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Rosaparks

 

En ce 1er décembre 1955, les noirs de la ville de Montgomery étaient soumis à la loi Jim Crow datant de 1828 et qui leur interdisait toute égalité avec les blancs. Un véritable apartheid. Malgré le 14ième amendement de la Constitution des USA, l’Etat Fédéral  avait légalisé en 1896 ces lois apartheid mais en spécifiant hypocritement que oui il pouvait y avoir des lois interraciales du moment que chacun était égal à l’autre. L’inégalité était telle que le blancs prenaient n’importe quel prétexte pour empêcher les noirs de voter. 

 

Rosa Parks vivait dans une petite maison avec son mari Raymond et sa mère Lona. Chaque matin, elle prenait le bus pour se rendre au travail, dans les sous-sols d’un grand magasin où elle exerçait le métier de couturière. Depuis quelques années, elle se battait pour les droits civiques des noirs. Elle vivait une vie plus ou moins calme avec comme seul regret, celui de ne pas avoir d’enfant.

 

Le 1er décembre, elle ne fit pas attention en montant dans le bus payer son ticket à l’avant et redescendre pour monter à l’arrière où devaient se placer les noirs. Elle ne fit pas attention que le chauffeur était un raciste notoire qu’elle évitait d’habitude. Mais fatiguée, elle ne le remarqua pas et alla s’asseoir au milieu du bus. Elle fut tirée de ses songes par les cris du chauffeur qui lui ordonnait de se lever et de laisser sa place à un blanc. Eberluée, elle refusa de laisser sa place.

 

Bien entendu le chauffeur appela la police et Rosa Parks fut emmenée au commissariat. Heureusement, une de ses amies avait assisté à son arrestation et alla prévenir le jeune pasteur de leur communauté : Martin Luther King.

 

Rosa Parks libérée, les antiségrégationnistes autant noirs que blancs décidèrent que le jour du procès de Rosa débuterait le boycott de la ligne de bus que  la majorité d’entre eux prenait. La communauté noire, s’organisera petit à petit à utiliser même des corbillards pour une ligne de taxi qui permettra à chacun de ne pas devoir se déplacer jusqu’à la fin du boycott à pied. Boycott qui durera 381 jours. 

 

Rosa Parks fut l’égérie d’un déclenchement d’un énorme soulèvement pour l’égalité des droits civiques. 

 

Rosa Parks selon la fiction roman fait connaissance du blanc qui fut la cause de son arrestation. Ce n’était pas un mauvais bougre Douglas White. Il se gavait de bonbons pour oublier le rejet de sa famille car il était le seul à avoir la peau blanche suite à un mariage mixte, les autres enfants avaient la peau noire. En fait Rosa Parks aurait du céder sa place à un blanc qui en réalité avait du sang noir qui coulait dans ses veines. Quelle ironie ! 

 

Le plus grand bonheur pour cette femme héroïque fut le jour où  Mandela la serra dans ses bras. 

 

 

« La plupart de ces hommes et de ces femmes  n’avaient connu que la délégation sociale et l’état de serviteur. Ils aspiraient eux aussi à la pleine égalité, qui leur avait toujours échappé, comme disparait une image dans un désert. Puis, serrés, les uns contre les autres, coude contre coude, ils entonnèrent des chants roulants roulant dans les gorges la soif de liberté, les bonheurs guettés, attendus, choyés, mais sans cesse différé. »

 

« Moi, pour m’empêcher de voter pour Roosevelt, on me força à lire un article extrait d’une revue médicale spécialisée et qui se rapportait à une opération chirurgicale complexe. Je trébuchai sur les mots savants, ma langue fourcha et je sentis peser sur moi les regards hostiles qui, à chaque mot écorché me fusillaient, me jetaient plus bas que terre, me retiraient la possibilité de voter »

 

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RUBY BUDGES ENCADRéE PAR LA POLICE LE JOUR DE SON INTéGRATION DANS UNE éCOLE BLANCHE DE LA NOUVELLE ORLEANS EN 1960

 

A travers le livre d'Eugène Bodé c'est Rosa qui nous raconte sa vie, ses joies, ses craintes et son combat car un noir vaut autant qu'un blanc même si certains persistent à affirmer le contraire même en ce 21ième siècle dans le sud des USA. 

Il est évoqué également le racisme envers les Amérindiens et le problème du néo colonalisme car les nations blanches furent responsables et dans une autre mesure les africains eux mêmes qui vendaient leurs frères. 

Pour terminer sur ce mot dont on parle tant en ce moment dans nos sociétés individualistes RACISME, je vais vous raconter une anedocte que je n'ai jamais oubliée : adolescente, j'avais dans ma classe la fille d'un des généraux de Mobutu. Espérance était joyeuse, le rire communicatif et c'est avec plaisir que nous déambulions dans la rue Neuve à Bruxelles avec d'autres amies de classe. Espérance croise une autre jeune fille noire et commence à lui parler. La conversation terminée, je demande à Espérance si son amie est Zairoise comme elle. La réponse fuse telle quelle : " tu es folle, elle Zairoise ! Tu as vu comme elle est noire !." Espérance en fait était raciste....cela m'a éberluée : une blanche raciste à la rigueur mais une noire raciste envers une autre noire. Trente après, je n'en reviens toujours pas.