30 juillet 2009

Into the wild Jon Krakauer

Dans notre société hypermatérialiste, certains perçoivent des jeunes tel Christopher
Mac Candless comme marginaux, inconscients. D'autres souriront doucement en déclarant qu'ils auraient pu être ce jeune homme...

Christopher Mac Candless avait tout pour être heureux : des parents riches, l'intelligence, la gentillesse mais lui ne désirait pas vivre selon les critères de notre société. Il respirait l'amour de la nature...
Vivre seul et survivre seul dans l'Alaska durant l'été était son but. Gavé de lectures de Tolstoi qui prônait ce retour à la nature, il attendait son heure...

Il termina ses études secondaires brillamment. Il allat chercher son diplôme entouré de sa famille et...
Le lendemain, il a tout quitté sans donner d'adresse. Il a distribué les 23 000 dollars destinés à ses études de droit, aux oeuvres caritatives. Au bord de sa Datsun, il a disparu.

Durant l'été 1992, il fut découvert, mort de faim, dans un bus, en Alaska.

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L'auteur Jon Krakauer, journaliste, est parti sur les traces de Christopher. Il a rencontré toutes les personnes qui avait croisé la route du jeune homme. Il a essayé de comprendre pourquoi la mort avait donné rendez-vous à Christopher.

Comment ne pas ressentir de l'émotion en lisant le destin tragique de ce jeune homme dont la vie commençait à peine ? Comment ne pas essayer de comprendre ?

Très émue durant toute la lecture, j'aurais aimé voir surgir la silhouette de Christopher, sac sur le dos, souriant.

Lorsque sa maman s'est rendue  sur les lieux , elle eut la pensée qu'il avait vécu heureux durant quelques mois dans ce beau paysage d'Alaska.  Quel beau message d'amour...

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11 juin 2009

Mary Ann Shaffer et Annie Barrows le cercle littéraire des amateurs d'éplucher de patates.

La guerre est terminée. Juliet, ayant écrit des chroniques connaissant un grand succès, doit faire une tournée de promotion dans son pays l'Angleterre. Elle n'a plus de domicile. Son editeur Sidney est un ami. Il l'encourage à écrire un nouveau roman. Sa biographie sur Anne Eyre n'ayant pas eu de succès.

Juliet se demande où va sa vie jusqu'au jour où elle reçoit une lettre provenant de Guernesey. un dénommé

lui écrit car il a acheté un livre qui a appartenu à la jeune fille auparavant. Par leur échange épistolaire, elle apprend l'existence du cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.

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Roman se présentant sous forme d'échange de correspondance à  lire absolument.

On y trouve de l'humour, de la tristesse, de la joie, des sentiments, de la poésie. Quand on y plonge, aucune peur de s'y noyer. Un livre anti crise....

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28 mai 2009

François Maspero Les passagers du Roissy-Express

masperorroUn écrivain, une photographe qui organisent un voyage

qui va durer un mois, durant le printemps. Pas un voyage à l'étranger mais une découverte de la banlieue autour de Paris. Ils décident de suivre la ligne B du RER en partant de Roissy jusqu'au terminus Saint-Remy-les-Chevreuses. Ils logeront où ils peuvent. Rencontre des paysages, des habitants de ces banlieues.

"Les voici donc dans le Sud, et c'est comme si le soleil était plus vif, la nature plus riante et l'air plus léger. Finie la plaine sans perspective et presque sans paysage. Un autre pays ? Ici la banlieue ondule et verdoie"

Les passagers du Roissy-express fait partie des livres que je range après l'avoir lu, recherche pour le relire et que je redécouvrirai quant j'en ressentirai le besoin. Un livre qui chuchote de regarder, même dans les villes, de humer un petit air de poésie qui peut apparaitre à chaque coin de rue même dans la grisaille urbaine.

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27 avril 2009

Seul dans Berlin Hans Fallada

Rue Jablonski, Berlin, un jour comme un autre en ce mois de mai 40. Un jour comme un  autre, non pas vraiment.
Anna et Otto Qangel, reçoivent cet mot qui leur apprend que leur fils Otto est mort sur le front tandis que Baldur
Persicke, jeune recrue SS, fête en famille la défaite de la France. A l'étage, la vieille Mme Rosenthal se terre
depuis l'arrestation de son mari.
Anna est effondrée de douleur et de rage elle crie à son mari que son fils est mort à cause de lui et de son damné Hitler. Otto blessé par ces paroles décide d'entrer en résistance à sa manière.
Mais il doit également annoncé la nouvelle à la fiancé d'Otto, Trudel, qui de son côté résiste mais sans conviction.
Otto va écrire des cartes postales. Il va y écrire tout ce qu'il ressent contre ce système d'assassins qui se gorge du troisième Reich. Dans des escaliers, sur le bord de fenêtre, il va placer ces mots pour que d'autres résistent.
Mise dans la confidence, Anna va l'aider.
Pendant des mois, ils vont placer ces cartes s'imaginant qu'on les lit. Mais le système étant tellement terrifiant, ces cartes aboutissent toutes à la Gestapo. La chasse aux intriguants commence....

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Hans Fallada est mort en 1947 après avoir terminé ce roman. Hans Fallada est un nom d'emprunt. Un allemand qui a écrit autant de vérités sur le système qu'il a connu c'est inoui.
Il nous démontre dans ce roman que les allemands ont également soufferts du régime hitlérien. Que tous n'étaient pas convaincus par ce totalitarisme et sont entrés en résistance, leur résistance avec les moyens du bord qu'ils possédaient.
Ils faut admirer leur courage car sous le règne de la terreur tel qu'il était bien installé, peu d'entre eux osaient défier l'autorité.

Un roman qu'on referme complètement anéanti émotionnellement, le coeur meurtri. Comment les hommes peuvent-ils avoir été et être encore dans beaucoup de pays si mauvais, si bestiaux ?
Nous qui avons la chance, je dis bien la chance, de vivre dans des pays où l'on peut vivre sans avoir peur d'être épié par son voisin, que ferions-nous si tout basculait? Ce roman nous claque la question en pleine figure.

"Cette prolongation indéfinie de la peur de mourir relève d'une cruauté inimaginable, car elle n'est pas due seulement aux lenteurs des formalités juridiques et des recours en grâce dont il faudrait attendre la réponse. Certains disent que le bourreau est débordé, qu'il doit voyager, car on exécute dans toute l'Allemagne. Mais, dès lors, comment se fait-il que sur deux condamnés dans la même affaire, l'un est exécuté sept mois plus tôt que l'autre ?... Non il s'agit ici d'une méthode voulue et sadique. Dans cette maison, où les corps ne sont plus soumis aux brutalités ni à la torture, ce sont les âmes qui ne doivent pas échapper une minute à la peur de mourir,dont le poison suinte insidieusement dans les cellules."

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16 avril 2009

Tatiana de Rosnay Boomerang

C'est le fiasco dans la vie d'Antoine. Divorcé depuis un an, il aime encore son ex femme Astrid. Ses enfants deviennent des êtres étranges avec cette période d'adolescence. Seul le petit dernier Lucas lui accorde encore de l'attention. Sa vie amoureuse n'est constituée que d'histoires sans lendemain. Même à son travail, il ne s'amuse plus lui l'architecte qui aime créer.

Pour fêter les 40 ans de Mélanie, sa soeur, il décide de l'emmener à Noirmoutier. Lieu de vacances durant des années en compagnie de leurs grands-parents paternels, les Rey, leur vieille fille Solange et Clarisse leur maman tant aimée. Clarisse et son maillot de bain orange. Leur père pris par ses plaidoiries d'avocat en vue, ne venait les rejoindre que tous les quinze jours.

Mélanie est d'abord étonnée, surprise mais ces  jours vont être remplis de petits bonheurs avec en filigrane le souvenir de leur maman qui a disparu de leur vie quand ils étaient encore enfants. Rupture d'anévrisme. Les souvenirs reviennent petit à petit. Clarisse dont ils ne parlaient jamais entre eux, les accompagne.

Lors du retour, Mélanie au volant se tourne vers Antoine et lui avoue qu'elle a quelque chose d'important à lui dire. La voiture fait une embardée et c'est l'accident.

Mélanie est hospitalisée car blessée grièvement. Antoine reste près d'elle et rencontre une belle embaumeuse de morts, Angèle. Mais la disparition tragique de Clarisse le ronge....

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Quelle inquiètude lorsque j'ai ouvert le roman. Elle s'appelait Sara était si beau. Celui-ci le serait-il tout autant. Et la réponse est oui doublement oui. Dès le premier paragraphe j'étais conquise.

Tatiana de Rosnay nous emmène sur divers chemins. Au début, dupée, j'ai vraiment cru que Clarisse était la petite soeur d'Antoine et Mélanie. Ensuite une lettre d'amour m'a intriguée. Le secret se dévoile peu à peu, Clarisse est tout simplément leur maman.

Elle nous décrit la vie des adolescents tel que le vôtre, tel que le mien. Pourquoi sommes nous tellement dépassés par eux par moments; ils sont si différents de nous, tellement différents d'Antoine qui n'aurait pas osé le petit doigt dans sa famille bourgeoise, qu'il en perd parfois ses repères.

Le principal sujet du roman est essentiellement la mort des êtres qui nous sont proches, que l'on acceptte difficilement mais ici la mort est rédemptrice et donneuse de vie pour Antoine.

Un superbe roman. Merci Tatiana de Rosnay. Une bouffée de bonheur.

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20 mars 2009

Jorge Volpi le temps des cendres

Jennifer l'américaine est un pilier du FMI. Elle a épousé Jack un homme d'affaires véreux. Son plus grand malheur est de ne pouvoir avoir d'enfant et son plus grand problème sa soeur Allisson,  en rebéllion contre le capitalisme

Irina, la Russe, est fille de dissidents. Elle est née durant l'ère stalilienne. La biologie est sa passion et va devenir chercheuse. Son mari Arkadi Ivanovitch, fils d'un homme du KGB, va se rebeller contre le système. Cinq ans de goulag. Leur fille Oksana est différente des autres enfants, elle n'aime pas la vie, et comprend très vite l'^me humaine. Lorsque son père est libéré durant l'ère Gorbatchev, elle le voit comme un étranger et s'enferme dans son monde à elle, la poésie et la mutilation.

Eva, la Hongroise est fille de réfugiés. Elle voyage d'un pays à l'autre. D'un quotient intéllectuel hors norme, elle va se prendre de passion pour l'informatique. Elle passe d'un homme à l'autre d'une manière dévorante.

Les protagonistes sont mis en place et l'histoire peut commencer. Ils vont tous se croiser à un moment

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De 1925 à 2000 nous parcourons l'histoire de l'URSS jusqu'à ce qu'on appelle la Russie actuelle. L'auteur nous démontre tous les rouages qui ont conduit ce pays à son état actuel.
A côté des personnages romancés, on croise la vie de Staline et de tous les dirigeants jusqu'à Eltsine.
Gràce à Jennifer, il nous démontre ce qu'est réellement le FMI, effrayant!
Aucun masque entre les lignes, l'homme est analysé sous toutes les coutures et il n'en sort pas grandi.
Si vous pensez encore que Tchernobyl n'était qu'un petit accident, dès le premier chapitre vous comprendrez que nous avons échappé au pire.
Un livre impossible à lâcher et dont on sort hagard. C'est donc cela l'humanité!!!!!Pauvre terriens!

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19 février 2009

La grand-mère de Jade Frédérique Deghelt

Jade reçoit un coup de téléphone de son père, vivant là bas dans les îles. Sa maman, donc la grand-mère de Jade, a eu un malaise. Ses soeurs veulent la placer, surtout Denise qui est médecin.

Jade n'écoutant que son coeur décide de s'occuper de Mamoune et la kidnappe avec son consentement.

Dans cet appartement au milieu de Paris, une petite fille et sa grand-mère vont apprendre à se connaitre. Une belle aventure de vie commence.

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Deuxième coup de coeur pour ce début d'année.

Ce livre est entouré de joie, de pur bonheur. Un livre qui parle si bien de cet amour que nous avons de la lecture. Un livre... à vous de l'ouvrir à présent....

Bellesahi l'a également beaucoup aimé.

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01 février 2009

Mary R. Ellis Wisconsin

Bill, petit garçon de 9 ans, s'invente une vie de preux chevaliers avec son épée de bois et son bouclier en carapace de tortue. Il est entouré par son père John alcoolique, sa mère Claire fatiguée par les coups et les colères que son mari lui admoneste ainsi que de son grand frère de 17 ans James.

Bill adore ce grand frère qui ressemble à Elvis Presley et qui passe son temps a écouter des disques dans le fenil au grand dam de leur père qui ne supporte pas ce fils qui ose se dresser devant lui lors de ses colères.

Les plus proches voisins dans cette région du Wisconsin sont Earny et Rosemary, couples de fermiers. N'ayant pas d'enfant, ils ont pris les deux gamins un peu sous leur aile.

Par une belle journée, James reçoit une lettre qui lui endjoint de rejoindre l'armée pour combattre au Vietnam. Il s'est engagé comme volontaire.

James parti, Bill se sent très seul. Il se réfugie souvent ches Earny et Rosemary. Il écrit à son frère qui lui répond en lui promettant de revenir et surtout qu'il l'aime.

Mais un jour, Earny accompagné de militaires, vient annoncer que James est porté disparu....

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Dès les premières lignes, l'émotion accroche le coeur et ne vous quitte plus jusqu'au mot fin.

Alcoolisme, femme battue, amour maternel, amour fraternel, guerre, nature, un mélange de tant de thèmes mais entourés de poésie. Des êtres qui souffrent et peu à peu se retrouvent. Tour à tour, ils vous font part de la perception de la vie qu'ils observent.

Epoustouflant de beauté tant au point de vue de l'écriture qu'au point de vue des personnages. Bill ne quitte pas un instant vos pensées lui qui espère le soleil. Les lettre écrites par James à son petit frère sont tellement belles qu'on aimerait le serrer dans nos bras. Claire, maman qui déclare que si elle avait des ailes, il y a longtemps qu'elle se serait envolée est tout simplement attachante.

Mon premier coup de coeur en ce début d'année avec un grand C.

"Quand Eernie a t-il pleuré pour la dernière fois ? Ca doit remonter à des années. Moi, j'ai beaucoup pleuré comme bien des femmes ici. Mais même au plus fort de la douleur, nous gardons toujours espoir. Nous les femmes, nous manifestons notre chagrin à la manière des loups et des coyotes, hurlant à l'adresse de nos partentaires et de toute la meute. Quand les hommes pleurent, ils expriment une telle vulnérabilité, une telle angoisse, qu'ils semblent presque à l'agonie"

"Pour lui, c'était l'heure la plus sacrée de la journée. Quand il passait une nuit blanche, avait-il dit à Ernie,l'aube pouvait lui rendre la vie. La première chose qu'il faisait au réveil, avant que son attaque l'ait paralysé, c'était de sortir saluer le soleil même par temps couvert"

" Il avait oublier le plaisir de se plonger dans une histoire qui avait le pouvoir de le transporter loin de sa propre existence tout en renforçant le caractère réel de ce qu'il vivait. D'autres avaient éprouvé des sentiments comparables  aux siens et fait des expériences similaires. Les livres affirmaient que, belle ou laide, la vie avait de la valeur."

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12 janvier 2009

Pierre Péju La petite Chârtreuse

Eva, petite fille de 10 ans, attend sa maman à la sortie de l'école. Cette dernière est souvent en retard alors la petite décide d'attendre sous un porche car il pleut très fort. Après deux heures sans voir le visage de sa maman apparaitre, Eva paniquée décide de parcourir les rues dans tous les sens.

Vollard, libraire de son état, parcourt également la ville au volant de sa camionnette. Le destin décide que c'est lui qui va heurter le petit corps de la fillette. Il descend bouleversé de son véhicule, il voit le sang, le petit corps disloqué. Lorsque l'ambulance emporte Eva, Vollard est persuadé qu'elle vit encore.

Bouleversé, il reprend le volant pour s'enfuir dans la montagne de la Chârtreuse en dehors de la ville. Pour pouvoir hurler son désespoir.

Lorsqu'il redescend vers la zone urbaine, il se rend à l'hôpital. La petite vit. On est en train de l'opérer.

Le lendemain, Vollard revient, il entre dans la chambre pour découvrir la maman d'Eva : Hélène. Cette dernière célibataire se bat avec elle-même. Elle aime sa fille mais ne sait comment faire ayant déjà difficile à s'accepter.

Eva est sauvée mais dans le coma. Le personnel enseignant conseille à Hélène de parler à sa petite fille pour la sortir de son sommeil. Mais Hélène n'a rien à raconter à sa petite. Elle a toujours fuit sur les routes avec Eva. Elle ne possède pas les mots des mamans.

Alors, c'est Vollard le lourdaud, aimant les mots, ne vivant qu'à travers les livres, qui va parler, parler sans relâche à la fillette. Il lui souffle des mots venus tout droit de ses lectures d'enfance.

Eva grâce à cet homme sort du coma mais a perdu la parole à jamais....

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Depuis des mois, dort dans mon armoire, un autre livre de l'auteur mais il attendra encore car je suis sortie de celui-ci complètement bouleversée. Il faudra du temps avant que ma mémoire se sépare de la petite Eva et du libraire Vollard.

Pierre Péju vous prend le coeur par son écriture si belle. Il a des mots tendres, des mots durs aussi mais quelle rencontre!!!

Son premier chapitre m'a empoignée, me ramenant à l'enfance. Il y a 41 ans, j'aurais pu être Eva si le camion n'avait pas freiné. N'apercevant pas ma maman, me croyant abandonnée, j'ai traversé la rue et....j'ai eu beaucoup de chance.  A travers les mots de cet auteur, j'avais envie de pleurer...tout était si vrai dans ses lignes.

"Silence. Visage de princesse. Masque de plâtre. Des phrases retentirent alors dans la chambre. Ces phrases c'étaiet bien lui, Vollard, qui les prononçait.. Voix haute. Vois puissante, articulant clairement un texte monté d'un autrefois lointain. Vollard revoyait nettement le livre, les caractères imprimés d'une vieille édition, du garamond gris sur du mauvais papier. Et ces mouchetures marrons dans la marge."

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07 janvier 2009

Eux de Joyce Carol Oates

Eux, ce sont vous, moi. Eux pour Loretta, ce sont le jeune homme qu'elle aimait, qui a été assassinée par son frère Brocke. Eux ce sont les différents hommes qu'elle va épouser dont le premier se nomme Howard Wendall, c'est le prix à payer pour qu'il n'avoue jamais ce crime lui le policier qui a vu s'enfuir Brocke.

Jules, Betty, Maureen, leurs trois enfants vont devoir se débattre dans leur vie miséreuse. Ils désirent tous être eux sans comprendre pourquoi certains ont de la chance. La misère colle à la peau malgré des instants d'accalmie. Ils vivotent, ils ne comprennent pas pourquoi le soleil ne leur est pas destiné. Même Maureen, coupant tout pont avec sa famille pour devenir comme tous ces eux, ne pourra jamais oublier qu'elle est née dans la misère.

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Découverte de cette écrivain fin 2008. Bouleversant, émouvant. Une belle suprise. Quand on y goute, on ne peut s'empêcher d'en redemander. 

"Je ne voudrais pas que vous me croyiez cinglée; mais je n'y peux rien, dit-elle l'observant. Je veux vous le dire.Je reste parfois assise près de cette fenâtre,là,.et je regarde le soleil Je le regarde se coucher. Ca parait mettre beaucoup de temps, mais chaque jour cela arrive. Ca se passe et ça se termine, et voilà. Ca ne peut pas revenir.J'ai tout mon temps pour regarder le soleil se coucher. J'ai le temps de lire et je lis continuellement, des livres de la bibliothèque, des choses que vous mentionnez en classe. J'y cherche quelque chose, alors je ne cesse de lire. Une personne qui vit seule a beaucoup de temps. Il faut bien le remplir. Alors je regarde par la fenêtre. Je ne cesse d'attendre, de voir quelque chose là, dans la façon dont la lumière change, je voudrais y voir quelque...quelque loi"

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