04 septembre 2014

Tristesse de la terre d'Eric Vuillard

VUILLARD

 

Buffalo Bill, l'évocation de ce nom m'évoque mon  enfance où prenant parti pour les indiens quand je regardais un western à la Tv, je ne pouvais qu'aimer celui qui avait été l'ami de Sitting Bull. 

Balayé tous les mensonges à la lecture de ce livre.

Buffalo Bill dont un ne connait pas grand chose en réalité fut happé par une légende qu'il avait propagée en racontant ses aventures dans les bars. Quelle était la part de vérité dans ses récits ? Le vrai et le faux se mélangeaient et il finissait par y croire. Son nom de Buffalo Bill lui avait été donné par ses collègues lorsqu'il travaillait aux chemins de fer.

Alors pour glorifier sa légende, il créa avec le Major Burke son associé, le grand spectacle le Wild West Show. Ses compatriotes avait besoin de ce grand spectacle pour leur rappeler l'ouest du début. Les indiens, les cow boys toute leur Histoire...

Sitting Bull fut engagé par contrat et non par amitié pour Bufallo. Et lorsqu'il apparaissait sur la piste, lui le grand chef, que devait-il ressentir ?

"C'est alors que fusent les sifflets, les huées. Sitting Bull reste impassible."

"La foule hurle, l'insulte, On crache"

Sitting Bull a tenu Un an. Ensuite il est retourné près des siens.

Le Wild West Show est acclamé partout...et c'est en France que Buffalo apprend ce qui se passe au Dakota. Les indiens se seraient soulevés alors ni une ni deux il abandonne ses indiens là bas en France et part au galop à la rencontre à la rencontre de ce qui sera la dernière tuerie d'indiens : le massacre de Wounded Knee.

Les indiens dans le Dakota gênaient tout le monde. Les éleveurs voyaient les fermiers empiéter sur leurs paturages alors dans ce cas, autant se débarasser de ces peaux rouges. Le général Miles se chargea d'arrêter Sitting Bull mais cela se passa très mal; le ton montant, il y a eu des tueries. Les indiens décidèrent de s'enfuir vers le campement de Big Foot et partirent plus loin encore. Fuite de moribonds, de femmes, d'enfants, de vieillards c'était l'hiver, ils avaient froid, faim. Ils levèrent le drapeau blanc. On leur promit de leur donner des vivres à Wounded Knee. C'était la mort qui les attendait. Ils furent massacrés. On les jeta dans une fosse commune l'un sur l'autre, comme des chiens le 02 janvier 1891

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Buffalo Bill vit le charnier

 

dans lequel on retrouva un bébé qui malheureusement n'eut pas une vie bien jolie.

Le comble c'est que dans son show il ne parla pas de massacre mais de bataille de Wounde Knee où les indiens et les blancs combattaient pour terminer par la victoire des blancs bien entendu. 

C'est également lui qui inventa dans son spectacle les whou whou que nous poussions enfants quand nous jouions aux indiens car ces derniers n'ont jamais poussé ce cri de leur vivant. Encore un mythe qui s'effondre. 

"Après le massacre de Wounde Knee, les indiens trainèrent une vie de misère sur des terres morcelées et incultes. Ceux qui avaient travaillé pour le Wild West Show revinrent après quelques années et n'eurent pas davantage de chance. Les Peaux Rouges étaient considérés comme les débris d'un monde ancien, et le mot d'ordre était désormais qu'ils devaient s'assimiler"

 

Buffalo Bill termina sa vie dans la misère. 

Loin du show de Buffalo un autre homme allait également rentrer dans l'histoire. Ce fut lui qui créa la première photographie de la neige Wilson Alwyn Bentley. 

 

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Un simple fermier qui n'avait qu'un désir, prendre la nature en photo...Il rêvat même de prendre le vent sur ses clichés.

Le livre d'Eric Vuillard fait partie de la collection un endroit où aller que j'affectionne particulièrement.

Quelques photos agrémentent le récit nous rappelant ce passé qui nous ratrappe car combien de peuples ne perdent-ils pas encore dans ce siècle qui devrait avoir apporté le bonheur à tout humain, tout ce qu'ils possèdent.

Les indiens sont encore parmi nous ....dans nos cités.  

 

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26 août 2014

Peine perdue de Olivier Adam

J’entends déjà les voix s’élever à la lecture de ce roman. Certains vous diront que c’est du Olivier Adam, qu’il se répète. Mais Balzac a écrit du Balzac toute sa vie que je sache. D’autres et j’en fait partie vous diront que ce livre est à lire absolument.

 

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414 pages qui dressent un kaléidoscope de personnages qui sont liés les uns aux autres soit par un fil très fin, soit par un fil très dur

 

Le personnage principal, le centre du cercle, est Antoine. Pas très fiable dans la vie qu’il n’arrive pas à aimer. Quand sa mère est morte, c’est Louise sa soeur qui a pris soin de lui. Le père il a fait ce qu’il pouvait avec ses deux enfants. 

Antoine picole beaucoup et additionné avec les joints, cela le rend peu crédible aux yeux des autres. Il aurait pu devenir une étoile en football, il est doué mais vu son instabilité, personne ne l’a choisi pour une grande équipe. Son père lui avait trouvé une place dans un garage mais toujours cette instabilité. Alors il vit dans une caravane pour l’instant car il est chargé de repeindre les mobil homes. 

Son gosse Nino, il l’adore mais Marion

 l’a quittée et c’est un autre homme qui vit près de son fils. 

Il a lui a promis d’aller à Marineland au petit. 

Pour le moment il peint tandis que le ciel s’assombrit, une tempête s’annonce sur la cote d’azur. 

Il entend du bruit, il se retourne et deux hommes commencent à le tabasser. 

 

On va le retrouver étendu sur un banc près de l’hôpital…

 

Les vies peuvent commencer à défiler.

 

« Il le regarde et cela le mord à l’intérieur. Et il s’en veut. Même s’il n’y est pour rien. Mais tous les parents sont comme ça, il suppose. Même quand ils n’en disent rien. Ne montrent rien. Toujours à s’imaginer, responsables des souffrances qu’éprouvent leurs gosses. Même quand ils ont fait du mieux qu’ils ont pu avec les moyens du bord »

 

 

Portrait de 22 personnages qui s’interrogent sur leur vie, ce qu’elle aurait pu être, de ces rêves qu’on laisse au bord du chemin on ne sait pourquoi,, des choix, des déceptions. 

 

22 personnages, femmes et hommes confondus : paumés, parents, écrivain, voyou à la petite semaine, fou, jeune fille, vieux couple, malhonnête, policier…

 

Le monde change si vite, la vie il faut la saisir et tant pis si vous ratez l’arrêt, personne ne se retournera sur vous ou si peu…Peine perdue…

 

Ne vous cachez pas les yeux, nous évoluons dans ce monde. Olivier Adam en fait un excellent travelling que j’ai adoré.

 

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22 août 2014

La part des nuages de Thomas Vinau

la part des nuages

 

Joseph, vit comme tout le monde, il se lève, part travailler, rentre et c'est  l'heure de se coucher tout en s'occupant de Noé dont il a la garde alternée. 

Sa vie c'est bof mais quand ce sont les vacances en compagnie de Noé, c'est comme redevenir l'enfant qu'il voudrait qu'il reste, que la vie ne le cogne pas trop vite son petit. S'allonger dans l'herbe et regarder les nuages, s'imaginer des visages, des décors, instant délicieux.

Mais bon Noé part en vacances chez sa maman et Joseph se trouve bien seul. Qu'il en soit ainsi, il va grimper dans le cerisier et vivre dans la cabane de Noé. Un mètre cinquante plus haut tout est est différent. Il aperçoit même la jeune fille qui joue de la flute. Et oh les chiens qui se soulagent tout en gardant cet air si niais. 

Joseph va vivre ses vacances comme bon lui semble, s'acheter tout ce qui est dégueulasse, ne plus se laver quelques jours, dans son cerisier la vie prend des allures de campagne.

Il va découvrir la vie, la ville qu'il ne connait pas puisqu'à cette heure là, il est déjà endormi. Dans son sac il emporte la tortue de Noé, Odile, elle peut bien voir l'horizon elle aussi.

Il sera temps de tout ranger pour le retour de Noé...

Les livres de Thomas Vinau sont un délice que je déguste comme un dessert enrobé de sucre. Les ingrédients ont sont la poésie, le rêve, l'humour le tout saupoudré de légèreté.

C'est le bonheur en poche, c'est l'envie de sauter dans les flaques, c'est être adulte mais pas encore tout à fait. 

Regardez les nuages et imaginez...

"Il en faut peu parfois pour se sentir libre"

 

 

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06 août 2014

Les oies des neiges William Fiennes

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Durant un séjour dans un hotel, William Fiennes redécouvre un livre de son enfance, que leur maître Monsieur Faulkner leur lisait durant la classe : The Snow Goose. Etant en convalescence chez ses parents suite à une maladie, ce livre est un déclic pour le jeune homme qui perd le gout de vivre. 

Là bas, dans leur maison en Angleterre, leur père avait toujours été un amoureux des oiseaux, guettant le retour des martinets à la fin de leur migration. Mais le petit William ne partageait pas cette passion. De retour de son séjour à l'hotel, il va se munir des jumelles de son père, lire des livres d'ornithologie. Petit à petit, une idée folle s'ancre en lui. Suivre la migration des oies des neiges d'Austin jusqu'au Canada dans la Péninsule de Foxe. 

"Le premier signe a été un vague tintement au loin, qui n'arrivait d'aucune direction particulière : le bruit d'une marina, de drisses claquant contre les mâts métalliques" Des amoncellements de points ont paru au-dessus de la courbe de l'horizon. Chaque point est devenu une oie. Des volées entières convergaient vers l'étant depuis toutes les directions de la boussole, c'était l'inverse d'une dispora, les oies des neiges volant en V et W espacés ou en longs écheveaux qui ondulaient comme des rubans d'algues, chaque oiseau concentré sur le plan d'eau au centre de la circonférence d'eau". 

On pourrait s'imaginer que ce magnifique livre n'explique que la migration des oies, ce n'en est pas le cas. Tout en suivant les oies qui migrent vers leur lieu de naissance, William Fiennes opère également une migration, un retour vers la vie, vers la maison de son enfance tout en désirant s'en détacher pour repartir. 

Un traité d'ornithologie, de portraits humains si beaux, de description de lieu de vie, de voyages en bus, l'évocation de la nostalgie des siens à l'étranger, le bonheur tout simplement face à la nature.

Pour tous ceux qui frémissent les yeux levés vers les nuages en apercevant les oies partant vers un long voyage. 

 

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15 juillet 2014

La saga Maeght de Yoyo Maeght

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Aimé Maeght rêvait d’être peintre, il ne le devint jamais mais fut plus que cela. Il devint l’un des plus grands ambassadeurs de l’art avec l’appui de son épouse Marguerite.

De litographiste, il devint galleriste, éditeur. Fut l’ami de tant d’artistes tels Braque, Miro, Leger, Prévert, Matisse, Giacometti mais surtout Bonnard qui fut comme un père, lui qui n’avait jamais connu le sien mort à la guerre.…etc Il vécut pour et à travers l’art. 

L’apogée en fut la Fondation Aimé et Marguerite Maeght.

 

Tout parait si beau sous les étoiles mais parfois de profondes blessures ne cicatrisent jamais.

Aimé et Maguerite Maeght eurent deux fils Adrien et le plus jeune Bernard. Dans le coeur d’Aimé, Bernard était le plus sensible à l’art, mais la vie n’offre pas que des cadeaux malheureusement, Bernard malade, décéde  

Adrien gâté depuis sa naissance et ne rêvant que d’automobiles mais travaillant pour son père ne remplaça jamais Bernard. Tout ce qu’il fonde, magasin, club d’automobiles est payé par ses parents. Le père et le fils ne se parlent même plus.

 

Est-ce sous l’injonction d’Aimée qu’il fit des enfants avec Paule pour donner des héritiers à Aimé et Marguerite ?  Il est temps que le fils se range. 

Ils eurent trois filles et un garçon dont Yoyo. 

De la querelle entre son papy et son papa Yoyo n’en sut jamais la raison. La seule réponse d’Aimé fut un jour ces quelques mots « parce qu’il m’a déçu ». Même dans la haine, Adrien ne parvint jamais à couper le cordon qui le relie à ses parents. Sa vie aurait été tout autre certainement. 

 

Paule et Adrien aiment s’amuser et mener la grande vie et ne s’occupent de leurs enfants que quand ils le décident. Durant cinq ans, les filettes furent envoyées chez leur grand mère maternelle sans que leurs parents ne viennent les voir. Durant ces cinq ans, elles ne virent pas non plus leurs grands parents paternels. Chantage du fils envers le père ? Tu vois mes enfants quand je le désire…

Leur frère Jules sera élevé par elles. 

 

Mais de leur grand-père, elles reçoivent un amour inestimable. Elles vont côtoyer des peintres, des écrivains, des poètes dès leur petite enfance. Des vacances à la Colombe d’Or à Saint Paul de Vence. Des souvenirs merveilleux.

 

Malheureusement, les grands-parents ne sont pas éternels et quand ceux ci laissent une fortune, la passation d’héritage ne se fait pas toujours dans la paix.

 

 

Yoyo Maeght, celle a qui ont déclara qu’elle était une enfant trouvée jusqu’à ce qu’elle comprenne que c’était faux. Comment peut-on être si cruels quand on est parent ? vole de ses propres ailes, libre de toute attache avec la fondation Maeght. Pour se libérer, il faut parfois réussir à casser des liens qui ne peuvent que détruire. 

 

De son grand-père, elle garde cet amour pour l’art en digne héritière parce que vous êtes toujours la continuité de ceux qui vous ont précédé. 

 

Un livre magnifique d’amour pour son grand-père. Aucune haine envers ceux qui l’ont rejetée. Un constat tout simplement pour vivre pleinement sa liberté. Aimer, rire,, deux mots qui s’accordent tellement entre eux et le sourire de Yoyo est si beau.

 

Merci Yoyo pour ce bonheur de lecture.

 

 

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26 juin 2014

Ceux du Nord Ouest de Zadie Smith

C’est en sauvant la petite Leah, de la noyade, que les deux fillettes se rencontrent. Keisha et Leah, la jamaïcaine et la rousse vont devenir inséparables. Elles grandissent dans la même cité de Caldwell au nord ouest de Londres. 

Inséparables durant des années, leurs chemins divergent peu à peu au fil des années.

Keisha veut absolument oublier cette pauvreté dans laquelle elle a grandi. Elle change son prénom en Nathalie, réussi des études d’avocat et épouse un métis italien. A force de travail, Nathalie a pu acquérir une belle maison, a épousé son bel italien, maman de deux enfants. Tout lui réussi. Ne surtout pas ressembler à ses soeurs et sa mère qui vivotent dans la misère et qui s’en remettent aux mains de la religion pour apercevoir un coin de ciel bleu.

 

Leah travaille dans des oeuvres caritatives, a épouse Michel qui espère tant qu’ils deviennent parents. Leah sans le dire continue à prendre la pilule tous les jours. Elle ne veut pas d’enfant. Elle  vit dans un appartement social avec accès au jardin communautaire.

 

Dans leur enfance, l’un de leurs amis Nathan, aurait pu devenir quelqu’un. Tout lui réussissait. C’est le souvenir qu’elle en ont. Cet adorable gamin est devenu un dealer, un paumé de la vie, car dans la cité tous ne se sont pas envolés…vers le bonheur.

 

Frankie, lui pense qu’il a plus ou moins réussi sa vie. Un travail, une belle fille qu’il adore. Pas le paradis mais cela en a déjà le gout. 

 

Ils ont tous la quarantaine, ont grandi dans cette cité et Nathan va tout bouleverser….

 

Zaddie Smith nous trace un magnifique portrait d’un quartier où pauvreté et réussite sociale peuvent se côtoyer.

Elle distille, souffle sur les fleurs des sentiments. Elle décape l’amitié. Elle donne envie de rire, de pleurer, sur cette société où la misère est snobée par l’argent. La société que nous avons créée insidieusement, sournoisement.

 

Ses mots cinglent de vérité. Une écriture rapide, virevoltante. Zaddie Smith lance ses flèches avec précision.

 

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aime « De la beauté » du même auteur. Laissée un peu de côté sur la route de mes lectures, je l’ai retrouvée avec autant de bonheur. 

 

A lire….

 

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04 juin 2014

Emily de Stewart O'Nan

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Emily est ce que l'on appelle une vieille dame. Veuve depuis sept ans, elle partage sa vie avec son chien qui n'est plus également de la première jeunesse. Elle passe  beaucoup de son précieux temps seule ou en compagnie de sa  belle soeur Arlene qui peint toujours sa bouche d'un rouge et ses cheveux mon dieu quelle couleur! Depuis qu'elle a eu quelques anicroches avec sa voiture, elle l'a laissée prendre la poussière. Sa voiture, plutôt celle de son mari Henri.C'est donc Arlène qui fait office de chauffeur mais elle conduit si mal.

Le jour où Arlene a un malaise durant un déjeuner et ensuite hospitalisée, elle décide de resortir l'olds mobile du garage mais la voiture est trop grande alors elle opte pour une voiture plus moderne une Subaru.

Emily est pétrie de bonne éducation. Pas vraiment en bon terme avec sa fille Margaret qui leur en a fait voir à tous point de vue. Son fils Kenneth est plus sérieux mais elle ne s'entend pas avec sa belle fille.

Dès qu'il se passe un petit événément dans sa vie, elle téléphone à fils et fille pour leur en fait part mais le téléphone raccroché, elle ressent toujours un manque. Mais elle a bien fait après tout.

Elle adore ses petits enfants mais ne comprend pas toujours ceux de Margaret qui sont déjà grands.Après leur passage dans sa maison, elle attend toujours avec impatience une carte de remerciement qui met du temps où n'arrive pas tout simplement. 

Dans sa rue, plus aucune de ses amies ne vit, la mort les ayant emportées. La vieillesse devient parfois silence et l'on se remémore les souvenirs.

A t'elle été une bonne mère ?. Elle a fait ce qu'elle pouvait mais sa mère lui aurait rétorqué qu'elle arrête de vouloir être toujours la meilleure.

Au fil de l'hiver et du printemps Emily  change car une dame âgée peut elle aussi se remettre en question....

Un très beau portrait au fil des jours et des saisons de cette confrontation face à la vieillesse qui s'installe et la nostalgie qui revient parfois par vagues.

Du même auteur, j'avais adoré Nos plus beaux souvenirs, on y retrouve Emily quand elle n'était pas encore veuve. Un très beau roman également.

 

 

 

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29 mai 2014

1Q84 Livre 2 de Haruki Murakami

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Si vous regardez vers les étoiles et que vous apercevez deux lunes, vous êtes définitivement entrée dans le monde de Tengo et Aomamé. Oubliez l'année 1984, à présent vous gravitez dans le monde 1Q84. 

En parcourant ce livre 2 vous découvrirez ce qu'est la chrysalide de l'air et de quelle manière les Little People la construise avec des fils d'air.

Tengo ne sait plus vraiment où il en est. Aomamé est chargée de tuer le laeder des précurseurs qui a violé de petites filles pré pubères.

Aomamé va découvrir un être étrange doté de pouvoir qui va lui révéler en partie ce qu'est le nouveau monde dont il n'existe aucune porte de sortie.

Il sait que Tengo et Aomamé s'aiment et se cherchent mais pour sauver Tengo Aomamé doit le tuer lui le laeder qui espère échapper a ses souffrances  ou dans le cas contraire, Tengo mourra et elle survivra.

Elle tue le leader et aidée par sa protectrice et le garde du corps de la vieille dame elle va se cacher. Tout son passé doit être et a été rayé car les précurseurs vont vouloir se venger.

Pendant ce temps, Fukaéri  la jeune écrivain s'est réfugiée chez Tengo car à deux ils seront plus forts. Elle sait qu'Aomamé n'est pas loin de là. 

Dans ce nouveau monde, Aomamé décide de mettre fin à ses jours. Tengo découvre enfin ce qu'est la chrysalide d'air telle qu'il l'a créée dans son imagination. 

Le livre 2 se termine ainsi et nous laisse une fois de plus avec nos interrogations. 

Etes vous certains de vivre dans le monde tel que les autres le perçoivent ? Posez vous la question. 

Pourquoi cette dualité entre le bien et le mal ? Et quand est-il apparu  ce mal qui ronge la race humaine? L'homme est fait de tant de contradictions.

Sommes nous en 2014 ou en 2Q14 à vous de comprendre....

Aurons-nous la réponde dans le Livre 3

 

 

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24 mai 2014

Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de Lola Lafon.

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Elles se sont rencontrées à ces séances du mardi, victimes toutes deux d'être femme. L'engagée et la danseuse se sont reconnues. 

Emilie, dit Emile vit en ville et se dépense pour tous les autres, ceux que la société délaisse, La danseuse s'est exilée dans son île, avec pour toute habitation un camion. 

La vie coule et s'affole car Emilie est morte, morte le temps d'être ranimée. La danseuse ne peut admettre que son amie ne puisse plus rire alors elle attend que le corps d'Emilie se réchauffe vers la vie, sans les machines. Pour vaince la douleur, elle écrit leur rencontre... Elle cherche les mots qui pourraient lui rendre son regard. 

La danseuse durant ces quelques jours va faire connaissance avec une jeune femme croisée à la cinémathèque. Une perdue, une paumée de la vie. Il parait qu'elle est malade mais ses médicaments elle n'en veut pas. La danseuse va lui donner le nom de la petite fille au bout du chemin.

La petite fille au bout du chemin va apprendre à la danseuse de ne pas accepter les événements tels que les autres le désire. Elles vont s'envoler tels des oiseaux dans d'étranges chemins de révolte.

Pendant ce temps Emilie réapprend peu à peu à se retrouver. Elle fut morte et à présent vivante avec un coeur géré par ordinateur.

La danseuse et la petite fille au bout du chemin virevoltent dans une danse qui ne peut s'arrêter.

Dès les premières lignes, l'écriture de Lola Lafon vous entraine dans un voyage de non retour. Les mots sont ciselés, choisis avec finesse et vous ne pouvez vous échapper. 

Trois portraits de femmes à qui l'on a coupé les ailes et qui vont réapprendre à les redéployer vers la liberté d'être femme. 

Les mains qui se tendent et qui s'entraident car l'amitié est si forte.

 

J'aimerais vous en dire plus mais les mots ne sont pas assez forts pour decrypter ce que le coeur ressent.

Une émotion lecture sans commune mesure.

 

 Voir l'avis de Cath http://www.cathulu.com/archive/2014/05/16/nous-sommes-les-oiseaux-de-la-tempete-qui-s-annonce-5370268.html

 

 

 

 

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22 mai 2014

1Q84 livre 1 de Haruki Murakami

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1Q84 est le premier roman de Haruki Murakami que je découvre. Emportée par ses mots, son univers, je sais d’emblée que je lirai tous ses autres livres.

 Dans le premier livre de 1084 Murakami nous emporte dès les premières pages dans le monde réel qui peut faire face à un autre monde. 

« Il ne faut pas se laisser abuser  par les apparences, il n’y a qu’une réalité »

 

Aomamé est une tueuse mais pas n’importe quelle tueuse, elle assassine des hommes qui font violence sur leurs femmes. Des hommes qui ne pourront plus nuire à d’autres après leur disparition. 

Jusqu’à l’âge de dix ans, elle a fait partie des témoins de Jéhovah dont ses parents étaient adeptes. Pour sauver ce qui lui restait de vie, elle s’est enfuie de chez elle. 

A 29 ans, elle donne des cours de self défense. Sa seule amie s’est suicidée car elle était battue par son mari. Ce fut le premier meurtre d’Aomamé envers un homme. Le suicide de son amie reste comme une cicatrice qu’elle ne peut panser, une plaie à vif.

Lors de ses séances de défense, elle fait la connaissance d’une vieille dame qui l’invite à venir lui donner des cours chez elle et qui petit à petit lui parle de sa fille qui s’est également suicidée. Les meurtres commis par Aomamé sont commandités par cette délicieuse vieille dame qui a créé un refuge pour femmes battues. 

 

Tengo 29 ans également est écrivain. Il donne aussi des cours de mathématiques, science qui lui procure un bonheur absolu.

 Ses dimanches d’enfance, il les passait à suivre son père qui devait réclamer des rédevances aux citoyens qui ne payaient pas. Des dimanches gachés par un père qui pour Tengo n’est pas son père. Il en est certain. Il garde un souvenir fugace de sa mère assez étrange. 

Son éditeur emballé par un roman veut absolument qu’il le réécrive. Ce roman obtiendra le premier  prix du concours jeune romancier, c’est une bombe. Très réticent au début, il accepte de rencontrer la jeune prodigue Fukaéri, une jeune fille de 17 ans. Fukaéri est très étrange mais Tengo tombe sous son charme.

La jeune fille lui apprend que ce n’est pas elle qui écrit le livre « La chrysalide de l’air » et pour le réécrire, il faut l’accord du maitre. Tengo accepte de le rencontrer. 

Le maitre qui est un scientifique éminemment connu  à une époque lui révèle que Fukaéri était la fille d’un de ses amis qui a un jour crée une communauté vivant en autarcie car il croyait au marxisme «  les précurseurs » La jeune fille s’est enfuie de la communauté agricole qui est devenue une communauté religieuse mais dont l’apport en argent est étrange car vendre des légumes bios ne peut pas rapporter autant de richesse. Depuis sept ans, le maitre et la jeune fille n’ont plus aucune nouvelle des parents. Vivent-ils encore.? De cet endroit, Fukaéri en a rapporté l’histoire des Little Poeple et de la chrysalide de l’air.

 

 

1Q94 bien entendu fait référence au roman de Orwell 1984. Le livre 1 se déroule cette année là. 

En 2014, ce roman précurseur prend une autre dimension. le Big Brother qui nous domine n’est-il pas plus insidieux ? Toutes nos connections sont analysées, nos données se retrouvent sur des puces électroniques. Quelle est notre part de liberté réelle dans ce monde de réseaux interconnectés ? 

 

Aomamé perçoit un changement dans le monde où nous vivons. Elle aperçoit deux lunes que d’autres ne voient pas. La question se pose de savoir si le monde dans lequel nous vivons est tel qu’on nous l’impose ou pouvons nous en créer une autre vision par la pensée. Tout à l’air illusoire mais bien réel.

 

Un livre où la littérature tient également une grande place ce qui n’est pas pour déplaire.

 

Etrangement, longtemps j’ai refusé de lire les romans japonais et est ce l’âge, je commence à les apprécier. Répondent-ils à la vision de la vie que je porte ? 

Dès les premières lignes de ce roman, je sais pourquoi depuis que je sais décrypter les lettres pour en former des mots, j’aime lire. La magie de la lecture est irremplaçable, impossible à comprendre et pourtant elle apporte tellement…

 

Posté par winniethepooh à 10:30 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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