08 mai 2018

La faille en toute chose de Louise Penny

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La période de Noel est proche au Quebec mais Gamache n’a vraiment pas le coeur à y penser.

Reine Marie son épouse est à Paris et il doit l’y rejoindre.

De son ancienne équipe, il ne reste plus que la fidèle Lacoste, tous les autres ont été éloignés par son supérieur Francoeur qui n’attend qu’une chose, que Gamache s’effondre. 

 

Son second, Beauvoir est entre les mains dudit Francoeur, devenu drogué par les médicaments qu’on lui offre, Annie, la fille de Gamache l’a mis à la porte de son appartement.

 

Gamache est triste et inquiet pour Beauvoir car il a très vite compris qu’on veut l’atteindre à travers la détresse du jeune homme. 

 

 

Bien tristes jours précédant Noel mais interrompus par un appel de Myrna, la libraire de Three Pines. Son amie Constance n’est pas revenue au village et elle très inquiète.

 

Gamache s’empresse de partir avec Henri le chien pour oublier tout ce qui le détruit. Bonheur de retrouver ce petit village et tous ceux qui y vivent.

 

Malheureusement, force est de constater que Constance a été assassinée. Et c’est en se rendant au domicile de cette dernière, que Gamache et Lacoste voient un corps près de la berge du Saint Laurent. Une femme qui s’est suicidée. Oui triste vie que pour certains.

 

De retour au village, Myrna est bien obligée d’avouer que Constance faisait partie des quintuplées Ouellet. Cellles qui furent adulées par le monde entier  dans les années trente.  Celles qui furent retirées à leurs parents. Celles qui furent exploitées par le Canada. Constance était la dernière et la seule survivante des cinq filles. 

 

Tout en menant l’enquête sur ce meurtre, Gamache va mener une seconde enquête sur les agissements au sein même des hautes sommités policières. Il sait que c’est un monstre qui dirige ses tentacules sur toute chose mais comment comprendre le pourquoi et le comment ?

 

Il va prendre possession de l’ancienne maison d’Emilie à Three PInes et aller recherche l’agente Nichols dans les sous-sols de la police.

 

Avec l’aide de cette recrue ainsi que celle d’une autre de ses collège dont le mari est un as de l’informatique et qui tente de comprendre en grand secret ce qui se trame,  Gamache va découvrir les desseins de FrancOeur encore plus terribles  qu’il ne le pensait.

 

Pendant ce temps Beauvoir sombre de plus en plus. 

Et Gamache tente de retracer la vie des quintuples et les mensonges que l’on a pu dresser sur leur vie. 

 

 

 

Excellent roman de Louise Penny.  Bonheur de retrouver les habitants de Three Pines et Gamache nous dévoile qu’il peut être machiavélique tout en étant d’une si grande humanité. 

 

Le titre du roman est tiré du premier vers d’un poème de Léonard Cohen et Louise Penny nous avoue que le chanteur, lorsqu’elle lui a demandé d’utiliser de sa poésie dans ses romans, n’a jamais réclamé un centime. Cadeau de Léonard Cohen.  La classe….

 

L’histoire des quintuplées est inspirée par les quintuples Dionne nées en Ontario.  Pas joli, joli l’exploitation de ces fillettes.

 

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Les soeurs Dionne.  

 

 

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05 avril 2018

Etincelle de Michele Plomer

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Il suffit juste d’une étincelle pour qu’une jeune professeur chinoise se transforme en torche humaine.  Song l’amie de Michele. Song qui ne cuisinait jamais mais qui a décidé puisque son amie n’était pas venue, de confectionner le plat chinois qu’elle lui destinait. Tout en découpant les légumes, elle écoute Suzanne de Léonard Cohen. Elle tourne le bouton de la gaziniEre….la vie de Song va changer.

 

 

 

Sur la page de garde, les lettres roman s’étalent. Pourtant la tragédie s’est bien déroulée et Michael Plomer a mis des années avant de pouvoir couvrir de mots ce drame. 

 

Song et Michele sont professeurs  du département anglais dans l’université chinoise de Shenzhen. Elles sont devenues amies et aiment se retrouver sous la statue de Confucius. 

 

Song est une fervente communiste au grand amusement de MIchele. Chaque semaine elle fait son autocritique.

 

« Avec ses nattes d’écolière, son parfum de Paris et ses convictions  cueillies sur les plus hautes cimes du Hunan elle était mon maitre oriental, mon guide sur le chemin de l’universalité; »

 

Michele est canadienne, du Quebec.  Elle aime parler via le téléphone à sa mère qui vit à des kilomètres.

 Prof d’anglais. Elle adore faire écouter des chanteurs des USA pour que ses étudiants se familiarisent à cette langue. 

 

Song est amoureuse d’un homme qui ne pense qu’au sport mais elle veut absolument un enfant de lui pour se démarquer de ses parents et de leur tradition.

 

Michele est la maitresse d’un chinois Feng qui travaille comme bibliothécaire aux archives de l’Université.

 

Après le drame, Michele se culpabilise d’avoir préféré une nuit dans les bras de Feng au repas que Song lui destinait. 

 

Song est hospitalisée bien loin de l’université qui ne se sent en rien responsable du drame. 

 

Les parents de Song arrivent d’urgence pour aider leur fille 

 

 

« La nuit, je la rejoignais en pensée dans cette chambre qui empestait  la chair putrescente et le désinfectant. Je flottais à côté d’elle, obligeant à son immobilité. A travers le silence de sa méditation extrême, je comprenais qu’elle avait vaincu sa terreur de mourir et qu’elle matait maintenant l’animale douleur »

 

 

Le père de Song décide quelle n’a besoin d’aucun antidouleur. Les médecins le persuadent du contraire alors pour éviter tout empoisonnement, il décide de cuisiner tous les plats que sa fille pourra ingurgiter. 

Deux jeunes filles viennent s'occuper de Song. 

 

Personne ne peut voir Song dans sa chambre stérile. Jeune fille qui flotte, entourée de bandages avec une seule vue, celle des tuiles d’un toit. 

 

Bientôt, on pourra lui parler grâce à un walkie talkie. Michele vit avec sa culpabilité.

 

Feng va se détacher d’elle car il ne comprend pas dans sa mentalité chinoise  cet acharnement  à vouloir absolument être près de son amie. 

 

Song va survivre mais à quel prix ! De multiples greffes mais le bébé qu’elle veut absolument, elle n’oublie pas ce but. 

 

Rejetée par son fiancé, elle jette son dévolu sur un médecin et pour l’aider, Michele va gravir une montagne où dans une grotte coule une eau qui donne la jeunesse. La verser dans une petite bouteille et la donner à Song en lui assurant que c’est un philtre d’amour tout en se persuadant que cette eau ne peut être que bénéfique pour la santé de son amie.

 

 

Il est temps qu’elle rentre au Quebec, ce sont les vacances. Mais elle décide de rester. Song va être envoyée dans un sanatorium. La jeune chinoise lui fait comprendre qu’il est temps que son amie pense enfin à elle et que sa véritable maison est sur un autre continent. 

 

« Elle me tendit une main fragile que je pris doucement entre les miennes.

-Je n’ai qu’à te remercier pour ton amitié sincère. En Chine, tout se sait, et je sais le prix que tu as payé en demeurant à mes côtés. »

 

Michele part donc.

Son contrat à l’université ne sera pas renouvelé.

 

 

Que dire de ce roman ? Qu’il est avant tout magnifique de part l’écriture de l’auteur et de cette belle amitié entre deux femmes, de la description de personnages haut en couleur pour certains. 

 

Qu’il nous apprend beaucoup sur la Chine. Une culture totalement différente de la nôtre où l’individualisme n’a aucune place. Le parti décide et le peuple doit former un tout afin de faire avancer le pays. Il n'y aucune place pour la critique. Il faut avancer et tenir la ligne.

Qu'il nous parle de la souffrance, de la culpabilité. Oui, ce livre est magnifique.

 

  

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19 septembre 2017

Le beau mystère de Louise Penny

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Tout ne pourrait s’appeler que paix au sein de l’Abbaye Saint Benoit du Lac. Les derniers moines de l’ordre de Saint Gilbert y vivent dans le silence et chants grégoriens. L’Abbaye est fermée à tout étranger afin de respecter la sérénité. Mais, même dans un lieu clos, le mal peut s’immiscer par le plus petit interstice.

 

 

24 moines reclus dans l’est du Quebec, au bord des forêts qui sont pourtant connus dans le monde entier grâce à la diffusion d’un CD sur lequel ils unissent leurs voix. 

 

L’un d’entre eux va être assassiné dans le jardin de l’Abbé, chef de ce monastère.

 

Gamache et Beauvoir, son adjoint se rendent dans ce coin isolé du Quebec. 

 

L’Abbé est bien obligé de les faire entrer pour constater le décès. 

 

Un moine recroquevillé comme un foetus et qui tient entre ses doigts un morceau de papier sur lequel apparaissent des signes cabalistiques : les Neumes.  Les Neumes qui guidaient les chants grégoriens avant l’apparition des clés musicales.

 

Gamache décide de se laisser enfermer dans le monastère afin de découvrir la vérité. Beauvoir que les chants grégoriens laissent complètement froid, reste avec lui.

 

Jusqu’au jour où un avion survole le monastère apportant à son bord, le mal incarné : le chef de la sécurité Francoeur. Ce dernier a toujours le même but :  nuire à Gamache. 

 

Pour cela, il va se servir de Beauvoir. 

 

Gamache découvrira le coupable mais perdra la confiance de son adjoint. Beauvoir repartira sans lui du Monastère. 

 

 

 

A la différence des romans précédents, toute l’intrigue se déroule à huis clos et l’on s’imprègne du calme qui règne dans la vie des moines.   

 

Très beau roman au son des chants grégoriens et sous l’aile de Dieu.

 

Et Gamache, je l’aime toujours autant.

 

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photo prise sur internet de l'Abbaye de Saint Bois du Lac

5/5. Concert à Saint Benoît - du - Lac - Canada

 

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20 mars 2017

Les carnets de Montréal de Catherine Pont-Humbert

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« C’est le portrait d’une ville qui est ici proposé; portrait dessiné par le prisme de la vie culturelle et c’est un carnet de voyage, au sens où le voyage est un déplacement  de l’esprit et une initiation. »

 

 

Catherine Pont-Humbert n’est pas canadienne mais française. Etudiante à la Sorbonne, elle prend un vol pour Montréal rejoindre son amoureux et découvre le Quebec à l’arrière d’une Harley Davidson.  Elle se prend d’amour pour  la littérature québéquoise. 

 

Quelques années plus tard, munie d’une bourse, elle y repart pour un séjour de deux ans. 

 

Elle a voulu partager son amour pour cette ville à travers ce livre non pas en racontant sa vie à Montreal   mais celle de personnalités Montréalaises qui font toutes parties du monde des arts et de la culture qu’elles soient canadiennes ou non, Montréalaises ou non, francophones ou non. 

 

Découvrir Montréal à travers leur vécu et leur regard. Ils l’emmènent dans un lieu de Montréal qui leur est propre. A travers ce lieu, ils s’identifient à Montréal.

 

Etonnement, elle choisi l’hiver pour les rencontrer et les écouter.

 

Le carnet est composé des pensées de l’auteur, de ses rencontres avec les personnalités telles Dany Laferrière, Michel Dallaire, Michel Goulet, Louise Forestier, Ariane Moffat, Denise Desautels, Carole Laure etc vingt témoignages de cet amour qu’ils portent à Montréal. Les lieux sont photographiés par Richard Marx-Tremblay et Alex Tran. Le livre contient en prime les cartes de ces lieux au milieu de Montréal. 

 

« Désormais, lorsque je refais ce chemin- je ne m’en lasse pas, sans doute parce que cette marche est l’une des premières que j’aie faites à Montréal lors de mon lointain premier séjour- je n’oublie jamais d’agrandir le regard encore un peu plus afin d’intégrer dans mon champ de vision la croix qui brille au loin comme un joyau au sommet du Mont Royal ». 

 

Il est beaucoup question du clivage qui a existé entre francophones et anglophones chacun vivant séparés, ce qui a l’heure actuelle n’est plus le cas sauf un quartier d’irréductibles anglophones qui ont décidé de ne jamais parler français car Montréal est une ville composée de quartiers, de villages pourrait-on dire. 

 

La chappe de plomb imposée par l’Eglise durant des années est également évoquée. Ce temps est révolu heureusement où les femmes n’avaient comme mission que de mettre de nouveaux canadiens au monde. Cette pression sur les femmes a entrainé un très grand mouvement féministe. Les Montréalaises sont perçues comme très indépendantes.

 

« Quand ils ne sont pas à l’étranger, Denis Marleau et Stéphanie Jasmin quittent Montréal à la fin de la semaine, traversent le fleuve par le pont Champlain et partent à la campagne. Depuis plusieurs années, faire cette traversée, est devenu une nécessité. Ils ont la chance d’avoir une vraie campagne, un autre champ vide aussi important que la ville et qui les plonge dans un tout autre paysage. Il y a, d’un côté une campagne très champêtre (une des qualités de Montréal, est d’être proche de la campagne) et, de l’autre une urbanité assumée et forte ». 

 

Montréal est une ville considérée européenne et nord-américaine. Elle vit dans sa mixité visuelle tout autant qu’humaine car Montréal est ville de migrants. On y parle soixante langues différentes. 

Le français devra-t-il résister ? Impossible à dire. 

 

« Emile Nelligan, le poète, en avait fait « une ville d’argent au collier de neige ». Mais quand Montréal plonge dans la neige, prise dans le froid et la glace, elle retourne à la sauvagerie des grands espaces et oublie les hommes. »

 

Lors de la conclusion de ces carnets, l’auteur se fait la réflexion que personne n’a évoque les Amérindiens. 

« L’existence des Améridiens était une plaie dans l’imaginaire collectif. Et pourtant avant que Montréal, n’existe, le village d’Hochelaga-découvert par Jacques Cartier  en 1535-était bien occupé par des autochtones. »

 

Mais les temps change et après avoir durant des décénnies tenté de gommer la culture indienne au profit de la canadienne, on réactive la mémoire collective.

 

Autre sujet très peu abordé : l’indépendance du Québec.

 

« J’ignore s’il faut intérpréter le silence  sur le sujet de l’indépendance  comme le signe d’un renoncement, mais je sais qu’il y a peu encore, il était impossible de séjourner une semaine à Montréal sans qu’une conversation l’aborde »

 

 

Si vous aimez la culture sous toutes ses formes, que Montréal vous fait rêver, les carnets vous emporteront sur des chemins de toutes formes. Au contraire de nos villes européennes l’art n’est pas cloisonné. Un artiste peut être tout aussi bien être peintre qu’acteur de cinéma. Il n’y a pas la rigidité européenne qui tend à placer chacun dans une case bien établie. 

 

 

 

Montréal mélange de passé et de futur avec ses contradictions. Montréal traversée par le Saint Laurent et dominée par le Mont Royal. Montréal qui longtemps fut léthargique mais qui bouge en ce XXième siècle. 

 

Montréal. 

 

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13 juin 2016

La traversée de la ville de Michel Tremblay.

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Maria à nouveau enceinte, décide de quitter Providence et de se rendre à Montréal. Son frère Ernest ne lui a t-il pas dit au téléphone que si elle avait besoin d’aide…

 

Maria donc entreprend le voyage et découvre un Ernest qui a fort grossi et dont la femme apparemment est alcoolique. Et quelle surprise de retrouver ses deux soeurs qu’elle n’avait plus vues ainsi que son frère depuis 12 ans. 

 

A la naissance du bébé, Maria qui a trouvé un travail de nuit fait venir l’une de ses filles près d’elle afin qu’elle s’occupe du bébé.( C’est dans la traversée du Continent, tome précédent, que l’on découvre le périple de la petite à travers le Canada)

 

Nana s’occupe donc de son frère avec amour, mais ses deux soeurs restées là bas près des grands parents lui manquent. Mais surtout quand elle écoute en cachette sa mère et ses deux tantes, elle entend le mot guerre.

 

Alors grande décision, casser sa tirelire pour aller acheter trois billets direction le Saskatchewan. Sa mère est en danger et pas heureuse. C’est à elle de chasser les nuages.

 

 

Le roman est à deux voix : celle de Maria qui raconte sont départ Vers Montréal, les retrouvailles avec ses soeurs ainsi que la vision qu’elle a de la ville en arrivant.

 

Nana durant son périple pour arriver à la gare va découvrir des quartiers de Montréal qu’elle ne connaissait pas. Elle nous décrit cette ville en 1914 et c’est un régal.

 

Ayant lu le troisième tome avant le deuxième, il ne me reste plus qu'à dénicher le quatrième de cette saga des Desrosiers qui oscille entre humour et tendresse. Dénicher après relecture de la Traversée des sentiments...

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24 janvier 2009

Michel Tremblay La traversée du continent

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Dans la petite ville de Sainte Marie au Saskatchewan, Rhéanna grandit entourée par ses deux plus jeunes soeurs. Toutes trois sont élevées par leurs grands-parents. Leur fille Maria voulant voir le monde a un jour quitté la maison familiale, a épousé un pêcheur français du nom de Desrosiers. Ce dernier meurt en mer. Maria incapable d'élever ses filles les a donc confiés à ses parents.

La vie est heureuse dans ce petit village. Le mais pousse durant la nuit selon la légende. Une elle enfance.

Mais Maria décide que Réhanna doit venir vivre avec elle à Montréal. A 11 ans, elle va devoir prendre le train pour traverser le Canada et se rendre à Montréal.

Tout est organisé. A chaque halte au nombre de trois, une tante l'accueillera. Réhanna part envahie par une énorme tristesse. Elle pressent qu'elle ne verra plus ce beau village et sa maman qui la réclame lui est tout à fait étrangère.

Réhanna ne se doute pas que son voyage va être merveilleux de rencontres.

Ce roman est tendre, humoristique, poétique, doux. Que demander de plus ? J'avoue que j'ai tourné longtemps autour de ce livre avant de me décider et le choix fut excellent. Ce livre est synonyme de bonheur.

"Elle veut rester là! Ici ! Maintenant !Que ce moment ne s'achève jamais. Que le train n'avance plus. Que le soleil ne bouge plus.Que la fillette qui contemple tout ça n'existe plus que plongée dans la folie des couleurs. Un tableau, Qu'on ne pourrait accrocher nulle part parce qu'il serait trop beau."

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