12 juin 2016

Mankell (par Mankell) de Kirsten Jacobsen.

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Kirsten Jacobsen a suivi Mankell à divers endroits de la planète. Aussi bien à New Delhi durant un festival de littérature, qu'à Antibes dans l'une de ses maisons afin de tenter de comprendre qui se cache derrière l'écrivain à succès. Mais est-on arrivé à jamais cerné Hennig Mankel ?

Avare de paroles, il n'aime pas évoquer sa vie privée, il ne dira que ce qu'il veut bien en dévoiler. Son père, son enfance dans le petit village d''où il voulait déjà partir, lîle qu'il s'est achetée car il aime la solitude, ses femmes, le théâtre qu'il a formé en Afrique. 

En parlant de Wallander, il le décrit comme un personnage qui ne lui ressemble pas et qu'il n'aimerait pas avoir comme ami. Etonnant non ?

Quand on lui parle de la mort et qu'il est heureux d'être en bonne santé, on ne peut s'empêcher d'avoir un pincement au coeur car lors de ses paroles, il ne savait pas encore que le cancer l'attendait sur le chemin. 

Son dernier livre, sables mouvants, est évoqué également, il en parle deux trois secondes. 

Un grand auteur, qui a vécu comme il le voulait, qui a réalisé une partie de ce qu'il désirait, qui devait paraitre pour un ours pour certains mais de cela il s'en fichait. Un homme engagé car il ne supportait pas l'injustice...

Il nous a laissé Wallander, son amour de l'Afrique et tant d'autres livres car un auteur ne meurt jamais. 

Merci Monsieur Mankell.

 

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25 mai 2016

Via Appia, voyage sur la plus ancienne route d'Italie de Jacques de Saint Victor

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C'est lors d'un séjour dans les Pouilles, que l'auteur découvre dans une plaine un vestige de la Via Appia Antica, non pas celle empruntée par les touristes mais l'historique Via Appia Antica qui mène jusque Brindisi, l'Adriatique, la porte de l'Orient.

 

Dix ans après, sa décision est prise, il part pour ce long voyage de Rome à Brindisi. Comme il n'a rien d'autre à  faire selon sa femme Michela pourquoi pas ? 

Durant un an, il va se faire coacher enfin question de point de vue car il veut faire le voyage pédestrement. 

Il fait des recherches car pas de plan de la Via Appia qui n'est pas le chemin de Compostelle. Petit à petit il arrive à en faire son tracé. car  l'Appia Nuova suit le trace de l'ancienne route, celle dont tous les chemins mènent à Rome. Pour les italiens c'est une nationale comme les autres. 

Et un beau jour de décembre, c'est le départ de la porte Appia avec confrontation avec les automobiles pour aboutir à un endroit si reposant que devient la Via Appia loin des touristes, une allée bordée de cyprès, des mausolées et de riches villas, ensuite pour notre marcheur l'ennui s'installe car pas un passant en vue, enfin presque ! La via Appia devient un chemin boueux, d'étranges silhouettes se profilent. Ils doit se passer de drôles de trafic durant la nuit. Son premier  but c'était d'atteindre San Gandolfo mais basta la marche non pas pour lui. Retour en arrière pour repartir quelques mois plus tard au volant de sa Fiat. Michela siégeant au Parlement, ils se retrouveraient à Brindisi

 

Le voyage peut commencer et quel voyage ! Il nous emmène sur les traces de la civilisation romaine tout en nous décrivant la réalité italienne et cette partie  du sud aussi pauvre que la Grêce. On imagine Pasolini suivre la même route, les déchets toxiques déversés non loin des paturages des bufflettes  et dont le lait est transformé en Mozzarella, produit que je n'aime pas et que n'aimerai plus du tout après lecture de ce livre, de vieux villages, les légions romaines, les Empereurs, le fascisme, la cuisine italienne qui est meilleure que la française selon les italiens. Un magnifique voyage entre le passé, les légendes et l'Italie qui se débat avec ses démons. Sans oublier l'humour, très important l'humour. 

 

Si après ce voyage sur la Via Appia Antica, nous n'avez pas le désir de prendre le volant d'une Fiat, c'est à n'y rien comprendre. 

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Parco degli acquedotti

 

PHOTOS PRISES SUR LE NET.

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12 avril 2016

Chronique de la dérive douce de Dany Laferrière

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Que peut bien ressentir une jeune homme de 23 ans arrivant de Haiti à Montréal ? Ses amis, sa famille, tous sont restés à Port au Prince. Seul dans cette grande ville en 1976, il doit apprendre. 

 

 

C’est sous forme de chroniques que Dany Laferrière nous décrit la nouvelle vie de ce jeune homme. Les chambres glauques, la solitude, la découverte d’une autre société, la faim, le manque d’argent, la pluie, la neige, le travail en usine, l’alcool mais surtout les livres, les filles et une petite souris. 

 

Que va t-il faire de sa vie après cette année qui s'est déroulée ? Il achète une Remingtom et décide de devenir écrivain.

 

J’ai mis du temps à ouvrir ces chroniques et c’est tout simplement génial. On y croise, le désespoir, l’humour, la poésie, la vie d’un homme exilé . On se régale.

 

« Je ne serai pas d’ici tant 

que je n’aurai pas connu

les quatre saisons. Ce 

passé, que j’ignore, est si récent qu’il talonne

encore le présent.

Et se mêle parfois à la 

conversation. Quand 

cela arrive, je retrouve

instantanément ma

condition d’étranger; »

 

« Ce n’est que vers la fin d’octobre

que j’ai appris cette vieille règle.

Ne jamais se plaindre du racisme

si tu ne veux pas être perçu comme

un être inférieur. »

 

« Je retourne à la fenêtre.

Ma première tempête de neige

à vingt-trois ans.

C’est plus impressionnant 

que la mer

mais moins émouvant. »

 

« Il est plus difficile de travailler

quand on sait que dehors, 

il fait un soleil éclatant, 

que les filles

sont pratiquement nues

et que la glace se vend 

à 90 centimes au coin des rues 

Saint-Laurent et Sainte-Catherine »

 

« Je ne peux pas dire

quand exactement

cette ville 

a cessé d’être pour moi, 

une ville étrangère

Peut-être quand

j’ai arrêté de la regarder. »

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08 avril 2016

Etre ici est une splendeur de Marie Darrieussecq

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Marie Darrieussecq fait partie de ces personnes que j’aime sans raison, je les aime tout simplement. Je ne possède même pas tous ses romans et je ne les ai pas tous lus. 

Si l’incroyable Cathulu n’avait pas posté sur son dernier livre, je serais peut-être passée sans le voir. 

Ensuite, j’ai écouté Marie Darrieussecq et comment  résister au destin de Paula M. Becker dont je connaissais les tableaux sans pouvoir les relier au nom du peintre. 

 

On retrouve l’écriture de Marie Darrieussecq qui vous emmène à chaque fois dans un marathon d’émotions. 

 

Paula M. Becker est née en Allemagne, à la fin du 19ième siècle en Allemagne. Morte à l’âge de 31 ans après un accouchement, elle n’a jamais su qu’elle ferait partie dans le futur pour les nazis de cette peinture décadente. Paula était tout simplement en avance, elle était moderne avant bien d’autres. 

 

 

Paula n’avait qu’une envie : peindre. Son oxygène, peindre. 

 

Ses parents ne s’y sont pas opposés et lui ont permis de partir à Paris avec son amie Clara pour apprendre cet art. La seule condition, apprendre un métier qui sera celui d’institutrice qu’elle ne sera jamais.

 

Elle fut amie avec Rainer Maria Rilke qui était amoureux d’elle tout en étant amoureux de son amie Clara, bon bref Rilke aimait toutes les femmes. 

 

Mais elle épousera le peintre Modersohn qui est bien plus classique dans son oeuvre picturale. Elle l’aime avant que sa première épouse Helene ne décède le laissant seul avec une petite fille Elsbeth. que Paula aime et qu'elle transpose dans ses peintures. 

 

Conditions de sa mère pour épouser Modersohn : apprendre à cuisiner

 

Rilke lui va épouser la meilleure amie Clara. 

 

Même mariée, Paula va se rendre à Paris avec l’accord de son mari. 

 

Son dernier voyage s’effectuera  dans le désir de ne plus revenir car elle veut rompre ce mariage. Malgré tout, elle va retourner près de lui, attendre famille mais en avait t-elle tellement envie ? , donner naissance très difficilement à une petite fille, obligée de rester au lit. 

 

Le jour où elle se lève pour la première fois, elle tombe. Morte d’une embolie. 

 

 

A travers ce récit, Marie Darrieussecq, nous fait découvrir une femme qui aimait la vie, gourmande,adorant la peinture de Cézanne, n’aimant pas cuisiner car cela l’empêchait de peindre, naturiste, Paris, son village, écrivant des lettres à son ami Rilke. Le portrait d’une femme qui a sûrement du se battre contre les préjugés de l’époque. 

 

Un coup de coeur, un coup de foudre, un coup de tonnerre pour ce récit….

 

Une exposition des oeuvres de Paula M. Becker se tient au Musée d'Art Moderne à Paris. Si je vais m'y rendre ? Quelle question !! 

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Paula et son mari

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Peinture du mari de Paula Otto Menderhson 

 

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06 avril 2016

Indépendance de Richard Ford

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Frank Bascombe est entré dans la quarantaine, divorcé depuis sept ans, sa femme Ann s'es remariée avec Charley. Frank a une nouvelle amie Sally.

Frank n'est plus chroniqueur sportif mais agent immobilier et en cette veille du 4 juillet, il est assez inquiet.. Il emmène son fils de quinze ans pour le week end. Ce dernier présente des comportements assez étranges malgré qu'il soit suivi par un psy.Frank est prêt à tenter de comprendre ce qui ne tourne pas rond chez son fils. 

Mais rien ne va se passer comme il l'imaginait et il va mettre la vie de son fils en danger.

 

. En fait le problème de Bascombe c'est qu'il n'arrive jamais a exprimer ses sentiments, il fuit mais l'accident qui va arriver à son fils risque de tout changer

 

Ce qui est génial dans les romans de Richard Ford c'est qu'on vogue calmement à travers ses pensées. On a parfois envie de le secouer mais je pense que cela ne servirait à rien. 

D'autres lectures et ensuite en route vers le troisième épisode de la vie de Frank Bascombe.

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29 mars 2016

Les vrais durs de T.C. Boyle

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Tout débute par les vacances croisière de Sten et Caroleen. Durant une visité prévue dans un parc national, le groupe de personnes âgées qu'ils forment avec leurs compagnons de voyage, ils sont agressés par une bande de petits malfrats. Sten ayant fait la guerre du Vietnam, tout remonte dans son cerveau. Il en empoigne et malgré lui le tue. Légitime défense. Sten n'a plus qu'une envie, rentrer dans son cher pays bien à l'abri. 

Nous pouvons à présent faire connaissance avec les autres protagonistes du roman dès le retour de Sten et Carolee en Californie. 

Leur fils Adam a avouons une case en moins. Il a décidé de ne plus se nommer Adam mais il est Colter le trappeur (si vous voulez connaitre le vie de Colter, lisez le livre). Il vit donc dans les bois. Il a érigé un mur de 2,50 mètres sans aucune ouverture autour de la maison de sa grand-mère décédée. Il est en guerre contre les hostiles, c'est-à-dire les Aliens. Il faut avouer qu'il consomme des substances plutôt illicites, et boit énormément. 

La femme qui va tomber amoureuse d'Adam se nomme Sarah, Elle fait partie de ces américains qui ont décidé que le gouvernement des USA est illégitime selon le 14ième amendement. Donc elle ne porte pas de ceinture de sécurité et pas de bol pour elle, un flic l'a repérée.  Son chien porte des dreadlocks et c'est pour l'aidér à sauver ledit chien du chenil suite à son altercation avec une autre flic, ce que ces deux déjantés vont se croiser. 

Petit détail Sarah à 15 ans de plus qu'Adam mais ce n'est qu'un détail. 

Adam  va petit à petit perdre conscience de la réalité et sombrer dans une véritable paranoia qui va se terminer par la mort d'homme.

 

Je n'avais jamais lu un seul roman de T.C Boyle, en un claquement de doigt, je suis devenue addict.

T.C. Boyle nous entraine sur les chemins contemporains d'une certaine folie chez quelques  individus aux USA et soulève le problème du port d'armes et des tueries qui en découlent sans oublier ceux qui tiennent absolument à survivre tel leur pays, plier mais ne pas rompre,  et ce ne sont pas les mexicanos qui vont imposer leurs lois. 

Le tout est écrit dans un humour décapant. Géniaal

 

 

 

 

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17 mars 2016

Une île, une forteresse d'Hélène Gaudy

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« Tous, ils font la même chose que ceux qui écrivent, ceux qui jouent, ceux qui dessinent ou peignent, qui ont laissé derrière eux des poèmes ou juste le souvenir de leur corps sur la scène, ils font la même chose que Friedl, se ménagent un espace, et même s’ils savent qu’il sera investi, déformé, qu’on l’utilisera pour inventer une ville qui n’existe pas et s’en servir contre eux, même s’ils le devinent ou le craignent, ils se tiennent encore là, parce qu’il n’y a que là qu’on peut encore se tenir.

C’est Eichmann, m’a dit Georges-Arthur Goldschmidt, c’est Eichmann, entre autre, qui a connu ça, cette histoire d’une ville où l’on démontrerait que les juifs sont des parasites qui se parasiteraient eux-mêmes, qui s’auto-dévoreraient. Ca ne s’est pas produit. Les nazis ont réussi le contraire de ce qu’ils voulaient puisque c’ étaient une floraison extraordinaire de littérature, d’art, en présence de la mort ».

 

 

On leur avait fait croire qu’ils allaient découvrir une ville pour eux, ils allaient se reposer, pouvoir nager dans la rivière, vivre heureux. Ils donnèrent toute leur fortune pour pouvoir vivre dans une belle maison. En guise de villégiature, ils eurent droit à tenter de survivre dans une ville forteresse imaginée par Vauban en forme d’étoile. 

 

C’est à TerEzin que furent déportés les juifs tchèques avant d’être emmenés vers Auschwitz. Pour les demi juifs allemands ainsi que ceux de plus de 65 ans, pour la plupart des artistes à tous les niveaux, ce fut le ghetto. 

 

Les tchèques qui y vivaient furent chassés pour permettre d’y installer les juifs.

 

Le sadisme des nazis fut tel qu’ils imaginèrent de réaliser un film dont tous les prisonniers furent les figurants.  Ils embellirent la ville facticement pour tromper les représentants de la croix rouge, qui fermèrent les yeux par trois fois durant les années de guerre. 

 

Il reste des archives de ce film où l’on découvre des enfants qui chevauchent des chevaux de bois le temps d’une scène. Après les chevaux ne firent plus jamais une gambade. 

 

Mêmes enfermés, les artistes luttèrent pour ne pas sombrer, pièce de théâtre, dessin, classe aux enfants dans l’attente , sans savoir qui disparaitrait en premier. Création d’un orchestre, chant….

 

Ce fut le dernier lieu où fut déporté Robert Desnos qui y mourut du typhus car comme dans tous les autres ghettos, les conditions de survie y furent du nom de l’horreur. 

 

 

 

La ville forteresse est toujours là, elle est devenue un lieu de mémoire qu’Hélène Gaudy a voulu découvrir, s’en imprégner, tenter de cerner ce qui reste en suspens, comprendre, écouter et essayer de saisir la silhouette de son grand-père qui fut déporté en France. Elle raconte le paysage, les rencontres. 

 

 

Elle nous emmène à Birkenau et à Drancy, le jumeau de TerEzin. Drancy qui fut le camp dirigé par les français, devenu une cité HLM. Que ressent-on à vivre entre des murs qui se sont imprégnés de tristesse passée  ? 

 

Un récit percutant. A lire, et à relire. 

 

A TerEzin furent enfermés 139 654 humains.

33 419 y moururent.

86934 furent déportés vers les camps d’extermination.

17 320 survécurent
Sur les 15 000 enfants qui y furent emmenés, il n’est resta qu’un millier.

 

 

« Les souvenirs ne sont pas tous incrustés de la même façon. Moi, je ne me souviens pas du degré de souffrance. On n’avait plus la force d’avoir des sentiments. C’est pour ça, quand les gens me disent vous avez été courageuse…Non, c’est la chance. Je ne peux pas parler pour les autres mais, moi, j’étais devenue, tout de suite un robot. Comme si on m’avait tapé sur la tête. Vous rentrez par une porte, vous êtes normale, vous sortez ce n’est plus vous. Une fois de temps en temps, quand on pouvait se reposer, j’essayais de faire venir dans mon cerveau les visages des miens. Impossible, mon cerveau était vide. Il ne savait plus penser. Je crois que c’est ça, qui m’a sauvée ».

 

 

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Les enfants durant la visite de la croix rouge, le bonheur factice.

 

 

 

 

 

 

 

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07 mars 2016

Tombeau de Pamela Sauvage de Fanny Chiarello

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Tombeau de Pamela Sauvage est tout simplement génial. Je suis consciente que certaines et certains seront déroutés par ce genre d’écriture, pour ma part c’est tout bonheur.

 

Un livre qui se décortique en deux parties. 

 

 

23 personnages qui sont liés selon l’hypothèse de Stanley Milgram , selon une chaine de relations qui arrivent à former une boucle. Je peux vous assurer que dans mon métier, j’ai déjà constaté les preuves de cette hypothèse.

 

Donc Pamela Sauvage meurt et l’on découvre chez elle des K7 VHS ainsi que le livre « Mille films qu’il faut avoir vus avant de mourir ». Livre écrit par Jean Bertrand Coursier et la cent millième acheteuse de ce livre est Angelina Feccia …..et ainsi de suite, 23 personnages vont se succéder.

 

On découvre aussi bien un animateur de tv qu’un homme qui devient sdf ainsi qu’un chien, une cliente mystère etc etc…

 

 

En fait vous n’êtes pas le seul à lire la vie de ces personnes. Un homme ou une femme dans une société future, décortique à travers des explications en bas de page, la vie telle qu’elle était dans notre société actuelle. 

 

Notre société est si bien décortiquée qu’à un moment j’en ai ri, tellement à travers les explications du deuxième lecteur, elle nous apparait ridicule dans ses travers. 

 

Je n’en dirai pas plus. 

 

Lors de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de penser à Georges Perec qui aurait pu imaginer cette double manière d’écrire.

 

Un grand bravo à Fanny Chiarello qui écrit divinement.

 

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28 février 2016

Etta et Otto (et Russel et James) d'Emma Hooper

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Au fin fond du Canada, la famille Vogel est composée de nombreux enfants. Un jour, Otto, constate que sa place est prise à table. Ce sera la demi portion en plus : Russel qui vit non loin de chez eux.

Pendant ce temps, Etta, voit sa soeur partir dans un couvent pour une raison cachée. Quand sa soeur décède, Etta décide de suivre des études d'institutrice. 

Otto et Russel ne se quittent pas. Russel perd l'usage d'un de ses jambes lors d'un incident avec un tracteur. A l'école, ils s'échangent leur place jour après jour.

Etta n'a pas hésité lorsqu'on est venu parler de la place vacante, là bas.

Elle arrive dans ce lieu où tout est poussière et devient l'institutrice des enfants dans la petite école du village.

La guerre, cette maudite, qui entraîne les jeunes à sa suite. Otto s'engage, Russel est réformé.

Etta et Otto vont s'écrire...

Des années beaucoup plus loin, à 83 ans Etta décide de quitter son mari Otto pour aller voir l'océan. Lui, il l'a déjà vu, en partant là bas où l'on se battait.

Elle prend le fusil, du chocolat. Elle espère revenir. Pour qu'Otto n'oublie pas de se nourrir, elle lui laisse des feuillets de recettes de cuisine.

Otto acceptte mais Russel, qui attend toujours la venue des cerfs près de sa ferme, décide de partir à la recherche d'Etta pour la ramener. 

 

Fabuleux, les personnages nous entrainent dans une poésie des sentiments. En quelques mots, on les accompagne. 

Tout est voilé dans les souvenirs qui se mêlent au fur et à mesure de ces pas qu'Etta lancent dans les rêves. On soulève la page tout doucement et l'on ressent les non dits. 

Et James, réalité ? fumerolle dans le vent ? Vous ne pourrez que l'aimer.

Sans oublier le bestiaire d'Otto tout simplement féérique.

 

Je n'ai pas résisté à l'envie de choisir une deuxième couverture, tellement plus belle que celle de la version française.

 

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Voir l'avis de Cathulu qui a également eu le coup de foudre pour James :). Celui d'Isabelle tout aussi positif, celui d'Antigone qui ne pouvait qu'aimer la poésie de ce livre 

 

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24 février 2016

Les nouvelles aventures d'Arsène Lupin de Benoit Abtey et pierre Deschodt

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Je tiens tout d'abord à préciser que ce livre m'a été proposé en service presse. Comme il traitait d'Arsène Lupin pour qui j'ai une tendresse particulière, j'ai accepté. 

Un peu inquiète avec d'en commencer la lecture ne sachant si j'en aimerais le contenu, dès la première page, j'ai été rassurée. Une excellente lecture.

Nous sommes au début du XXième siècle. Certains hommes politiques et militaires ne rêvent qu'au déclenchement d'une guerre. Certains par intérêts financiers et d'autres par haine de la France.

Arsène continue à se cacher sous diverses identités. Son ennemi de jeunesse Bérenger de la Motte est toujours amoureux de la même femme, tout autant que Lupin : Athena. Bérenger propose à cette dernière de l'épouser mais sans succès. Lorsqu'il apprend qu'elle a rendez vous avec Lupin,  , au Bon Marché, dans l'intention de partir ensemble, le jeune Béranger qui est devenu député devient enragé.

Le jour prévu, le Bon Marché brûle. Athéna y perd la vie et Lupin est accusé d'avoir provoqué l'incendie. 

Dix ans plus tard, Arsène Lupin qui a disparu entretemps on ne sait où, décide de revenir en France où on l'accuse de pactiser avec l'ennemi. 

Il veut rétablir la vérité et rien ne l'arrêtera.

 

Un très bon roman d'aventures, on y retrouve avec joie le gentleman cambrioleur, qui ne cesse de se déguiser et de duper ses ennemis. 

Sans gâter notre plaisir, on découvre des personnages historiques tels Clémenceau, Gustave Moreau. Une belle chronique de l'Epoque. 

J'ai été heureusement suprise et conquise par cette lecture. J'ai hâte d'en lire la suite. 

 

Le livre est edité par les Editions XO et sort le 03 mars dans toute bonne librairie. 

Un tout grand merci à Mélanie Rousset qui m'a proposé de recevoir ce roman. 

 

 

 

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