04 août 2009

Je voudrais que cela ne finisse jamais Ake Edwardson

Canicule sur Goteborg. Les jeunes passent leur temps à nager dans le lac. Soirées aux terrasses des établissements.
Un été comme tant d'autres quand le soleil brille sans cesse.
Erik Winter profite le plus possible de sa petite fille. La vie coule bienheureuse.

Jusqu'au jour, où une jeune fille est violée dans le parc, plus particulièrement dans un lieu qui forme une grotte.
Ses seuls souvenirs sont ténus, une laisse au cou, une ritournelle, elle ne veut se rappeler de rien d'autre.

Handers, djoint de Winter repense tout comme son chef à ce meurtre jamais élucidé. Une jeune fille retrouvée violée dans cette même grotte mais assassinée.

Pour leur rendre raison de cette inquiètude, une autre jeune fille est retrouvée assassinée, toujours au même endroit....

livres

Je ne vous porterai pas à nouveau aux nues un auteur policier venu du nord. Par contre, j'avoue que je n'aurai plus envie et pour longtemps traverser un parc la nuit.

Mais comment font-ils pour nous tenir en haleine durant notre lecture ?

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03 juillet 2009

Jean Claude Bourlès Le grand chemin de Compostelle

Il existe deux légendes selon lesquelles, on aurait découvert le tombeau de l'apôtre Jacques à Compostelle. Légende ou pas, beaucoup de femmes et d'hommes se lancent sur la route qui mène vers Compostelle certains par croyance, d'autres par défi.
Jean Claude Bourlès et sa compagne vont tenter l'aventure. Ils partent de Roncevaux, sur le chemin emprunté par Roland. Très vite, les questions partent dans tous les sens. Vont-ils y arriver ? Mais sur le chemin de Compostelle vous croiser toujours d'autres pélerins qui vous poussent par leur ferveur et leur joie. Pas d'abandon, en route vers l'Espagne.
Ils vont traverser la Navarre, la Castille, la Léon et la Galicie pour joindre Compostelle. Leur périple va leur permettre de découvrir des paysages magnifiques, des êtres qui les acceuillent avec le sourire bien souvent. Mais tout n'est pas rose car après des kilomètres de marche, désirer se reposer et réaliser qu'aucun gîte, aucun hôtel n'est libre, il faut une volonté de fer pour continuer.
Lorsqu'ils arrivent à Compostelle, ils sont désemparés car oui la belle aventure est terminée...

compostelle

Grâce à ce livre, j'ai enfin appris pourquoi ce nom Jacques de Compostelle. Durant tout le récit de son périple, il nous enchante en retournant des siècles en arrière, nous faisant découvrir l'histoire de ce chemin célèbre.

Il ne porte pas le coquillage comme les autres pélerins car non croyant d'une part et de plus il ne part pas sur ce chemin en quête de pélerinage mais en quête de lui-même. Son récit est de temps en temps entrecoupé des notes du journal de Géraldine.

Un très beau récit qui vous emporte à travers une Espagne parfois étrange mais si belle à travers ses yeux.

De cet auteur, je possède également dans ma pile de livre en attente, une traversée de la Bretagne.

"Apprentissage de la distance, de l'espace et de solitude. Le pélerinage est par nature, acte de détachement, et peut-être plus encore de dépouillement. Cela commence avec l'organisation du sac. Premiers choix, premières séparations d'avec une partie de soi-même.L'individu qui se met en chemin n'a nul besoin de preuves pour exister puisqu'il est déjà dans un autre monde.Un monde où les notions de passé et d'avenir perdent leur valeur intrinsèque face à un présent dominé par les actes primordiaux que sont manger, boire et dormir. C'est de cette rupture et de la perte de repères qu'elle entraine que naît la "geste pélerine", cet aller vers la rencontre de l'autre, du corps saint, de l'esprit, de soi-même. Je me demande si le fait de savoir cela, rend les choses plus faciles"

t

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28 mai 2009

François Maspero Les passagers du Roissy-Express

masperorroUn écrivain, une photographe qui organisent un voyage

qui va durer un mois, durant le printemps. Pas un voyage à l'étranger mais une découverte de la banlieue autour de Paris. Ils décident de suivre la ligne B du RER en partant de Roissy jusqu'au terminus Saint-Remy-les-Chevreuses. Ils logeront où ils peuvent. Rencontre des paysages, des habitants de ces banlieues.

"Les voici donc dans le Sud, et c'est comme si le soleil était plus vif, la nature plus riante et l'air plus léger. Finie la plaine sans perspective et presque sans paysage. Un autre pays ? Ici la banlieue ondule et verdoie"

Les passagers du Roissy-express fait partie des livres que je range après l'avoir lu, recherche pour le relire et que je redécouvrirai quant j'en ressentirai le besoin. Un livre qui chuchote de regarder, même dans les villes, de humer un petit air de poésie qui peut apparaitre à chaque coin de rue même dans la grisaille urbaine.

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11 mai 2009

Claude Pujade Renaud Le désert de la grâce

pujade

Pour bien s'imprégner de ce livre, il faut tout d'abord se souvenir de Port Royal.

A travers de nombreux personnages, la tragédie vécue par les Jansénistes nous est dévoilée.

Le personnage le plus attachant est celui de Marie-Catherine fille de Jean Racine.

Le rapport de Jean Racine vis à vis du Jansénisme est très ambigu. Il fut élevé par sa tante au monastère. Il le quitta pour entrer dans sa vie de poète et de dramaturge au service de Louis XIV. Etonnamment, sa fille vécu, un certain moment, au milieu des soeurs jansénistes puis retirée du couvent par son père, afin de la marier. A t-il eu peur du courroux du Roi dont il vivait de ses faveurs ?

Marie Catherine n'a de cesse de découvrir la vérité car son père a tenu a se faire enterrer dans le cimetière de Notre Dame des Champs. Peu à peu, elle va réaliser que son père lui a fait le plus beau des cadeaux : lui permettre de devenir maman car ses filles sont son plus beau trésor

Un très beau livre, une écriture épurée. Un état de grâce.

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08 mai 2009

Caroline Vermalle L'avant- dernière chance

Des mois, qu'ils préparent leur Tour de France, Georges et Charles. Georges 83 ans, Charles 76 ans.

Ils vont suivre toutes les étapes du tour 2008. Une merveilleuse équipée. Mais car il y un mais, comment faire pour qu'Adèle petite fille de Georges ne sache rien. Dix ans qu'il ne l'a pas vue et maintenant qu'elle à Londres, elle lui téléphone.

Charles a la solution : la déviation des appels.

Nos deux compères peuvent s'en aller le coeur léger...

9782702139998

Premier roman dans lequel on retrouve beaucoup d'humour et de tendresse. Une petite bulle de bonheur. A lire comme remède à la morosité.

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27 avril 2009

Seul dans Berlin Hans Fallada

Rue Jablonski, Berlin, un jour comme un autre en ce mois de mai 40. Un jour comme un  autre, non pas vraiment.
Anna et Otto Qangel, reçoivent cet mot qui leur apprend que leur fils Otto est mort sur le front tandis que Baldur
Persicke, jeune recrue SS, fête en famille la défaite de la France. A l'étage, la vieille Mme Rosenthal se terre
depuis l'arrestation de son mari.
Anna est effondrée de douleur et de rage elle crie à son mari que son fils est mort à cause de lui et de son damné Hitler. Otto blessé par ces paroles décide d'entrer en résistance à sa manière.
Mais il doit également annoncé la nouvelle à la fiancé d'Otto, Trudel, qui de son côté résiste mais sans conviction.
Otto va écrire des cartes postales. Il va y écrire tout ce qu'il ressent contre ce système d'assassins qui se gorge du troisième Reich. Dans des escaliers, sur le bord de fenêtre, il va placer ces mots pour que d'autres résistent.
Mise dans la confidence, Anna va l'aider.
Pendant des mois, ils vont placer ces cartes s'imaginant qu'on les lit. Mais le système étant tellement terrifiant, ces cartes aboutissent toutes à la Gestapo. La chasse aux intriguants commence....

berlin

Hans Fallada est mort en 1947 après avoir terminé ce roman. Hans Fallada est un nom d'emprunt. Un allemand qui a écrit autant de vérités sur le système qu'il a connu c'est inoui.
Il nous démontre dans ce roman que les allemands ont également soufferts du régime hitlérien. Que tous n'étaient pas convaincus par ce totalitarisme et sont entrés en résistance, leur résistance avec les moyens du bord qu'ils possédaient.
Ils faut admirer leur courage car sous le règne de la terreur tel qu'il était bien installé, peu d'entre eux osaient défier l'autorité.

Un roman qu'on referme complètement anéanti émotionnellement, le coeur meurtri. Comment les hommes peuvent-ils avoir été et être encore dans beaucoup de pays si mauvais, si bestiaux ?
Nous qui avons la chance, je dis bien la chance, de vivre dans des pays où l'on peut vivre sans avoir peur d'être épié par son voisin, que ferions-nous si tout basculait? Ce roman nous claque la question en pleine figure.

"Cette prolongation indéfinie de la peur de mourir relève d'une cruauté inimaginable, car elle n'est pas due seulement aux lenteurs des formalités juridiques et des recours en grâce dont il faudrait attendre la réponse. Certains disent que le bourreau est débordé, qu'il doit voyager, car on exécute dans toute l'Allemagne. Mais, dès lors, comment se fait-il que sur deux condamnés dans la même affaire, l'un est exécuté sept mois plus tôt que l'autre ?... Non il s'agit ici d'une méthode voulue et sadique. Dans cette maison, où les corps ne sont plus soumis aux brutalités ni à la torture, ce sont les âmes qui ne doivent pas échapper une minute à la peur de mourir,dont le poison suinte insidieusement dans les cellules."

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25 avril 2009

François Maspero Des saisons au bord de la mer

Un homme revient à Amiens, bien longtemps après la guerre. Il court derrière ses souvenirs. Il revient à Amiens pour que sa mémoire se rappelle ces étés sur une côte du nord, d'où l'on apercevait les bateaux qui partaient vers l'Angleterre. Durant cette guerre, il a perdu ses parents et son frère qui faisaient partie de la résistance.

Lui aussi a résisté durant la guerre d'Algérie. Pour protéger sa petite fille, il l'avait envoyée sur une île bretonne. Sa femme dont il n'était pas encore divorcée était originaire de cette île.
Sa petite fille, il la nommait feu follet à cette époque car elle sautillait sur place. Elle adorait les oiseaux grâce à sa grand mère.

Cela fait longtemps qu'elle n'est plus le feu follet, elle habite cette île.
Il revient à l'ombre de ses souvenirs mais...ce ne sont que des souvenirs.

maspero

Ce ne fut pas un coup de foudre. Je l'ai lu à petits pas, à mon aise.

Même s'il ne la nomme pas, j'ai compris dès le début que l'île décrite est tout simplement Belle Ile en mer, cette île que j'ai découverte à l'âge de quinze ans, dont je suis tombée amoureuse devrais-je dire. Pourtant je n'y suis jamais retournée, j'en garde les souvenirs. Tout comme l'auteur, je pense qu'il faut parfois enfouir ses souvenirs dans une partie se son coeur et ne pas essayer de revenir en arrière car les moments chéris n'auront plus ce goût qui nous avait enchanté.

Bref, pour en revenir au roman, découverte d'un auteur dont je lirai d'autres livres car j'aimerais creuser son écriture plus profondément. 

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19 avril 2009

Laurence Cosse Au Bon Roman

Imaginez deux êtres, un homme et une femme, qui décident pour l'amour des livres, de créer leur librairie idéale.Un librairie qui ne contiendra que ce qu'ils considèrent comme les meilleurs romans. Ils seront aidés par un comité d'écrivains qui porteront tous un pseudo, qui n'auront aucun contact entre eux. Ce comité est charge de leur établir une liste des meilleurs livres selon eux. Les livres inscrits dans leur liste fera partie du lot qui garnira les murs de la librairie. Librairie qui s'appellera "au bon roman".
Dès l'ouverture, la librairie connait un succès mais des âmes mal intentionnés veillent....

cosse

Comment résister à ce roman quand on est amoureux des livres ? Impossible.
Mais au fait qu'est ce qu'un bon roman ? A vous de juger...

Voir l'avis tout aussi enthousiaste de Cathulu http://www.cathulu.com/archive/2009/04/13/l-essentiel-est-sans-cesse-menace-par-l-insignifiant-rene-c.html

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16 avril 2009

Tatiana de Rosnay Boomerang

C'est le fiasco dans la vie d'Antoine. Divorcé depuis un an, il aime encore son ex femme Astrid. Ses enfants deviennent des êtres étranges avec cette période d'adolescence. Seul le petit dernier Lucas lui accorde encore de l'attention. Sa vie amoureuse n'est constituée que d'histoires sans lendemain. Même à son travail, il ne s'amuse plus lui l'architecte qui aime créer.

Pour fêter les 40 ans de Mélanie, sa soeur, il décide de l'emmener à Noirmoutier. Lieu de vacances durant des années en compagnie de leurs grands-parents paternels, les Rey, leur vieille fille Solange et Clarisse leur maman tant aimée. Clarisse et son maillot de bain orange. Leur père pris par ses plaidoiries d'avocat en vue, ne venait les rejoindre que tous les quinze jours.

Mélanie est d'abord étonnée, surprise mais ces  jours vont être remplis de petits bonheurs avec en filigrane le souvenir de leur maman qui a disparu de leur vie quand ils étaient encore enfants. Rupture d'anévrisme. Les souvenirs reviennent petit à petit. Clarisse dont ils ne parlaient jamais entre eux, les accompagne.

Lors du retour, Mélanie au volant se tourne vers Antoine et lui avoue qu'elle a quelque chose d'important à lui dire. La voiture fait une embardée et c'est l'accident.

Mélanie est hospitalisée car blessée grièvement. Antoine reste près d'elle et rencontre une belle embaumeuse de morts, Angèle. Mais la disparition tragique de Clarisse le ronge....

boomerang

Quelle inquiètude lorsque j'ai ouvert le roman. Elle s'appelait Sara était si beau. Celui-ci le serait-il tout autant. Et la réponse est oui doublement oui. Dès le premier paragraphe j'étais conquise.

Tatiana de Rosnay nous emmène sur divers chemins. Au début, dupée, j'ai vraiment cru que Clarisse était la petite soeur d'Antoine et Mélanie. Ensuite une lettre d'amour m'a intriguée. Le secret se dévoile peu à peu, Clarisse est tout simplément leur maman.

Elle nous décrit la vie des adolescents tel que le vôtre, tel que le mien. Pourquoi sommes nous tellement dépassés par eux par moments; ils sont si différents de nous, tellement différents d'Antoine qui n'aurait pas osé le petit doigt dans sa famille bourgeoise, qu'il en perd parfois ses repères.

Le principal sujet du roman est essentiellement la mort des êtres qui nous sont proches, que l'on acceptte difficilement mais ici la mort est rédemptrice et donneuse de vie pour Antoine.

Un superbe roman. Merci Tatiana de Rosnay. Une bouffée de bonheur.

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21 novembre 2008

Pierre Rabhi Manifeste pour la terre et l'humanisme

rahbi

Pendants des années, l'homme a vécu en harmonie avec la nature, au gré des saisons, parfois durement mais la terre était nourricière.

L'ère de l'industrialisation a apporté une meilleur vie pour certains pays du monde,tout en éloignant leurs résidents de cette terre. Même la nature doit être source de profit.

Dans ce petit manifeste Pierre Rabhi dénonce cette course de l'homme vers sa perte. Nos pays sont menacés de famine tout autant que les autres pays qui eux ont toujours connu la faim de par notre faute de nantis. En effet, même dans les pays du tiers monde, les paysans sont tenus à produire selon un certain rendement qui leur est édicté par nos propres pays industrialisés.

L'humain est pris a son propre piège et il n'y a aucune issue sauf s'il décide de penser autrement, de ne pas accepter cette société de consommation qu'on nous impose.

J'aime surtout ce passage où Pierre Rabhi nous parle de ce ciel si beau qui était là bien avant nous et qui sera toujours là après notre passage dévastateur sur cette terre. Nous ne sommes rien dans cet infini et pourtant nous nous imaginons indestructibles.

Seul la solidarité peut encore nous sauver mais en sommes nous capables ?

"Le nombre de paysans acculés au suicide ne cesse d'augmenter.Ce phénomène est maintenu secret et mis au compte des pertes et profits d'une machinerie internationale dont l'abjection n' a d'égale que la froide indifférence des âmes qui la composent"

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