28 août 2015

La source de Anne Marie Garat

9782330053185

 

Si vous aimez les phrases courtes sujet verbe adjectif point, vous serez déroutés par ce roman dense où l'on virevolte d'une écriture à la fois classique tout en dansant autour d'une écriture cette fois plus moderne mais quel bonheur de le lire. Aucun dialogue simplement le récit de Lottie et d'une autre narratrice. Un roman qui demande de la concentration, de longs paragraphes mais le résultat est si merveilleux. Je suis conquise depuis longtemps par les romans d'Anne Marie Garat

La narratrice professeur de sociologie décide de se rendre au petit village de Mauduit en France Comté. Ses élèves doivent réaliser un travail sur les archives communales et elle a décidé que ce serait ce village. 

Lorsqu'elle entre dans le dudit village, elle réalise qu'inconsciemment elle a choisit ce dernier car petite, de retour de vacances, sont père avait voulu s'y arrêter. Sa mère s'était disputé avec lui et elle  la petite avait décidé d'explorer les rues.

Il n'y a pas d'hotel. On lui conseille donc de demander une chambre à Mademoiselle Carmeaux, vieille fille au caractère pas toujours facile.

La narratrice découvre une belle propriété mais ayant un besoin de restauration ainsi que Lottie, celle qui détient les secrets de la famille d'Ardenne, propriétaires, tous morts, de ce qui fut une magnifique demeure. 

Lottie n'était que la fille d'une fermière veuve, très pauvre mais elle a assisté à la venue de l'homme qui avait laissé un bébé dans la maison d'Ardenne. 

Ayant le suprème avantage d'être la seule à calmer Anaîs, madame d'Ardenne décide que la mère Carmeaux doit lui confier Lottie pour qu'elle s'occupe du bébé. Une nouvelle vie débute pour la sauvageonne.

Lottie raconte durant les soirées, ce que fut la vie dans le domaine et peu à peu, le passé rejoint le présent de la narratrice, inconsciemment ? 

La filiation d'Anais est elle un leurre ou vérité selon les rêves de Lottie ? 

Les récits sont porteurs de terribles secrets.

 

"J'étais arrivée par un jour très doux de début d'automne qui diffusait la lumière nette des lendemains de pluie. Dès l'entrée du bourg, à revoir l'enfilade coudée de la rue principale avec ses maisons de hauteurs inégales, la saillie de l'ancien hôtel du Commerce qui poussait son ventre dans la pente avec son toit à échelons et ses volets troués d'un coeur, la silhouette trapue de l'églises, sa tour-cocher ajourée contre la cîme des marronniers de l'esplanade à son arrière, je m'étais souvenue de notre arrivée un soir orageux et du bref séjour que nous y avions fait à la fin d'un été des années cinquante,"

 

 

 

 

 

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27 août 2015

L'arbre à paons

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26 août 2015

Et l'automne s'en vient

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En passant par le pont de bois….

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24 août 2015

Vole, vole

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23 août 2015

La petite femelle de Philippe Jaenada

9782260021339

 

Je ne vous retracerai pas la vie de Pauline Dubuisson je l'ai déjà racontée dans un autre post après la lecture de

Je vous écris dans le noir de Jean-Luc Seigle .

Le livre de Philippe Jaenada aborde l'affaire Pauline Dubuisson, comme un enquêteur qui veut prouver que cette femme si détestée ne méritait pas ce qu'elle avait connu comme enfer.

Il va éplucher son dossier, suivre ses traces pour rendre justice à Pauline.

Ce qui est extraordinaire c'est qu'à travers tous les événements  qu'a vécus l'accusée, il nous distille son humour qui apporte une belle bouffée d'oxygène.

De plus, j'ai appris grâce à lui ce que fut l'horreur de la guerre sur Saint Malo les bains, que je connais bien, ainsi que de Dunkerke. Il arrive encore dans ces moments là à valser entre humour et émotion. 

Pauline Dubuisson n'a eu qu'un tort c'est de vivre comme il lui semblait, sans se préocupper des autres. Elle voulait être libre et cette liberté, elle l'a recherchée jusqu'à sa mort. Le carcan des années après guerre n'acceptait pas ce genre de femme. Les hommes dominaient et les femmes n'avaient qu'une place, celle d'être mère de famille. Telle le voulait la bonne morale.

Et Pauline n'en avait que faire, perverse, égoiste, et d'autres noms la décrivirent lors de son procès. Elle incarnait le vice, elle devait disparaitre

On pourrait penser qu'à notre époque, tout a évolué. Que non, lorsque j'ai commencé la lecture du livre, le soir même passait à la tv l'histoire d'une jeune américaine accusée de crime en Italie, à Pérouse, plus particulièrement. Jeune femme qui menait une vie libre comme Pauline. Le procureur s'est acharnée sur elle malgré les preuves de sa non culpabilité. L'opinion publique, les journalistes, la décrivaient de la même manière que Pauline Dubuisson. Les temps ont changé ? Pour Certains oui pour d'autres non malheureusement.

"Tous ces gensde vingt et trente ans qui se rangent aux côtés des vieux magistrats pour défendre de bonne foi et à raison leur ancien copain,mais aussi la morale, la famille, la fidélité obligatoire et la place traditionnelle des femmes, sont la jeunesse et prétendument la force de l'époque, mais les parents de ceux qui manifesteraont contre eux en 68. Pauline a une génération d'avance sur eux"

 

Que reste t-il de Pauline Dubuisson ? Rien. Sa tombe même sans nom n'existe plus. Elle reste un souvenir dans la mémoire de Patrick Modiano étrangement. 

Elle nous sourit tristement à travers les pages de ce magnifique livre ne la condamnant pas. Philippe Jaenada lui a rendu une belle justice.

Malgré ses airs de moi on me la fait pas, il a un coeur immense.  La fin du livre est rempli de tendresse. 

 

 

 

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Bon dimanche

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La pauvre fleur disait au papillon céleste 
— Ne fuis pas ! 
Vois comme nos destins sont différents. Je reste, 
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes 
Et loin d'eux, 
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes 
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne. 
Sort cruel ! 
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine 
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! — Parmi des fleurs sans nombre 
Vous fuyez, 
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre 
À mes pieds !

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t'en vas encore 
Luire ailleurs. 
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore 
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles, 
Ô mon roi, 
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes 
Comme à toi !


Victor Hugo

 

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22 août 2015

Bon samedi

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Bon samedi

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21 août 2015

La solitaire

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