26 octobre 2010

La fille aux neuf doigts Laia Fabregas

9782742791262Laura travaille pour Air Iberia. Trente ans, amoureuse d'Arnau mais Arnau existe-til vraiment ?. Elle est très complice avec sa plus jeune soeur Moira. Elevées par des parents communistes sous les années de plomb franquistes, elles ont connu une enfance merveilleuse magré tout. 

Laura s'interroge de plus en plus sur cette lubie de ses parents de ne jamais réaliser de photos de famille. Ils prétendaient que les photos pensée (cliché analysé par la rétine et mémorisée pour la vie) étaient plus beaux que ces clichés sur pellicule qu'on garde dans de beaux albums. Pourtant Laura est persuadée, que ces photos pellicules existent. Elle garde le souvenir de leur père cachant un appareil photo dans la poche de son manteau.

Laura se caractérise des autres par le fait qu'elle ne possède que neuf doigts. Dans un cahier, elle s'invente une vie où elle perd chacun de ses doigts au fil des années.

Le thème pourrait être abordé de manière triste, l'auteure a décidé de tout englober dans une poésie qui ne laisse aucunement indifférent. On se laisse envouter par le récit.

Premier livre pour Laia Fabregas. Magnifique réussite.

"Un jour, Laura avait décidé  d'encadrer quelques unes de ses photos pensées et de les accrocher dans sa chambre  afin de pouvoir montrer aussi des souvenirs aux amies qui venaient chez elle, tout comme celles-ci  lui montraient des photos de leurs vacances et leurs amis.  Elle avait alors extrait  sept belles photos pensées de sa mémoire et écrit une légende sur du papier pour chacune d'elles. D'abord au crayon, pour essayer,  et ensuite avec un feutre noir et épais. Puis elle avait acheté sept cadres  dans lesquels, elle avait placé les photos écrites."

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25 octobre 2010

Ce long chemin pour arriver jusqu'à toi Marie Christine Barrault

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Marie Christine et son frère Alain sont élevés pendant leur petite enfance par leur grand-mère Félicité. Un petite vie à la campagne. Leur mère vient les voir le jeudi et leur père le dimanche.

En fait les parents de Marie-Christine sont divorcés. Divorce que le père de Marie Christine vit très mal d'autant plus que le nouvel époux de sa femme était le meilleur ami de la famille.

Alain et Marie Christine vont découvrir que leur maman l'est également de deux autres petites filles.

Marie Christine a huit ans lorsque leur mère décide de les récupérer. Elle a enfin trouvé un appartement plus grand.

Marie Christine va découvrir une autre vie : celle où l'on ne parle pas à table, où l'on chante tandis que maman joue du piano., une vie où l'on va à l'école avec un uniforme. Impossible d'appeler son beau père papa. Son papa à elle souffre beaucoup trop et l'aime tellement.

C'est à l'école qu'elle va comprendre que son oncle Jean Louis est très connu. Elle ne savait même pas qu'il était un acteur célèbre. Acteur célèbre qui ne l'aidera pas à devenir ce qu'elle rêve depuis des années : actrice. Madeleine Renaud va même lui proposer d'être étalagiste décoratrice, avec son physique actrice tu n'y penses pas. Marie Christine comprendra enfin lors de la sortie de son premier film, en se voyant à l'écran, qu'elle est si jolie...

Son premier mari fut Toscan du Plantier, ami de jeunesse dont elle avait été follement amoureuse mais qui l'avait trompée..déjà....

Ils renouent, Marie Christine attend famille et c'est le mariage. Les frais du mariage seront offerts par son oncle, le grand acteur. De ce mariage, la plus belle joie de Marie Christine sera la naissance de son fils et de sa fille car elle s'ennuie avec Toscan. Elle ne retrouve pas dans l'homme qu'il est devenu, l'adolescent qu'il a été. Il l'humilie devant leurs amis, il la trompe, la quitte, et la colle lorsque c'est elle qui décide de vivre seule. Il oublie même la date anniversaire de leurs enfants.
Pendant quelques années, ils vont vivre des aventures chacun de leur côté. Marie Christine aime l'amour, être aimée et aimer.

Elle refait enfin sa vie avec Michel Boisrond qui va enfin offrir une vie de famille telle que Marie Christine en rêvait pour elle et pour les enfants. Ils posséderont un havre de paix à Ménerbes. Peu à peu Marie Christine commenceà s'ennuyer avec Michel. Elle le trompera.

C'est en 1988 que Marie Christine va croiser la route de Vadim, à un festival de cinéma à Cognacq Ils se voient entre deux avions, entre deux tournages de Marie Christine, entre deux tournées. Michel voyant sa femme lui échapper, souffre. Les enfants lui en veulent. Tant pis, elle l'aime tellement son Vadim.

Elle acceptte enfin de vivre avec son amour.Il loue un appartement sur l'île Saint Louis. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Roger Vadim. Leur enfant sera le cadeau du fils de Marie Christine, papa d'une petite Marie. Vadim va la choyer comme si c'était sa propre fille.

Il va lui faire découvrir Gets, car il a grandi à la montagne. Ensemble, ils vont acheter cette maison que Vadim avait toujours rêver de posséder dans la montagne.

Ils s'aiment, ils rient, ils vivent. Il lui écrit sans cesse des petits mots. Ensuite la tumeur est découverte.

Ce n'est pas Marie Christine qui s'est occupé des funérailles, Elles n'arrivait pas à imaginer choisir un cercueil pour y enfermer son amour. Catherine Deneuve prendra les choses en mains. Cette dernière offrira à Marie Christine la bague de fiançailles que Vadim lui avait offert lorsqu'ils s'étaient aimés.

La vie continue sans lui. Marie Christine a échappé à un cancer du sein. Elle ne court plus après le théâtre ni le cinéma. Si on a besoin d'elle, elle est disponible.Elle a découvert le bonheur de lire des auteurs devant des spectateurs. Bonheur de lecture à voix haute accompagnée par de la musique. Vadim l'accompagne partout. Il la pousse à vivre.

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13 octobre 2010

J'ai ce que j'ai donné Jean Giono

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C'est un petit recueil, un tout petit recueil de lettres retrouvées par sa fille Sylvie dans leur maison de Manosque.

La lecture de la correspondance est précédée par un portrait du père que fut Giono aux yeux de sa fille.

Les lettres sont parsemées de photos deci delà.

Incontournable pour tous celles et ceux qui aiment Giono. Il était si humain....

"il n'était pas bibliophile., il aimait les livres pour eux-mêmes. Il aimait les fourrer dans sa poche pour ses promenades, sentir le poids de l'histoire au creux de la main. Il nous suffisait de citer un titre et il le racontait dans ses moindres détails. Son oeil pétillait toujours quand il cherchait dans sa bibliothèque des livres qui pourraient m'intéresser. Il conseillait, il n'imposait jamais, mais son enthousiasme était contagieux."Bah ! tu es trop jeune, me disait-il quand le charme  n'avait pas opéré, tu le liras plus tard, tu verras."

"Eh bien, mes enfants, somme toute je languis de vous trois ! C'est extraordinaire et illogique, mais vrai. Vous êtes désagréables et terribles quand vous êtes là, mais sitôt disparues on gémit et on geint. Voilà la vie. L'homme est vraiment incompréhensible."

"Il a plu hier ici aussi. ce matin, jour laiteux et doux. Je continue à travailler sans efforts spéciaux. Oui, les Suisses sont bien gentils. J'ai l'impression qu'ils vont me nommer général un de ces quatre matins.

Je vous embrasse toutes deux de tout mon coeur tendre."

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05 octobre 2010

Antonera Margaret Mazzantini

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Le corps d'Antonera repose dans l'Eglise. Le regard de sa petite fille observe ce corps sans vie, Tous les souvenirs d'enfance ressurgissent, du temps où 'elle dormait chez sa grand-mère. De ces souvenirs, elle tisse les liens de toute une famille.

Le père d'Antonera était professeur. Un métier qu'il adorait. Il a épousé Monda qui aurait du connaître une vie plus faste. Mais le beau-père ayant dilapidé toute la richesse familiale, Monda a choisi le petit professeur, même choisir de fuir car le père ne veut pas de cette mésalliance. Ils  iront se cacher chez sa soeur .

Antonera fut la préférée de son père tandis que les garçons avaient la préférence de Monda qui vivait dans son monde.

C'est un jeune toscan, employé d'une banque, qu'Antonera épousera. Ils n'auront que des garçons. Tandis que son mari travaille, Antonera court partout, on ne sait où. La poussière s'accumule, peu importe.

Elle voit partir ses fils à la guerre. L'Italie capitule, c'est la honte. Ils se cachent tous après le retour des fils. Ils soutenaient les fascistes. Les frères ainés retournent aux études et Vittorio, le plus jeune, s'ennuie.

Il décide de repartir. Antonera le poursuit jusqu'au train. Vittorio pousse Antonera à descendre du train en marge. Elle doit absolument rentrer, son mari doit l'attendre. Il ne serait plus rien sans elle.

La vie va comme je te pousse. La fin de la guerre ramène Vittorio. Un chagrin d'amour l'éloigne de la maison. Tous les fils sont partis.

Ils sont tous les deux à présent. L'un avec l'autre, jamais l'un sans l'autre. Le Toscan décide de réaliser son rêve : construire une maison à la mer. Il n'en profitera qu'un hiver.

Veuve Antonera s'appropriera la maison de la mer, elle s'invite chez ses fils. Elle voyage dans le monde entier.

Mais un jour, le mécanisme corporel casse. Antonera doit quitter son appartement.

"Elle descendait quelquefois jusqu'à la mer, tôt le matin, pour se baigner. quand il n'y avait encore personne. Elle savait nager, elle avait appris à Ostie dans sa jeunesse. On aurait dit un chien : l'eau immobile autour d'elle, et sa petite tête couverte d'un bonnet de plastique qui la fendait. Puis elle réapparaissait sur le sable avec son maillot de laine, qui n'arrêtait pas de pisser. Elle se changeait aussitôt, et restait là,  à prendre un peu de soleil pour ses os".

Difficile de choisir un extrait car chaque ligne est si belle. Des lignes recouvertes d'amour d'une petite fille envers sa grand-mère. Tout est suggéré poétiquement. Tout est survolé et pourtant si dense.

Je ne regrette pas du tout mon choix pour la PAL du mois d'octobre.

55950687_p note 4/5

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04 octobre 2010

Philippe Noiret de père en fills Frédérique Noiret Deborah Gr Noiret

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Lorsqe Monique annonçat à Philippe qu'elle était enceinte, il réfléchit. Lui répondit oui mais "je suis trop petit".

Ce fut Frédérique qui portait un amour si fort pour son père. Petite, elle adorait entendre ses pas qui retentissaient dans le couloir. Il revenait de sa promenade équestre, autour de lui flottait un parfum de crottin, de foin et la fillette s'agrippait à ses bottes. Elle détestait les moments où son père disparaissait. Plus de séance cinéma en sa seule compagnie, moment qu'elle attendait impatiemment.

Difficile de trouver sa place entre deux êtres qui s'aimaient par dessus tout. Difficile d'être comme son père. Il était élégant, elle ne portait que des vêtements informes. Mal dans sa peau, elle préférait s'amuser plutôt qu'étudier. Pourtant, elle partageait des moments si merveilleux lors de leurs promenades équestres, en duo.

Elle n'aimait pas étudier. Impossible de le reprocher à sa fille alors qu'on avait été un cancre soi même.

Mais comment des parents équilibrés avaient-ils réussis à donner naissance à une fille aussi déséquilibrée. Il y a des paroles qui blessent...

La filette devint femme et  maman à son tour. Une fille encore, Deborah. Ce fut un bouleversement pour Philippe. Il tournait les Ripoux et à chaque occasion, il se rendait la Clinique. Il la regardait sa petite fille, il ne disait rien. Il caressait son cou avec son doigt et il repartait.. Ce fut sa petite princesse.

Un jour, Philippe récitait un poème du grand Victor Hugo sur scène. Un poème dédié à  Léopoldine, morte noyée. Frédérique l'avait remarqué si ému tandis qu'il déclamait ce beau poème. C'est à sa^ropre  fille qu'il pensait mais elle ne l'avait pas compris sur l'instant. Même si son père ne le lui disait pas, Philippe l'aimait, bien plus qu'elle ne l'imaginait.

C'est un récit à quatre mains. Frédérique, la fille raconte, Entre les deux la petite fille Deborah, qui est actrice, prend la suite.

J'avais parcouru les mémoires cavalières après la mort de l'acteur. Ce témoignage prend la suite. Monsieur Philippe Noiret était un grand seigneur. Pas toujours psychologue avec sa fille mais quel parent ne prononce pas parfois une parole qui blesse sans le réaliser ? Il aimait sa fille, peut-être pas de la façon dont elle aurait rêvé, de façon parfois maladroite. Le métier de parent ne s'apprend pas; on le découvre chaque jour.

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23 septembre 2010

Un coin de table Claude Chevreuil

1870. Défaite de Sedan. Fantin Latour, peintre déjà célèbre, surtout en Angleterre, décide de ne pas participer aux combats. Son père a besoin de son attention. Il désire continuer à peindre.

Il ne fait pas partie des impressionnistes. Il n'aime pas peindre à l'extérieur. Il lui faut le calme de son atelier pour créer.

Il pense déjà au salon quand la paix sera revenue. Il aimerait réunir autour d'un portrait de Beaudelaire, les plus grands Victor Hugo, Comte Deslille...etc.

En attendant, il faut faire face à la famine. Les parisiens sont encerclés. Ils dévorent les chiens et les rats. L'hiver est rude et le bois manque qu'à cela ne tienne, la forêt de Vincennes fera l'affaire.

Les prussiens partis, c'est au tour des Communards de faire entendre leurs crix. Courbet en est l'un des meneurs. Celui qui fut l'un de ses maitres.

Fantin Latour apprend avec tristesse que son jeune ami le peintre Bazille, son voisin d'atelier est mort au combat. Un excellent peintre mort trop jeune.

La révolution étouffée dans l'oeuf, les Parisiens peuvent enfin respirer et Fantin Latour envoie ses invitations aux grands pour la réalisation de son projet. C'est un refus lorsqu'ils  apprennent que l'ami Verlaine figurera à leurs côtés. Verlaine qui a participé à la Commune, qui boit trop et qui devient méchant lorsque l'absinthe fait sa loi.

Fantin Latour ne renonce pas. Il réalisera le tableau mais ce sont ses amis poètes non encore célèbres qui poseront.

L'idée du tableau va peu à peu se transformer car un jeune poète apparait à l'horizon : Rimbaud. Ce jeunet voyage jusqu'à Paris et devient l'amant de Verlaine. Ils boivent en duo. Dans ses moments là Rimbaud devient ordurier.

Rimbaud fera partie du tableau. Beaudelaire n'a plus lieu d'en être le pivot. Le titre en sera : un coin de table.

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Seuls Verlaine et Rimbaud sont encore dans nos coeurs. Les autres amis poètes ont disparu des mémoires.

Un très beau livre pour tous ceux qui apprécient la peinture. Sous forme de journal romancé, on y découvre les inquiétudes de création de Fantin Latour mais surtout la technique selon laquelle il a créé cette oeuvre.

Au moment, où il parcourt pour la première fois les poèmes de Rimbaud, on les découvre à sa manière, comme si jamais lu de notre vie, comme un renouveau.

Verlaine et Rimbaud sont décrits tels qu'ils étaient : soulards, injurieux  dans leurs mauvais jours tout en étant des génies dans leur art.

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Nature morte de Fantin Latour

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Tableau de Bazille

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21 septembre 2010

Ouragan Laurent Gaudé Challenge 1% 2010

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L'année dernière, j'avais eu un véritable coup de coeur pour "la porte des enfers". Avec Ouragan, c'est plus mitigé...

Elle la sent, la vieille, elle sait qu'elle va arriver. Peine perdue, elle ne chassera pas une vieille centenaire. Elle a déjà perdu toute sa famille, elle ne lui fait pas peur.

C'est la débandade, tout le monde fuit. Les pauvres, les déphasés inutile ils resteront. Rose et son petit bâtard. Cet enfant qu'elle aime et qu'elle déteste en même temps. Cet enfant qui est né dans un acte de non amour.

Le pasteur va aider les ouailles à se cacher dans l'Eglise. Il doit obéir à la voix de Dieu.

Les prisonniers peu importe. On sauve les chiens mais eux sont encore moins que des bêtes, alors qu'ils se débrouillent.

Seul un fou, tel Keanu, à le désir de revenir là bas en Nouvelle Orléans. Six ans qu'il est parti, six ans qu'il a abandonné Rose, six ans qu'il pompe ce pétrole qui englue ses pensées. Peu importe le danger, il veut retrouver Rose.

Elle arrive, Josephine, en a déjà subit des ouragans mais celle-ci est encore plus terrible...

Tout est noir dans ce roman, noire comme la peau des vivants, noires comme les pensées de Rose,

noir comme la couleur du pétrole, noire comme l'âme du pasteur, noire comme la violence des prisonniers.

Les alligators envahissent la ville pour nettoyer toute cette noirceur.

L'ouragan se venge pour aspirer la noirceur des hommes.

Seul l'espoir tourne autour d'un petit garçon. Joséphine est le soleil qui brille, lucide, elle n'a peur de rien, elle est si attachante qu'on aimerait se reposer à ses côtés et l'entendre raconter la folie des hommes.

"Après tout. Les hommes ne sont rien mais l'ont oublié depuis si longtemps que chaque soubresaut de la terre leur semble être un vrai cataclysme. Ce n'est qu'un mouvement de vie plus sourd, plus lointain que le leur. Quelque chose au regard duquel leur vie d'homme n'est rien et ne compte pas"

56215836_q Note 3/5

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15 septembre 2010

Les soeurs Brelan Francois Vallejo challenge 1% 2010

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Leur père décédé brutalement, les soeurs Brelan se retrouvent confrontées au conseil de tutelle. Marthe, l'aînée, Sabine celle du milieu et Judith la cadette vont être plus futées que tante Rosie. Elles trouvent des prétextes divers pour ne pas passer devant le juge à date fixée. Fines mouches, elles acceptent le 18 avril, hé hé c'est la date d'anniversaire de Marthe qui la rend majeure.

Elles vont faire le siège du juge pour que ce soit Marthe qui devienne la tutrice. Il acquièsce malgré la rage de tante Rosie qui rêvait déjà de l'héritage et de la maison que son frère avait fait construire. Maison selon les règles de Corbusier, ledit décéd étant actionnaire de plus d'un cabinet d'architecte.

Les trois soeurs se réjouissent mais se sentent un peu seules. Heureusement, grand mère Madeleine vient leur rendre visite. Maman de leur père, elle est sous tutelle de cette maudite tante qui lui distribue ses soux pour la semaine. Comme elle perd un peu la mémoire, elle oublie son porte monnaie chez ses petites filles. Celles-ci comprennent très vite que c'est désiré, juste pour les aider.

Malgré tout, il faut continuer à vivre et sans argent...que faire. Judith la plus farfelue de toutes, la cadette adorée par son père n'en fait qu'à sa tête et décide d'arrêter l'école, Sabine de même. Marthe étant responsable de ses soeurs, il faut absolument qu'elle travaille. Sa grand-mère va l'aider. Elle fait du chantage affectif à Cicero l'ancien associé de leur père. Il engage Marthe à contrecoeur car il ne désire qu'une chose, récupérer les parts de la société que leur père leur à laissées.

Marthe se démène pour ses soeurs qui ne font rien. Judith ne lit que des livres d'architecture. Sabine s'occuppe de la maison mais la fatigue s'accumule pour Marthe. Parfois elle aimerait de ne pas être tutrice.

En réalité cette fatigue cache la tuberculose. Marthe est acceptée à Dreux. Sabine devenue majeure va devenir à son tour la tutrice de Judith.

Marthe se culpabilise mais qu'il est bon d'être loin de la fratrie...

Un très bon livre qui se lit sans discontinuer bercé par une pincée d'humour.

Une description de trois soeurs inséparables. Marthe est la sacrifiée, Sabine l'arriviste et Judith l'utopiste qui déclare que le travail ne sert à rien, par moments, on aimerait la secouer.

Une belle découverte d'auteur qui donne envie de le retrouver  à travers ses autres romans.

Un bon conseil, ne gâtez jamais plus que de raison la cadette..

Note 4/5

1pourcent

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07 septembre 2010

L'autre moitié du soleil Chimamanda Ngozi Adichie

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Le roman se déroule dans les années soixantes. A travers le regard d'Ugwu, le jeune boy, son maitre Odenigbo, idéaliste, ainsi que des jumelles Olanna et Kainene,  Richard l'anglais, l'auteur nous retrace la naissance de la République du Biafra et ce qui en découlat. Les nations soi disant cultivées, s'acharnèrent sur une population qui ne demandait qu'à être heureuse sous les rayons de leur demi soleil. Cette population fut bombardée et acculée à la famine. Une population sacrifiée sur l'autel de notre si belle civilisation...

Pour en comprendre l'horreur.

Certains vous diront que ce conflit était surtout ethnique entre Ibos et musulmans. Peut-être mais cette guerre fut bel et bien dirigée par nos nations occidentales telle l'Angleterre et l'Amérique. Personne ne voulait d'un Biafra libre, le petit Etat ne devait pas exister, une épine dans la terre nigériane.

Comment pouvons nous nous targuer d'être les décideurs de ce qui est bon pour les autres ?

Dans mon petit pays des dirigeants de tribus appelées francophones et flamandes se divisent. Petit pays qui se dit civilisé...

Un très très beau livre...

Merci à Antigone de m'avoir donné cette envie de le découvrir.

"Ses yeux voyaient l'avenir. Alors elle ne lui disait pas qu'elle pleurait le passé, pleurait des choses différentes à des jours différents, ses nappes aux broderies argentées, sa voiture, les biscuits fourrés à la fraise de Baby. Elle ne lui disait pas que parfois, quand elle regardait baby curir avec les enfants du quartier, si vulnérable et si heureuse, elle avait envie de la prendre dans ses bras et de s'excuser. Non pas que Baby aurait compris."

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21 août 2010

Honoré de Balzac, la femme de trente ans. Objectif PAL

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1813. Napoléon vole vers son destin. Une jeune fille Julie est amoureuse d'un officier Monsieur d'Aiglemont. Son père ne voit pas d'un bon oeil cet amour. Il pense que cet homme fera le malheur de sa fille.

Le mariage est célébré mais Julie n'est pas heureuse. Son mari est un rustre, de plus il est bête tandis que Julie est raffinée. Elle met au monde une petite fille, Hèlène pour laquelle elle ne ressent aucun amour maternel.La jeune épouse se meurt de langueur jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un anglais. Ce ne sera qu'un amour platonique car Julie ne veut  se donner à aucun homme, pas plus à son mari qu'à son jeune amant.

Un soir, le jeune anglais arrive à l'improviste chez Julie, Le mari étant au théâtre. Mais ledit mari rentre plus tôt. L'amant se cache sur un appui de fenêtre où il prend froid, ce qui entraine sa mort.

Julie sombre dans la neurasthénie, ne ressent plus une once d'amour ni pour son mari, ni pour sa fille.

A trente ans, elle rencontre dans un salon leMarquis de Vandenesse. Julie sent à nouveau son coeur battre.

Pas vraiment une réussite pour ce premier livre niché dans ma PAL. Le roman se découpe en six parties, je n'en ai parcouru que quatre.

Balzac fait partie de mes auteurs classiques préférés, malheureusement je n'avais pas fait le bon choix.

J'ai redécouvert son écriture avec plaisir car quel écrivain. Les descriptions de paysage qui m'ennuyaient ferme plus jeune, je les ai savourées mais les amours de Julie ne m'ont aucunement intéressée.

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