13 octobre 2009

Un secret Philippe Grimbert

François s'est inventé un frère qui lui parle. Un frère plus beau que lui, plus costaud. Il aurait désiré être le fils dont son père rêvait. Ses parents, surtout sa maman sont si beaux, tous deux férus de sport. Leur enfant est un être frêle tout à leur opposé.

Il passe le plus clair de son temps chez Louise, l'amie de ses parents. Elle soigne les corps de l'autre côté de la cour.

La rencontre entre ses parents, il l'imagine à sa façon, pendant la guerre lorsqu'ils étaient passés dans la zone libre de France.

Un jour Louise va commencer à dévoiler ce terrible secret qui explique les silences chez ses parents.

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Hier soir, passait le film tiré du livre à la télévision. Comment expliquer ce bouleversement en le regardant ? Il y a des images qui laissent une trace, j'en ai encore plein la tête.

Le livre était glissé au fond d'une armoire comme s'il attendait ce moment. Lu d'une traite, tout aussi beau que le film qui en a surgit.Une émotion.

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27 septembre 2009

Challenge 1% La patience de Mauricette Lucien Suel

Mauricette est reconnaissable à son cabas de paille couleur verte. Elle y transporte des morceaux de sa vie.
Mauricette vit dans la vie de tous les jours des gens dits 'normaux" tout en parcourant son monde à elle.
Mauricette porte dans sa tête une blessure qui la rend fragile.
Mauricette aime la lecture et la poésie.
Mauricette a deux amis, Christophe qu'elle a rencontré durant un stage d'informatique et Alfonsina compagne durant l'un de ses séjours en psychiatrie.
Mauricette a mal depuis si longtemps

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Pour cette rentrée littéraire ce n'est pas un deuxième coup de coeur, c'est un coup de coeur passion.
Lucien Suel avait écrit un très beau livre "la mort du jardinier". Ce deuxième roman est tout simplement magnifique.
Il nous entraine dans les pas de Mauricette qui désire guérir de cette douleur qui ne la quitte jamais. Douleur qui l'emmène parfois au bord de la folie mais en la frôlant.
Chaque chapitre est séparé par les écrits de Mauricette, écriture hachée de mots entre le réel et l'irréel.
Tout comme dans son premier roman, Lucien Suel nous offre une très belle fin.
Après avoir refermé le livre, vous aurez difficile de quitter la main de Mauricette.

"Elle se rapprocha, appuya le front contre l'arbre,resta quelques minutes sans bouger, attentive aux odeurs, au souffle du vent dans les aiguilles de l'arbre. Ce cèdre bleu dominait tous les arbustes environnants, cotonéasters,cornouillers, noisetiers et autres fusains, à l'exception d'une rangée de tilleuls plantés en bordure de l'autre côté de la cloture. Ils étaient donc là, les tilleuls qui avaient donné leur nom à la "Clinique". La période de floraison était terminée, mais quand elle passa sous leur ombrage, Mauricette respira à pleins poumons par le nez et elle retrouva dans sa mémoire, ce parfum qui la transporta immédiatement dans son temps de petite fille."

"Moi je travaille toujours. Ma tête travaille toujours. Je lis dans ma tête. Je ne sais pas l'arrêter. Quelquefois je voudrais que ça s'arrête, que ça se taise, ne plus entendre les voix. Ou alors seulement le bruit de la mer comme quand je transforme ma main en coquille autour de mon oreille".

challenge_du_1_litteraire_2009 Note 5/5

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24 septembre 2009

Challenge 1% La rafale des tambours Carol Ann Lee

Le cercueil a lancé un dernier adieu au sol de la France. Il a été embarqué à Boulogne  sur le Verdun pour
rejoindre sa terre natale l'Angleterre. D'un bâteau, il est passé dans un wagon de chemin de fer et
poursuivi son périple à travers le pays. Tout le long du parcours, une foule silencieuse et émue le salue.
Sa destination est Londres pour être inhumé dans la cathédrale de Westminster. Le soldat inconnu est enfin
revenu à la maison en ce 11 novembre 1920.

Mais avant il y a eu la guerre, précédée de la rencontre de Ted, Alex et Clare : deux hommes, une femme.
Si l'on remonte encore le temps, deux enfants se lient d'amitié : Alex et Ted.

La guerre a transformé leur vie...

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Premier coup de coeur en cette rentrée littéraire. L'histoire d'une femme qui aime deux hommes dont l'un est son mari et l'autre le meilleur ami de ce dit mari (vous me suivez ?) est banale mais écrite de cette manière avec la guerre 14-18 qui définit toute leur vie, c'est une véritable réussite.

Un livre...je vous laisse le choix de l'adjectif.

"Quand le soleil se leva au-dessus de la Somme, un peu plus tard ce matin-là, il arracha à la terre un bruit différent. Il sembla planer  au-dessus de vergers rasés et des chemins laissés à l'abandon, emplissant l'air humide  d'un vrombissement incessant et malveillant .

Debout au pied du clocher de l'église, Clare contemplat la campagne sur laquelle flottait une brume blanche. Dans ses oreilles, l'effroyable bourdonnement se poursuivait, tandis que là-bas, sur le champ de bataille, des légions de mouches noires  voltigeaient, se posaient et festoyaient sur les corps  des blessés et des morts.

Elle ferma les yeux et tomba à genoux.

La civilisation avait été détruite, impossible désormais pour quiconque, de recommencer à vivre comme avant"

challenge_du_1_litteraire_2009 Note 5/5

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24 août 2009

Les déferlantes Claudie Gallay

Ce sont les photos magnifiques de Bellesahi et le fait de l'avoir aperçue à la télévision gallay

qui m'ont donné cette envie de repartir au gré des pages

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Je l'avais abandonné en hiver. Le soleil a illuminé cette nouvelle lecture.

Je ne dévoilerai pas l'histoire, je ne décortiquerai pas les personnages, d'autres l'ont fait bien avant moi..

A ma première lecture j'avais noté cet extrait que je trouve toujours aussi beau

"Lambert était assis au soleil, le dos contre la digue. Je n'ai pas été étonnée de le voir là. Sa maison n'était toujours pas vendue. Il ne semblait pas pressé de partir. Je savais que l'on pouvait rester très longtemps comme ça , les yeux dans la mer, sans voir personne.  Sans parler. Sans même penser. Au bout de ce temps, la mer déversait en nous quelque chose qui nous rendait plus fort. Comme si elle nous faisait devenir une partie d'elle. Beaucoup de ceux qui vivaient cela ne repartaient pas"

Je suis rerentrée à petits pas dans cette deuxième lecture, doucement. Dégusté chaque mot. Quand je l'ai terminé, j'ai su que je le relirais encore et encore. Il fait partie des livres, de ces livres dont on ne peut se détacher.

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03 août 2009

la Saga Mendelson tome 1 : les exilés Fabrice Colin

C'est en lisant le post de Cathulu    http://cathulu.hautetfort.com/, lectrice qui lit plus vite que son ombre, bon bref, c'est cette gente dame qui m' a donné envie de lire une sage non pour adultes mais pour adolescents.

L'histoire débute en 1895, à Odessa. Isaac époux de Batsheva, exerce son métier d'horloger. Ses enfants se prénomment David et Leah. Isaac est très croyant au contraire de son épouse qui est devenue sa femme à l'encontre de ses parents.

Leah est une petite fille joyeuse tandis que David est un  enfant taiseux. Isaac tient une correspondance avec un ami à Vienne. Ce dernier, l'invite à venir le rejoindre et quitter la Russie. Lorsque les pogroms deviennent de plus en plus violents à Odessa, Isaac décide de quitter son pays de naissance avec femme et enfants.

Ils vont parcourir des kilomètres à travers le pays, la Roumanie et une grande partie de l'Empire Austro-Hongrois. A Vienne, aidés par la communauté juive, ils vont se reconstruire une vie. David aimant les arts, va devenir l'ami d'un certain Adolf...

Mais, la première guerre mondiale est déclarée. David est appelé sous les armes.

Isaac est déjà mort lorsqu'une lettre de David, qui a déserté, demande à sa famille de le rejoindre aux USA..

Je m'arrête ici car je ne vais pas vous raconter de long en large cette saga passionnante.

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Pour la férue d'histoire que je suis, ce roman est un régal. Le récit est entrecoupé de morceaux du journal de David, orné de dessins et de photos ainsi que de reportages des témoins d'événements.

Ce tome se termine en 1929, moment de la grande crise que connu les USA. 

Il ne reste plus qu'à patienter pour le second tome : Les Insoumis, jusqu'en novembre malheureusement.

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30 juillet 2009

Into the wild Jon Krakauer

Dans notre société hypermatérialiste, certains perçoivent des jeunes tel Christopher
Mac Candless comme marginaux, inconscients. D'autres souriront doucement en déclarant qu'ils auraient pu être ce jeune homme...

Christopher Mac Candless avait tout pour être heureux : des parents riches, l'intelligence, la gentillesse mais lui ne désirait pas vivre selon les critères de notre société. Il respirait l'amour de la nature...
Vivre seul et survivre seul dans l'Alaska durant l'été était son but. Gavé de lectures de Tolstoi qui prônait ce retour à la nature, il attendait son heure...

Il termina ses études secondaires brillamment. Il allat chercher son diplôme entouré de sa famille et...
Le lendemain, il a tout quitté sans donner d'adresse. Il a distribué les 23 000 dollars destinés à ses études de droit, aux oeuvres caritatives. Au bord de sa Datsun, il a disparu.

Durant l'été 1992, il fut découvert, mort de faim, dans un bus, en Alaska.

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L'auteur Jon Krakauer, journaliste, est parti sur les traces de Christopher. Il a rencontré toutes les personnes qui avait croisé la route du jeune homme. Il a essayé de comprendre pourquoi la mort avait donné rendez-vous à Christopher.

Comment ne pas ressentir de l'émotion en lisant le destin tragique de ce jeune homme dont la vie commençait à peine ? Comment ne pas essayer de comprendre ?

Très émue durant toute la lecture, j'aurais aimé voir surgir la silhouette de Christopher, sac sur le dos, souriant.

Lorsque sa maman s'est rendue  sur les lieux , elle eut la pensée qu'il avait vécu heureux durant quelques mois dans ce beau paysage d'Alaska.  Quel beau message d'amour...

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11 juin 2009

Mary Ann Shaffer et Annie Barrows le cercle littéraire des amateurs d'éplucher de patates.

La guerre est terminée. Juliet, ayant écrit des chroniques connaissant un grand succès, doit faire une tournée de promotion dans son pays l'Angleterre. Elle n'a plus de domicile. Son editeur Sidney est un ami. Il l'encourage à écrire un nouveau roman. Sa biographie sur Anne Eyre n'ayant pas eu de succès.

Juliet se demande où va sa vie jusqu'au jour où elle reçoit une lettre provenant de Guernesey. un dénommé

lui écrit car il a acheté un livre qui a appartenu à la jeune fille auparavant. Par leur échange épistolaire, elle apprend l'existence du cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.

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Roman se présentant sous forme d'échange de correspondance à  lire absolument.

On y trouve de l'humour, de la tristesse, de la joie, des sentiments, de la poésie. Quand on y plonge, aucune peur de s'y noyer. Un livre anti crise....

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28 mai 2009

François Maspero Les passagers du Roissy-Express

masperorroUn écrivain, une photographe qui organisent un voyage

qui va durer un mois, durant le printemps. Pas un voyage à l'étranger mais une découverte de la banlieue autour de Paris. Ils décident de suivre la ligne B du RER en partant de Roissy jusqu'au terminus Saint-Remy-les-Chevreuses. Ils logeront où ils peuvent. Rencontre des paysages, des habitants de ces banlieues.

"Les voici donc dans le Sud, et c'est comme si le soleil était plus vif, la nature plus riante et l'air plus léger. Finie la plaine sans perspective et presque sans paysage. Un autre pays ? Ici la banlieue ondule et verdoie"

Les passagers du Roissy-express fait partie des livres que je range après l'avoir lu, recherche pour le relire et que je redécouvrirai quant j'en ressentirai le besoin. Un livre qui chuchote de regarder, même dans les villes, de humer un petit air de poésie qui peut apparaitre à chaque coin de rue même dans la grisaille urbaine.

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27 avril 2009

Seul dans Berlin Hans Fallada

Rue Jablonski, Berlin, un jour comme un autre en ce mois de mai 40. Un jour comme un  autre, non pas vraiment.
Anna et Otto Qangel, reçoivent cet mot qui leur apprend que leur fils Otto est mort sur le front tandis que Baldur
Persicke, jeune recrue SS, fête en famille la défaite de la France. A l'étage, la vieille Mme Rosenthal se terre
depuis l'arrestation de son mari.
Anna est effondrée de douleur et de rage elle crie à son mari que son fils est mort à cause de lui et de son damné Hitler. Otto blessé par ces paroles décide d'entrer en résistance à sa manière.
Mais il doit également annoncé la nouvelle à la fiancé d'Otto, Trudel, qui de son côté résiste mais sans conviction.
Otto va écrire des cartes postales. Il va y écrire tout ce qu'il ressent contre ce système d'assassins qui se gorge du troisième Reich. Dans des escaliers, sur le bord de fenêtre, il va placer ces mots pour que d'autres résistent.
Mise dans la confidence, Anna va l'aider.
Pendant des mois, ils vont placer ces cartes s'imaginant qu'on les lit. Mais le système étant tellement terrifiant, ces cartes aboutissent toutes à la Gestapo. La chasse aux intriguants commence....

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Hans Fallada est mort en 1947 après avoir terminé ce roman. Hans Fallada est un nom d'emprunt. Un allemand qui a écrit autant de vérités sur le système qu'il a connu c'est inoui.
Il nous démontre dans ce roman que les allemands ont également soufferts du régime hitlérien. Que tous n'étaient pas convaincus par ce totalitarisme et sont entrés en résistance, leur résistance avec les moyens du bord qu'ils possédaient.
Ils faut admirer leur courage car sous le règne de la terreur tel qu'il était bien installé, peu d'entre eux osaient défier l'autorité.

Un roman qu'on referme complètement anéanti émotionnellement, le coeur meurtri. Comment les hommes peuvent-ils avoir été et être encore dans beaucoup de pays si mauvais, si bestiaux ?
Nous qui avons la chance, je dis bien la chance, de vivre dans des pays où l'on peut vivre sans avoir peur d'être épié par son voisin, que ferions-nous si tout basculait? Ce roman nous claque la question en pleine figure.

"Cette prolongation indéfinie de la peur de mourir relève d'une cruauté inimaginable, car elle n'est pas due seulement aux lenteurs des formalités juridiques et des recours en grâce dont il faudrait attendre la réponse. Certains disent que le bourreau est débordé, qu'il doit voyager, car on exécute dans toute l'Allemagne. Mais, dès lors, comment se fait-il que sur deux condamnés dans la même affaire, l'un est exécuté sept mois plus tôt que l'autre ?... Non il s'agit ici d'une méthode voulue et sadique. Dans cette maison, où les corps ne sont plus soumis aux brutalités ni à la torture, ce sont les âmes qui ne doivent pas échapper une minute à la peur de mourir,dont le poison suinte insidieusement dans les cellules."

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16 avril 2009

Tatiana de Rosnay Boomerang

C'est le fiasco dans la vie d'Antoine. Divorcé depuis un an, il aime encore son ex femme Astrid. Ses enfants deviennent des êtres étranges avec cette période d'adolescence. Seul le petit dernier Lucas lui accorde encore de l'attention. Sa vie amoureuse n'est constituée que d'histoires sans lendemain. Même à son travail, il ne s'amuse plus lui l'architecte qui aime créer.

Pour fêter les 40 ans de Mélanie, sa soeur, il décide de l'emmener à Noirmoutier. Lieu de vacances durant des années en compagnie de leurs grands-parents paternels, les Rey, leur vieille fille Solange et Clarisse leur maman tant aimée. Clarisse et son maillot de bain orange. Leur père pris par ses plaidoiries d'avocat en vue, ne venait les rejoindre que tous les quinze jours.

Mélanie est d'abord étonnée, surprise mais ces  jours vont être remplis de petits bonheurs avec en filigrane le souvenir de leur maman qui a disparu de leur vie quand ils étaient encore enfants. Rupture d'anévrisme. Les souvenirs reviennent petit à petit. Clarisse dont ils ne parlaient jamais entre eux, les accompagne.

Lors du retour, Mélanie au volant se tourne vers Antoine et lui avoue qu'elle a quelque chose d'important à lui dire. La voiture fait une embardée et c'est l'accident.

Mélanie est hospitalisée car blessée grièvement. Antoine reste près d'elle et rencontre une belle embaumeuse de morts, Angèle. Mais la disparition tragique de Clarisse le ronge....

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Quelle inquiètude lorsque j'ai ouvert le roman. Elle s'appelait Sara était si beau. Celui-ci le serait-il tout autant. Et la réponse est oui doublement oui. Dès le premier paragraphe j'étais conquise.

Tatiana de Rosnay nous emmène sur divers chemins. Au début, dupée, j'ai vraiment cru que Clarisse était la petite soeur d'Antoine et Mélanie. Ensuite une lettre d'amour m'a intriguée. Le secret se dévoile peu à peu, Clarisse est tout simplément leur maman.

Elle nous décrit la vie des adolescents tel que le vôtre, tel que le mien. Pourquoi sommes nous tellement dépassés par eux par moments; ils sont si différents de nous, tellement différents d'Antoine qui n'aurait pas osé le petit doigt dans sa famille bourgeoise, qu'il en perd parfois ses repères.

Le principal sujet du roman est essentiellement la mort des êtres qui nous sont proches, que l'on acceptte difficilement mais ici la mort est rédemptrice et donneuse de vie pour Antoine.

Un superbe roman. Merci Tatiana de Rosnay. Une bouffée de bonheur.

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