Les couleurs de la vie

16 janvier 2018

Couleurs de l'incendie de Pierre Lemaitre

couleurs

 

Si Monte Cristo avait du s’allier à une femme, cela aurait été de toute évidence avec Madeleine Péricourt. 

 

Le spectre de la guerre s’éloigne petit à petit. 

 

Madeleine, dont le mari est toujours en prison, vit heureuse avec Paul son fils dans l’hôtel de Marcel Péricourt.  Elle rejoint la nuit, le percepteur de l’enfant.  La vie suit son court. 

 

Mais la vie ayant toujours une fin, Marcel Péricourt décède. Le jour de son enterrement, son petit fils Paul se jette d’une fenêtre sur le cercueil. Madeleine est désespérée d’autant que suite à cet accident, Paul ne saura plus marcher. Elle va s’occuper de lui sans cesse, ne sachant comment lui redonner le sourire. Et c’est la musique ainsi qu’une divine bonne polonaise qui vont ramener un semblant de bonheur à l’enfant. 

 

Je n’en dirai pas plus concernant l’enfant car je dévoilerais une grande partie du roman.

 

 

Madeleine donc, hérite de la totalité de l’héritage sauf quelques broutilles pour l’un et l’autre.

Son oncle Charles enrage de ramasser les miettes. 

 

Madeleine ne comprenant rien aux affaires fait totalement confiance au fondé de pouvoir qui travaillait avec son père. Elle signe les papiers sans poser de question.

 

Ce dernier rêve d’épouser la fille du banquier. D’autant que cela avait été a deux doigts de se réaliser auparavant. Mais peine perdue, elle ne voudra jamais de lui. Seul son fils lui importe.

 

Madeleine ne réalise pas que l’on complote. Elle va tout perdre et devoir quitter l’hôtel familial appartenant à présent au fondé de pouvoir et dont la future femme n’est autre que son amie Léonce.

 

La vengeance de Madeleine sera sans limites. C’est avec l’aide d’un ancien complice de son mari Dupré qu’elle va tricoter maille par maille la déchéance de certains. 

 

 

Excellent roman de cette rentrée littéraire d’hiver. Totalement différent au vu des personnages et de l’époque de « Au revoir là haut ». Et l’on voit le spectre de la seconde guerre qui se silhouette d’autant qu’Hitler est arrivé au pouvoir. 

Oui excellent roman. 

 

 

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18 décembre 2017

La voix de Cabo de Catherine Baldisseri

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C’est à Cabo, village au bord de mer, où survivent quelques familles de pêcheurs, que Teresa emménage  suivant son mari Damaso, télégraphiste et gardien du phare où ils vont vivre.

 

 

 

Teresa aurait pu rester la Reine d’une brasserie de Montevideo, celle que son père Dario a créée mais l’amour change parfois le cours du destin.

 

Dès le premier jour, elle décide d’enseigner aux enfants de ce coin reculé.  

 

Quand Machado, inculte, analphabète décide de tenter sa chance. Il n’est qu’un chasseur de loup de mer mais il veut autre chose et il sait que Teresa le lui offrira. Apprendre à lire pour comprendre mais surtout pour que les enfants puisse avoir encore un gardien de phare. 

 

Dans le reste du pays, la révolte des Tupumaros commence à grandir.

 

Malheureusement, un soir, l’enfant de Teresa et Damaso, décède. Damaso habile de ses doigts pour les messages a perdu pied. Il devient fou et se tue.

 

Teresa pour ne pas complètement sombrer également dans la folie quitte Cabo. Elle désire que Machado la suive à Montevideo. Faire des études. Il en est capable.

 

Machado lui offrira un cadeau encore plus beau mais elle ne le saura que quelques années plus tard. 

 

 

Un très beau premier roman qui nous entraine aux extrêmes de la nature tout autant que de la vie.

 

Roman qui se lit très vite tant l’écriture est fluide mais petit bémol, aucun des antagonistes ne se détache plus que l'autre.. Ils font partie d’un tout. 

 

Roman de révolte, d’espoir et surtout d’amour pour les livres. Portrait d'une femme libre.

 

Une belle lecture

 

 

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12 décembre 2017

La trace du héron de Pascal Dessaint

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C’est grâce à Cathulu la grande lectrice que j’ai découvert l’univers de Pascal Dessaint. 

 

Depuis, j’attends avec impatience toute trace écrite de cet auteur.

 

Fait étrange, c’est un héron qui s’est mis sur le bord d’un champ qui m’a rappelé qu’il était peut être temps que je découvre enfin ce petit livre. Pascal Dessaint imagine le fantôme d’Edward Abbey sous la forme d’un ragondin, de mon côté je n’ose imaginer que l’écrivain a pris la forme d’un héron samedi dernier.

 

Le livre contient deux petits écrits qui nous entrainent au bord de la nature et dans les souvenirs qui effleurent quand nous la contemplons. 

 

Il y a l’eau, le vent, les écrivains, les oiseaux. Le minéral et le végétal ne forment plus qu’une seule entité.

 

Nous lisons les mots de Pascal Dessaint et nous nous fondons dans le paysage en suivant sa silhouette tout en savourant les illustrations de Sophie Fougy. 

 

C’est vrai les oiseaux ne font pas vieillir. Merci pour ce si beau cadeau Monsieur Pascal Dessaint. 

 

 

 

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23 novembre 2017

Sauver les Meubles de Céline Zufferey

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Que dire de ce premier roman « Sauver les meubles » de Celine Zufferey ?  Qu’on peut le lire en une heure et qu’on le termine sans état d’âme. Plaisant sans plus. 

 

Roman d’une solitude vite oubliée. 

 

Il rêvait d’être un photographe reconnu mais il n’en est rien.

Il dialogue imaginaire avec son père qui est placé en maison de retraite.

Il passe ses soirées à chatter sur des sites à caractère sexuel. 

 

 

En entrant dans l’entreprise, il imagine combler un vide. Il devient le photographe qui donne envie aux consommateurs d’acheter les meubles figés sur papier glacé. Frustration.

 

Il repère Nathalie qui pose comme mannequin sur les photos. 

 

Il rencontre durant une super soirée entreprise Christophe

 

Il va monter un site porno avec ledit Christophe 

 

Qui n’a jamais rêvé de changer sa vie ?

 

 

Fin du résumé. Rien à dire de plus.

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21 novembre 2017

L'empreinte du passé de Patricia Wentworth

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James Hardwick a le coup de foudre pour la jeune Carmona Leigh en l’apercevant dans une loge de théâtre.  

Le colonel Trevor , ex tuteur de la jeune fille, apprend à James que Carmona est amoureuse d’un homme pas vraiment fréquentable : Alan Field.

 

James part un an à l’étranger sans avoir revu la jeune fille et par un hasard extraordinaire, lors de son retrour, il l’aperçoit dans un wagon dans le train parallèle au sien. La jeune fille pétillante dont il était tombé amoureux, ne porte plus que la tristesse sur son visage. Il sait qu’il doit l’épouser mais c’est Alan Field qui va lui passer bientôt la bague au doigt.

 

Et l’on retrouve Carmona à Cliff Hedge au coeur de l’été. Elle est devenue la femme de James après avoir été abandonnée par Alan le jour de leur mariage puisqu’il n’est jamais venu.

 

Dans la demeure de l’oncle de son mari, elle reçoit des amis. Tout se déroule bien jusqu’à l’arrivée d’Alan Field qui joue de son charme. Comme à son habitude, il a besoin d’argent et va jouer au chantage avec quelques membres.

 

Et ce qui devait arriver, arrive : il est assassiné.

 

 

Miss Silver n’est jamais loin, tricotant encore et toujours.

 

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Parmi les miens de Charlotte Pons

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Dans le cadre des 68 premières fois, Charlotte Pons nous renvoie à ce qui est le plus déchirant pour grand nombre d’humains : la perte de ses parents. La déchéance, l’euthanasie, les ressentiments, tout y est évoqué.

 

 

Manon est jeune maman, ainée des trois enfants. Quand lui annonce que sa mère a eu un accident de voiture et qu’elle est dans le coma, elle abandonne mari et enfant pour retrouver sa soeur, son frère ainsi que son père.

 

 

Leur mère est maintenue est en vie mais dans un état qu’elle ne quittera surement jamais. Les entend t-elle ? Les perçoit-elle ? Pour les médecins, il faut patienter. Manon ne comprend pas cet acharnement. Elle ne sera plus la mère qu’elle a connue alors pourquoi attendre ? Elle n’a qu’à mourir. 

 

Adèle sa petite soeur et Gabriel le frère bourré de médicaments, sont offusqués.  Elle pense déjà à la mort de leur mère !!! Une soeur sans coeur décidément.

 

Manon reste près de son père qui reste dans un mutisme absolu. 

 

Manon qui se débat contre le rejet de son enfant. Aucune sensation d’être mère. Elle voudrait mais n’y arrive pas.

 

Et puis que savent-ils les enfants du passé de ce corps qui reste cloué au lit, qui ne parle plus, qui  

reste dans son état végétatif ?

 

Très peu car de la jeunesse de leurs parents, les enfants n’en connaissent que des bribes.

 

La fratrie sait que leur mère était suédoise. Langue que leur mère ne leur a jamais appris. Elle a repris ses études d’anthropologue après la naissance de ses trois enfants, souffrant souvent de mélancolie. Une mère dépressive dont Manon s’est toujours sentie dépossédée. 

 

Elle se souvient de cette grand-mère suédoise qui est apparue un jour à la porte de leur maison. Maison d’enfance que les parents ont revendue pour venir se loger dans un horrible pavillon sans âme. 

 

Elle n’oubliera jamais le jour, où Peter, pris d’un accès de folie a voulu la jeter par la fenêtre pour la tuer. C’est sa mère qui l’a sauvée. 

 

Mais malgré cela, leur mère reste un mystère.  Adèle la benjamine semble à Manon celle qui lui fait le plus de reproches  d’être là. 

 

Les jours passent. Le corps maternel se dégrade et l’hôpital lui signifie son congé. A la famille de la prendre en charge.

 

Manon n'arrive toujours pas à devenir mère à son tour.  

 

 

Un premier roman qui m’a beaucoup touchée car il pointe  ce qu’il y a de plus profond en nous : le lien qui nous rattache toujours et encore à notre enfance que sont nos parents.  Ce lien qui se déchire au moment de leur décès, comment l’accepter ? Ce lien que les enfants doivent parfois couper malgré leur volonté  en décidant de donner la mort. 

 

Le personnage de Manon en résume toute la complexité.

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20 novembre 2017

La symphonie du hasard de Douglas Kennedy

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Alice est éditrice à New York. Personne ne sait dans sa maison d’édition qu’elle rend visite régulièrement à son frère Adam, emprisonné. 

 

Elle se rend donc à la prison munie des Oreo que son frère aime tant. Il prétend qu’il a changé mais quand il lui raconte son plus mauvais secret, Alice est complètement perturbée.

 

Cet aveu l’oblige à repenser à  son passé. 

 

Et c’est l’image des USA des années soixante et septante qu’elle nous dévoile : ses parents qui ne cessaient de disputer,  sa mère attendant le moindre prétexte pour le faire. Son frère Adam qui était promis à un bel avenir sportif et qui suite à un accident d’auto, a complètement changé d’option et s’est tourné vers le commerce. Le second frère parcourt le monde afin d’aider les autres, en réponse à l’hermétisme de leur père raciste, antisémite en partie malgré qu’il a épousé une femme juive. 

 

Alice décide d’intégrer une université artistique. Elle suit un cursus d’histoire. Elle participe à une revue littéraire mais durant ces années Nixon tout est source de conflit.  L’intégration des noirs est mal perçue par certains, l’homosexualité n’en parlons pas , la guerre au Vietnam est toujours de mise. Les jeunes fument des joints, ce qui est strictement interdit par la loi, boivent tentant d’échapper à cette chape de plomb sur leur jeunesse.

 

Des événements vont transformer la vie d’Alice : son professeur tuteur se suicide. Ce dernier lui avait avoué qu’il avait un cancer et elle apprend qu’il n’en en rien. Bob, le garçon qu’elle aime, a participé à une sale histoire et son père qui partait sans cesse au Chili pour surveiller sa mine, est en fait impliqué dans la destitution de Allende et l’arrivée au pouvoir de Pinochet.

 

Adam est là bas pour aider son père. Peter décide de s’y rendre et Alice part en Irlande continuer son cursus car elle veut fuir absolument tous ces tristes événements mais surtout tous ces secrets que vous inflige votre famille. Porter le fardeau des autres, elle veut tenter de les oublier. 

 

 

La symphonie du hasard est le genre de roman que j’adore, c’est politique, intellectuel, intéressant historiquement.  Un roman fluide construit autour d’une famille qui se mêle les pieds dans les non dits. Bref du Douglas Kennedy en super forme.

 

J’attends la suite au mois de mars. 

 

 

 

 

 

 

 

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14 novembre 2017

N'oublie rien en chemin de Anne-Sophie Moszkowicz

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Sandra vit heureuse à Lyon, mariée, deux enfants.  

 

Sa grand-mère qu’elle adorait meurt. Cette dernière lui a légué ses petits carnets en moleskine où elle décrit tout ce qu’elle a vécu sous l’occupation : les rafles, la terreur, le retour à l’appartement familial dont une autre famille avait pris possession. De son vivant, elle n’avait jamais rien raconté. 

 

Mais il y a un secret derrière ces petits carnets. Sa grand-mère lui délègue une mission.

 

Sandra a peur de retourner à Paris où elle a laissé une partie de sa jeunesse. Paris où elle était si amoureuse d’un garçon qui l’a rejetée et elle n’a jamais compris le pourquoi. 

 

Elle vivait en même temps une autre d’histoire d’amour, avec Paul, qui est devenu son mari.

 

Elle part, inquiète. Va t-elle avoir le courage de comprendre ?  D’affronter ?

 

 

 

J’ai beaucoup aimé ce premier roman dans le cadre des 68 premières fois. Très belle écriture, fluide. 

 

Mais surtout il y a ce passage qui pose la question de l’oubli

 

Arrivera-t-il un jour où le monde aura oublié définitivement cette période trouble, lorsque ma génération n’existera plus et qu’elle aura cédé la place aux autres ? Que fera la jeunesse de nos pires souvenirs ? Les enterrera-t-elle pour « renouveler la mémoire collective », comme je l’ai entendu aujourd’hui même de la bouche de ce jeune sociologue qui soutenait que nous pouvions rien souhaiter de mieux pour une société apaisée. « Quand tous les survivants de cette époque auront disparu, l’air sera plus léger, plus respirable, a t-il conclu »

 

 

Très souvent, je me pose la même question. Et quand le dernier survivant aura disparu ? Aurons-t-il l’ignominie de prétendre que tout cela était faux ? Malheureusement, je le pense car nous vivons dans un siècle qui balaie tout, qui dénonce tout. C’est si facile d’oublier, c’est si loin. 

 

Certains et certaines diront qu’on a tellement écrit sur la question. Et moi je répondrai qu’on n’a pas encore assez écrit et qu’envers tous ceux qui sont morts, il faut encore écrire et écrire.Ne jamais oublier au vu de la montée des extrêmes qui se tapissent dans les coins, attendant leur heure. 

 

 

 

 

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09 novembre 2017

Questions de caractère de Tom Hanks

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Autant vous le déclarer. Ce livre est génial, Tom hanks écrivain c’est du pur bonheur.

 

Collections de caractères vous invite à découvrir la vie passée de citoyens et citoyennes qui peuplent l’Amérique.

 

D’une nouvelle à l’autre, on valse sans connaitre le dénouement de chaque nouvelle. 

 

On suit les traces d’un homme inactif qui tombe amoureux d’une femme hyperactive, un jeune surfeur,  une star du bowling, un groupe d’amis qui construit une fusée, un homme qui voyage dans le temps, un enfant et sa mère. etc etc.

 

Sans oublier la gazette de notre ville  et toutes ces vieilles machines à écrire qui font tac tac tac, dring. 

 

 

Si Tom Hanks est le reflet de son écriture, cet homme doit être d’une gentillesse… indéniablement. 

 

Certaines nouvelles ressemblent à un scénario de cinéma, forcément, l’acteur réapparait de temps en temps.

 

Je ne sais pas s’il y  aura une suite à ce reflet d’écrivain mais je suis déjà preneuse.

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Il n'y a pas d'internet au paradis de Gaelle Pingault

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Comment parler d’un premier roman que vous avez tellement aimé ? Comment transmettre ce bonheur de lecture porté au bord du coeur ? Les mots sont si futiles , dérisoires pour transmettre l’émotion. 

 

Le théme en est tragique et pourtant Gaelle Pingault nous pousse dans le dos et nous chuchote avance, avance, tu peux atteindre non pas le bonheur mais ramasser ces petits éclats qui font partie de la vie. 

 

Prendre de la distance face à cette société qui broie, aveuglée et démesurée. Alex a essayé mais la ligne d’arrivée lui a semblé si lointaine qu’il a préféré s’immoler par le feu, laissant la silhouette d’Aliénor s’éloigner de son regard.

 

Ils avaient tant de projets : aller voir l’expo Monet, acheter cette ferme dans l’Eure, peut -être un enfant. Mais l’entreprise avec un grand E est impitoyable. Vos rêves, elle s’en fout.  Votre humanité, elle s’en contrefout. Vous êtes un simple pion que l’on fait disparaitre dans le pli d’une manche.  Peu importe vos états d’âme, vous êtes le serviteur de leur désir d’argent. 

 

Suicide ! Derrière leur bureau, les chefs bourreaux s’en contrefichent. 

 

Aliénor n’a pas désiré que cette Entreprise soit présente à l’enterrement d’Alex. Alors elle reçoit une lettre avec tous ces mots qui suintent l’hypocrisie. Eux coupables : jamais !!!! Un pion qui s’est désolidarisé, tant mieux.

 

Alex était informaticien. Aliénor travaille dans sa boite d’architectes. Une couple heureux.

 

Comment continuer à vivre sans l’autre ? Comment ? Comment ?

 

Aliénor a décidé qu’elle y arriverait. Une sacrée bonne femme. S’isoler des autres ce serait l’idéal. S’enfermer dans sa douleur et en vouloir quand même à Alex qui n’a pas eu le courage de lui parler ou elle, si elle l’avait écouté. Peu importe, il a fait son choix. Aliénor doit s’en sortir. Un petit pas, puis un autre pour atteindre la résilience. 

 

 

A travers Alex et Aliénor, Gaelle Pingault décortique cette société devenue égocentrique à l’extrême, cette course de l’humanité vers sa perte qu’elle tente de freiner mais les freins sont déjà si usés…. et entre chaque page, il y a  cet petit éclat caché dans les mots  qui vous emporte.

 

« Je l’ai peut-être dit : un jour je ferai la liste de tout ce que dois à la beauté de l’art. De toutes les fois où elle m’a sauvée du désespoir. Il se pourrait que la liste soit longue. »

 

 

 

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