Les couleurs de la vie

17 août 2017

Ce qui gît dans ses entrailles de Jennifer Haigh

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« Il a expliqué que la foi est l’enfant de la peur, une terreur primitive partagée par tous les animaux, la hantise de notre propre négation. Voulant à tout prix se croire éternel, l’homme embrassera la plus extravagante des fictions : la rédemption ultime, la justice finale, l’homme-sieur qui a parcouru la terre. La foi, finalement, est l’entêtement humain à une échelle héroïque - le déni passionné, le refus absolu et éternel de mourir. »

 

 

Bakerton, petite ville de Pennsylvanie, qui vit le jour grâce à la découverte de l’énergie fossile nommé le charbon. Les mines firent la fortune de la ville pour la plonger dans le silence lors de leur fermeture.

 

 

Pennsylvanie, l’Etat où se produisit l’incident de la centrale nucléaire Three Mile Island. Personne ne fut évacué. Juste un ordre de fermer les fenêtres. Comme si les radiations optaient pour le mot frontière. On deversa l'eau de la centrale nucléaire dans les rivières. 

 

Wesley pasteur à Bakerton vécu ce drame enfant. Le cancer l’a déjà emporté quand le roman débute. 

 

Bakerton ville morte alors quand les habitants apprennent qu’ils peuvent faire fortune en louant leur sous sol à une grosse boite qui s’occupe d’extraire le gaz de schiste et ainsi récupérer un peu d’argent et beaucoup pour certains, pourquoi hésiter ? Il y a toujours les irréductibles mais bon on se passera d’eux. 

 

La faille va porter le nom de Marcelus et la machine peut se mettre en cadence. 

 

Ils ont signé très vite pour la plupart, pas lus les petits caractères. Ils vont vite comprendre qu’ils n’ont plus aucun pouvoir sur leurs terres.  Le bruit qui ne laisse aucun répit. Tout ce qui était leur passé a été enfoui dans la terre.   

 

Il y a l’écolo de service qui vient faire un tour. L’eau qui pourrait être contaminée par le méthane.

 

Comment se battre contre un dinosaure ? Tenter …

 

Et puis c’est la banqueroute pour la société. Le big boss est lâché de toute part. Bakerton retourne au silence.

 

Pourtant la vie ne sera plus la même. Ils ne seront pas plus riches mais ils ont compris que le bonheur cela se serre dans le creux des mains. Vaille que vaille. 

 

 

 La découverte des énergies fossiles a totalement changé la vie des Hommes sur notre planète. Pour les uns ce fut l’enfer des mines pour d’autres le bonheur de s’enrichir tant et plus mais voilà il fallait que l’homme se prenne pour un Dieu et qu’il crée les centrales nucléaires dont on ne saurait se passer malheureusement  totalement malgré tout ce que l’on proclame. Et nouvelle découverte, surtout aux USA, le gaz de Schiste qui pollue les sols même si l’on prétend le contraire. Energie la déesse bienfaitrice. 

 

 

Jennifer Haigh nous a concocté un roman fabuleux sur cette Amérique qui tente dans certaines régions de revivre souvent avec désillusion après  avoir touché l’espoir. Régions soumises à la cupidité de l’homme qui veut absolument augmenter sa montagne d’argent qui entre nous n’est que virtuelle. Les fortunes actuelles sont basées sur de l’argent virtuel donc inexistant.  

 

Je n’en rajouterai pas plus. Les bases de notre société planétaire sont contenues entre les lignes du roman.

 

 

 

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10 août 2017

Leçons de conduite de Anne Tyler

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Maggie et Ira doivent se rendre aux obsèques  du mari de la meilleure amie de Maggie , Serena. Mais tout va être chamboulé lorsque Maggie croit reconnaitre la voix de son ex belle fille Fiona à la radio déclarant qu’elle va se remarier.

 

Ni une ni deux, Maggie décide qu’ils iront à l’enterrement chez Serena et qu’ensuite ils feront un détour pour revoir Fiona et leur petite Leroy. Enfin, c'est Maggie qui décide et Ira bon gré mal gré obtempère.

 

Maggie la fofolle qui ne cesse de jacasser et Ira vont vivre de drôles de moments qui va bien souvent les ramener à leurs souvenirs.

 

Maggie et Ira sont parents de deux enfants adultes : Jesse, le raté selon son père mais l’étoile selon sa mère est un rockeur. Il s’est marié il y a quelques années à Fiona car elle était enceinte. La jeune fille ne voulait pas garder l’enfant : Jesse oui et donc Maggie s’en en mêlé.  La petite famille a vécu chez eux durant des mois jusqu’au jour où Fiona est partie avec son enfant.  Il s’en est suivi un divorce.

 

La fille elle ne veut absolument pas ressembler à ses parents et va quitter le nid familial pour suivre des études universitaires.

 

Durant cette journée mémorable,  Serena va les chasser de sa maison, la rencontre d’un vieux noir que Maggie veut absolument aider, le retour de Fiona à la maison et son départ presqu’immédiat quand la jeune femme comprend que Maggie a encore tout inventer pour l'emmener chez eux. 

 

Maggie travaille dans une maison de repos. Elle aurait pu exercer un tout autre métier car quand même intelligente mais ce fut son choix. Elle adore le contact avec les autres c'est peu dire.

 

Ira rêvait de devenir médecin mais ayant charge de famille en plus de la sienne en la personne de son père et de ses deux soeurs, il a repris le magasin d’encadrement familial. Il réalise qu’il s’est sacrifié pour les autres et c’est trop tard pour changer le destin mais est-il vraiment si malheureux après tout ? Le tout est de stopper net parfois les lubies de Maggie.

 

 

Les livres d’Anne Tyler apportent toujours une pincée de bonheur. Un mélange de drame et d’humour rien de tel que pour passer un agréable moment. J’en redemande.

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07 août 2017

Dérapages de Martine Magnin

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Le début du roman commence par la découverte d'une cassette où un homme avoue qu'à cause de sa bêtise, il a perdu sa femme, son chien et que s'il avait su dans quelle histoire il s'embarquait. Il explique même où est cachée une grosse somme d'argent. L'homme, Raymond,  possédait un garage detruit dans un incendie. Il s'appelait Raymond. 

 

 

Regis  qui visionne l'enregistrement n'est autre que le nouveau propriétaire du garage mais que va t-il faire ? Il y a tant d'argent ...Il doit en aviser sa Coco. Elle saura prendre la bonne décision. 

 

Ne se doutant de rien Hortense, s'occuppe vaille que vaille de sa famille élargie. Après la mort de son beau-frère, c'est elle qui a pris soin des enfants de sa soeur Mathilde.  Pas toujours évident Hortense parfois n'en peut plus à certains moments. 

 

Je ne vous en raconte pas plus. Je vous invite à découvrir cet très bon roman de Martigne Magnin. Roman qui se découpe comme une intrigue aussi bien policière que familiale.

J'avoue mon petit faible pour Hortense qui porte l'énergie et la tendresse en vrac. 

Sans oublier la recette du pain perdu aux fraises et des haikus que l'on retrouve comme des petits cailloux entre les pages. Et ce humour ! car Martine Magnin en possède indubitablement.

 

Enfiler vos tongs et empressez vous de suivre Hortense, Regis, Fernand et Henri ainsi que tous les autres. 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juillet 2017

Mr Bridge de Evan S. Connell

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Monsieur Bridge est heureux d’avoir épousé Mrs Bridge. Il travaille énormément pour le bonheur de sa famille. 

 

Tellement obsédé par son travail qu’il passe à côté de merveilleux instants qu’il ne conçoit même pas. 

 

Mr Bridge ne comprend pas le pourquoi des pleurs de sa femme pas plus qu’il ne comprend cette oisiveté qu’elle a à certains moments. On a l’impression qu’elle part dans des rêves qu’il n’imagine même pas.

 

Mr Bridge ramène toujours tout à l’argent même les cadeaux pour les enfants et son épouse.

 

Mr Bridge travaille très dur et ne conçoit pas que certains vivent aux crochets de l’Etat. A t-on idée d’être pauvre ?

 

Mr Bridge a des idées très soutenues sur les noirs et les juifs. Bref il est raciste.

 

 

Mr Bridge s’interroge le jour où l’une de ses filles le traite de puritain. Puritain lui ? Certainement Mr Bridge. Pensez vous que tous les pères jettent des regards de désir sur leurs filles qui sont devenues des femmes ? 

 

Mr Bridge a toujours raison même s’il a tort. 

 

Mr Bridge repense parfois à sa jeunesse dans la campagne et en ressent du bonheur. 

 

Mr Bridge emmène sa femme en Europe comme il lui y avait promis au début du mariage. Mieux vaux tard que jamais. 

 

Mr Bridge cela l’ennuie ces visites au Musée. Il laisse sa femme toute seule terminer la visite au Louvre. Malheureusement avec l’annexion de la Pologne par Hitler, le voyage est écourté.

 

Mr Bridge est anti Roosevelt donc anti socialiste. Mr Bridge est de droite bien évidemment.

 

Mr Bridge adore ne rien faire le week end, lire de policiers et des revues de tourisme au lit, c’est 

tellement bon. 

 

Mr Bridge est un être totalement ennuyeux en fait. Mrs Bridge aurait mérité mieux.

 

 

 

Mr Bridge est dans la même veine que Mrs Bridge. Des petits chapitres très courts où l’on retrouve bien souvent l’avis de Mr Bridge par rapport à celui de son épouse dans des moments racontés dans le premier roman.  

 

Mr Bridge est le portrait typique de l’américain qui travaille énormément pour le paraitre en fait car il faut tenir son rang par rapport aux amis.  Il vit dans un voisinage de personnes aisées.  

Il est puritain mais ne va pas à l’Eglise et cela ne l’empêche pas de lorgner ses filles en petite tenue. Monsieur Bridge est tout simplement coincé dans ses convictions. Incapable d’offrir réellement ce que sa famille attend de lui. 

 

 

« Mr Bridge ne posa plus de question. Il estima, d’après l’attitude de sa fille envers le Nègre, qu’ils n’avaient pas eu de rapports intimes. Du fait de leur goût commun pour les expositions d’art, le théâtre et manifestations du même genre, ils étaient sortis une ou deux fois ensemble. Mais cela n’avait pas été plus loin. Cependant, ils avaient fait le chemin ensemble, ils s’étaient montrés ensemble, et probablement avaient-ils déjeuné ou diné ensemble. Un tel brassage des races était sans doute inévitable. Peut-Être qu’au cours des siècles à venir cela serait considéré comme acceptable. Mais, aujourd’hui, ce n’était pas encore le cas. »

 

Tout aussi excellent que Mrs Bridge, meilleur je dirais même. 

 

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17 juillet 2017

L'abbaye du Thoronet, chanteur et musiciens en répétition (première partie)

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Mrs Bridge de Evan S.Connell

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Mrs Bridge a une vie de rêve. Un mari qui travaille, une magnifique maison, trois enfants, une cuisinière. Elle ne doit s’occuper de rien et de ce rien nait l’ennui. 

 

Elle regrette parfois le temps où jeune mariée, elle était débordée par le ménage et les enfants mais Mr Bridge, avocat d’affaires, ayant progressé financièrement, il a été décidé qu’elle resterait dorénavant à la maison et que plus aucune tache ménagère ne devrait être effectuée de sa part.

 

Oui Mrs Bridge a tout pour être heureuse mais le bonheur a un prix, son mari passant de longues journées au bureau. Il revient très tard le soir. 

 

Mrs Bridge n’est pas compliquée du moment que toute sa famille va bien. On vit selon des conventions apprises par ses parents et elle a très difficile de constater que ses enfants ne veulent pas les respecter. 

 

Sa fille Carolyn est plus ou moins dans la lignée mais Ruth impossible de la comprendre. Douglass n’en parlons pas, il est extravagant au possible. Mrs Bridge doit s’en accomoder. 

 

Mrs Bridge a des amies et ensemble elles font partie d’un cercle bien entendu : les cercle des auxiliaires. 

 

Mrs Bridge n’est pas une intellectuelle. Lors de conversations sur l’art ou la littérature, elle est vite un peu perdue. Elle tente de s’initier mais abandonne très vite. Mr Bridge ne l’encourageant en rien.

 

Mrs Bridge se demande parfois si son mari l’aime encore. Il ne lui dit jamais.

 

Mrs Bridge entend parler de temps en temps entre deux conversations, de la guerre qui se prépare en Europe. 

 

Mrs Bridge est parfois tellement désoeuvrée qu’elle reste une heure à regarder les moineaux.

 

Mrs Bridge vote comme son mari. Mme Bridge s’appuie toujours sur ses conseils.

 

Mrs Bridge mène la vie que la bonne société américaine a décidé de lui attribuer. Quand ses amies se révoltent, elle ne comprend pas le pourquoi. De temps en temps, elle réalisé que quelque chose ne va pas mais elle se réfugie vite dans la vie tracée.

 

Le jour où les enfants de Mrs Bridge découvrent qu’elle ne sait pas ce qu’est un un homosexuel, quelle stupeur !  

 

 

 

 

 

« Il ne vint pas à l’idée de Mrs Bridge d’abandonner son mari et de courir au sous-sol. Elle avait été élevée dans l’idée qu’une femme mariée l’est pour le restant de ses jours et doit rester avec son mari partout où il se trouve et en toutes circonstances, à moins bien entendu qu’il ne lui enjoigne de d’agir autrement. Sans doute aurait-elle aimé que son mari fût moins têtu, qu’il se comportât comme toute le monde, mais elle n’avait pas particulièrement peu. Depuis près d’un quart de siècle, elle faisait ce que son marie lui disait de faire, et elle savait que s’il disait qu’une chose arriverait elle arriverait et que s’il disait qu’elle n’arriverait pas elle n’arriverait pas. Pourquoi en serait il autrement ? »

 

 

 

Evan S. Connell a écrit ce premier roman suivi de Mr Bridge  après guerre. Etrangement, on a l’impression qu’il se déroule dans les  années cinquante alors que pas du tout, nous sommes dans les années trente. 

Portrait d’une femme dans la middle class américaine très réussi. La vie de Mrs Bridge se scinde entre 117 petits chapitres mais combien savoureux.

 

A découvrir absolument. 

 

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13 juillet 2017

La plume de Virginie Roels

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La Plume de Virginie Roels sera la  dernière lecture dans le cadre de cette session des 68 premières fois. 

 

Que dire de ce premier roman ? Je l’ai lu sans ennui mais sans être séduite. 

 

 

En résumé, une journaliste doit assister au débat entre l’ex président et son concurrent au deuxième tour de la présidentielle. Cet ex président devient bleme et perd toute contenance subitement. La journaliste comprend que c’est un jeune assis dans le public qui désarçonne l’ex président.

 

Donc elle va mener son enquête journalistique. Interrogeant les anciens collaborateurs de ce président déchu. 

 

 

Il est question d’une plume celle du jeune Julien Ledantec dont un énarque a piqué des devoirs de fac faisant croire que c’est un discours qu’il a composé. Discours lu publiquement. Le jeune va comprendre l'imposture et en tirer parti. 

 

Ce mêle Julien Ledantec va être aspiré par les idées jihadistes.

 

Le président ayant des accointances avec le Maroc, mais cela on le sait depuis longtemps, va être roulé dans la farine suite à une affaire de pédophilie dans lequel est impliqué un homme d’affaires français. Chantage, il décide de se taire et préfère banquer pour que cela ne s’ébruite.

 

Je ne vais pas tout vous résumé mais bref, le monde politique n’est que manipulation et mensonges envers la population si on s’en réfère au roman.

 

Le personnage  de la journaliste de plus n’est pas vraiment développé et c’est bien dommage.

 

 

 

Un bon premier roman vite lu, vite oublié.

 

 

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06 juillet 2017

Le coeur à l'aiguille de Claire Gondor

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A peine reçu, j’ai lu les premiers mots et je savais déjà qu’il avait gagné ce roman de la sélection des 68 premières fois. 

 

 

Leila, glisse l’aiguille entre les mots d’amour. Elle surfile, elle faufile. Rien ne peut l’arrêter même cette canicule qu’elle cache derrière ses volets fermés sur son amour. 

 

Dans la boite, le paquet de lettres diminue. Elle brode sa robe de mariée de souvenirs.

 

Chaque lettre correspondra à une partie du corps. Elle épinglera ses années de bonheur pour célébrer cet amour entre elle et Dan.

 

Elle ne sait pas pourquoi elle s’accroche à ce travail de couture. Guérir ou souffrir ? Elle ne sait pas mais elle le doit.

 

Petit à petit Leila dévoile son passé. La rencontre avec Dan dans une boite de nuit. Elle portait cette robe verte pour laquelle elle avait eu le coup de foudre.

 

Dan et son regard si perçant. Dans et la fête foraine. Dan et leurs jeux d’amour. Dan et cette blessure qu’elle pique au bout de l’aiguille. 

 

Dan là bas brûlant sous le soleil. 

 

 

« La vie n’attendait pas que Leila se relève. Il fallait construire à présent, et rassembler les morceaux de son existence en miettes. Les reprendre à l’aiguille, les ramasser en fil, en suivant les courbes d’un patron de robe. Suturer la douleur pour la faire taire enfin. »

 

 

 

Comment expliquer qu’un livre et pas un autre vous lance des émotions. Impossible.

 

J’ai aimé chaque mot de ce roman. J’ai imagine la silhouette de Leila perchée sur ses talons. L’ombre de Dan bien plus grande. J’ai suivi le travail de l’aiguille, imaginé la robe penchée, ecouté le bruit du papier transpercé. 

 

Oui un véritable coup de coeur. 

 

« Lorsqu’elle relevait la tête, Leila voyait par les fenêtres grandes ouvertes les arbres malingres du square de Oiseaux-quels oiseaux, bien malin qui aurait pu le dire, elle-même n’en avait jamais vu un seul dans ce parc- et les enfants qui se brûlaient les genoux sur le métal du toboggan. Elle avait traversé l’été les ciseaux à la main, recluse dans son salon. »

 

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20 juin 2017

Bien des ciels au-dessus du septième de Griet op de Beeck

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« J’ai trente six ans. Je me demande si les gens tirent de leur vie des enseignements. Il m’arrive de penser que je fonce chaque fois vers le même mur et que ma tête s’y heurte de plein fouet. Parfois, j’ai un autre avis. C’est ce qui s’appelle vivre d’espoir ».

 

 

 

C’est un roman qui se déroule en Belgique mais cela pourrait être à tout autre endroit.  En Flandre plus précisément mais cela pourrait être dans une autre région. Les personnages ressemblent à nous à vous dans la recherche de ce bonheur qui nous démange, parfois difficile à agripper.

 

 

Trois générations qui vivent le quotidien et qui se cognent à la joie et aussi la tristesse.

 

Eva travaille dans une prison comme aide sociale. Trentenaire, célibataire. Elle se demande pourquoi personne ne veut d’elle. Elle croit en la bonté des gens : c’est cela qui la maintient debout.

 Elle adore sa petite nièce Lou qui se confie à elle. Petite Lou en butte à la méchanceté des autres adolescents car une certaine Vanessa la snobe. 

 

Sa maman Elsie est mariée avec un médecin qui est le plus souvent absent.  En plus de Lou, elle est maman d’un garçon. Elsie grande soeur d’Eva tourne en rond dans son couple. Alors quand elle rencontre Casper un peintre qui lui est présenté par Eva, elle pense que tout peut changer. 

 

Le père JOs est un alcoolique et sa femme Jeanne ne cesse de le tancer sur cette propension à la diVe bouteille. Personne ne connait le terrible secret de JOs et cela le ronge vis à vis de son frère. 

 

 

Trois générations qui vivent leur quotidien  et il ressemble tellement au nôtre. 

 

« Je regarde dehors, j’aime les couleurs du crépuscule. Casper sait admirablement les décrire, il dissèque toutes les nuances et le formes comme seul un peintre peut en voir l’utilité. » 

 

 

Un très beau roman qui parle des petits moments qui se succèdent dans la vie et la tentation d’en extirper la poésie qui les compose. Un roman tendresse entre le rose et le gris. 

Très belle découverte.

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19 juin 2017

La femme au serpent de Claude Izner

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Deuxième roman de la nouvelle série policière de Claude Izner. 

 

On retrouve Jeremy le jeune américain pianiste de jazz à la recherche de sa famille à Londres.

 

Il sait que Victor Legris doit connaitre la vérité alors il attend patiemment que la librairie de Londres réouvre après un congé. C’est Kenji Mori qui le reçoit. 

 

Très méfiant envers le jeune homme, il lui promet que Victor Legris lui donnera rendez vous.

 

Victor Legris tout aussi méfiant, lors de ce rendez vous, comprend très vite que la photo que le jeune homme détient est celle qu’il avait réalisée de sa femme dans leur jeunesse. 

 

Il renvoie le jeune homme à Paris, lui donne des recommandations  pour un emploi et un logement.

 

 

Le jeune homme a Paris retrouve ses connaissances. Un de ses amis musiciens qui lui doit de l’argent, lui certifie qu’il doit se rendre au caf con « La tour de Babel » où il a un emploi. Sur ce un jeune rouquin remet à Jeremy une enveloppe dans lequel est glissé le portrait d’une femme avec un serpent : Simonetta Vespucci.

 

 

 

Il ne reverra Jamais son ami Denver, celui ci est mort d’une crise cardiaque.  A la demande d’un autre sbire, Jeremy se rend dans la soupente car il y a une drôle de chose et l’ami à peur. Jeremy s’y rend et réalise que c’est un serpent mort qui se cache derrière un meuble. Bon sang, il pense instantanément à la carte. 

 

 

Notre jeune impétueux décide de découvrir la vérité. D’autant plus qu’un second meurtre est commis sur le décorateur de la « La tour de Babel »Diantre. 

 

Il va se faire aider de Sammy, un jeune adorateur de cinema, aussi bien sur l’enquête que dans la recherche de son passé.

 

Encore un autre meutre, décidément !

 

 

J’ai lu et relu les aventures de Victor Legris. Lorsque que Claude Izner a décidé de les arrêter, j’ai été bien déçue.

Mais Victor Legris n’est jamais loin heureusement. Ce qui fait le charme de ces nouvelles enquêtes, c’est le personnage Jeremy qui évolue dans la musique et surtout de retrouver tous les autres, des années après.

 

Les aventures de Victor legris se terminaient à la veille de la première guerre. Celles de Jeremy dans les années vingt. 

 

Je me suis régalée.

 

 

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