13 octobre 2010

J'ai ce que j'ai donné Jean Giono

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C'est un petit recueil, un tout petit recueil de lettres retrouvées par sa fille Sylvie dans leur maison de Manosque.

La lecture de la correspondance est précédée par un portrait du père que fut Giono aux yeux de sa fille.

Les lettres sont parsemées de photos deci delà.

Incontournable pour tous celles et ceux qui aiment Giono. Il était si humain....

"il n'était pas bibliophile., il aimait les livres pour eux-mêmes. Il aimait les fourrer dans sa poche pour ses promenades, sentir le poids de l'histoire au creux de la main. Il nous suffisait de citer un titre et il le racontait dans ses moindres détails. Son oeil pétillait toujours quand il cherchait dans sa bibliothèque des livres qui pourraient m'intéresser. Il conseillait, il n'imposait jamais, mais son enthousiasme était contagieux."Bah ! tu es trop jeune, me disait-il quand le charme  n'avait pas opéré, tu le liras plus tard, tu verras."

"Eh bien, mes enfants, somme toute je languis de vous trois ! C'est extraordinaire et illogique, mais vrai. Vous êtes désagréables et terribles quand vous êtes là, mais sitôt disparues on gémit et on geint. Voilà la vie. L'homme est vraiment incompréhensible."

"Il a plu hier ici aussi. ce matin, jour laiteux et doux. Je continue à travailler sans efforts spéciaux. Oui, les Suisses sont bien gentils. J'ai l'impression qu'ils vont me nommer général un de ces quatre matins.

Je vous embrasse toutes deux de tout mon coeur tendre."

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05 octobre 2010

Antonera Margaret Mazzantini

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Le corps d'Antonera repose dans l'Eglise. Le regard de sa petite fille observe ce corps sans vie, Tous les souvenirs d'enfance ressurgissent, du temps où 'elle dormait chez sa grand-mère. De ces souvenirs, elle tisse les liens de toute une famille.

Le père d'Antonera était professeur. Un métier qu'il adorait. Il a épousé Monda qui aurait du connaître une vie plus faste. Mais le beau-père ayant dilapidé toute la richesse familiale, Monda a choisi le petit professeur, même choisir de fuir car le père ne veut pas de cette mésalliance. Ils  iront se cacher chez sa soeur .

Antonera fut la préférée de son père tandis que les garçons avaient la préférence de Monda qui vivait dans son monde.

C'est un jeune toscan, employé d'une banque, qu'Antonera épousera. Ils n'auront que des garçons. Tandis que son mari travaille, Antonera court partout, on ne sait où. La poussière s'accumule, peu importe.

Elle voit partir ses fils à la guerre. L'Italie capitule, c'est la honte. Ils se cachent tous après le retour des fils. Ils soutenaient les fascistes. Les frères ainés retournent aux études et Vittorio, le plus jeune, s'ennuie.

Il décide de repartir. Antonera le poursuit jusqu'au train. Vittorio pousse Antonera à descendre du train en marge. Elle doit absolument rentrer, son mari doit l'attendre. Il ne serait plus rien sans elle.

La vie va comme je te pousse. La fin de la guerre ramène Vittorio. Un chagrin d'amour l'éloigne de la maison. Tous les fils sont partis.

Ils sont tous les deux à présent. L'un avec l'autre, jamais l'un sans l'autre. Le Toscan décide de réaliser son rêve : construire une maison à la mer. Il n'en profitera qu'un hiver.

Veuve Antonera s'appropriera la maison de la mer, elle s'invite chez ses fils. Elle voyage dans le monde entier.

Mais un jour, le mécanisme corporel casse. Antonera doit quitter son appartement.

"Elle descendait quelquefois jusqu'à la mer, tôt le matin, pour se baigner. quand il n'y avait encore personne. Elle savait nager, elle avait appris à Ostie dans sa jeunesse. On aurait dit un chien : l'eau immobile autour d'elle, et sa petite tête couverte d'un bonnet de plastique qui la fendait. Puis elle réapparaissait sur le sable avec son maillot de laine, qui n'arrêtait pas de pisser. Elle se changeait aussitôt, et restait là,  à prendre un peu de soleil pour ses os".

Difficile de choisir un extrait car chaque ligne est si belle. Des lignes recouvertes d'amour d'une petite fille envers sa grand-mère. Tout est suggéré poétiquement. Tout est survolé et pourtant si dense.

Je ne regrette pas du tout mon choix pour la PAL du mois d'octobre.

55950687_p note 4/5

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04 octobre 2010

Philippe Noiret de père en fills Frédérique Noiret Deborah Gr Noiret

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Lorsqe Monique annonçat à Philippe qu'elle était enceinte, il réfléchit. Lui répondit oui mais "je suis trop petit".

Ce fut Frédérique qui portait un amour si fort pour son père. Petite, elle adorait entendre ses pas qui retentissaient dans le couloir. Il revenait de sa promenade équestre, autour de lui flottait un parfum de crottin, de foin et la fillette s'agrippait à ses bottes. Elle détestait les moments où son père disparaissait. Plus de séance cinéma en sa seule compagnie, moment qu'elle attendait impatiemment.

Difficile de trouver sa place entre deux êtres qui s'aimaient par dessus tout. Difficile d'être comme son père. Il était élégant, elle ne portait que des vêtements informes. Mal dans sa peau, elle préférait s'amuser plutôt qu'étudier. Pourtant, elle partageait des moments si merveilleux lors de leurs promenades équestres, en duo.

Elle n'aimait pas étudier. Impossible de le reprocher à sa fille alors qu'on avait été un cancre soi même.

Mais comment des parents équilibrés avaient-ils réussis à donner naissance à une fille aussi déséquilibrée. Il y a des paroles qui blessent...

La filette devint femme et  maman à son tour. Une fille encore, Deborah. Ce fut un bouleversement pour Philippe. Il tournait les Ripoux et à chaque occasion, il se rendait la Clinique. Il la regardait sa petite fille, il ne disait rien. Il caressait son cou avec son doigt et il repartait.. Ce fut sa petite princesse.

Un jour, Philippe récitait un poème du grand Victor Hugo sur scène. Un poème dédié à  Léopoldine, morte noyée. Frédérique l'avait remarqué si ému tandis qu'il déclamait ce beau poème. C'est à sa^ropre  fille qu'il pensait mais elle ne l'avait pas compris sur l'instant. Même si son père ne le lui disait pas, Philippe l'aimait, bien plus qu'elle ne l'imaginait.

C'est un récit à quatre mains. Frédérique, la fille raconte, Entre les deux la petite fille Deborah, qui est actrice, prend la suite.

J'avais parcouru les mémoires cavalières après la mort de l'acteur. Ce témoignage prend la suite. Monsieur Philippe Noiret était un grand seigneur. Pas toujours psychologue avec sa fille mais quel parent ne prononce pas parfois une parole qui blesse sans le réaliser ? Il aimait sa fille, peut-être pas de la façon dont elle aurait rêvé, de façon parfois maladroite. Le métier de parent ne s'apprend pas; on le découvre chaque jour.

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23 septembre 2010

Un coin de table Claude Chevreuil

1870. Défaite de Sedan. Fantin Latour, peintre déjà célèbre, surtout en Angleterre, décide de ne pas participer aux combats. Son père a besoin de son attention. Il désire continuer à peindre.

Il ne fait pas partie des impressionnistes. Il n'aime pas peindre à l'extérieur. Il lui faut le calme de son atelier pour créer.

Il pense déjà au salon quand la paix sera revenue. Il aimerait réunir autour d'un portrait de Beaudelaire, les plus grands Victor Hugo, Comte Deslille...etc.

En attendant, il faut faire face à la famine. Les parisiens sont encerclés. Ils dévorent les chiens et les rats. L'hiver est rude et le bois manque qu'à cela ne tienne, la forêt de Vincennes fera l'affaire.

Les prussiens partis, c'est au tour des Communards de faire entendre leurs crix. Courbet en est l'un des meneurs. Celui qui fut l'un de ses maitres.

Fantin Latour apprend avec tristesse que son jeune ami le peintre Bazille, son voisin d'atelier est mort au combat. Un excellent peintre mort trop jeune.

La révolution étouffée dans l'oeuf, les Parisiens peuvent enfin respirer et Fantin Latour envoie ses invitations aux grands pour la réalisation de son projet. C'est un refus lorsqu'ils  apprennent que l'ami Verlaine figurera à leurs côtés. Verlaine qui a participé à la Commune, qui boit trop et qui devient méchant lorsque l'absinthe fait sa loi.

Fantin Latour ne renonce pas. Il réalisera le tableau mais ce sont ses amis poètes non encore célèbres qui poseront.

L'idée du tableau va peu à peu se transformer car un jeune poète apparait à l'horizon : Rimbaud. Ce jeunet voyage jusqu'à Paris et devient l'amant de Verlaine. Ils boivent en duo. Dans ses moments là Rimbaud devient ordurier.

Rimbaud fera partie du tableau. Beaudelaire n'a plus lieu d'en être le pivot. Le titre en sera : un coin de table.

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Seuls Verlaine et Rimbaud sont encore dans nos coeurs. Les autres amis poètes ont disparu des mémoires.

Un très beau livre pour tous ceux qui apprécient la peinture. Sous forme de journal romancé, on y découvre les inquiétudes de création de Fantin Latour mais surtout la technique selon laquelle il a créé cette oeuvre.

Au moment, où il parcourt pour la première fois les poèmes de Rimbaud, on les découvre à sa manière, comme si jamais lu de notre vie, comme un renouveau.

Verlaine et Rimbaud sont décrits tels qu'ils étaient : soulards, injurieux  dans leurs mauvais jours tout en étant des génies dans leur art.

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Nature morte de Fantin Latour

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Tableau de Bazille

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21 septembre 2010

Ouragan Laurent Gaudé Challenge 1% 2010

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L'année dernière, j'avais eu un véritable coup de coeur pour "la porte des enfers". Avec Ouragan, c'est plus mitigé...

Elle la sent, la vieille, elle sait qu'elle va arriver. Peine perdue, elle ne chassera pas une vieille centenaire. Elle a déjà perdu toute sa famille, elle ne lui fait pas peur.

C'est la débandade, tout le monde fuit. Les pauvres, les déphasés inutile ils resteront. Rose et son petit bâtard. Cet enfant qu'elle aime et qu'elle déteste en même temps. Cet enfant qui est né dans un acte de non amour.

Le pasteur va aider les ouailles à se cacher dans l'Eglise. Il doit obéir à la voix de Dieu.

Les prisonniers peu importe. On sauve les chiens mais eux sont encore moins que des bêtes, alors qu'ils se débrouillent.

Seul un fou, tel Keanu, à le désir de revenir là bas en Nouvelle Orléans. Six ans qu'il est parti, six ans qu'il a abandonné Rose, six ans qu'il pompe ce pétrole qui englue ses pensées. Peu importe le danger, il veut retrouver Rose.

Elle arrive, Josephine, en a déjà subit des ouragans mais celle-ci est encore plus terrible...

Tout est noir dans ce roman, noire comme la peau des vivants, noires comme les pensées de Rose,

noir comme la couleur du pétrole, noire comme l'âme du pasteur, noire comme la violence des prisonniers.

Les alligators envahissent la ville pour nettoyer toute cette noirceur.

L'ouragan se venge pour aspirer la noirceur des hommes.

Seul l'espoir tourne autour d'un petit garçon. Joséphine est le soleil qui brille, lucide, elle n'a peur de rien, elle est si attachante qu'on aimerait se reposer à ses côtés et l'entendre raconter la folie des hommes.

"Après tout. Les hommes ne sont rien mais l'ont oublié depuis si longtemps que chaque soubresaut de la terre leur semble être un vrai cataclysme. Ce n'est qu'un mouvement de vie plus sourd, plus lointain que le leur. Quelque chose au regard duquel leur vie d'homme n'est rien et ne compte pas"

56215836_q Note 3/5

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15 septembre 2010

Les soeurs Brelan Francois Vallejo challenge 1% 2010

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Leur père décédé brutalement, les soeurs Brelan se retrouvent confrontées au conseil de tutelle. Marthe, l'aînée, Sabine celle du milieu et Judith la cadette vont être plus futées que tante Rosie. Elles trouvent des prétextes divers pour ne pas passer devant le juge à date fixée. Fines mouches, elles acceptent le 18 avril, hé hé c'est la date d'anniversaire de Marthe qui la rend majeure.

Elles vont faire le siège du juge pour que ce soit Marthe qui devienne la tutrice. Il acquièsce malgré la rage de tante Rosie qui rêvait déjà de l'héritage et de la maison que son frère avait fait construire. Maison selon les règles de Corbusier, ledit décéd étant actionnaire de plus d'un cabinet d'architecte.

Les trois soeurs se réjouissent mais se sentent un peu seules. Heureusement, grand mère Madeleine vient leur rendre visite. Maman de leur père, elle est sous tutelle de cette maudite tante qui lui distribue ses soux pour la semaine. Comme elle perd un peu la mémoire, elle oublie son porte monnaie chez ses petites filles. Celles-ci comprennent très vite que c'est désiré, juste pour les aider.

Malgré tout, il faut continuer à vivre et sans argent...que faire. Judith la plus farfelue de toutes, la cadette adorée par son père n'en fait qu'à sa tête et décide d'arrêter l'école, Sabine de même. Marthe étant responsable de ses soeurs, il faut absolument qu'elle travaille. Sa grand-mère va l'aider. Elle fait du chantage affectif à Cicero l'ancien associé de leur père. Il engage Marthe à contrecoeur car il ne désire qu'une chose, récupérer les parts de la société que leur père leur à laissées.

Marthe se démène pour ses soeurs qui ne font rien. Judith ne lit que des livres d'architecture. Sabine s'occuppe de la maison mais la fatigue s'accumule pour Marthe. Parfois elle aimerait de ne pas être tutrice.

En réalité cette fatigue cache la tuberculose. Marthe est acceptée à Dreux. Sabine devenue majeure va devenir à son tour la tutrice de Judith.

Marthe se culpabilise mais qu'il est bon d'être loin de la fratrie...

Un très bon livre qui se lit sans discontinuer bercé par une pincée d'humour.

Une description de trois soeurs inséparables. Marthe est la sacrifiée, Sabine l'arriviste et Judith l'utopiste qui déclare que le travail ne sert à rien, par moments, on aimerait la secouer.

Une belle découverte d'auteur qui donne envie de le retrouver  à travers ses autres romans.

Un bon conseil, ne gâtez jamais plus que de raison la cadette..

Note 4/5

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07 septembre 2010

L'autre moitié du soleil Chimamanda Ngozi Adichie

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Le roman se déroule dans les années soixantes. A travers le regard d'Ugwu, le jeune boy, son maitre Odenigbo, idéaliste, ainsi que des jumelles Olanna et Kainene,  Richard l'anglais, l'auteur nous retrace la naissance de la République du Biafra et ce qui en découlat. Les nations soi disant cultivées, s'acharnèrent sur une population qui ne demandait qu'à être heureuse sous les rayons de leur demi soleil. Cette population fut bombardée et acculée à la famine. Une population sacrifiée sur l'autel de notre si belle civilisation...

Pour en comprendre l'horreur.

Certains vous diront que ce conflit était surtout ethnique entre Ibos et musulmans. Peut-être mais cette guerre fut bel et bien dirigée par nos nations occidentales telle l'Angleterre et l'Amérique. Personne ne voulait d'un Biafra libre, le petit Etat ne devait pas exister, une épine dans la terre nigériane.

Comment pouvons nous nous targuer d'être les décideurs de ce qui est bon pour les autres ?

Dans mon petit pays des dirigeants de tribus appelées francophones et flamandes se divisent. Petit pays qui se dit civilisé...

Un très très beau livre...

Merci à Antigone de m'avoir donné cette envie de le découvrir.

"Ses yeux voyaient l'avenir. Alors elle ne lui disait pas qu'elle pleurait le passé, pleurait des choses différentes à des jours différents, ses nappes aux broderies argentées, sa voiture, les biscuits fourrés à la fraise de Baby. Elle ne lui disait pas que parfois, quand elle regardait baby curir avec les enfants du quartier, si vulnérable et si heureuse, elle avait envie de la prendre dans ses bras et de s'excuser. Non pas que Baby aurait compris."

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21 août 2010

Honoré de Balzac, la femme de trente ans. Objectif PAL

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1813. Napoléon vole vers son destin. Une jeune fille Julie est amoureuse d'un officier Monsieur d'Aiglemont. Son père ne voit pas d'un bon oeil cet amour. Il pense que cet homme fera le malheur de sa fille.

Le mariage est célébré mais Julie n'est pas heureuse. Son mari est un rustre, de plus il est bête tandis que Julie est raffinée. Elle met au monde une petite fille, Hèlène pour laquelle elle ne ressent aucun amour maternel.La jeune épouse se meurt de langueur jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un anglais. Ce ne sera qu'un amour platonique car Julie ne veut  se donner à aucun homme, pas plus à son mari qu'à son jeune amant.

Un soir, le jeune anglais arrive à l'improviste chez Julie, Le mari étant au théâtre. Mais ledit mari rentre plus tôt. L'amant se cache sur un appui de fenêtre où il prend froid, ce qui entraine sa mort.

Julie sombre dans la neurasthénie, ne ressent plus une once d'amour ni pour son mari, ni pour sa fille.

A trente ans, elle rencontre dans un salon leMarquis de Vandenesse. Julie sent à nouveau son coeur battre.

Pas vraiment une réussite pour ce premier livre niché dans ma PAL. Le roman se découpe en six parties, je n'en ai parcouru que quatre.

Balzac fait partie de mes auteurs classiques préférés, malheureusement je n'avais pas fait le bon choix.

J'ai redécouvert son écriture avec plaisir car quel écrivain. Les descriptions de paysage qui m'ennuyaient ferme plus jeune, je les ai savourées mais les amours de Julie ne m'ont aucunement intéressée.

55950687_p note 2/5

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20 août 2010

Les années Annie Ernaux

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Le parcours de toute une vie non pas sous la forme du "je" mais du "nous" et ce nous c'est vous, c'est moi qui avez traversé les années d'après guerre jusqu'à la premiere dizaine du 21ième siècle.

Magré ce nous, ce livre est en partie autobiographique. Annie Ernaux nous fait traverser les années à travers ses mots. Elle se redécouvre par le jeu des photos, changeant au fil du temps. D'enfant, on se transforme en adulte et l'adulte se demande si elle fut réellement cette petite fille.

Et le monde continue à tourner inlassablement.

Née début des années soixante, c'est avec bonheur que j'ai découvert la jeunesse de mes parents grâce aux souvenirs d'Annier Ernaux. J'ai marché à l'ombre de mon adolescence, parcouru l'espace qui me sépare des années matures. Et aucune  nostalgie à l'horizon. 

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08 août 2010

Lecture de vacances

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Chaque été, j'emporte des livres dans mes valises et les oublie. En Ardêche, j'ai dérogé à la tradition. J'ai parcouru d'abord ce dernier

A l'âge de 13 ans, Jane prononce une phrase irréparable qui va

l'entrainer vers la culpabilité durant toute une partie de sa vie. Assistant encore une fois de plus à une dispute entre ses parents, elle déclare " je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants". Ces mots son père les prends à la lettre et quitte le foyer conjugal. Sa mère l'accuse d'avoir provoqué le départ de son mari.

Malgré tout, le temps passe. Jane poursuit des études littéraires à l'Université où elle devient la maitresse d'un de ses professeurs. Liaison cachée qui se termine par la mort de son amant.

Jane effondrée quitte le monde universitaire pour le monde de la finance. Le passe de son père la ratrappe et elle doit fuir au Canada. Elle va y écrire un livre pour ensuite revenir vers Boston retrouver son travail d'enseignante.

Elle y rencontre Théo féru de cinéma. Leur histoire d'amour donne le jour a une petite Emily qui est le soleil de Jane jusqu'au jour où un accident se produit provoquant la mort de l'enfant. Jane décide de quitter le monde....

Magnifique roman sur le thème de la culpabilité qu'un être peut éprouver à chaque moment négatif de sa vie. Merveilleux roman sur la mort d'un être cher, la souffrance engendrée et la renaissance...

Douglas Kennedy est un auteur que j'adore particulièrement...

"Au fond, n'était-ce pas cela le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle, sans penser au passé ou à l'avenir, on arrive à s'enfuir de soi-même ?"

"l'effet rassurant qu'exerce sur nous tout grand livre, la bonne littérature nous rappelant à chaque fois que tout est abîmé, imparfait, transitoire, et que nous sommes tous prisonniers de notre besoin d'imposer un certain ordre à ce chaos primordial"

Dans chaque région où se déroule les vacances, j'aime découvrir des livres de ladite région.

Mon choix s'est porté sur des auteurs ardèchois  de romans policiers. Lecture très agréable.

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