rencontre Ada, la femme de sa vie dont il porte le décès sur ses épaules.

 

La femme disparue, n’est en fait que la logeuse qui accueillait tant d’étudiants. Ils la considéraient comme leur maman de substitution. 

 

Soneri va replonger dans le passé mais bien vite va comprendre que Ghitta n’était pas cette femme au grand coeur qu’il imaginait. Ne louant plus à des étudiants, sa pension servait de maison de passe et elle adorait l’argent en tant qu’usurière.  Elle pratiquâit également des avortements lorsqu’il vivait dans la pension mais il n’en avait jamais rien su.

 

Et cette photo qu’il découvre : Ada enlaçant un autre jeune homme. C’est un gouffre d’interrogations qui plonge Soneri dans la stupeur. 

 

Angela, sa maitresse, tente de lui faire lâcher prise avec le passé mais il veut savoir la vérité concernant ce qu’Ada lui a caché tant d’années. 

 

En paralelle, il continue son enquête. Cela le mène vers la politique rouge de l’époque. Les communistes révolutionnaires. 

 

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« Dans le brouillard, le clocher du Domo et les flèches du baptistère donnaient l’impression d’être amputés.  De temps à autre, une voiture annoncée par le bruit de son moteur ou quelques bicyclettes silencieuses qui couraient vers le centre en route libre surgissaient de la grisaille. Soneri décidé d’apaiser ses angoisses devant un plat de tortelli aux blettes et le dialecte ouvert, un rien vulgaire, d’Alceste. Le Milord exagérément ancré dans la tradition, le rassurait et suspendait ses fluctuations d’identités. »

 

Posté par winniethepooh à 09:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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