23 août 2015

La petite femelle de Philippe Jaenada

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Je ne vous retracerai pas la vie de Pauline Dubuisson je l'ai déjà racontée dans un autre post après la lecture de

Je vous écris dans le noir de Jean-Luc Seigle .

Le livre de Philippe Jaenada aborde l'affaire Pauline Dubuisson, comme un enquêteur qui veut prouver que cette femme si détestée ne méritait pas ce qu'elle avait connu comme enfer.

Il va éplucher son dossier, suivre ses traces pour rendre justice à Pauline.

Ce qui est extraordinaire c'est qu'à travers tous les événements  qu'a vécus l'accusée, il nous distille son humour qui apporte une belle bouffée d'oxygène.

De plus, j'ai appris grâce à lui ce que fut l'horreur de la guerre sur Saint Malo les bains, que je connais bien, ainsi que de Dunkerke. Il arrive encore dans ces moments là à valser entre humour et émotion. 

Pauline Dubuisson n'a eu qu'un tort c'est de vivre comme il lui semblait, sans se préocupper des autres. Elle voulait être libre et cette liberté, elle l'a recherchée jusqu'à sa mort. Le carcan des années après guerre n'acceptait pas ce genre de femme. Les hommes dominaient et les femmes n'avaient qu'une place, celle d'être mère de famille. Telle le voulait la bonne morale.

Et Pauline n'en avait que faire, perverse, égoiste, et d'autres noms la décrivirent lors de son procès. Elle incarnait le vice, elle devait disparaitre

On pourrait penser qu'à notre époque, tout a évolué. Que non, lorsque j'ai commencé la lecture du livre, le soir même passait à la tv l'histoire d'une jeune américaine accusée de crime en Italie, à Pérouse, plus particulièrement. Jeune femme qui menait une vie libre comme Pauline. Le procureur s'est acharnée sur elle malgré les preuves de sa non culpabilité. L'opinion publique, les journalistes, la décrivaient de la même manière que Pauline Dubuisson. Les temps ont changé ? Pour Certains oui pour d'autres non malheureusement.

"Tous ces gensde vingt et trente ans qui se rangent aux côtés des vieux magistrats pour défendre de bonne foi et à raison leur ancien copain,mais aussi la morale, la famille, la fidélité obligatoire et la place traditionnelle des femmes, sont la jeunesse et prétendument la force de l'époque, mais les parents de ceux qui manifesteraont contre eux en 68. Pauline a une génération d'avance sur eux"

 

Que reste t-il de Pauline Dubuisson ? Rien. Sa tombe même sans nom n'existe plus. Elle reste un souvenir dans la mémoire de Patrick Modiano étrangement. 

Elle nous sourit tristement à travers les pages de ce magnifique livre ne la condamnant pas. Philippe Jaenada lui a rendu une belle justice.

Malgré ses airs de moi on me la fait pas, il a un coeur immense.  La fin du livre est rempli de tendresse. 

 

 

 

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Bon dimanche

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La pauvre fleur disait au papillon céleste 
— Ne fuis pas ! 
Vois comme nos destins sont différents. Je reste, 
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes 
Et loin d'eux, 
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes 
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne. 
Sort cruel ! 
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine 
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! — Parmi des fleurs sans nombre 
Vous fuyez, 
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre 
À mes pieds !

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t'en vas encore 
Luire ailleurs. 
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore 
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles, 
Ô mon roi, 
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes 
Comme à toi !


Victor Hugo

 

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22 août 2015

Bon samedi

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Bon samedi

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21 août 2015

La solitaire

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19 août 2015

Nous n'irons plus au bois...

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LUCIEN BECKER
PRÉSENCE DU SOLEIL
...Avant d'entrer dans les bois,
La pluie frappe aux feuilles
Qui sont pour elle le seuil
D'une solitude sans poids.
Elle a parcouru tout l'espace
Pour venir sans hâte couler
Dans d'obscurs sentiers
Où rien ne doit marquer son passage.
Il suffit pourtant d'un rayon de soleil
Pour qu'éclate sa présence,
Pour qu'un instant la forêt pense
Aux vitres dont elle l'émerveille.
Un couchant doit surgir
De cet incendie d'eau
Où la terre s'éclaire de ce qu'elle a de plus beau
Parce qu'elle aime les forêts à en mourir.

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16 août 2015

Les moutons du dimanche

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15 août 2015

Bon samedi

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14 août 2015

On ferme l'album des vacances...

2015-08-01

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13 août 2015

Wild Idea de Dan O' Brien

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Dan O’Brien a un amour inconditionnel des Grandes Plaines. Jeune, il a vécu grâce à des jobs dans des ranchs où il a rencontré celui qui deviendra son ami à vie Eirne. 

 

Passionné par la nature mais surtout avec le goût de préserver les espèces animales en voie de disparition, il a oeuvré dans la fauconnerie durant quelques années. Il en fait le récit dans Rites d'automne que je n'ai pas encore lu.

 

Ensuite, il s’est tournée vers un animal mythique de l’ouest : le bison. Cette aventure il l’a racontée dans son livre « Les bisons de Broken Heart ». Son ranch s’est développé. Il a rencontré Jill, aimé la fille de cette dernière, Jillian, comme la sienne et les années ont passé.

Jill s’occupe de la vente de la viande avec efficacité. 

  

Dans Wild Idea, nous retrouvons Dan O Brien devant un dilemme, Broken Heart fonctionne bien mais ne sait plus s’étendre. S’il veut continuer à élever ses bisons au milieu des plaines, il faut absolument qu’il trouve un autre ranch. 

 

Ce sera le Ranch de Cheyenne River bordé par la réserve naturelle Buffalo Gap National Grassland ainsi que d’une réserve indienne. Une partie des terres lui est louée par le gouvernement car c’est à ce dernier qu’elles appartiennent. 

 

Dan O Brien va y d'abord y rapatrier ses premiers bisons pour qu’ils puissent bénéficier de la nature, soient abattus dans des conditions non stressantes grâce à la moissonneuse mobile , nommée Buffalo Girl' qui permet de dépecer l’animal en le temps imparti par le gouvernement avant d’être empaqueté dans un autre endroit. Chaque fois qu’il est décidé d’abattre un animal, un inspecteur vient sur place pour tout vérifier.

Quand les indiens des réserves  font appel à lui pour abattre leurs propres bisons, tout se réalise selon le rite indien avec une prière. 

 

Pour combler les fins de mois difficiles, il accepte de donner cours à des Universités pour quelques mois pas toujours avec grande joie vu le travail au nouveau ranch. Surtout quand Jillian doit participer à un voyage en Australie et ensuite penser à son entrée à l’université.

 

 

Dans ce récit, nous assistons à la mue de Cheyenne River mais également à celle de Jillian car les enfants grandissent et ne suivent pas toujours les voies que l’on désire. 

 

Eirne quant à lui va s’effondrer lors d’un AVC mais il est toujours là, vivant, diminué  mais au ranch près de son ami.

 

Cheyenne River a pu se développer grâce à l’apport financier d’une société d’investissement. Les bisons y sont toujours aussi heureux tout autant que Dan, Jill, Jillian et son mari.

  

Ne vous méprenez pas, on ne parle pas que des bisons dans ce livre mais également de la beauté de la nature, des chiens, de chevaux, d’oiseaux, de faucons, du rêve d’un homme non encore terminé mais réalisé dans les grandes lignes car aux USA, la viande de bison provenant d’animaux non engraissés comme du bétail avec du mais n’est que de 5% mais Dan O’Brien ne désespère pas.  Il rêve toujours en regardant les Grandes Plaines.

 

« Des bisons qui se promènent librement coûtent beaucoup d’argent, mais nous passer d’eux peut nous coûter bien plus. Si un jour vous voyez un troupeau de quelques centaines de têtes se déplacer calmement sous le ciel sauvage de l’Ouest, vous ne serez plus jamais la même personne. A l’arrivée des bisons au ranch de Broken Heart, les tous premiers jours, il m’arrivait souvent de me frayer un chemin pour aller les voir paître. Je m’asseyais et je les regardais battre les pâturages jusqu’à ce que mon âme ait refait le plein d’énergie. Mais mon intérêt pour les bisons ne suffisait pas à payer les factures et, encore moins à réinvestir dans l’écosystème, à repiquer des herbes endémiques ou à mettre des pâturages au repos afin que la terre retrouve sa santé ». 

 

Lien vers le site de la société de Dan O'Brien

 

 

 

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